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19/07/2016

AU RENDEZ-VOUS DES PAS PERDUS

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AU RENDEZ-VOUS DES PAS PERDUS

 

Parvenu au stade archaïque de son élaboration,

Le temps paraît comme dépossédé de ses mesures.

 

La folie cache un sens étayé d'une présence

Dont il est aisé de percevoir l'immanence indéfinie

Dans l'étirement irrépressible de la perspective.

 

Après avoir franchi ce qui pourrait se concevoir

Comme étant le point ultime de l'existence,

C'est la plongée totale dans la mémoire des choses.

 

Quand s'affaiblissent les rapports avec le sensible,

Et dans la rupture de l’immédiat avec autrui,

Lorsque s'altèrent les vibrations de l'être et leurs calmes échos,

Il convient de les arracher à la fascination

Et au triomphe annoncé de l'insensé.

 

Dans les nuits sans fond de son cœur

Scintillent, attrayantes, des étoiles sublimées

Par le calme céleste de la forêt endormie.

 

Plus tard, dans les brumes hésitantes de l'aube,

Dans les ruines froides du vent apaisé,

Prend naissance la lumière unique d'un soleil

Qui emperle l'espace de l'haleine rosée des nuages.

 

C'est dans ce dimanche du bout du monde tant redouté

Qu'elle se présente au rendez-vous des pas perdus

Dans le trouble hébété de celle qui se demande pourquoi

Elle se retrouve seule ici, le cœur mouillé de larmes.

 

P. MILIQUE

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