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13/11/2016

SUR LES AILES DU RÊVE 3

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

SUR LES AILES DU RÊVE

3

 

Alors, se fier aux apparences, naïveté ou stratégie?

Car cela flirte parfois avec la provocation!

On pourrait presque assimiler cela à une sorte de violence instinctive, un débordement physiologique dans une époque où il n'y a plus grand chose à transgresser.

Et puis, la question s'impose: les apparences sont-elles l'incarnation représentative d'une opposition radicale, ou d'une quelconque autre raison encore moins avouable?

Il faut aussi songer qu'elles sont peut-être à l'origine d'une perte de confiance discursive dans la fiction du réel.

Si encore il suffisait de se méfier d'elles pour n'être dupe de rien!

Nous savons que ça n'est que rarement le cas: il est si difficile, pour tout un chacun, d'admettre ce qu'on sait déjà!

Et c'est ainsi que, drapée de scepticismes divers, une ample déferlante de dérision pénètre en nous avec l'évidence insolente de la fatalité.

(A SUIVRE)

 

P. MILIQUE

19/07/2016

AU RENDEZ-VOUS DES PAS PERDUS

coer mouillé.jpg

 

AU RENDEZ-VOUS DES PAS PERDUS

 

Parvenu au stade archaïque de son élaboration,

Le temps paraît comme dépossédé de ses mesures.

 

La folie cache un sens étayé d'une présence

Dont il est aisé de percevoir l'immanence indéfinie

Dans l'étirement irrépressible de la perspective.

 

Après avoir franchi ce qui pourrait se concevoir

Comme étant le point ultime de l'existence,

C'est la plongée totale dans la mémoire des choses.

 

Quand s'affaiblissent les rapports avec le sensible,

Et dans la rupture de l’immédiat avec autrui,

Lorsque s'altèrent les vibrations de l'être et leurs calmes échos,

Il convient de les arracher à la fascination

Et au triomphe annoncé de l'insensé.

 

Dans les nuits sans fond de son cœur

Scintillent, attrayantes, des étoiles sublimées

Par le calme céleste de la forêt endormie.

 

Plus tard, dans les brumes hésitantes de l'aube,

Dans les ruines froides du vent apaisé,

Prend naissance la lumière unique d'un soleil

Qui emperle l'espace de l'haleine rosée des nuages.

 

C'est dans ce dimanche du bout du monde tant redouté

Qu'elle se présente au rendez-vous des pas perdus

Dans le trouble hébété de celle qui se demande pourquoi

Elle se retrouve seule ici, le cœur mouillé de larmes.

 

P. MILIQUE

17/09/2015

EN MÈCHES DE SOUVENIRS 3

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

EN MÈCHES DE SOUVENIRS

3

Mais il y avait aussi cette ambiguïté lestée de jalousie trouble.
Je me suis exposé dans les flots virulents d'un rêve mouvant.
Rêve d'un amour idyllique qui a, tout est devenu clair ensuite,
Cruellement souffert des affres d'un désir ponctuel non partagé.
Ensuite?

Elle est complexe la conquête de soi dans sa relation à autrui.
Cette femme inespérée à été l'instrument actif de mon aliénation.
Depuis notre rencontre, tout est devenu de bruit et de fureur
Et cet instant m'a jeté sans ménagement dans le vif de la douleur.
Glissement progressif et inévitable basculement dans la marge.
Irrépressible descente au fond de moi et mise à jour de ce qu'il y a,
De plus visible, de plus intime, de plus inconscient, de plus implacable.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

 

14/04/2015

L'ARBRE A REPOS 1

au magma présent de l'écriture,

 

L'ARBRE A REPOS

1

(Je m'abandonne au magnifique texte
Fièrement offert à l'auditoire qui soudain,
Comme soumis à la fulgurance imprévue,
S'éprouve percepteur singulier et attentif.)

Ils sont beaux tes mots conteurs de solitude.
Il n'est jamais confortable de se convoquer
Devant soi-même pas plus que devant autrui,
En conservant encore la force de progresser.
Il arrive que des branches de son arbre personnel
Tendent leurs bras en direction d'autres arbres,
Et parfois, mieux encore, en direction de l'Arbre!

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

27/10/2014

CHOYER LE PRÉSENT 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

CHOYER LE PRÉSENT

2

 

L'Amitié n'a en fait ni cause ni motif. Pas plus qu'elle n'a à se chercher d'excuses. Elle est simplement goût de l'autre et de ses spécificités. L'Ami, c'est l'inconnu !

Ainsi ne s'affiche-t-elle souvent que dans un partage aussi égoïste que généreux. A un point tel qu'elle ne peut avoir de prix puisque elle est ... gratuite.

Enfin, elle ne peut germer que dans l'acceptation de soi-même autant que d'autrui. Cependant, il n'est pas bon de faire de l'autre un miroir de soi-même. L'âme-frère ne saurait être un jumeau mais plutôt un alter égal. Hospitalité maximum qui fait de soi l'hôte d'un autre et qui troque toute forme d'explication contre un don. Telle est la délicatesse nécessaire à la consolidation des fondements de toute relation.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

 

28/09/2014

BRICOLEUR DE MOTS 1

au magma présent de l'écriture,

 

BRICOLEUR DE MOTS

1

Je m'éprouve être parfois le parangon de l'homme
Qui lit un texte comme s'il avait été écrit pour lui,
Le matin même, dans le long vécu formulé du temps.

Mais il est un autre espace révolu au texte imprimé.
Au sortir de telles lectures, il n'est plus qu'un amas
D'obligations à connaître certaines lignes par cœur.
Comment en laisser échapper une seule de sa tête,
Alors même qu'il est de notoriété que toute mémoire
N'est pas mémoire d'un mot rare ou d'un phrase
Unique, mais plutôt mémoire vive de leur chair?

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

27/07/2014

UN SOLEIL AU MIEUX DE SA FORME 1

au magma présent de l'écriture

 

UN SOLEIL AU MIEUX DE SA FORME

1

 

La voilà récompensée par le miel d'une inespérée:

Une petite-fille comme un soleil au mieux de sa forme,

Sorte d'accolade au temps qui ne peut manquer d'inspirer.

 

Ses premiers pas dans la vie changeront forcément le fil de la sienne

En une expérience fondatrice élargissant le champs des applications

Qui offrira l'opportunité d'une reconstruction de soi à travers autrui.

Des scènes aussi primordiales qu'originelles remonteront dès lors

A fleur de conscience, donnant ainsi à percevoir le début d'une réponse.

Sans doute qu'elle se prendra alors à rire de certaines de ses angoisses,

Et à grouper à la surface de ses émotions, ce que ce rire viendra de remuer.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

12/06/2014

INCOMPRÉHENSION

au magma présent de l'écriture,

 

INCOMPRÉHENSION

 

Tout ce temps à n’écouter que l’ampleur de ton silence

A été particulièrement éprouvant à mon cœur endolori.

 

Douleurs de l’incompréhension à souligner le manque!

 

Pourquoi cette mise à distance, cet amour tenu en jachère ?

Encore qu’il existe probablement un réel motif d’opprobre:

La vie qui, au gré d’incontrôlables contorsions, provoque

De douloureuses situations peut-être voulues par personne,

Mais, incrustées à l’embrasé de l’âme, subies par chacun

Tandis qu’un fantôme incendie les tisons qui enlaidissent l’avenir.

 

Prendra-t-on un jour conscience de la souffrance infligée à autrui?

 

P. MILIQUE

07/06/2014

LE BONHEUR DE T'AIMER 2

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

 

LE BONHEUR DE T'AIMER

2

 

Le manque et l’entière conscience désespérée de ce manque m’exaspère,

Avec la blessure supplémentaire, vague rugissante au vif de l’abstinence,

De ne pouvoir te caresser de mes doigts ni t’effleurer de mes lèvres.

 

C’est un tel bonheur, une telle tempête irrationnelle que de t’aimer.

Comment pourrais-je combler à mon côté l’espace de ton absence?

J’en éprouve toutefois le délicieux vertige dans ma capacité à t’imaginer,

A créer le lieu où installer l’attention délicate que chacun porte à l’autre.

Il est inévitable que dans la réminiscence embrasée de ces instants-là

Le réel flanche pour laisser la place à l’imaginaire, à un idéal de rêveur.

 

Mon envie est si grande du bonheur de partager un jour à tes côtés

Ne serait-ce qu’un minuscule, un infinitésimal fragment d’univers,

De prolonger avec toi un tendre voyage dans les méandres de l’amour.

De vivre en harmonie dans la traque obstinée de l’authentique échangé.

De connaître ces moments de paix tant attendus au fil du maintenant.

De parvenir à me libérer du passé à l’aube apaisante des mots simples.

De ces mots gorgés de promesses qui germent dans les cœurs exaltés.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

12/05/2014

LA MARGE CHOISIE

au magma présent de l'écriture,

 

LA MARGE CHOISIE

 

Les apparences ne sont pas toujours que trompeuses,

Il arrive qu’elles ouvrent à d’audacieuses perspectives,

Offrandes à vivre l’émerveillement d’une vie démesurée

Autrement que dans l’ici et maintenant au souffle famélique.

 

La vision de l’avenir exacerbe l’impatience inconsolable

Impliquant la nécessité de claquer la porte à la douleur.

 

Parce que s’éprouver heureux c’est d’abord ne pas souffrir,

Se couler en autrui et succomber au clin d’œil de la marge choisie,

Jusqu’à accoster enfin aux enchanteresses dernières lueurs du jour,

Les seules à l’âme suffisamment rebelle pour résister aux ténèbres.

 

P. MILIQUE

05/04/2014

CENDRINE

au magma présent de l'écriture,

 

CENDRINE

 

Sappliquer à s’extraire de l’indifférence ordinaire en utilisant l’ample source tangentielle des mots

 

Alors que chacun sait qu’ils sont une arme redoutable avec laquelle il s’avère judicieux de garder ses distances.

 

Nul ne peut ignorer qu’il s’agit-là d’une manière

Aussi généreuse qu’exigeante d’atteindre l’autre.

 

Délicieuse vague jubilatoire à y parvenir parfois tant il est peu fréquent d’accéder à ce but précis.

 

Réflexion profonde lestée d’intérêts à considérer la fulgurante difficulté à débusquer chez autrui l’épais silence tapi dans l’éthéré qui déjà fait signe.

 

Impitoyable lucidité autorisant l’accès bienveillant aux émotions enfantines nées d’un subtil équilibre

 

Nimbé à l’aube allègre d’un astre de grande espérance disposé à fluidifier n’importe quelle dense atmosphère,

 

Emmuré qu’il est dans ses accès de vives contradictions avec, au souffle de l’inaccompli, l’essentiel arc-bouté.

 

 

P. MILIQUE

27/01/2014

LA BÊTE IMMONDE

au magma présent de l'écriture,

 

LA  BÊTE  IMMONDE

 

Il est de la responsabilité personnelle de chacun

De veiller à ne pas céder à ces vilaines pulsions

Qui portent à proférer des mots trop aisément proches

D'expressions injurieuses à fort potentiel dégradant.

 

Nous devons y prendre garde et nous préserver du mal

Qui traite l'Autre en inférieur et rend la vie absurde,

Na pas tolérer ces propos qu'aucune démocratie ne saurait tolérer,

Jeux de mots odieux qui ne servent qu'à humilier cyniquement,

A s'acharner un peu plus encore envers ceux qui déjà subissent,

Ombre d'horreur projetée sur une fraternité qui cependant s'impose.

 

Épris d'universalité en nos esprits soucieux de douceurs,

L'exigence est là d'indispensables rapprochements

Dont le désir de chacun relayera le puissant écho

Afin que l'immonde bête ne puisse renaître de ses cendres.

Jamais!

 

P.  MILIQUE