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26/06/2017

RAGE FROIDE

au magma présent de l'écriture,

 

 

RAGE FROIDE


Elle n'arbore rien de très convenue,

C'est juste le tressaillement complice

D'une vie qui n'est que trop rarement

Brodée au fil d'un artiste talentueux.


L'ignominie folle de certains humains

Participe à la rage froide et douloureuse

De l'âcre sentiment de n'avoir rien à perdre.


P. MILIQUE

25/06/2017

PENSÉE MOUVANTE

au magma présent de l'écriture,

 

 

PENSÉE MOUVANTE

 

Essayer, essayer de nouveau,

Jusqu'à ce que vie s'ensuive.

 

Je m'efforce de soulager mes plaies,

A mon âme d'apporter des bienfaits,

Ma destinée la recouvrir d'aquarelle

Afin qu'un jour ma vie soit enfin belle.

 

Entendre le carillon tinter d'espace somptueux

La pensée mouvante qui s'extraie de l'obscur,

L'esprit s'infiltrant entre les strates d'émotion

D'un avenir radieux en boomerang qui revient.

 

P. MILIQUE

24/06/2017

OSMOSE MAGNIFIQUE

au magma présent de l'écriture,

 

 

OSMOSE MAGNIFIQUE

 

Il imagine quel aurait pu être son bonheur

Si elle avait pu, de son œil vif et observateur,

Entrevoir quelques-uns de ces beaux animaux

Au cours de ces longues et lentes promenades

Dans la montagne qu'ils n'auraient pas manqué

De parcourir main dans la main et tout proche,

En un cœur à cœur fervent, en osmose magnifique,

Exaltés au-delà du dicible, saturés d'exceptionnel.

 

Oui il imagine, et plus encore il le rêve tout haut,

Et fort aussi, car il trouve l'image tellement belle!

 

P. MILIQUE

23/06/2017

OISEAU DE SOLEIL

au magma présent de l'écriture,

 

 

OISEAU DE SOLEIL

 

Pour que ta poésie le représente.

Pour qu'elle soit lui.

 

Parce qu'elle est évidente, le doute à ce sujet n'a même pas lieu de s'exprimer.

Elle est d'emblée redoutable de fraîcheur.

 

C'est un fin mélange de verve et de délicatesse dans l'azur lumineux.

Dans l'apesanteur.

Tel un oiseau de soleil au ramage somptueux.

 

Ta poésie est studieuse, étincelante et coercitive.

Ainsi participe-t-elle à la renaissance et à la mise en place de cette part de rêve qui existe en chacun de nous, dépositaires assidu des fulgurance de vie estampillées dans l'entrelacs de rencontres.

 

P. MILIQUE

22/06/2017

MÉDIOCRITÉ

au magma présent de l'écriture,

 

 

MÉDIOCRITÉ

 

Dans le désespoir foudroyant

De l'arbre de la médiocrité,

Les larmes se s'assembleront

Dans l'immensité insondable

De mon pâle regard contristé.

Larmes d'impuissance,

De paroxysme et de haine,

De meurtre et de guerre,

De bombes et de destruction.

 

Je hais la médiocrité humaine!

 

P. MILIQUE

21/06/2017

OBSCURE SEDIMENTATION

SEDIMANTATION.jpg

 

OBSCURE SÉDIMENTATION

 

Il y a plus ou moins de délicatesse chez les êtres.

 

Lui, c’est un homme lumineux et persévérant,

Riche malgré lui d’une âme douce et paisible.

 

Mais il ne sait plus!

Son temps est trop étroit.

 

Dans le prétentieux déroulé des circonstances de la vie

S’affiche l’obscure sédimentation des images et des souvenirs

Qui l’incite à ne plus vivre que reclus, à l’écart du monde.

 

Cependant, il aimerait quelquefois embarquer

Sur le beau navire de la mémoire

Et retrouver, dans certaines bribes rescapées des rêves,

L’enfance des paysages dans leur immuable sagesse

Et la perception intime de cette chose singulière

Exprimant l’évocation magistrale d’un éternel devenir.

 

P. MILIQUE

20/06/2017

DES LENDEMAINS QUI DÉCHANTENT 11

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...



DES LENDEMAINS QUI DÉCHANTENT

11

 

Il observe, accablé et malheureux le dénuement dans lequel, provisoirement, le jeune homme s'installe.

Bouleversé encore d'entendre de sa bouche des projets aussi irréalistes que vides de sens, des rêves fumeux et impossibles, de projets d'avenir proche aussi mirobolants et chimériques aussi...

Situation d'incohérence absolue qui en appelle sans fin à de détestables cauchemars.

Rien n'est plus atroce ni plus déchirant qu'un enfant malade, n'est-il pas?

 

Il se trame en lui, à chaque infime de l'instant, la partition secrète de l'étrange mystère qui entoure sa propre énigme, avec cette terrifiante sensation qu'il existe là des pages manquantes au manuscrit.

Et plus précisément, celles relatives à l'exact déterminé d'un hier souriant.

 

C'est ainsi que gronde l'orage désormais, lacérant de ses griffes acérées le ciel bas de la conscience.

Rien n'est plus atroce ni plus déchirant qu'un enfant malade, non!

Un fils, une blessure...

(FIN)

 

P. MILIQUE

19/06/2017

DES LENDEMAINS QUI DÉCHANTENT 10

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...



DES LENDEMAINS QUI DÉCHANTENT

10

 

Cela heurte avec violence certains sentiments déjà fragilisés par l'existence et il se retrouve confronté là à une terrible expérience humaine.

Peut-être la seule excepté, et ça n'est pas rien, la naissance et la mort que tout un chacun peut être conduit à partager un jour.
Il n'existe aucun garde-fou infranchissable contre cette inadmissible monstruosité.

De fait, nul existant en ce monde n'est jamais à l'abri de ces cruelles normes de vie.

Cette obsédante éventualité rend de telles exacerbations plus intolérables encore...

 

De ces déchirantes plaintes portées, il aimerait porter plainte.

Éructer avec force la rage qui l'étouffe.

Ainsi donc, il suffirait d'écraser les gens pour qu'ils demeurent écrasés?

Il n'y aurait de vie possible que pour les précieusement nantis d'une bonne santé cérébrale?

Pour eux, et seulement pour eux, vraiment?

Révoltant privilège!

(A SUIVRE...)

 

P.MILIQUE

18/06/2017

DES LENDEMAINS QUI DÉCHANTENT 9

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...



DES LENDEMAINS QUI DÉCHANTENT

9

 

A ce sujet, son constat personnel ne l'affirme pas tout à fait en règle avec sa conscience.
Il ne se hasarde d'ailleurs au regard de cela à aucune explication vaine.

En l'espèce, tout est si hermétique à analyser et si complexe à définir.

La vérité est qu'il n'est plus en mesure de dissiper aucune éventualité, et qu'il ne lui reste plus, au tréfonds de son cœur et de son âme, suffisamment d'espace ni de liberté pour parvenir à atteindre l'indispensable équilibre avec ce qu'il est foncièrement.

De fait, il ne s'astreint pas à prétendre contre vents et marées que cela n'existe pas vraiment lors que, la gorge nouée par l'au-delà du désespoir, il ne fait qu'affirmer le contraire!

 

Depuis ce jour, l'historique de leurs rapports réciproques, s'écrit sans plus jamais offrir de possibilités d'échanges.

Les paroles dites, celles-là même qui maintiennent en vie, se font de plus en plus rares.

 

Peu à peu, irrémédiablement, le silence s'est opacifié puis s'est substitué au langage.

Ligne de fuite d'un outil obsolète qui n’accède plus, ténébreux renégat, qu'à une réalité virtuelle et sporadique.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

17/06/2017

DES LENDEMAINS QUI DÉCHANTENT 8

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...



DES LENDEMAINS QUI DÉCHANTENT

8

 

Le jeune, pour sa part, est las de ce chaos permanent dans lequel chaque début d'idée se coagule immédiatement en croûte épaisse et infréquentable.

Le plus difficile pour lui réside, sans doute, en cette conscience floue qu'il ressent de l'obligation de vivre.

Alors, il continue le chemin sur lequel le destin l'a un jour jeté.

Il persiste donc à progresser sans illusions ni repères.
Mais par malheur, tout cela reste tributaire d'une vie corrodée qui ne repose plus désormais que sur des fondations malades et marécageuses.

 

L'homme a accompagné du mieux qu'il a pu, de moins le pense-t-il, l'enfance de l'enfant.

Il doute cependant de la réelle validité de son attitude.

Aussi s'interroge-t-l?
A-t-il vraiment su mettre en place l'indispensable main de fer avec juste ce qu'il faut de gant de velours?

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

16/06/2017

DES LENDEMAINS QUI DÉCHANTENT 7

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...



DES LENDEMAINS QUI DÉCHANTENT

7

Une ombre de tristesse flotte, lourde d'évidence, dans son regard éteint, telle un désespoir tranquille et une sensation éprouvante enveloppés d'une chape de langueur définitive.

Il paraît donc s'être arrêté là, au seuil de rêves improbables.

Interdit de vivre presque.

Témoignage affligeant et pathétique d'un quotidien qui le ronge de pessimisme batailleur.

 

Le voilà tout aussi dévasté que peuvent l'être un ignoré, un dépossédé.

Le jour comme la nuit, Il est assujetti à cette douleur sans fièvre qui le submerge par instants en longues bouffées suffocantes.

Sournoiserie folle d'une souffrance insidieuse née d'une multitude d'ondes éminemment perceptibles.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

15/06/2017

DES LENDEMAINS QUI DÉCHANTENT 6

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...



DES LENDEMAINS QUI DÉCHANTENT

6

 

Au terme d'une scolarité un rien erratique menée au fil des années d'adolescence incertaine, il en avait maintenant terminé, sans trop d'encombres majeurs, de son périlleux chemin devant le conduire jusqu'à l'âge adulte.

Cet âge où l'être humain dodeline, en hésitant, de la grâce légère et tendre, à la gravité distinctive et spécifique à tous les chahutés de la vie.

 

A l'évidence, il ne parvient plus à englober correctement l'existence.

C'est comme si un gouffre sans fond s'était ouvert, abrupt sous ses pieds.

Le voilà qui vit le quotidien d'un perpétuel exil intérieur dans le souvenir lancinant des jours heureux, croirait-on, de la vie d'avant.

Spectral et confus, il s'éprouve précaire et désarmé à l'extrême.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE