07/07/2012
PROVINCE-LIVING: J.O. Paris 2012 (5) : Vivre en province « C'est moche mais ça tient chaud »
PROVINCE-LIVING
J.O. Paris 2012 (5) : vivre en province (2’51’’)
« C'est moche mais ça tient chaud »
On nous ment : les vrais J.O. 2012 sont ceux de Paris. ARTE Radio retransmet en exclusivité cette compétition capitale de la capitale. Après avoir pris le métro et mangé gratos, les athlètes parisiens doivent triompher dans l'ultime épreuve : vivre en province. 5. Le province-living
Enregistrements : 4, 9 mai 12
Interprètes : Christophe Brault, Xavier Czapla, Josiane Pinson
Texte : Silvain Gire
Réalisation : Arnaud Forest
16:12 Publié dans CE QUE CYCLOPEDE DIT, SONARTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : au magma present de l'ecriture, arte radio, province, living, j.o. de paris 2012, vivre en province, c'est moche mais ça tient chaud, silvain gire, on nous ment, retransmettre en exclusivité, compétition capitale, prendre le métro, manger gratos, athlètes parisiens, devoir triompher, ultime épreuve, christophe brault, xavierczapla, josiane pinson, arnaud forest
LE JOURNAL DE PERSONNE: "L'ETAT EST PROC, C'EST NET !"
Femme magnifique à l'intensité hors-norme.
Superbe et talentueuse...
A l'écriture riche et précise.
Il est important de ne pas passer à côté!
Ne manquez pas de vous rendre sur son site: c'est une mine!
http://www.lejournaldepersonne.com/
Ou sur sa chaine Youtube:
http://www.youtube.com/watch?v=VuiAdm6sSFE&feature=mfu_in_order&list=U
Comment caractérisez-vous le travail aliéné monsieur le député ?
Comme une activité que l’on exerce en étant contraint et forcé… on ne fait pas ce qu’on fait parce qu’on a envie de le faire mais parce qu’on y est obligé.
Et pour cause : la force des choses.
C’est précisément ce qui définit une prostituée.
Comment vous les appelez déjà?
Travailleurs, travailleuses du sexe.
J’ai honte pour vous à chaque fois que ça me vexe !
Non seulement vous les stigmatisez mais vous les réduisez à la mendicité.
Allez-y! Culpabilisez-les ! Détruisez-les sans plus tarder!
Oui… vous êtes un abolitionniste… un mot qui finit mal… et un révisionniste… un mot qui n’a pas fini de faire mal!
Vous niez… reniez l’évidence : l’ennui, le vice et le besoin…
La putain alimentaire c’est vous, monsieur le parlementaire !
Vous vous apprêtez si j’ai bien tout noté, à pourchasser les clients de ces dames, à en faire des hors la loi… en les accablant de tous les maux, tout en les taxant sous le manteau !
Mais vous avez l’art d’ignorer que le plus gros exploitant de ces filles de joie, c’est l’État de fait et de droit. C’est tout à fait net… l’État est proxénète. Il a toujours eu une partie liée avec cette horrible institution : la prostitution !
Qui a parlé de violence intolérable faite à notre grandeur nature ?
Et la misère, et le chômage et l’exclusion?
Comment faites-vous pour les tolérer plus longtemps?
Et les travaux forcés auxquels sont tous les jours condamnés les moins bien lotis, ne représentent-ils pas le summum de la prostitution? La plus diabolique des instrumentalisations ? Tortures par l’espérance !
Justice et police… ne jouez pas à ce petit jeu avec le feu … sous peine de favoriser l’empire du milieu.
Ne fermez pas les yeux sur la misère réelle… ouvrez-les bien sur la vraie exploitation de la femme par l’homme… celle qui a lieu dans les foyers, dans les usines ou sous les bureaux…
Vous ne supportez pas voir mouiller leurs corps… dans ce cas… cessez de fouiller leurs âmes! A bon entendeur … une petite part de malheur!
L'HOMME ECARTELE

L'HOMME ECARTELE
Présente au vif de ses pensées, de ses hésitations,
De ses renoncements peut-être,
S'exprime la solitude douloureuse
D'un combat acharné contre la maladie
Qui renvoie brutalement l'homme,
A nouveau écartelé,
A son refus viscéral de la mort.
A son désespoir aussi...
Il déplace le regard pour tracé les contours
Des ombres portées par une image absente,
Et s'éprouve à l'extrême inconfort
D'être confronté à la violence du réel.
Alors s'impose cette évidence enfin révélée:
Il convient de fuir la compréhension laxiste
De la bêtise ordinaire et de la lâcheté!
Ne plus aménager le quelconque des uns et des autres,
De ceux qui ne sont que cruauté
Ou indifférence, ou les deux à la fois.
Faire contrepoint systématique
Au cynisme méprisant des uns
Et à l'irresponsabilité honteuse des autres!
Enfin, dans la frénésie aux multiples facettes
D'un rêve initialement truqué,
En appeler au fou-rire intérieur
De l'adulte face au grotesque affiché,
Ainsi qu'au rire clair et simple
D'un enfant porteur d'insolence salvatrice...
P. MILIQUE
05:56 Publié dans GOUTTES d'ÂME | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : au magma present de l'ecriture, homme écartelé, présenter, vif, pensée, hésitation, renoncement, exprimer, solitude, douleur, combat acharné contre la maladie, renvoyer, brutalité, humanité, écarteler, refus viscéral, mort, désespoir, déplacer, regard, tracer les contours, ombre portée, imagerie, absence, éprouver, extrême, inconfort, confrontation, la violence du réel, imposition, évidence, révélation, convenance, fuite, compréhension, laxisme, bêtise ordinaire, lâcheté, aménagement, quelconque, cruauté, indifférence, contrepoint, systématique, cynisme, mépris, irresponsable, honteux, frénésie, multiplicité


