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19/01/2017

PARTIR AU CRÉPUSCULE

au magma présent de l'écriture,

 

PARTIR AU CRÉPUSCULE



Quelque chose de saisissant induit le questionnement
Sur l'instant tragique et anodin de la chute à venir.

Confrontés au désordre de cette fatidique journée,
Les mains impatientes se tordent et le regard dérape
Dans les derniers lambeaux d'une pensée éparpillée.
Le pathétisme tranquille de son choix d'acceptation
Le propulse d'emblée dans un maelstrom de silence.

Il a exprimé sa volonté d'un jour partir au crépuscule
Histoire d'offrir à la vie une ombre supplémentaire.
Désormais, une larme coule furtivement sur sa joue,
Puis d'autres encore, aussi brûlantes que taciturnes.

P. MILIQUE

17/01/2017

NAVIGATIONS

au magma présent de l'écriture,

 

NAVIGATIONS


La porte s'ouvrit sur un impétueux fleuve de mots.
Malgré sa mise en garde, ce fut sans la moindre hésitation que je plongeais dans les eaux tièdes de ma réflexion.
Une barque semblait m'y attendre un peu plus loin.

Sur la rive, je l'entendis qui m'appelait et m'enjoignait de revenir.
Las !
Je dérivais déjà vers d’interminables méandres tandis que là-bas, son cri s'exilait.
Le courant m'entraîna irrésistiblement dans un improbable voyage intérieur.


De loin en loin, je croisais sans pour autant jamais aborder.
Un steamer impassible manqua me couler.
Une tempête faillit me noyer.

Tant bien que mal, je franchis les torrents d'interrogations pour, au final, me laisser aller sur une vaste mer apaisée.
Quand plus tard j'accostais enfin, les sables mouvants de ma pensée venaient tout juste de l'engloutir.


P. MILIQUE

06/01/2017

FIN DE SOIRÉE

au magma présent de l'écriture,

 

FIN DE SOIRÉE



Elle fut grandiose et riche cette fin de soirée
Où longuement nous avons conversé ensemble
De tout, de rien bien sûr, de tous ces riens qui,
S'ils n'étaient pas, empêcheraient probablement
D'atteindre à cet essentiel majeur tant prospecté.

Dommage cependant que cela fasse si longtemps
Que je sois aussi compromis sur le plan physique.
C'est un déséquilibre exhaustif qui fait succéder
Les trop et les pas assez de manière anarchique.


Ce balancier métronome reste incompréhensible
Et, en tout état de cause, relève de l'incontrôlable.
Il n'est plus qu'à faire face à l'épuisement en cours.
Est-ce déjà une la rançon de mon demi-siècle franchi?
Ou, plus trivialement, la faute à cette rébellion latente?

Il n'est pas dans ma pensée imaginer te barber plus
Avec des réalités dont tu as été profusément avertie,
Je veux simplement t'indiquer combien je m'éprouve
Démesurément épuisé au sortir de mon labeur quotidien,
Incapable de quoi que ce soit jusqu'à, comble de malheur,
M'empêcher d'ajuster ne serait-ce que trois mots sensés.


Et puis, durant les derniers jours, en plus de ma fatigue
S'est installée une lassitude psychologique, psychique même.
Raison pour laquelle je n'ai pas réussi à écrire ces quelques lignes
Que tu attends je le sais. Et cela me fut résolument très frustrant.


P. MILIQUE

06/11/2016

ÉPUISANT CAUCHEMAR 1

au magma présent de l'écriture,

 

ÉPUISANT CAUCHEMAR

1



Mauvaises vibrations tout au long de cette nuit.
Une nuit ténébreuse et terrifiante, froissée d'inquiétude et d'insomnie,
Une de ces nuits qui autorisent les cauchemars à surgir dans notre intimité la plus secrète.

Messages venus d'ailleurs, pensées que l'on attrape au vol, intuitions primitives
Fréquentant les zones incertaines en périphérie de l'ultime chaos,
Ombres portées en brefs éclats dans l'intense crépuscule environnant.

Mauvaises vibrations tout au long de cette nuit.

Ce matin, au souvenir de ta présence dans mes désordres nocturnes,
Je suis tout à fait convaincu de ton complet désenchantement,
De ta lutte incessante avec le bonheur si fragile, trop fragile.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

04/11/2016

A BOUT D'ÂME

au magma présent de l'écriture,

 

A BOUT D'ÂME



La poésie est un brasier mal éteint
Qui parfois reprend vie imposant,
La nécessité de lui emboîter le pas.

Il n'est pas pour autant légitime
De se prétendre rimailleur inspiré,
Ce serait un peu comme se prendre,
Ridicule et boursouflé de suffisance
Dans l'outrecuidance la plus absolue,
Comme un égal aux maîtres existants.

Mieux vaut laisser s'exprimer ceux qui savent:
Leurs mots véhiculent de mystérieux concepts,
Fait de pensées invitant aux voyages immobiles.

Ils atteignent à bout d'âme l'infime fécond
Et, touchent de la plume l'indicible du monde
Dans la lumière-réceptacle au creux du possible.


P. MILIQUE

28/10/2016

REDESSINER L'HORIZON

au magma présent de l'écriture,

 

REDESSINER L'HORIZON

Me voilà ici, le temps d'un court passage,
Sur ce territoire que j'ai un jour quitté
Après l'avoir aussi intensément arpenté.
S’impose donc à moi la puissante évidence
De ce trait de plume entre deux souvenirs.

Comment ne pas laisser la pensée en dérive jusqu'à toi,
Dans ce lieu d'intense verdure, indéniable d'authenticité,
Proche de ce qu'est l'Ardèche, arasée de quelques reliefs?

Alors, c'est le spectacle superbe et odoriférant
D'une journée radieuse aux charmes stimulants.
Et puis il y a la foule de ces lacs, de ces sources
Qui engagent à respecter des silences majeurs.

Il est quelque chose de profond, d'irréductible,
Dans la perspective somptueuse et changeante,
Dans cet infini miroitement qui redessine déjà
Une ligne d’horizon pure et porteuse d'espoirs.
Comment dès lors ne pas te penser alors même
Qu'à l'encaissé de la vallée grelotte et résonne
Le son cristallin de ton rire-clochette en écho?

P. MILIQUE

13/10/2016

IL FAIT SEREIN

au magma présent de l'écriture,

 

IL FAIT SEREIN



Chacun de nous produit ses propres pensées.
A nous de les considérer comme telles et de naviguer
Au plus près de ses sentiments, de ses émotions.

Comment ne pas exhausser la spécificité précise
Et touchante de ce qui parfois s'écrit au quotidien
Prenant vie dans l'aisance, la fluidité, la limpidité?

De son âme s'échappe une écriture douce et claire
Qui murmure, s'émerveille et ne désespère jamais.
Une écriture qui sait rendre les choses plus faciles,
Une qui prend l'exacte mesure de nos folies latentes.

Et de cet inconnaissable qui nous fragmente.
Une vivacité toute pétillante d'étincelles génère
Une nouvelle énergie et en révèle le beau occulté.

A la lire assidûment, il fait tellement plus serein.


P. MILIQUE

30/09/2016

DUPES DE RIEN 1

au magma présent de l'écriture,

 

DUPES DE RIEN

1

 

     Parfois on s'égare, d'autres fois on s'abandonne, et déjà elle est là, terriblement séduisante, qui s'impose à nous.

     L'illusion n'est pas juste un spectacle mis en scène par un œil d'humeur badaude! L'illusion est.

Il faut simplement accepter qu'elle réside dans la perception et ne lui donner sens, sur la pointe de la sensation, qu'en connaissance de cause.

Une fois rectifié le monde par ajustement de pensée, le réel va s'ouvrir au secret de l'ailleurs.

Grâce à l'illusion, il devient donc possible de faire de ses plaisirs une certitude aléatoire... et inversement.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

01/08/2016

A L'AFFUT DE LA VÉRITÉ

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 A L'AFFUT DE LA VÉRITÉ


Les poèmes sont de surprenantes esquisses
Dont l'approche est comme un frôlement amoureux.
 
Être de mots à l'imaginaire créateur,
Il s'octroie des heures d'exaltation
A composer des textes tels des chansons de signes.

La main court et court encore
Au cœur d'un certain idéal poétique
Grand explorateur de la pensée.

Alors, dans des accès d'ingénuité plutôt touchants,
Il s'offre des possibilités quasi inépuisables
Rien qu'à débusquer un essentiel à l'affût de la vérité.


P. MILIQUE

20/07/2016

PARTIR AU CRÉPUSCULE

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PARTIR AU CRÉPUSCULE

 

Quelque chose de saisissant entretient l'interrogation

De l'instant tragique et anodin de la chute.

 

Confrontés au désordre de cette journée fatidique,

Les mains se tordent et le regard dérape

Dans les derniers lambeaux d'une pensée qui se dissipe.

 

Le pathétisme tranquille de son choix d'acceptation

Le propulse avec logique dans le trou du silence.

 

Il a exprimé sa volonté de partir au crépuscule

Pour offrir à la vie une ombre supplémentaire.

 

Désormais une larme coule, nacrée, sur sa joue,

Puis d'autres encore, douces et silencieuses.

 

P. MILIQUE

01/07/2016

QUELQUES MOTS DANS UN SOUFFLE 1

au magma présent de l'écriture,

 

QUELQUES MOTS DANS UN SOUFFLE
1


Quelques mots dans un souffle,
Murmures à l'éclat mat nés d'un silence de neige,
Reflets trompeurs dans le froncis d'un ciel plombé
Exprimant l'incommode pensée d'un océan anonyme
Qui tout au long du jour délivre du temps présent.
L'absence de mots cache parfois l'excès des sentiments,
Tout comme le frémissement de l'attente qui apporte,
En une vive montée d'exaspération, un désordre de trop,
Superflu, mais impérieux dans sa logique souterraine.

L'autre, car l'absolu n'est pas, se perd en lamentations.
Sa pensée elle, paralysée par un magma de secrets,
Lui indique que son seul désir factuel est de désirer.
Il ne fait que partir sans jamais arriver
Tout comme il rêve sans jamais trouver.
Il postule une revanche sur un monde désespérant
Si grande est sa lassitude comblée en sa totalité
De douceur surfaite et de fielleuse amertume.
Il connaît tellement son impossibilité à être aimé
Et sa certitude confirmée à ne pas être heureux,
Qu'il n'existe que par une rageuse auto-dépréciation.
Dans la torture permanente d'un temps fissuré,
L'émotion à fleur de peau l'accable sans limite.
Il pose alors sur son cheminement de larmes
Un regard silencieux, pesant comme un remord,
Dans l'espoir inachevé d'une paix au-dessus de la folie.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

19/03/2016

MAIS COMMENT VIVRE? 5

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

MAIS COMMENT VIVRE?

5

Le lecteur, tout comme son bienfaiteur l'écrivain, ne vit que par et pour le verbe.


Ce même verbe que, tout le montre et le démontre, il aime beaucoup et à qui il ne peut, ce serait indécent, lui faire subir cet outrage que constitue un abandon.
Il déguste avec une gourmandise non dissimulée le mot à mot qui comble avec grand avantage sa pensée dépassée, mais se réserve néanmoins la liberté pleine et entière de penser le contraire, et de lui concéder qu'il s'exprime décidément dans un style pour le moins particulier.
Et, dans la dense réalité d'une réflexion pleine de profondeur, il clame sans discontinuer l'irruption du quotidien abscons dans cet espace de libre écriture subitement vouée à l'épreuve jubilatoire de la lecture immédiate.

«On lit ce qu'on aime, et on écrit ce qu'on peut»

(BORGES)

(FIN)

 

P. MILIQUE