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05/08/2012

LE JOURNAL DE PERSONNE: "OUTSIDE WOMAN"

Femme magnifique à l'intensité hors-norme.

Superbe et talentueuse...

A l'écriture riche et précise.

Il est important de ne pas passer à côté!

Ne manquez pas de vous rendre sur son site: c'est une mine!

http://www.lejournaldepersonne.com/

Ou sur sa chaine Youtube:

http://www.youtube.com/watch?v=VuiAdm6sSFE&feature=mfu_in_order&list=U


Je viens juste de réaliser que je réalise un journal, des journaux
Ne me demandez surtout pas ce que ça vaut,
Parce que ça ne vaut rien !
Ça n’a aucune valeur …
Parce que la valeur elle-même, n’a plus de valeur depuis que l’on sait que toute valeur est financière et qu’il ne peut pas en être autrement.
On évalue, on dévalue en confondant
Le lait, le beurre et la laitière
Parce que la valeur, disais-je, n’a plus d’autre valeur que marchande
Ce qui laisse supposer qu’elle en avait UNE ?
Où est-elle donc passée?
La valeur des valeurs !
Personne n’ose plus s’y frotter
Parce qu’on dirait qu’elle a tourné comme le lait… en effet!
Aucune valeur n’a survécu à la marchandisation des valeurs,
Aucune n’a survécu aux valeurs marchandes…
Ni au commerce inéluctablement inéquitable.

Tout se vaut dans un monde où rien ne vaut… c’est ok
Rien d’absolu… tout est relatif… c’est enregistré
Tout se vaut en effet
Rien ne vaut en effet
Excepté l’objet de mon désir
Et cet objet, comment il est ?
Pour simplifier, on va dire que c’est la Gratuité
Qui reste la valeur et la seule
Au-dessus et en dehors de tous les marchés!
Et si je vous en parle ce n’est pas pour que vous la partagiez
Mais pour qu’elle se mette du jour au lendemain
À irradier comme le feu,
À inonder comme l’eau,
À solder comme l’air
Notre médiocrité sur terre !

LA MORT

LA MORT.jpg

 

 

LA MORT

 

 

Aussitôt abandonné le confort provisoire de l’enfance bénie,

Elle apparaît, fatalité incontournable aux dimensions de mystère.

 

Ce n’est qu’un vide sans échos,

Un néant à perte de vie qui annule nos volontés,

Nos facultés de raisonnement aussi.

Et nous enveloppe de lourdes épaisseurs de silence.

 

C’est une éternité immuable à l’irréductible étrangeté

Où chaque instant se dilate, où chaque instant s’évanouit.

 

Il n’existe pas d’explication à l’inexplicable.

Alors on tente de la neutraliser. En la marginalisant.

Parce que la mort est irreprésentable dans l'instant.

Absolu impartageable d'un désespérément ordinaire.

 

 

P. MILIQUE

Hélène POSBIC: "Depuis six mille ans la guerre"

Hélène POSBIC

"Depuis six mille ans la guerre"

Hélène Posbic compose, joue et chante ce beau poème de Victor Hugo « Depuis six mille ans la guerre » accompagnée de son piano.