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09/11/2017

RESONANCE INFINIE

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RÉSONANCE INFINIE

 

Sommes-nous donc destinés aux destins chaotiques?

 

Un jour les lumières se font un peu hésitantes,

La clarté se couvre d'ombres saumâtres

Donnant à la vie une dimension douloureuse.

 

Les liens humains essentiels ne sont plus que ruptures

Et nous précipitent avec la régularité d'un métronome

Dans une suite ininterrompue d'interrogations.

 

Et l'on se retrouve irrémédiablement projetés

Dans les affres fielleux du mal-être ordinaire.

 

Et pourquoi cela?

 

La plupart des mystères ont pour vocation

De n'être jamais vraiment résolus, mais l'on sait,

Que le temps venu du désenchantement ultime

Est parfois promesse d'aube enchantée.

Une sorte de porte ouverte sur le futur.

 

Alors, il devient urgent d'aimer la vie.

Et, plus encore, à continuer d'aimer aimer

Pour que résonne jusqu'à toujours

Le rire-cascade, le rire-cristal

Qui, enthousiaste, fait briller le soleil.

 

P. MILIQUE

02/08/2017

EFFLEUREMENT INSISTANT

au magma présent de l'écriture,

 

 

EFFLEUREMENT INSISTANT

 

Ange appliquons-nous, ensemble, a jouir

Pleinement ce temps qui nous est mesuré!

 

Le soleil de notre amour, orne les belles choses.
Partageons-les toutes en les pratiquant à deux.

 

Il y a l'évidence extatique bonheur d'être nous.

Il y a tout cet amour, toute cette folle générosité.

Il y a tout ce qui se développe à fleur de nous.

Il y a tous ces jours délestés où il fait agréable

Et au cœur desquels nos rires nous rapprochent.

Il y a ce chemin emprunté qui conduit au soleil

De l'amour rutilant. A celui de notre amour donc.

Il y a se poser, en vis à vis, sur le banc d'un square.

Il y a nos mains nouées pour flâner entre les arbres.

Il y a ces longues contemplations avides d'abondances

Et cet horizon en attente qui parfois au loin s'embrase,

Et les lueurs incendiaires du couchant qui s'épanchent

En crête d'une Ardèche en réponse au Vercors opposé.

Il y a ces matins de fraîcheur, doux au corps et à l'esprit.

Il y a ce triomphal chatoiement, cette splendide nature,

Si belle, si séduisante, et amplifiée par ta seule présence.

Il y a l'ingénuité douce et moelleuse du vent complice,

La caresse bleue du ciel et l'ardente morsure du soleil.

Il y a le temps qui vit l'étreinte insistante de nos doigts.

 

Amour, ce sont des souvenirs qui se régénèrent actuels.

Comment ne pas se les approprier et se les partager

Alors même que nos deux cœurs en fusion débattent

A tout rythme la cadence effrénée d'un amour infini.

 

P. MILIQUE

24/03/2017

SÉCHERESSE

DOUTE.jpg

 

SÉCHERESSE



Tous ces mots pour dire que je manque de mots.
Il en est ainsi: je m'éprouve vide et sec de mots.
Je voudrais être capable d'écrire un long texte,
Fleurant l'amour et l'exquis avant même d'être lu.

Frappé de nombreux doutes et d'un strict blocage,
J'acquiers la confirmation de mon incapacité à dire.
Je me brise la tête contre l'insoumission des phrases,
Insatisfait déjà de ce que je ne saurai que mal dire.

Il est bien possible que j'attende trop de moi.
Cela instille un mal grandissant en mes veines,
Un mal à la hauteur de la déception engendrée.
Et cela m'est douloureux, forcément douloureux,
Parce que des mots exacts, j'en ai plein l'esprit,
(Même si, il faut le dire, ce sont souvent les mêmes)

Je n'ai plus qu'à arpenter une discrète modestie.
Afin que nul ne s'irrite de mon silence prolongé.

P. MILIQUE

29/10/2016

SAVOIR POÉTISER LA VIE 1

au magma présent de l'écriture,

 

SAVOIR POÉTISER LA VIE
1
 
Tout dans son comportement exprime la poésie au quotidien.
Elle sait observer avec émotion la migration des oies sauvages,
Ou s'exalter du spectacle guilleret offert par un feu brasillant.

Elle est bien là, la véritable dimension poétique.
Comme j'aimerais posséder cette poésie-là en moi?
Qu'elle murmure de ma plume en un flux instinctif.
Cela me permettrait plus de spontanéité dans les mots,
Moi qui, d'évidence, n'est réceptacle d'aucun atavisme,
Moi qui ne suis qu'un laborieux en intense lutte lexicale.
Ce qui est, de beaucoup, moins glorieux, moins valorisant.

Écrire m'est un effort intellectuel, permanent et soutenu,
Qu'il me faut fournir pour faire goutter la sève des mots.
 
(A SUIVRE...)
 
P. MILIQUE

16/04/2016

ULTIME RANDONNÉE 7

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

ULTIME RANDONNÉE
8

 

Facile Edgardo!

Facile quand on n'est pas soi-même concerné! Quand on a le recul possible. Mais, écoute-moi!

C'est déroutant comme la vie de couple peut se révéler, en certaines occasions, faussement imprévisible. Et comment elle sait nous révéler, aussi souvent que nécessaire, la dimension véritable de sa précarité.

A travers le mur poreux du temps, on finit par prendre dans la gueule le fragilité d'un bonheur contrefait que l'on découvre éphémère. La faillibilité d'un amour aussi, lentement désagrégé par ses scories sournoises.

Arrive l'inévitable moment où le présent ne sait plus emprunter que des chemins de traverse effarants de monotonie.


Ça alors!

Moi qui croyait que cette sortie allait te faire du bien. T'oxygéner un peu la tête. Au lieu de ça je te trouve pour le moins...


Tu sais Edgardo, Loucine était tout pour moi. C'était une orchidée. Mon orchidée. Belle. Sublime. Mais je sais maintenant que sous l'orchidée soupirait l'ortie.

Dès lors, au fil de tentatives d'explications, le plus souvent orageuses, et de mises au point douloureuses, surgit une pluie de détails anodins dont certains sont extraordinairement futiles. Ils n'en ouvrent pas moins l'accès à une multitude de méprises et de malentendus réciproques.

Et se font jour des questionnements plus que troublants. Folles interrogations qui catapultent dans l'invraisemblable soupçon, la forte présomption, la perturbante certitude.

 

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

21/02/2016

FÉLIN POUR ELLE 18

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

FÉLIN POUR ELLE

18

 

Je trouve qu'il est bon qu'elle puisse ainsi s'abandonner à ton écoute!

Auprès de toi, je sens qu'elle peut relâcher un peu de la pression qui asphyxie parfois son quotidien.
Le jour où elle a compris qu'elle avait victime de la pire des trahisons, son approche de la vie à totalement bousculée. Être trahie, cela entraîne presque inéluctablement de la colère, mais pire encore et de manière plus insidieuse, une absolue incompréhension.
Subitement c'est toute la laideur, dont se charge en certaines circonstances l'âme humaine, qui lacère le cœur en profondeur. Il y à là toute une innocence bafouée qui se désintègre. C'est toute une conception de la relation amoureuse qui s’opacifie jusqu'à côtoyer l'ultime noirceur.

Le couple n'a bien sûr pu y résister. Et l'épreuve terriblement douloureuse de cette nouvelle situation n'a eu de cesse que d'en exacerber la dimension.
Comment pourrait-il en être différemment? Quoi de plus terrible que, lorsque la révélation fracasse le bonheur, l'instant jusque-là bienheureux se transforme en pétrification cauchemardesque?

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

26/12/2015

FAIRE L'OSMOSE

au magma présent de l'écriture,

 

FAIRE L'OSMOSE

Le temps se dilate ouvrant ainsi
A de naissantes dimensions.

Découverte substantielle,
Joie, bonheur, folle griserie:
En chacune, elle est là qui brille.
Elle, enfin au centre de son espace.
Elle, devenue l'unique vraie raison
De prolonger encore l'existence.
Il préférerait juste être persuadé
Qu'il n'est encore inscrit nulle part:
Trop tard pour commencer à vivre!

Il veut que vienne son amour,
Il le revendique tout contre lui!
Qu'ils mêlent leurs doigts,
Qu'ils allient leurs souffles.
Qu'ils se rassérènent comme
Ils savourent à l'expérimenter,
Cœur à cœur, corps à corps.
Au plus près, intimement proche,
Afin que l'amour fassent l'osmose.

P. MILIQUE

18/08/2015

EN ROUTE POUR L'INEXORABLE 1

au magma présent de l'écriture,

 

EN ROUTE POUR L'INEXORABLE

1

 

Inconcevable de dimension, le temps passe en nous, nous traverse à petits pas aussi feutrés qu'inexorables.

 

Contrairement à ce qu'il semble afficher d'emblée, le temps n'offre aucune alternative d'ordre temporel. Dès lors, il fait de nous des êtres changeants, et ne manque pas de faire naître des considérations nouvelles. Ce qui fait que d'insoupçonnées intuitions se substituent généralement à la communauté de sensations que l'on pensait, jusque-là, éternelles. C'est peut-être à ce moment-là que s'ouvre la conscience à la multiplicité du temps: il y a celui qui passe, celui qui semble cristalliser le quotidien en son sein et aussi, celui que l'on perd. Une crainte prosaïque suinte souvent de ce dernier, figeant les souvenirs en rictus d'aliénation prochaine.

(A SUIVRE..)

 

P. MILIQUE

30/04/2015

AU BRASIER DU MYSTÈRE 5

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

AU BRASIER DU MYSTÈRE

5


Dans cet élan silencieux déposé entre la chaleur des lignes,
Comme en suspension dans un monde parallèle
Aussi éphémère et fragile qu'une pellicule de rosée,
Va s'inventer un univers nouveau, hors de toute dimension,
Une île accueillante dans l'immensité du temps condensé
Qui mettra à disposition de chacun une autre continuité.

Il y a comme une sorte de fluidité à étaler l'éternité
Dans le précipité complice de l'évidente tendresse
Exhalée par sa stupéfiante appréhension de l'infini.
Et, dans la lumière de ses yeux qui fascinent l'absolu
Des douces blancheurs apaisées de patience convaincue
Allument l'irréfutable déflagration de ce qui doit advenir.

(FIN)

P. MILIQUE

27/03/2015

L’ÉVIDENCE RÉVÉLÉE 1

au magma présent de l'écriture,

 

L’ÉVIDENCE RÉVÉLÉE

1



Sa vie entre désormais en osmose avec le halo d’une Femme-Soleil.
Jamais il n’aurait pu l’imaginer tant l’imprévisible ne se prévoit pas.
Il vivait alors en une sombre autarcie dans l’improbable d’un couple
Se résumant depuis de nombreuses années en un pacte de cohabitation.

Sa vie n’était qu’une ombre dans les gouttes aigres du souvenir.
Il en était ainsi parce qu’il ne pouvait plus en être autrement.
Tout était de bric et de broc. Cela aurait dû continuer. Sauf que…

Elle lui est arrivée par une route que nul n’avait encore empruntée.
C’est dans cette ébauche imprévisible que leurs chemins se sont croisés.
Il y avait de la lumière dans son regard, de la douceur dans ses paroles.

Le ciel s’est fait grand pour accueillir l’autre dans sa dimension spécifique.
Il a fallu qu'il s’autorise l’unicité de cette chance afin de ne pas passer
A côté de cet essentiel qui a fouaillé en lui les mots embrasés du cœur.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

11/03/2015

LA MORT

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LA MORT

 

Aussitôt abandonné le confort provisoire de l’enfance,

Elle apparaît, fatalité incontournable aux dimensions de mystère.

 

Ce n’est qu’un vide sans échos,

Un néant à perte de vie qui annule nos volontés,

Nos facultés de raisonnement.

Et nous enveloppe de lourdes épaisseurs de silence.

 

C’est une éternité immuable à l’irréductible étrangeté

Où chaque instant se dilate, où chaque instant s’évanouit.

 

Il n’existe pas d’explication à l’inexplicable.

Alors on tente de la neutraliser. En la marginalisant.

Parce que la mort est irreprésentable.

Impartageable.

Désespérément ordinaire.

 

P. MILIQUE

26/02/2015

CONCISION FRAGMENTAIRE 39

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CONCISION FRAGMENTAIRE

39

 
Dans ce monde en pleine mutation
Se dévoile, obscène, notre pathétique condition.
Le désordre définitif des paysages urbains
Justifie alors la recherche du plus juste contrepoint.

Approche subjective d'une beauté dépouillée
Qui vibre à maintenir l'intégrité de l'existence
En donnant une dimension inouïe
A l'exploration étonnée de ses gisements inattendus.

P. MILIQUE