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10/01/2017

HISTOIRE DE POÉSIE 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

HISTOIRE DE POÉSIE

2

Pour qu'il y ait cerisier, sont impérativement nécessaires l'aboutissement d'un processus des plus banals ou l'avènement impromptu d'un événement insolite!
A ce moment-là, la révélation éclot.
Il s'agit donc, on le voit bien, d'un phénomène éminemment naturel que l'homme possède à l'état endémique.
Pour autant, ne s'improvise pas poète qui veut.

Que l'on se rassure, non le poète n'est pas un malade!
Oui Baudelaire, grand amateur d'absinthe devant l'éternel, nous a légué quelques écrits tourmentés.
Il vint pourtant au monde parfaitement sain de corps et d'esprit savez-vous?
La poésie ne fait pas la folie, l'inverse non plus.
En résumé, les poètes ne se singularisent pas exclusivement de leurs angoisses suprêmes.
S'il vous fallait une preuve pour achever de vous convaincre, vous n'auriez qu'à me considérer de près.
De fait, je vais très bien, merci!
Ma seule anxiété avérée, s'il faut vraiment m'en affubler d'une, réside dans l’écœurante supériorité du talent baudelairien, mais elle reste minime.
Ce qui ne serait peut-être pas le cas si, à titre personnel, j'en possédais une seule once.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

03/01/2017

DÉCALAGE HORAIRE

au magma présent de l'écriture,

 

DÉCALAGE HORAIRE



C'est sûr que le temps est relatif,
Quelqu'un l'a déjà dit je crois...

Mais d'abord, est-il vraiment?
S'agit-il de temps de plus en moins,
Ou bien du temps de moins en plus?

Pourquoi ne sommes-nous que passagers,
Missionnés sur terre pour justifier l'infini?
Pourquoi, au lieu d'être durablement installés
Dans le train de la vie, somme-nous assignés
D'en descendre à une gare non communiquée?

Dans l'impalpable éthéré de ce qui s'écoule
Liquide, le temps s'échappe entre les doigts
Comme le feraient les grains d'un sable fin
Aux reflets du soleil sur une plage exotique.

Parfois je pense que les décalages d'or errent
Tandis qu'ils ne sont que la projection fidèle
De ce qu'ils sont: une éternité effarouchée.
Dès lors, et afin que cela soit su de chacun...

C'est sûr que le temps est relatif,
Quelqu'un l'a déjà dit je crois...

Mais par ailleurs, est-il vraiment?
S'agit-il de temps de plus en moins,
Ou bien du temps de moins en plus?

P. MILIQUE

28/12/2016

COMME UNE MANIERE D'EXISTER

ERRANCE.jpg 

Nuit de Léon Spillaert (1908) 

 

COMME UNE MANIÈRE D'EXISTER


La source et le fleuve de son théâtre secret
Se font ombre incertaine entre chaos et innocence
Dans la forme à donner à son silence brisé.

Les reflets de cette laideur qui le hante
Lui intime de creuser dans le noir à la recherche d'une issue.

D'autres errances obscures et solitaires
Qui traversent les fêlures de cette douleur
Habitent un inédit espace temps, hors du temps.

Alors l'ordre des choses, lesté de sensations intérieures
Cède, exténué, devant l'incomparable
D'une sorte d'extase mêlée d'éternité,
Qui défie le noir jusqu'à la transparence
D'une souffrance coquettement parée de lumière,
Comme une manière d'exister à l'imparfait.


P. MILIQUE

02/12/2016

OPALESCENCE

au magma présent de l'écriture,

 

OPALESCENCE



Si sa plume parvenait
A faire chanter les mots,
Peut-être se révéleraient-ils
A la mesure de l’événement,
Et de sa fiévreuse beauté.

Et puis, découverte troublante
D'un quartz de temps circulaire.
Multitudes d'instants imminents
Aux allures de traque souriante
Qui se proposent à notre présent,
Confondants de jeunesse encore
Et nimbés d'opalescence rêvée.

Entre la parole jaillissant d'un cœur
Tapissé de larges tranches d'amitié
Entremêlées d'authentique tendresse,
Il la perçoit continuer à regarder la vie
Avec ses yeux de Chat couleur éternité,
Avec ses yeux de Loup grands ouverts
Pour la faire résonner d'autre manière.

Alors, dans le foisonnement des choses,
Trouver de multiples raisons d'espérer
Dans l'évidence que demain il fera beau.

P. MILIQUE

25/09/2016

FICTION 1

au magma présent de l'écriture,

 

FICTION 

1



Constatons-le, nos villes sont devenues des déserts sur-urbanisés, où chaque homme fait cavalier seul et saisit les commandes branlantes de son existence.

Les cieux se sont révoltés, il y a longtemps déjà, et le soleil s'est éclipsé pour l'éternité, ne laissant s'installer au firmament que l'alternative proposée par les ténèbres les plus profondes, elles-mêmes cinglées de tubes phosphorescents.

Désormais, des robots hyperactifs et puissants travaillent sans relâche. Ils transforment la matière première avec autant d'efficacité qu'ils raisonnent maintenant, de fait, un ordre politique impitoyable pour ceux dont l'utilité au profit tarde à se manifester.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

11/09/2016

UN AMOUR INACHEVÉ 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

UN AMOUR INACHEVÉ

2

 

Parvenu au bout d'un nécessaire voyage intime,
Et après avoir commué les ternes couleurs du quotidien
Par celles tellement plus chatoyantes de l'imaginaire,
Surgit soudain, magique, un éden d'une saisissante beauté.

Cela ne fait aucun doute, les dés sont jetés: cap sur l'exaltation!
Au cœur d'un ciel devenu d'azur, s'élèvent des chants d'amour.
Rapidement, on est enivré de bonheur. De bonheur étourdissant.

Mais tout cela ne serait-il au final que banale illusion?
Et n'a-t-on jamais aimé quelqu'un pour ses seules qualités?
Alors que, de toute éternité, nous savons que l'être humain,
Dans chacune de ses réactions, présente toujours une énigme.

(A SUITE...)

 

P. MILIQUE

13/06/2016

COMME UNE MANIERE D'EXISTER

ERRANCE.jpg

Nuit de Léon Spillaert (1908)

 

COMME UNE MANIÈRE D'EXISTER


La source et le fleuve de son théâtre secret
Se font ombre incertaine entre chaos et innocence
Dans la forme à donner à son silence brisé.

Les reflets de cette laideur qui le hante
Lui intime de creuser dans le noir à la recherche d'une issue.

D'autres errances obscures et solitaires
Qui traversent les fêlures de cette douleur
Habitent un inédit espace temps, hors du temps.

Alors l'ordre des choses, lesté de sensations intérieures
Cède, exténué, devant l'incomparable
D'une sorte d'extase mêlée d'éternité,
Qui défie le noir jusqu'à la transparence
D'une souffrance coquettement parée de lumière,
Comme une manière d'exister à l'imparfait.

P. MILIQUE

21/11/2015

IRRÉFRAGABLE UNICITÉ 4

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

IRRÉFRAGABLE UNICITÉ

4

C'est un des plus puissants paradoxe de l'identité que de masquer, jusqu'à la réfuter, l'altération vitale. Faute de pouvoir suspendre le temps, elle se compare à elle-même dans l'espoir béat de s'affirmer inchangée, quitte à déposer un utile masque de fortune sur l'état intermédiaire décrété par les ravages d'une temporalité aussi désaccordée que la mélodie grinçante d'un sablier.

Prenons garde cependant à ne pas nous considérer que sous l'aspect de l'éternel et de sa seule loi. A ne pas, non plus, nous vanter exagérément d'une identité pérenne en bombant le torse! Outre que cela serait parfaitement stupide, ce serait également très abusif et presque mensonger.

(A SUIVRE)

 

P. MILIQUE

06/11/2015

DANS LE SEL DE L'INSTANT

au magma présent de l'écriture,

 

DANS LE SEL DE L'INSTANT



Pourquoi perdre son temps à vivre dans l'angoisse,
S'obstiner à s'empêcher toute joie avant de mourir?

L'homme est un animal atypique au regard inquiet
Qui s'égare vers l'ailleurs quand le bonheur est là.

Pourquoi transgresser le temps au prétexte de l'éternité
Plutôt que d'en vivre chaque glanure comme le dernier?

Il faut être fou pour ne pas être ce sage qui éprouve
La présence indémontrable qui habite chaque chose.

Aimer muser et musarder au cœur de l'émotion brute
Des clairs de lune inspirés et des nuits d'été radieuses
Dans le miracle de banalité qu'est le ciel de l'instant.

Le voilà dans l'évocation hésitante d'une majesté
Dont il lui reste à se complaire d'être l'aquarelliste.

P. MILIQUE

31/10/2015

PROJECTION

eternite.jpg

 

PROJECTION

 

A rechercher sans fin l’essence des choses

Se provoque l’irruption éphémère

Qui rejette la rigidité du rythme.

 

Changement majeur dans le principe d’éternité

Grand explorateur qui transcrit les frissons

D’une souffrance embrasée liée à notre intermittence.

 

P. MILIQUE

15/06/2015

CE N'EST PAS ENCORE L'HEURE OU LE SOIR TOMBE 2

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

CE N'EST PAS ENCORE L'HEURE OU LE SOIR TOMBE

2

Savoir que l'éternité est sans fin tant le terme nous échappe
Est, de fait, une formidable sarabande à vivre l'exceptionnel!

Avant que la morne habitude ne dissolve la totalité,
Et parce qu'il y a toujours de la place dans le cœur
Pour quelque chose d'immensément plus vaste,
Il convient de s'intégrer à la braise du monde
Et de ce projeter dans l'incroyable sarabande
Qui fait danser, l'âme en attente, l'exalté de la vie.

Cette exhortation aux saveurs juvéniles à de quoi surprendre,
Mais l'enfance n'est pas une maladie grave dont on doit guérir!

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

17/04/2015

PROJECTION

au magma présent de l'écriture,

 

PROJECTION



A chercher ainsi l'essentiel des choses,
Se provoque l'irruption d'un éphémère
Qui rejette la rigidité du rythme obtenu.

Changement majeur dans le principe d'éternité,
Grande prospectrice transmetteuse de frissons
A la souffrance embrasée de notre intermittence.

P. MILIQUE