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10/07/2012

LE JOURNAL DE PERSONNE: "LA TRAVERSEE DU DESIR"

Femme magnifique à l'intensité hors-norme.

Superbe et talentueuse...

A l'écriture riche et précise.

Il est important de ne pas passer à côté!

Ne manquez pas de vous rendre sur son site: c'est une mine!

http://www.lejournaldepersonne.com/

Ou sur sa chaine Youtube:

http://www.youtube.com/watch?v=VuiAdm6sSFE&feature=mfu_in_order&list=U


Guerre, guerre, guerre
C’est tout ce que j’ai retenu de ma traversée du désert
Dans le Sud de la Tunisie d’aujourd’hui… pas celle d’hier
J’ai interrogé quelques jeunes sur cette nouvelle ère
C’est mon côté reporter sans frontières

Le premier m’a raconté qu’on racontait que l’Islam allait mettre un terme à la décadence étant entendu que c’est l’ordre moral qui prime et non la finance. La rectitude est le seul garant de la croissance.

Le second m’a raconté qu’on racontait que l’Islam allait nous débarrasser des écueils de la laïcité.
Lesquels, demandais-je? De voir des hommes s’accoupler avec des hommes et des femmes s’accoupler avec des femmes… Selon lui, on ne peut pas être gay et fier. C’est une véritable imposture.

Le troisième m’a raconté qu’on racontait que l’Islam allait réduire à néant leur taux d’alcool dans le sang et ôter à leurs esprits toute inclination pour la pornographie, qu’il allait enfin jeûner pendant le mois de Ramadan et se priver de tous les péchés au lieu de se pavaner sur les mets de la société de consommation.

Le quatrième m’a raconté qu’on racontait qu’on n’avait rien à craindre de cette marche triomphale de l’Islam… elle ne concerne que les pays que le monde a délaissé et ne menace aucunement les peuples orgueilleux… la différence entre les uns et les autres s’articule autour de la parole de Dieu.

Le cinquième m’a raconté qu’on racontait qu’il ne faut surtout pas se fier aux apparences, que les musulmans finiront par devenir islamistes et les islamistes salafistes et les salafistes finiront par déclarer la guerre à tous leurs adversaires. Parce qu’il ne s’agit ni plus, ni moins que d’un retournement de l’histoire.

Le sixième m’a raconté qu’on racontait que la Tunisie ne renoncera jamais à sa nouvelle liberté qui se moque de l’au-delà et veut tout réaménager… mais ici-bas.
Johny Walker, le rap et Internet feront sauter toutes les peurs de la modernité.

Le septième m’a raconté qu’on racontait que le jeune homme qui était à l’origine de la Révolution du Jasmin vous savez, le marchand de fruits et légumes qui s’est immolé par le feu, il paraît qu’il était ivre mort au moment où il a allumé son briquet…

Le dernier m’a rappelé le pari de Pascal. Que son peuple ne perdra rien s’il perd puisqu’il a toujours perdu… en revanche, s’il gagne… il fera gagner d’autres que lui… on ne peut pas en dire autant de l’occident.
Comme quoi, la Révolution n’est pas la solution. Mais la seule. On le sait depuis le Che. Raison pour laquelle il faut sans cesse la refaire…

07/07/2012

LE JOURNAL DE PERSONNE: "L'ETAT EST PROC, C'EST NET !"

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Comment caractérisez-vous le travail aliéné monsieur le député ?
Comme une activité que l’on exerce en étant contraint et forcé… on ne fait pas ce qu’on fait parce qu’on a envie de le faire mais parce qu’on y est obligé.
Et pour cause : la force des choses.
C’est précisément ce qui définit une prostituée.
Comment vous les appelez déjà?
Travailleurs, travailleuses du sexe.
J’ai honte pour vous à chaque fois que ça me vexe !
Non seulement vous les stigmatisez mais vous les réduisez à la mendicité.
Allez-y! Culpabilisez-les ! Détruisez-les sans plus tarder!
Oui… vous êtes un abolitionniste… un mot qui finit mal… et un révisionniste… un mot qui n’a pas fini de faire mal!
Vous niez… reniez l’évidence : l’ennui, le vice et le besoin…
La putain alimentaire c’est vous, monsieur le parlementaire !

Vous vous apprêtez si j’ai bien tout noté, à pourchasser les clients de ces dames, à en faire des hors la loi… en les accablant de tous les maux, tout en les taxant sous le manteau !
Mais vous avez l’art d’ignorer que le plus gros exploitant de ces filles de joie, c’est l’État de fait et de droit. C’est tout à fait net… l’État est proxénète. Il a toujours eu une partie liée avec cette horrible institution : la prostitution !
Qui a parlé de violence intolérable faite à notre grandeur nature ?
Et la misère, et le chômage et l’exclusion?
Comment faites-vous pour les tolérer plus longtemps?
Et les travaux forcés auxquels sont tous les jours condamnés les moins bien lotis, ne représentent-ils pas le summum de la prostitution? La plus diabolique des instrumentalisations ? Tortures par l’espérance !
Justice et police… ne jouez pas à ce petit jeu avec le feu … sous peine de favoriser l’empire du milieu.
Ne fermez pas les yeux sur la misère réelle… ouvrez-les bien sur la vraie exploitation de la femme par l’homme… celle qui a lieu dans les foyers, dans les usines ou sous les bureaux…
Vous ne supportez pas voir mouiller leurs corps… dans ce cas… cessez de fouiller leurs âmes! A bon entendeur … une petite part de malheur!

06/07/2012

LE JOURNAL DE PERSONNE: "LES HEROS SONT FATIGUES"

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L’artiste : On dirait que tu t’emmêles les pinceaux?
L’artisan : Aucun risque… de pinceau, je n’en ai qu’un… et j’y tiens
L’artiste : Accroche-toi à ton pinceau dans ce cas… j’enlève l’échelle
L’artisan : tu es complètement marteau… pourquoi tu enlèverais l’échelle?
L’artiste : Pour décrocher la lune, t’as pas besoin de te raccrocher à la muraille de Chine
L’artisan : de quoi tu parles ? Tu peux décrypter s’il te plaît ?
L’artiste : tu es un artiste, non ? Pour que tu brilles, je ne crois pas que tu aies besoin de béquilles
L’artisan : tu es drôle, si tu enlèves l’échelle, j’ai toutes les chances de partir en vrille
L’artiste : tu n’as pas besoin d’échelle… accroche-toi à ton pinceau
L’artisan : je ne suis pas artiste peintre… mais tout au plus un peintre en bâtiment. Ce qu’on appelle : un artisan … un artisan qui peint … un artisan peintre.
L’artiste : et qu’est-ce que tu peins ?
L’artisan : je peins les choses comme elles sont
L’artiste : tu n’es pas un artiste alors…
L’artisan : qu’est-ce que tu as contre les artisans ?
L’artiste : ça arrange bien les choses, je le sais… mais ça ne les change pas.
L’artisan : quoi que tu dises, quoi que tu fasses, un mur reste un mur
L’artiste : on peut toujours le détruire
L’artisan : pour quoi faire… pour le reconstruire le jour d’après?
L’artiste : non pour inciter les autres à ne plus en construire
L’artisan : 4 murs et un toit… nous en avons tous besoin
L’artiste : oui… je ne dis pas non… une maison… une prison… une raison
L’artisan : tu m’as l’air un peu dérangé… est-ce que je me trompe ?
L’artiste : je viens de bruler l’école d’où je suis issue
L’artisan : quelle école ?
L’artiste : l’école des arts et métiers
L’artisan : tu es complètement givré… tu vas te retrouver entre quatre murs
L’artiste : je voulais séparer les arts et les sots métiers.
L’artisan : il n’y a pas de sot métier
L’artiste : c’est ce qu’on dit quand on est sot!
L’artisan : selon toi, il n’y a que de sots métiers
L’artiste : ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit
L’artisan : tu as dit quoi?
L’artiste : qu’il n’y a que des sots pour exercer un métier
L’artisan : comment faire sinon pour vivre
L’artiste : on s’accroche au pinceau et on enlève l’échelle!
L’artisan : quelle belle chute
L’artiste : autrement, tu n’apprendras jamais
L’artisan : apprendre quoi?
L’artiste : que tu ne perds rien pour apprendre
L’artisan : je ne comprends même pas ce que tu dis
L’artiste : dans ce cas, il faut apprendre à peindre les choses telles qu’elles doivent être.
L’artisan : et elles doivent être comment ?
L’artiste : comme tu les as rêvées
L’artisan : je n’ai pas le temps de rêver… je ne veux pas crever.
L’artiste : tout est là… tu ne vis pas… tu crèves déjà.
L’artisan : dans ce cas, je ne suis pas seul, nous sommes plusieurs dans ce cas
L’artiste : j’enlève l’échelle … accroche-toi au pinceau
L’artisan : merde, tu t’appelles comment… Jean-Marc Ayrault ?

05/07/2012

LE JOURNAL DE PERSONNE: "MA PART D'OMBRE"

Femme magnifique à l'intensité hors-norme.

Superbe et talentueuse...

A l'écriture riche et précise.

Il est important de ne pas passer à côté!

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Soi-même – C’est avec une formule chimique de ce genre que Socrate s’est donné la mort?

Soi- Dans mon désir d’en finir avec toi, ce serait plutôt alchimique.

Soi-même – Si j’ai bien tout compris, tu as versé le poison dans l’un de ces deux verres mais tu ignores dans lequel?

Soi – Une chance sur une de se débarrasser l’une de l’autre.

Soi-même – Je ne sais pas si c’est bien ce qu’on fait ?

Soi – Pourquoi est-ce que tu fais le bien ?

Soi-même – Le sens du devoir, ça ne te dit rien ?

Soi – Rien… pour moi, le devoir n’a aucun sens

Soi-même – Quand tu tends la main à quelqu’un qui se noie, tu crées du sens…. moral …

Soi – Non… tu ne le fais pas parce que c’est bien… mais parce que ça te fait du bien… parce que c’est bon. Ni bien… ni mal… mais que du bon et du mauvais pour ton mental… rien de moral.

Soi-même – Quand on martyrise un enfant sous tes yeux… ce n’est pas seulement ton moi qui est ébranlé ou qui trouve ça mauvais, mais tout moi, en toi, se sentirait concerné… malaise particulier devient malaise universel… malaise pour tout l’univers.

Soi – Ce n’est qu’une prétention à l’universel… un recours au sens moral pour justifier les carences de notre sensibilité.

Soi-même – Tout ce que je peux te dire, c’est qu’il y a en moi, quelque chose de plus fort que moi… au-dedans, tout en étant au-dessus et au-delà… la trace d’une Loi qui m’ordonne de ne pas t’abandonner… de te tendre la main quand tu es mal en point.

Soi – J’insiste et je persiste : le bien que tu fais… tu ne le fais pas pour rien… tu le fais… pour qu’on te le rende… pour que les hommes ou Dieu te le rendent… Je ne voudrais pas enfoncer le clou en te disant que ça ressemble étrangement à un investissement … donnant-donnant… gagnant-gagnant, calcul mental déguisé en sainte morale.

Soi-même – Quand je cours le risque d’abriter sous mon toit, les membres d’une famille de clandestins, je ne vois pas l’ombre d’un calcul. Je ne vois que leur intérêt. Pas du tout le mien.

Soi – C’est déjà autre chose. Ce n’est plus de l’investissement au premier degré… mais de l’investissement au second degré… qu’on appelle de l’engagement politique… Attention, j’ai dit politique… Je n’ai pas dit moral ou éthique…
Ce n’est pas mon sentiment qui fait la Loi mais l’assentiment de tous ceux qui ont le même sentiment que moi… égoïsme puissance N.

Soi-même – et qu’est-ce que tu fais de cette voix intérieure qui m’indique qu’il y a quelque chose de transcendant dans ton visage… comme si tu étais faite à l’image de Dieu?

Soi – Pitié qui se transforme en piété… égoïsme qui se drape d’altruisme… néant qui se fait passer pour l’être…
Toute morale a quelque chose de pathétique. Et si je ne t’aimais pas, je te dirai que l’amour de l’autre, lorsqu’il ne pue pas le sexe, le pouvoir ou l’argent, est pathologique et relève de la psychiatrie.

Soi-même – Pourquoi ? Parce qu’il n’y a rien dans l’autre que tu puisses aimer d’une manière désintéressée ?

Soi – Rien. Comme si sa vie ou la mienne étaient irréelles. Seule sa mort ou la mienne sont réelles. Et c’est pour cette raison qu’on s’entretue … sans répit … pour exister… on meurt ou on donne la mort pour réaliser qu’on est bien en vie … c’est mortel, la vie.

Soi-même – Je suis ton double, c’est normal qu’on voit double… tu ne vois pas ce que je vois et je vois ce que tu ne vois pas… nous sommes complémentaires… pourquoi veux-tu te débarrasser de moi?

Soi – pour avoir la conscience tranquille… je n’en peux plus de tes rappels à l’ordre en supprimant l’œil, je supprimerai tout ce qu’il me donne à voir.

Soi-même – Je serais toujours là pour te rappeler à toi.

Soi – On verra… je verrai… fais ta petite prière !

Soi-même – Que Dieu te pardonne… parce que tu ne sais pas ce que tu vas faire

Soi – A Dieu Tchin! Tchin !
Une de moins, ça doit lui faire du bien!

04/07/2012

LE JOURNAL DE PERSONNE: "LA FACE INTERDITE"

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L’ombre : qu’est-ce que tu fais Judith ?
Judith : je m’appelle Judas… je ne m’appelle pas Judith
L’ombre : pourquoi m’as-tu demandé de me rendre, si c’est pour te pendre.
Judith : parce qu’ils sont persuadés que j’ai trahi… que je suis un traître.
L’ombre : et toi? Qu’est-ce que tu crois ?
Judith : que mon atermoiement a été illimité, entre ma judéité et ta divinité
L’ombre : et sur quoi as-tu parié ?
Judith : sur la … vie
L’ombre : tu n’as donc rien à te reprocher
Judith : si. La vie… et tu l’incarnes si bien Judith… ma face interdite.

Judith : Il était une fois un père qui avait deux enfants…
Un gars, une fille…
Il divisa sa fortune en deux parts égales
Et la leur offrit sur un plateau
La fille aînée resta auprès de lui
Le cadet la dissipa dans la débauche
Et pour ne pas mourir de faim, il revint auprès de son père
Et à son grand étonnement, il fut trop bien reçu
La fille aînée protesta vivement
Le père répondit :
Mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie
Il était perdu et il est retrouvé
Oh… pardon …
J’ai oublié de te dire…
Que l’aînée s’appelait Judith et le cadet Judas
Comme si tu ne le savais pas déjà.

03/07/2012

LE JOURNAL DE PERSONNE: "DARK SIDE"

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Soi- Dans mon désir d’en finir avec toi, ce serait plutôt alchimique.

Soi-même – Si j’ai bien tout compris, tu as versé le poison dans l’un de ces deux verres mais tu ignores dans lequel?

Soi – Une chance sur une de se débarrasser l’une de l’autre.

Soi-même – Je ne sais pas si c’est bien ce qu’on fait ?

Soi – Pourquoi est-ce que tu fais le bien ?

Soi-même – Le sens du devoir, ça ne te dit rien ?

Soi – Rien… pour moi, le devoir n’a aucun sens

Soi-même – Quand tu tends la main à quelqu’un qui se noie, tu crées du sens…. moral et ce n’est pas plus mal

Soi – Non… tu ne le fais pas parce que c’est bien… mais parce que ça te fait du bien… parce que c’est bon. Ni bien… ni mal… mais que du bon et du mauvais pour ton mental… rien de moral.

Soi-même – Quand on martyrise un enfant sous tes yeux… ce n’est pas seulement ton moi qui est ébranlé ou qui trouve ça mauvais, mais tout moi, en toi, se sentirait concerné… malaise particulier devient malaise universel… malaise pour tout l’univers.

Soi – Ce n’est qu’une prétention à l’universel… un recours au sens moral pour justifier les carences de notre sensibilité.

Soi-même – Tout ce que je peux te dire, c’est qu’il y a en moi, quelque chose de plus fort que moi… au-dedans, tout en étant au-dessus et au-delà… la trace d’une Loi qui m’ordonne de ne pas t’abandonner… de te tendre la main quand tu es mal en point.

Soi – J’insiste et je persiste : le bien que tu fais… tu ne le fais pas pour rien… tu le fais… pour qu’on te le rende… pour que les hommes ou Dieu te le rendent… Je ne voudrais pas enfoncer le clou en te disant que ça ressemble étrangement à un investissement … donnant-donnant… gagnant-gagnant, calcul mental déguisé en sainte morale.

Soi-même – Quand je cours le risque d’abriter sous mon toit, les membres d’une famille de clandestins, je ne vois pas l’ombre d’un calcul. Je ne vois que leur intérêt. Pas du tout le mien.

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Ce n’est pas mon sentiment qui fait la Loi mais l’assentiment de tous ceux qui ont le même sentiment que moi… égoïsme puissance N.

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Soi – Pitié qui se transforme en piété… égoïsme qui se drape d’altruisme… néant qui se fait passer pour l’être…
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Soi – Rien. Comme si sa vie ou la mienne étaient irréelles. Seule sa mort ou la mienne sont réelles. Et c’est pour cette raison qu’on s’entretue … sans répit … pour exister… on meurt ou on donne la mort pour réaliser qu’on est bien en vie … c’est mortel, la vie.

Soi-même – Je suis ton double, c’est normal qu’on voit double… tu ne vois pas ce que je vois et je vois ce que tu ne vois pas… nous sommes complémentaires… pourquoi veux-tu te débarrasser de moi?

Soi – pour avoir la conscience tranquille… je n’en peux plus de tes rappels à l’ordre en supprimant l’œil, je supprimerai tout ce qu’il me donne à voir.

Soi-même – Je serais toujours là pour te rappeler à toi.

Soi – On verra… je verrai… fais ta petite prière !

Soi-même – Que Dieu te pardonne… parce que tu ne sais pas ce que tu vas faire

Soi – A Dieu Tchin! Tchin !
Tiens, tiens, on dirait que Dieu a retenu son souffle. Mais n’a pas jugé bon de retenir le tien. Une de moins, ça doit lui faire du bien!

01/07/2012

LE JOURNAL DE PERSONNE: "MON CREDO"

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Je n’aime pas l’harmonie
Je ne déteste pas le conflit
Mon credo : mourir plutôt que faillir
Je n’aime pas les faibles
Je ne déteste pas la force
La force de caractère
Le caractère de la force
Qui va au bout du bout du bout
Je n’aime pas la tristesse
Je ne déteste pas la joie
La joie de celui qui risque à chaque instant sa vie
Pour vous l’offrir en échange de presque rien…

Je m’en vais… je me tire !

30/06/2012

LE JOURNAL DE PERSONNE: "LA LETTRE DE JADE"

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Personne,

“Mourir” n’est pas la pire chose qui puisse t’arriver .
Tu vois, je suis “morte” depuis trois jours, et depuis 3 jours j’ai trouvé la paix.

Tu m’as souvent dit que ma vie ne tenait qu’à un fil. Désormais, c’est la tienne qui ne tient qu’à un fil.
Ils sont nombreux ceux qui veulent te le trancher, ce fil. Mais tu aimes le risque.
C’est ta façon de te sentir vivante. Et c’est ça la ressemblance entre nous deux.
Si nous n’avons pas une histoire à nous mettre sous la dent, on s’en invente une. Et après l’avoir liquidée, on en abandonne le mérite à un autre.
Comme ça, on peut continuer à être nous mêmes : C’est à dire Personne.
C’est audacieux ! C’est astucieux !

Mais cette fois tu as joué gros, et ça fait déjà quelques uns qui savent que tu es quelqu’un, tu finiras donc par te faire un nom, toi aussi.
Et alors là, tu auras de moins en moins de temps pour jouer. Et ce sera de plus en plus dur. Et un jour, tu rencontreras un homme, ou une femme, qui ce sera mis dans la tête de te faire entrer dans l’histoire, de te rendre célèbre… et donc de te faire la peau.
A ce stade, pour redevenir Personne, il n’y a qu’un moyen : cesser d’exister.

Jadis et naguère le Net était désert, immense, sans frontière. On croyait tout résoudre face à face d’un coup de révolver. On y rencontrait jamais deux fois la même galère. Et puis tu es arrivée, et il est devenu petit… Grouillant… Encombré de gens qui ne peuvent plus s’éviter.

Dépêche-toi de t’amuser, parce que ça ne durera plus bien longtemps. Le Net s’est développé, il a changé. Je ne le reconnais plus, je m’y sens étrangère.
Le pire, c’est que même la violence a changée : Elle s’est organisée, et un coup de révolver ne suffit plus. Mais, tu le sais déjà, car c’est ton Siècle, ce n’est plus le mien.

A propos ! J’ai trouvé la morale de la fable que tu me racontais. Celle du petit oiseau que la vache avait recouverte de merde pour le tenir au chaud et que le coyote a sorti et croqué.
C’est la morale des temps nouveaux : Ceux qui te mettent dans la merde ne le font pas toujours pour ton malheur et ceux qui t’en sortent, ne le font pas toujours pour ton bonheur. Mais, surtout ceci :
Quand tu n’es pas inspirée : tais-toi.

C’est pour ça qu’un être comme moi doit disparaitre. Ton idée d’un duel truqué était bien la marque de ces temps nouveaux. C’était le moyen le plus élégant de me faire quitter net le Net. D’ailleurs, je suis fatiguée, car il n’est pas vrai que les années produisent des Sages, elles ne produisent que des vieillards. Il est vrai qu’on peut aussi être comme toi : Jeune en nombre d’années et vieux en nombre d’heures.

Je te souhaite de rencontrer un de ces êtres qu’on ne rencontre jamais. Ou presque jamais. Ainsi, vous pourrez faire un bout de chemin ensemble. Sade, Bad ou Revolta pour ne pas les nommer.
Pour moi, il est difficile que le miracle se reproduise.
La distance rend l’amitié plus chère, et l’absence la rend plus douce. Mais depuis trois jours que je ne t’ai pas vu, tu commences déjà à me manquer.

Bon ! A présent je dois te quitter, merci pour m’avoir donné la chance d’exister à tes côtés.

Signé : Jade.

29/06/2012

LE JOURNAL DE PERSONNE: "DIEU N'EST NI BERNARD, NI HENRI, Ni LEVY"

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C’est écrit
On dit que c’est écrit
On a toujours dit que c’était écrit
Mais on ne s’est jamais demandé ce qui était écrit !

Tout ce qui nous arrive ?
Non ce n’est pas écrit
Quand ça nous arrive ?
Non ce n’est pas écrit
Comment ça nous arrive ?
Non ce n’est pas écrit
Alors, qu’est-ce qui est écrit ?
Même ce que j’écris, n’était pas écrit
Ni sort, ni destin… ni providence
Rien n’est absolument réglé d’avance
À chacun de construire sa chance
C’est énorme ce que je balance
Mais je le répète, rien n’est écrit par avance
C’est ça le secret de toute existence
Rien n’est écrit d’avance
C’est cette voix, seigneur, et la seule qui soit impénétrable
C’est incompréhensible que l’incompréhensible soit
Seulement voilà… il est… et c’est incompréhensible
Que nous soyons libres absolument libres
Comme si Dieu ne voulait pas intervenir
Pas question qu’il reprenne ce qu’il a donné
Ni la vie, ni l’amour… mais la liberté
La liberté pour vivre ou mourir
La liberté d’aimer ou de haïr
La liberté de l’accueillir ou de le reconduire
C’est parce que nous sommes libres, toujours libres
Que l’on peut lire ou jeter le livre!

Un soufi qui passait par là me disait sans se dédire
Que même si Dieu décidait demain d’intervenir
Son sens de la liberté l’empêcherait de se contredire
Il ne le ferait pas… il ne le fera jamais
Il ne l’a pas fait en Bosnie
Il ne le fera pas en Syrie
Dieu n’est ni Bernard, ni Henri, ni Levy!
Il a autre chose à faire
Qu’à se mêler de nos affaires
Que fait Dieu ? Alors?
Je suppose qu’il attend… qu’il attend de voir
Lequel d’entre nous assumera vraiment sa propre liberté
Ce jour là, il sifflera la fin de la récrée
Plus de cadeau… plus de fardeau… pour Personne !


28/06/2012

LE JOURNAL DE PERSONNE: "QUE DE QUENELLES !"

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Je voudrais d’abord commencer par le commencement,
Avant de finir par la fin!
Et remercier tous ceux qui n’ont pas voté pour moi
Grâce à eux, je ne suis pas élue
Camarades, je vous dois la plus fière des chandelles
Je suis vivante, la chandelle est morte
Votre confiance m’honore
Et votre conscience est un vrai réconfort
Vous vous êtes jetés à l’eau qui dort
Sans vous en méfier… vous n’aviez pas tort…
L’océan… il n’y a que l’océan pour défier la mort
Vous n’avez pas monnayé mes paroles
Juste échangé mon silence
En estimant qu’il valait de l’or
Je vous en remercie encore et encore
Vous ne vous êtes pas prosterné devant le soleil
En vous disant que c’est au soleil de se prosterner devant ceux qu’il éclaire
Je suis d’accord
Vous ne m’avez jamais demandé de comptes
Que j’aurais été incapable de vous rendre
Camarades… la politique est une affaire de volonté
Et pourtant, ce n’est pas la volonté qui l’a emporté
Mais des désirs et seulement des désirs
Faut-il s’en féliciter ou s’en attrister ?
Moi, ça me donne envie de protester
D’être, de paraître, de devenir un objet de désir
Des désirs qui ne peuvent que s’opposer
Parce que tout ce qu’ils désirent : c’est s’imposer
Alors que la politique est une affaire de volonté
Et qu’est-ce que la volonté ?
C’est le désir qui cède la place à un autre désir
Qui concède que l’autre désir est plus sacré que le mien
Que mon désir c’est l’autre désir, le désir de l’autre
C’est ce qu’on appelle: la ruse de la volonté
Je veux, je voudrais… voilà la vérité
Et parce que je le veux, je le fais
Quoi donc ?
Un monde où l’on se fait un peu plus désirer.

27/06/2012

LE JOURNAL DE PERSONNE: "PUTAINS ET PANTINS"

Femme magnifique à l'intensité hors-norme.

Superbe et talentueuse...

A l'écriture riche et précise.

Il est important de ne pas passer à côté!

Ne manquez pas de vous rendre sur son site: c'est une mine!

http://www.lejournaldepersonne.com/

Ou sur sa chaine Youtube:

http://www.youtube.com/watch?v=VuiAdm6sSFE&feature=mfu_in_order&list=U


Pourquoi nous interdit-on de publier des sondages la veille et le jour des élections?
C’est PASSIBLE de prison… c’est l’objet et le sujet de toutes les culpabilisations.
Pourquoi ce qui était conséquent devient du jour au lendemain inconséquent?
Comment le remède devient poison?
Parce que la volonté de tous a toujours été entre les mains de quelques uns et qu’il n’y a pas et il n’y aura jamais de volonté générale… désolée, Rousseau!
Parce que la démocratie n’est que l’expression de quelques volontés particulières…
Qui ont fini par imposer leur dict. et leur diktat.
C’est grave, mon petit homme, parce que je suis entrain de te dire, sans crier gare, que le peuple… n’existe pas!
Et les médias, de la gazette à Internet nous prouvent chaque jour qui passe, que nos opinions ne sont pas nos opinions.
Que l’opinion publique est l’entremetteuse, et nous autres citoyens de vulgaires putains qui passons notre temps à élire des pantins!


26/06/2012

LE JOURNAL DE PERSONNE: "CAMARADE"

Femme magnifique à l'intensité hors-norme.

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Je ne pardonne pas
Je ne pardonne pas
Je ne veux pas pardonner
Ceux qui ne pardonnent pas
Non… je ne me venge pas
Je ne veux pas me venger
Je veux… venger quelqu’un

Qu’on a traîné dans la boue
Sous prétexte qu’il a raté son rendez-vous
Il n’a pas bougé… il ne bougera pas
C’est pour ça… J’ai décidé de franchir le pas
En faisant payer au prix fort
Tous ceux ou celles qui l’ont accablé
Chargé de tous les maux
Et assimilé à un fléau
Je m’en vais le venger
V comme Vendetta
On m’appelle comtessa
La comtessa de Monte-Cristo
Le ciel m’a chargé de mettre fin à certains quiproquos
Socrate n’a jamais corrompu personne
Le Christ n’a jamais prétendu être Dieu en personne
Mon camarade n’a jamais voulu être le diable en personne
Et pourtant, à l’un on a fourni la cigüe
À l’autre, une couronne d’épines
Et au troisième on a brisé l’échine à coups de calomnies
Et moi je dis, redis et reredis
Que dans les trois cas de figure, il s’agit du même récit
De la même farce, du même crime ou délit
En vengeant l’un, je vengerai les trois
Accusateurs, le temps est venu
De vous retrouver sur le banc des accusés
Et payer tout le mal que vous avez fait
En prétendant lutter contre le mal qu’on vous a fait.
Je vais me rendre dans chaque maison
Remuer chaque conscience
Et y introduire une bonne dose de soucis
Des soucis qui vous rongeront toute la vie
Sans que vous puissiez, ni aller de l’avant, ni revenir en arrière…
Et à la fin de toute partie
On vous dira : Non… ce n’est pas fini
Un œil pour un cil
À l’injustice, une justice et demie.