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13/06/2017

DES LENDEMAINS QUI DÉCHANTENT 4

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...



DES LENDEMAINS QUI DÉCHANTENT

4

 

Que pourrait-il bien, au fil de son questionnement, se dégager de tout cela?

La tentation est forte et prégnante d'abandonner jusqu'à l'idée même de combat.

Dès lors, que pourrait-il espérer des demains?

Peu de choses en vérité, si ce n'est la perspective latente du pire encore!

Ce que l'on a déjà tellement de mal à supporter finit toujours par empirer, la vie n'a eu de cesse de le lui enseigner.

 

Il reste qu'il est inutile de s'abîmer davantage dans une cruelle et stérile contemplation.

Ce serait abdiquer et accepter de fait l'inacceptable.

Sa conscience lui adjure pourtant de ne pas se laisser désagréger.

Il va donc s'appliquer à agir différemment.

A s'auto-définir la réalité d'un autre cap.

D'ailleurs, une petite flamme vacille encore en lui avec obstination.

Lointaine, oui.

Furtive certes.

Mais elle ne s'impose pas moins avec autorité en son tréfonds.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

13/02/2012

QUELQUES POEMES VENUS DE SYRIE: À ma terre meurtrie

Le HuffPost a pris connaissance d'une série de poésies écrites dans un français remarquable, par une Syrienne qui a réussi à les faire parvenir en France. Nous lui conservons bien entendu son anonymat pour des raisons évidentes. Ce sont ces poèmes, d'une force poignante, qui sont reproduits ici.

 

 

À ma terre meurtrie

À ma terre meurtrie de sang et de souffrances
Berceau d’Humanité, berceau de mon enfance
Pour que cesse l’horreur des combats et des armes
Je dédie mes mots, ma révolte, mes larmes….

D’avoir ployé longtemps sous le poids du silence,
D’avoir courbé le dos sous le joug des violences,
D’avoir tremblé longtemps dans l’effroi, la terreur
Nous avons tous grandi à l’ombre de la peur…

Pour avoir réprimé dans la honte notre orgueil,
Ravalé l’amour-propre, de nos droits fait le deuil,
Refoulé la colère quand nos gorges se nouent
Nous avons enterré la dignité en nous….

Dignité retrouvée ! O rêve d’espérance !
C’est bien dans la douleur qu’a lieu ta renaissance !
N’est-il de liberté qu’au prix de barbaries ?
Et n’est-il de justice acquise sans tyrannie ?

Par le rouge des flots qui coule dans nos veines,
Et par la fulgurance des révoltes soudaines,
Par la force du peuple qui relève le front
Qui se relève enfin pour essuyer l’affront :

J’en appelle à l’amour qui fleurit dans nos cœurs
J’en appelle aux rivières de sanglots et de pleurs
J’en appelle à ces voix qui scandent levant la paume
A celles qui psalmodient des versets ou des psaumes
J’en appelle au printemps, à l’odeur du jasmin
Pour que la LIBERTE éclaire ton chemin ….
SYRIE !