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28/04/2012

LA MINUTE NECESSAIRE DE MONSIEUR CYCLOPEDE: "VERIFIONS L'INFAILLIBILITE DU PAPE"

 

VERIFIONS L'INFAILLIBILITE DU PAPE

La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède - 29/11/1982 - 01min18s

 

Pierre DESPROGES pose une question-piège au pape.


Production

Agence, Paris : France 3

Générique

Fournier, Jean Louis
Desproges, Pierre

LE JOURNAL DE PERSONNE: "ZARATHOUSTRA"

Femme magnifique à l'intensité hors-norme.

Superbe et talentueuse... Al'écriture riche et précise.

Il est important de ne pas passer à côté!

Ne manquez pas de vous rendre sur son site: c'est une mine!

http://www.lejournaldepersonne.com/

Ou sur sa chaine Youtube:

http://www.youtube.com/watch?v=VuiAdm6sSFE&feature=mfu_in_order&list=U  


Elle: tu t’appelles comment ?
Lui : Je ne sais pas vraiment
Elle: tu as quel âge mon enfant ?
Lui: tu as l’impression que je suis petit… que je ne suis pas grand
Elle: d’où est-ce que tu sors, je ne t’ai pas vu venir
Lui: je ne sais pas d’où je viens…
Elle: tu sais au moins où tu vas ?
Lui : je ne me déplace pas dans l’espace mais seulement dans le temps.
Elle: et pourtant tu es bien là en face de moi
Lui : c’est encore l’œuvre de ton imagination
Elle : t’as raison… y a pas d’espace entre le réel et l’imaginaire.
Lui: il y a le temps qui passe
Elle : et quelqu’un qui vous chasse… va-t-en…
Lui : on m’appelle Wagner
Elle : et pourquoi est-ce qu’on t’appelle Wagner?
Lui : parce que je ne cesse de dire que tout se passe ici-bas… qu’il n’y a pas d’au-delà.
Elle : le ciel est vide… c’est ce que je me dis aussi…
Lui : au contraire, le ciel est bien rempli… c’est pour ça qu’il faut faire le vide.
Elle: oui, ça me rappelle quelque chose, le crépuscule des dieux. C’est ça ?
Lui : les idoles, les idéaux, les idées… au bûcher!
Elle : et il me restera quoi pour vivre ?
Lui : un ego insatiable
Elle: et j’en ferai quoi?
Lui : un présent au premier venu
Elle : je suis d’accord… pour t’offrir mon ego comme cadeau de bienvenu
Lui : je ne peux l’accepter … sauf si tu acceptes de reprendre le mien.
Elle : ce n’est pas drôle comme échange… mais j’accepte… les yeux fermés.
Lui: tu ne crois pas si bien dire, parce que tu n’as encore rien vu !
Elle : vu quoi?
Lui : que tu viens d’échanger un moi réel contre un moi imaginaire
Elle : parce que je ne t’ai pas encore dit que j’avais envie d’en finir
Lui: pourquoi?
Elle : parce que je n’aime plus la France
Lui : parce que tu préfères les songes ?
Elle: oui, les songes aux mensonges.
Lui : dès que tu fermeras les yeux, tu ne seras plus de ce monde.
Elle : je peux revoir mon fils une dernière fois?
Lui: non, puisque tu viens de renoncer à tous tes droits.
Elle: s’il te plaît (en pleurant)
Lui: qu’est-ce qui t’arrive, tu craques ?
Elle: non… je me fous de ma gueule, une bonne fois pour toutes. C’est fini!

MUSES EN ATTENTE

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MUSES  EN  ATTENTE


C'est au vif d'une équivoque volontaire et constante
Que se déclenche le rythme pulsionnel de l'écriture.

On parle d'urgence, d'absolue nécessité offerte
Au granit d'un long processus d’obsessions
Lâchant enfin les brides à ce qui ne demandait
Qu'à s'extraire du magma, au réel du spontané!

Les muses en attente lui offrent la parole
Et trouvent les mots justes aux images incertaines
D'un souffle ténu, d'un presque murmure,
Sensibilité poétique au plus immédiat de l'émerveillé.

Dommage qu'au fil de l'étrange amer,
Initiée aux tortures du cheminement intérieur,
L'écriture pour la vie se confronte à l'impasse,
Entravée par le destin, parmi les ombres
Portées sous les lourdes ailes sombres d'un rapace,
Attirée qu'elle est par le non-temps palpable
Justifié jusqu'à longtemps par l'incompréhensible présent.

P.  MILIQUE