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12/07/2012

LE SALAUD DE L'ETE: « On lit l'avenir sur nos lèvres »

LE SALAUD DE L'ETE


Chanson d'amour (2’56’’)


« On lit l'avenir sur nos lèvres »

C'est l'été, saison des amours éphémères et des bals populaires. Un an après notre "Tube de Léthé" technoïde, ARTE Radio vous propose cette fois de danser collé-serré. Pas à pas, deux par deux, joue contre joue. Ecrit, composé et enregistré comme d'hab dans la journée, voici le slow de l'été. Toutes nos chansons sont rangées dans la rubrique Création / Musicales.


Enregistrement : 3 juillet 12
Texte & voix : Silvain Gire
Musique & réalisation : Samuel Hirsch

LE JOURNAL DE PERSONNE: "GAUCHEMAR"

Femme magnifique à l'intensité hors-norme.

Superbe et talentueuse...

A l'écriture riche et précise.

Il est important de ne pas passer à côté!

Ne manquez pas de vous rendre sur son site: c'est une mine!

http://www.lejournaldepersonne.com/

Ou sur sa chaine Youtube:

http://www.youtube.com/watch?v=VuiAdm6sSFE&feature=mfu_in_order&list=U


La gauche n’est pas à gauche
Et sans être de droite, elle est plutôt à droite
Mal à droite et maladroite
Depuis qu’elle est au pouvoir, il n’y a plus de pouvoir
Elle savoure comme nous tous, l’impuissance de sa puissance
Contente ou mécontente elle se contente de sa petite gouvernance
En redistribuant la misère en toute bonne conscience
Normal? puisqu’elle a cessé de croire à son propre idéal
Navrante elle a 5 ans pour gérer les affaires courantes
Et pour nous dégoûter à vie de toute espèce de rêverie.

Parce que c’est le mode de production qui gouverne les hommes depuis que les hommes ont cessé d’être des hommes de bonne volonté
pour devenir les jouets des forces productives.
C’est désormais la Finance qui a usurpé notre essence
Dès lors pourquoi s’acharner sur la gauche moribonde ?
Parce qu’elle a prétendu être en mesure de nous rendre notre dû
Alors qu’elle n’a rien fait d’autre que nous renvoyer dans la rue
Mais… mais… laissons le temps au temps comme disait Mitterrand
Mais… mais nous ne l’avons plus, le temps, nous sommes morts vivants

Et pourtant… nos gouvernants font tout pour nous gouverner
Avec quelques piécettes, quelques mesurettes, quelques pirouettes
A défaut d’être bons, ils ne font rien de mauvais, il est vrai
Mais sans nous spécifier qu’ils ne peuvent rien faire de bon
Parce que les jeux sont faits pour tous les êtres doués de raison
La politique est morte… et personne n’ose signer son acte de décès
Je m’en vais le signer et envoyer une copie à l’AFP

UN BONHEUR FASCINANT

INCANDESCENCE.jpeg 

 

A MA JOSS QUI SAIT....

 

 

UN BONHEUR FASCINANT

 

La vie est remplie de choses redoutables...

 

Je sollicite donc tous les pouvoirs des mots

Poussé par l'obsédant souci de me connaître....

Me reconnaître,

En m'imposant la règle d'une authenticité absolue

Pour m'affranchir des mes démêlés intimes avec le réel.

 

Mais quel bonheur fascinant, quand un

Jour moyen éclot.

 

Avec toujours cette conscience en désordre

Qui cherche à en découdre d'abord avec elle-même.

Atermoiement dérisoires de la pensée

Me dépossédant avec obstination des fils obscurs de la vie.

Sentiment d'étrangeté. Malsaine nostalgie.

 

Mais quel bonheur fascinant, quand un

Jour moyen éclot.

 

Dans mon cœur ruissellent des angoisses plus que secrètes.

Mais je les sais travaillées, ciselées

Jusqu'à atteindre la précision ultime d'une hallucination.

Le cauchemar surgit à la marge de chaque instant,

Le temps vacille, devient diaphane, puis s'efface.

 

Mais quel bonheur fascinant, quand un

Jour moyen éclot.

 

Hanté par le souvenir d'êtres aimés désormais improbables,

Je tente de découvrir l'unique point de surie

Tapi en ces tanières où je souffre sans recours,

M'abîmant dans ce désespoir accueillant

Le seul qui s'offre à moi sans l'aide de personne.

 

Mais quel bonheur fascinant, quand un

Jour moyen éclot.

 

Dans cet espace envoûtant, l'impasse est totale

Qui me pousse aux horreurs pour braver l'épouvante.

Je dois expulser de moi les faux sentiments,

Les souvenirs initiés au vitriol

D'une impudique désinvolture teintée de mépris.

Paroles bizarre et furieuse d'un fou vomi de son enfer.

 

Mais quel bonheur fascinant, quand un

Jour moyen éclot.

 

Il y a pourtant la radieuse quête

De joie, d'amour et de sagesse.

Il y a la confusion des mots chuchotés de velours,

Craquants de malice et de tendresse assumée.

Il y a l'étonnant regard qui accentue le mystère

Des lueurs embrumées par la mélancolie des vies étouffées.

 

 

L'amour parfois s'autorise des éclipses.

On l'éprouve alors vide, froid... glacial.
Mais lorsque l'on sait à quelle majesté l'offrir

Il se fait chaleur, flamboyance... incandescence.

 

Alors,

Mais quel bonheur fascinant, quand un

Jour moyen éclot.

 

P. MILIQUE