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08/04/2013

HUBERT VOIGNIER " LES HAUTES HERBES " (5/5)

 

HUBERT VOIGNIER 

" LES HAUTES HERBES "

   (5/5)

 

 

« Jamais je ne côtoie ces champs d’herbes… »

(les poèmes ne portent pas de titres, il s'agit des premiers mots indiqués ici entre guillemets)

 

Lu par Michel FAVORY

 

Poème extrait du recueil Les hautes herbes, Cheyne éditeur, 2004, réed. 2011

 

Né en 1964 à Lyon, Hubert Voignier a publié quatre livres à Cheyne dans la collection Grands fonds (Suites terrestres, 1991, Paysages, encore et autres petits contes, 2003, Le Débat solitaire, 2006 et Le Morateur, 2008). Et deux autres titres chez Deyrolle : Paysages, en 1994, et Les Hauts Plateaux, en 1996. Collaboration aux revues Théodore Balmoral, Verso, L’Atelier contemporain (n°2, 2000 / n°7, 2003), les Heures.

 


Extraits choisis par Laurence COURTOIS

Prise de son, montage : Julien DOUMENC et Pierre HENRY

Réalisation : Michel SIDOROFF

Assistante à la réalisation : Laure-Hélène PLANCHET

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER : 01/04/2013

 

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER 

01/04/2013

LE RESCAPE VOLONTAIRE 3

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A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter)  le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...


LE RESCAPE VOLONTAIRE

3


D'infinies ruptures en fractures irrémédiables, son présent dérive

Et fait de lui cet homme chancelant et désaccordé rompu par la lutte.

Il exsude une détresse sans entraves par tous les pores de la peau

Tant l'intime combat qui le mord au tréfonds hurle au terrible.

La résultante avérée de ces profondes tourmentes intérieures

Et que, le voilà entraîné à l'inéluctable dans la spirale infernale

Qui fait entrer en résonance le probable fascinant de l'abîme à venir.

 

Le voilà assailli , au quartz de chaque instant, d'un désir mortifère.

Il est sous le charme envoûtant d'une mort fardée de couleurs vives,

Cette mort qui détruit certes, mais que dire de la maladie qui dégrade ?

L'hésitation pas plus que le doute n'ont en l'espèce aucun lieu d'être

Et l'on ne saurait aborder la mort avec plus d'allégresse qu'il en éprouve.

(A SUIVRE...)

JACQUES HIGELIN AU FIL DE SES ALBUMS 6/6 : “ BEAU REPAIRE ” (2013) : “Celui-là, je l’aime, du premier au dernier morceau !”

 

JACQUES HIGELIN AU FIL DE SES ALBUMS

  6/6

“ BEAU REPAIRE ”

(2013) 

“Celui-là, je l’aime, du premier au dernier morceau !”

 

 

 

Le superbe renouveau. Après Amor doloroso en 2006, et Coup de foudre en 2010 – qui avaient l'un et l'autre marqué le retour d'un Higelin incisif, fougueux, et en voix –, Beau Repaire va plus loin et scelle sa résurrection artistique. Plus que cela : le disque s'impose même comme l'un de ses meilleurs (le meilleur ?). On y retrouve tout le génie d'Higelin : son incroyable faculté à s'émerveiller, son regard toujours neuf sur la vie et les hommes ; son sens des mélodies lumineuses (il a tout écrit et composé). Sa voix, tendance bluesman, plus pénétrante qu'elle ne l'a jamais été… Higelin chante les amours combattantes ou sereines, la vie qui vient, et celle qui s'en va. Par delà l'absence, il s'adresse à Barbara (Etre là, être en vie) ; sur un autre titre, il croise le fer amoureux avec Sandrine Bonnaire (Duo d'anges heureux). Partout, Higelin célèbre la vie, sans jamais sombrer dans une naïveté doucereuse. Sa voix sonne comme une magnifique consolation aux coups de l'existence. Pour cela, on ne le remerciera jamais assez…