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05/06/2017

PASSE-PASSE CONCEPTUEL 8

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

 

PASSE-PASSE CONCEPTUEL

8

 

     La présence d'une certaine rigueur revenue suffit le plus souvent à en dénoncer les approximatifs subterfuges.

Cessons de voir au travers pour ne plus voir de travers!


Désireux de penser par soi-même ce que l'on observe, il n'y a au vrai qu'à tendre les yeux sur quelques détails révélateurs pour que, éreintant soudainement la contrainte, s'agglutinent en sauvetage les idées de la raison.

 

          En ce sens, l'illusion peut donc se concevoir comme une servitude volontaire.

Car, tout comme la perception le fait, elle ne prétend jamais qu'à elle-même. De fait, il faut une bonne dose de complicité pour qu'elle soit. Ou d'ignorance Puisque erreur et vérité tiennent souvent, on le voit, de la même illusion. Association de malfaiteurs!

(A SUIVRE..)

 

P. MILIQUE

25/05/2016

T'APPROCHES PAS DU FEU 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

T'APPROCHES PAS DU FEU

2

C'est ainsi qu'auprès de toi naîtra sa légitimité
D'homme exclusif préposé à te maintenir en vie.
Tourmentée auprès de lui, tu partiras en dérive
Sur le chaos d'une souffrance qui submerge tout,
Jetant ton cœur en sang dans les entrailles fétides
De, l'insatiable blessure de tes questions multiples.

N'oublie jamais cela:
T'approches pas du feu
Tu vas t'abîmer les yeux
Plus t'es loin du brasier
Mieux tu vois le danger.

Et voilà qu'elle dit les douleurs enflammées
De ce qui est, qui n'aurait jamais dû exister,
Que, c'est sûr maintenant, elle regrette déjà.

(FIN)


P. MILIQUE

24/05/2016

T'APPROCHES PAS DU FEU 1

au magma présent de l'écriture,

 

T'APPROCHES PAS DU FEU

1



Et voilà qu'elle dit les douleurs enflammées
De ce qui est, qui n'aurait jamais dû exister,
Et dont il est à parier qu'elle le déplore déjà.

Pourtant, il se peut que l'on paraisse tous
Astreint à la même dictature de l'ingérable.

Car c'est en quelque sorte irrémissible acéré
De ce qui est proposé en fragments émancipés
A tous ceux qui ont faim de cet Amour différent
Qu'ils savent en attente depuis l'éternel originel.

Toi, tu possèdes un Ami qui t'exalte la vie!
Peut-on imaginer plus précieuse aubaine?

T'approches pas du feu
Tu vas t'abîmer les yeux
Plus t'es loin du brasier
Mieux tu vois le danger.


Ces mots-là sont de ceux qui ne peuvent s'exprimer
Que dans la relation privilégiée avec un Ami proche.
Il saura s'appliquer à ne jamais émouvoir
Et se dégager d'une objectivité encombrante.
Sa présence sera de s'attacher à ne prononcer
Que des mots de vérité: ceux de l'homme vrai.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

11/08/2015

ARPÈGES DE CRISTAL 1

au magma présent de l'écriture,

 

ARPÈGES DE CRISTAL

1



Sous une pluie d'étoiles en goutte de finesse,
Je respire l'amour qui nous tient lieu d'histoire
Dans ce vaste ciel que l'on a composé nôtre.

C'est la force fragile d'un pétale de rose
S'ouvrant sur la page intime d'un partage
Qui suggère des perles d'incandescence
A l'alerte semeuse de graines de bonheur.

Un long froissement, aussi délicat que feutré,
Laisse s'écouler de douces caresses musicales,
Arpèges de cristal que la temporalité prolonge.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

16/04/2015

L'ARBRE A REPOS 3

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

L'ARBRE A REPOS

3

Le moment est propice pour laver son âme
Des souillures suintantes de souffrance brute
Pour en isolé le diamant brut lové en son sein.
Ce n'est peut-être qu'une pierre aléatoire,
Il n'empêche que sa présence attire et fascine
Tel un révélateur de ce qui, loin au tréfonds,
Affiche la beauté unique de sa seule vérité.

Le délicat poison dès qu'il est identifié
Peut se révéler chemin de vive douleur
Vecteur de probables coups à prendre?
Il faut se préparer à l'intensité du combat
Qui va sans nul doute se livrer de soi à soi,
Et à le mener seul, il n'est que danger fou.

Si une quelconque branche de son arbre
Venait à se mêler aux branches de l'Autre,
Cela ferait brasiller cette évidence en attente:
Une seule d'entre elles suffisait à son repos.

(FIN)

P. MILIQUE

11/04/2015

POÉSIE BLANCHE ET RÔDEUSE 1

au magma présent de l'écriture,

 

POÉSIE BLANCHE ET RÔDEUSE

1

En parvenant à un équilibre entre exaltation et lâcher-prise, il se lance le défi solitaire, à la limite du vertige, d'un voyage chaotique au cœur du mal-être.
Cet état de fait enserre la justesse du vide et, alors que se lève comme un vent de désertion, rend vie et mouvement à ce qui se tait dans le tressaillement d'un geste.
Voilà la lumière convertie, ressentie jusqu'aux dangers résiduels présents dans les non-dits.

Il est important, alors même qu'en une vie de soleil les démons intérieurs s’entre-déchirent, de porter un regard différent sur la réalité.
Longue contemplation qui fond la mer dans la candeur du ciel.
Cristallisation d'une raison qui lutte contre la pulsion.
Certaines d'entre-elles recèlent une invitation au bonheur de construire.
Aura rayonnante et pleine d'émotions précieuses encore inassouvies.
Miroitements pourpres au tréfonds de la chair emblématique d'une souffrance rugueuse.
Il se défait au jour le jour dans l'embrasure constante de l'insondable tristesse qui l'habille.

(A SUIVRE)

 

P. MILIQUE

04/02/2015

UNE APPÉTENCE MORTIFÈRE 2

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

UNE APPÉTENCE MORTIFÈRE

2

Il est comme dévoré au tréfonds par la maladie et l'amour.
Cet amour inespéré que lui offre une femme d'exception dans un foisonnement fou de couleurs et de parfums.
Une femme qui le lie à elle par la grâce d'une profonde et fidèle affection.
Il est désormais avéré que l'obstination de leur liaison secrète n'est autre qu'une réponse qui claque, cinglante, à la gueule de l'oubli.

Quant à la maladie elle, la maladie...
Elle offre maintenant la soudaine évidence de paysages désertés de toute présence humaine.
Le traumatisme survenu est déterminant et participe à la lente et irrésistible recrudescence de son désespoir.
L'avenir, jadis tout sourire, ne lui semble plus qu'un danger qu'il lui faut désormais éviter.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

07/08/2014

NE PAS CÉDER 4

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

NE PAS CÉDER

4

 

Il faut cependant être attentif à ne pas prendre l'effet pour la cause. Aussi le courage est-il un choix ! Car si on ne fait jamais assez de bien c'est, avec une bien désarmante facilité le mal que nous faisons toujours une fois de trop. Dès lors, il est juste d'espérer naître à soi-même et au monde. Cessons d'attendre que le déni s'estompe devant l'initiative, et continuons de vivre, quand bien même tout se liguerait pour nous en dissuader.

Dans ce monde de dangers, de violences et de peurs où s'accumulent des exigences aussi désordonnées que brutales, nombreux sont ceux capables de se jeter à l'eau. Mais combien possèdent celui de nager à contre-courant ?
L'aurai-je moi-même ?
A priori, je connais ma réponse, mais...

(FIN)

 

P. MILIQUE

03/08/2014

A L’AUBE TOURMENTÉE

 

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Crédit photo: http://sergecar.club.fr/cours/temps3.htm

 

A L’AUBE TOURMENTÉE



Au miroitement prétentieux des mots,
Il cherche dans l’écriture le moyen de dire l’indicible.
Chaque mot est pesé à revenir sans cesse sur des phrases
Qui se déplient, se renouvèlent encore, à nouveau,
Parfois s’étirent et se réinventent.

Mais le danger est grand que l’écriture se substitue
Au monde sans jamais parvenir à l’imiter .

A l’aube tourmentée de ses écrits fragmentaires
Bouillonne un turbulent ressac de mots
Aux fragrances savoureuses qui offrent l’essence
D’un plaisir coulant d’une plume-émotion,
Jusqu’à marquer la page au réel de merveilles
Dans la prise de conscience au pouvoir subversif.

P. MILIQUE

21/03/2014

SCINTILLEMENT SENSUEL

étoiles.jpg 

 

SCINTILLEMENT SENSUEL

 

Plutôt qu'entités figées, nous ne sommes qu'intermittences

Dans un mouvement cosmique qui dépasse le vivant.

 

Entrainés sur une pente dangereuse qui défie notre compréhension,

Se déploie une lente oscillation des états antérieurs.

 

Nombre de déferlantes émeuvent et secouent leur singularité

Sous l'éclairage cru de l’adversité sournoise.

 

Discipline du chaos, maîtrise ou dépossession,

Nous voilà devenus les vigies silencieuses

D'un monde grouillant de sauvagerie brute

Qui nous suggère le rejet spontané de ce chœur de furies

Faisant de nous la proie de quelqu'un, ou pire encore, son prédateur.

 

Privé tout à coup du lien précieux de l'évidence,

A la fois sombre, incontrôlé et cependant majestueux,

Il reste à faire appel à la souveraine liberté d'être!

 

L'espace d'exploration que l'on sait indéfiniment infini,

Propose toute la beauté contenue dans l'aventure humaine

Tout en indiquant au peut-être la trajectoire du sublime.

 

Cependant, malgré le scintillement sensuel d'étoiles indicatrices,

Le vertige reste considérable dans l'apparition de chimères,

Et l'iconoclaste puissance d'auto-destruction générée

Trouve alors l'appui d'arguments séduisants et définitifs

Qui aident à opérer le grand saut dans l'inconnu si en beauté ce soir.

 

P. MILIQUE

26/02/2014

LE JOURNAL DE PERSONNE: "LA MELANCOLIE"

 

LE JOURNAL DE PERSONNE

  "LA MÉLANCOLIE"

 

Il y a des jours avec…

Il y a des jours sans…

Que l’incompréhensible soit,

Ce sera toujours répréhensible.

De ne pouvoir vivre avec

De ne pouvoir vivre sans

Avec Dieu, c’est sans risque,

Sans Dieu, c’est avec le danger.

C’est dangereux d’être heureux

C’est malheureux de craindre le danger

Je tourne en rond dans mon pré carré

Avec ou sans conviction

Car je ne crois ni aux amours, ni aux amis

Les paris, c’est fini.

C’est infini la solitude… l’infinitude

Rien dedans… rien autour… rien au dessus

Dedans il fait froid même quand il fait chaud dehors

Autour, des hommes qui me font la cour

Au-dessus des stars ou des tsars qui ne brillent plus

Tout effort est un acharnement thérapeutique

Toute force est d’une faiblesse tragique

Entre le jour et la nuit, j’ai choisi :

Je vais mettre fin à mes jours et vivre la nuit

Ne pouvant me débarrasser de ceux qui me regardent

Je vais cesser de les regarder :

Je vais me mettre un bandeau sur les yeux

Et ne plus rien voir… et tout revoir

Tout re-concevoir avec un œil au noir

Et une tête qui s’entête

Avec ses sempiternelles pirouettes :

Qui perd gagne…

Un de perdu…

Rien ne se perd…

C’est moi qui transforme tout…

Toute lassitude en solitude.

20/02/2014

GEORGES SCHAEHADE: "TROIS POEMES"

 

GEORGES SCHAEHADE

"TROIS POEMES"

Lecture par CÉLINE SAMIE

Références:

in Les Poésies 

© Gallimard 2001

 

Georges Schehadé (1905 Alexandrie-Paris 1989) est un poète et auteur dramatique libanais de langue française.

Issu d’une famille libanaise aristocrate, Schehadé est l’auteur d’une importante œuvre théâtrale proche des conceptions du nouveau théâtre, dont il est l’un des chefs de file avec, entre autres, Beckett, Ionesco ou Arthur Adamov. La plupart de ses pièces ont été créées par Jean-Louis Barrault et la plus célèbre d’entre elles, Histoire de Vasco (1956), a été traduite en 25 langues, jouée un peu partout dans le monde pendant les années 1950 et 1960.

Schehadé est également l’auteur de plusieurs recueils poétiques (Rodogune Sinne, L’Écolier Sultan, Poésies I à VI, Poésies VII (posthume). Tôt reconnue, son œuvre a été saluée et défendue par les plus grands (Paul Éluard, André Breton, Saint-John Perse, René Char, Jean-Louis Barrault, Octavio Paz, Philippe Jaccottet, Salah Stétié...).

En 1986, il se voit décerner par l’Académie française le Grand Prix de la Francophonie, créé l’année même.

Fuyant la guerre civile (1975-1990) qui menace le Liban, Georges Schehadé quitte Beyrouth en 1978 et s'installe à Paris où il meurt en 1989.

 

Poèmes choisis par Lorette Nobécourt

Prise de son Djaisan Taouss

Montage Anne-Laure Chanel