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30/04/2017

LA NAISSANCE DE L'AUBE 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

 

 

LA NAISSANCE DE L'AUBE

2

 

J'ai envie d'effleurer le chaud de ta main,

Et de la caresser de la pulpe de mes doigts.

Ceux-ci se font oiseaux, papillons aériens

Partis à la recherche du tangible de ta réalité.

Et je perçois l'éclat iridescent de ton sourire

Tel un soleil espiègle dans l'azur en devenir.

Comme un astre profus sans ombre possible.

 

Je récite mentalement la saveur de tes lèvres.

J'ai tellement soif d'elles tandis que ta bouche

Humide et consentante s'offre à me désaltérer.

J'embrasse ton corps chéri et si plein d'amour.

Je baise ton ventre satiné et son petit soleil à lui,

Astre immensément vivant où pulse fort ton cœur.

J'invoque en toi la vie et son bonheur instantané.

Si tu savais combien son déchirants le bonheur

Et la joie de te reconnaître en cet instant révéré.

Bonjour toi, bonjour mon inespérée, salut ma vie!

 

Amour, nul besoin de fermer les yeux pour te voir:

Tu es là! Là mais bien trop loin pour pouvoir déceler

Sous mes paupières la lumière que tu allumes en moi.

(FIN)

 

P. MILIQUE

18/02/2012

QUELQUES POEMES VENUS DE SYRIE "CHARADE"

Le HuffPost a pris connaissance d'une série de poésies écrites dans un français remarquable, par une Syrienne qui a réussi à les faire parvenir en France. Nous lui conservons bien entendu son anonymat pour des raisons évidentes. Ce sont ces poèmes, d'une force poignante, qui sont reproduits ici.  


Charade


Une charade sans scrupules
Comme en guise d’épitaphe
Pour un monstre, une crapule,
Apparenté aux girafes …

Il était un militaire
Qui n’allait pas au combat,
Et pratiquait l’arbitraire,
Le mensonge, les coups bas,

Il était un escogriffe
Avec une voix de geignard
Aiguisant ses longues griffes
De rapace, de charognard,

Un grand dadais tout sourires
-de la foule la risée-
Cachant ses crocs de vampire
Sous des airs civilisés,

Un président de fortune,
Faisant à la Loi outrage
Puisqu’il avait reçu une
République en héritage !

(A son despote de père
Au Châtiment condamné
Des millions font UNE prière :
« Que son âme soit damnée ! »)

Summum de l’absurdité :
Pour des réformes il s’engage !
Et frappé de surdité
Quand le peuple crie : DEGAGE !

Et toutes les marionnettes
D’une Assemblée de fantoches
Applaudissent, même quand il pète !
(lui qui mérite des taloches !)

Le combe du ridicule
Pour un « ophtalmo-docteur » :
Porter des œillères de mule,
Etre un aveugle du cœur !!