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02/03/2012

QUELQUES POEMES VENUS DE SYRIE: PRINTEMPS DES HOMMES LIBRES

Le HuffPost a pris connaissance d'une série de poésies écrites dans un français remarquable, par une Syrienne qui a réussi à les faire parvenir en France. Nous lui conservons bien entendu son anonymat pour des raisons évidentes. Ce sont ces poèmes, d'une force poignante, qui sont reproduits ici 





PRINTEMPS DES HOMMES LIBRES

 


Au bout de tant d’hivers interminables et longs
Décennies de glace, de froidure, de givre
Et des années de gel et des années de plomb
Voici venir enfin un printemps d’Hommes Libres !

 

Printemps des Hommes Libres ! Printemps, je t’en conjure !
Par la terre abreuvée de tant de sang versé,
Rends-nous la dignité pour réparer l’injure !
Guide vers la lumière notre traversée !

Que ton souffle nouveau devienne délivrance
Dans l’incommensurable force de l’Unité !
Sème sur ton chemin amour et tolérance
Pour qu’éclosent les roses de la Liberté !

A L’AUBE TOURMENTEE

RESSAC.jpg 

 

 

A L’AUBE TOURMENTEE

 

Au miroitement prétentieux des mots,

Il cherche dans l’écriture le moyen de dire l’indicible.

Chaque mot est pesé à revenir sans cesse sur des phrases

Qui se déplient, se renouvèlent encore, à nouveau,

Puis parfois s’étirent et se réinventent.

 

Mais le danger est grand que l’écriture se substitue

Au monde sans jamais parvenir à vraiment l’imiter.

 

A l’aube tourmentée de ses écrits fragmentaires

Bouillonne un turbulent ressac de mots

Aux fragrances savoureuses qui offrent l’essence

D’un plaisir coulant d’une plume-émotion,

Jusqu’à marquer la page au réel de merveilles

Dans la prise de conscience au pouvoir subversif.

 

P. MILIQUE

Louis ARAGON: "EPILOGUE"

 

Un des derniers poèmes d'ARAGON, interprété par INES, au Club des Poètes, 30 rue de Bourgogne 75007 Paris

(http://www.poesie.net)

PÈRE MYSTÈRE

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PÈRE MYSTÈRE

 

Incursions nostalgiques

Dans les méandres fantasmagoriques

De la déraison,

Afin d’y retrouver

La douleur irréfragable

Et la secrète admiration

Pour ce Père si mystérieux

Et si troublant

Qui hante mes nuits.

 

P. MILIQUE