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25/04/2013

MICHEL DEGUY : "IL Y A DONC DEUX CHAGRINS D'AMOUR"

 

MICHEL DEGUY 

  "IL Y A DONC DEUX CHAGRINS D'AMOUR"

 

Lu par Thierry HANCISSE

 

 

 

Extrait tiré du recueil A ce qui n'en finit pas, Editions du Seuil, 1995

 

« Météore traçant de furieuses ellipses,

 

Impalpable entrechoc de mondes emboutis,

 

Cailloux jetés, poussiers, silex, micas et gypses,

 

Humoresques rumeurs, sanglots et sacristis

 

Emportés dans la pure avidité de dire

 

L’un comme l’autre et le tout à foison.

 

 

Devant nous s’ingéniant à pincer une lyre

 

Enharmonique avec cadences de raison

 

Grave et gaie tour à tour dans la gorge moulue,

 

Ubéreuse des sucs de sa conjugaison

 

Y verse à la façon d’une muse goulue. »

 

 

Extrait de « Michel DEGUY» de Jean-Luc NANCY

 

 

« Ami fidèle, peut-être parce que Michel est fidèle à lui-même, ou peut-être parce qu’il est quelqu’un qui vénère le sentiment de l’amitié et sait être ami. »

 

Extrait de « Le poète est poète, est poète, est poète » de Naciej NIEMIEC

 

Extraits choisis par Hélène BLESKINE

 

 

Prise de son, montage : Julien DOUMENC et Pierre HENRY 

Réalisation : Michel SIDOROFF

 

Assistante à la réalisation : Laure-Hélène PLANCHET

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER : 22.04.2013

 

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER 

22.04.2013

SUR LE FIL DU MARGINAL

au magma present de l'ecriture,francis lalanne,

 

SUR LE FIL DU MARGINAL

 

Ces mots sont tellement de ceux qu'il écrit,

De ceux dont il prétend connaître la musique

Parce qu’ils sont ceux de ces atmosphères singulières

Qu'il sait mettre en place comme personne.

 

Dans les phrases, on le perçoit d'emblée,

Rien n'entrave l'évidente vérité de l'imaginaire.

Tout peut se dire lorsque s'égrène l'intégral,

Au point qu'aucune plainte non étouffé ne subsiste.

Le monde en est comme abruptement outragé

Dans la dignité qu'il feignait de posséder encore,

Meurtri, d'une blessure qui jamais ne cicatrisera.

 

Nous voilà en présence d’une écriture luxuriante

Qui fouille avec précision l’irréel suggéré en creux

Et s’adresse aux ténèbres à là, à portée de mort.

Elle ne saurait en effet manquer plus longtemps

L’opportunité offerte de devenir la relation au monde

Tandis que le quotidien s’obstine à entamer le crépuscule

D’un dialogue singulier avec la violence ordinaire de la vie.

 

Lorsque tout s’écrit ainsi aux flammèches du possible,

Sur l’étroit fil du marginal aux couleurs d’exclusion,

C’est la chair même des mots en guerre qui fascine.

 

P.  MILIQUE

NICOLAS "BLUES DU MONDE" " I DON'T CARE " AU FESTIVAL TERRE DE DE JAZZ

 

NICOLAS "BLUES DU MONDE"  

" I DON'T CARE "

  AU FESTIVAL TERRE DE DE JAZZ

POUCHARRAMET 

20 AVRIL 2013

 

Une soirée en compagnie de cet ami artiste unique et singulier,

Et voilà que le talent exprimé arrête les méandres du temps.

C'est un grand bol de plaisir qui remue en dedans. 

Ne reste plus alors qu'à laisser venir ce qui vient....

Merci Nico!