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24/04/2017

CONCISION FRAGMENTAIRE 55

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CONCISION FRAGMENTAIRE

55

 

 

Écrire un poème?

Mais il parlerait de quoi?

Ce ne serait qu'un tout petit poème

Qui ne parlerait que de toi!

 

P. MILIQUE

18/03/2017

PASSÉ A VENIR

au magma présent de l'écriture,

 

PASSÉ A VENIR



Nous ne comprenons guère des autres,
A part que parfois, ils semblent ne vivre,
Que dans un passé aux parfums d'essentiel.

Il reste que si ce passé précis embaume peu,
Force est de constater qu'il est tout de même
Le seul temps rationnel a réellement exister!

Le présent qui nous occupe ne vit donc que de son substrat!
Quant à ce qui n'est pas encore, qui peut conjecturer quoi?

P. MILIQUE

16/12/2016

UN AVENIR A NOUVEAU LUMINEUX 9

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

UN AVENIR A NOUVEAU LUMINEUX

9

 

Le cancer est une maladie faite d'attentes, d'incertitudes et d'évolutions.
Avec elle, le contrat à durée indéterminée est garanti: quand on est malade, on l'est pour longtemps, tout le monde sait ça!
Il n'empêche que l'urgence de la guerre qu'il faut impérativement déclarer au fourbe envahisseur est d'emblée éprouvante et rebutante.

Je me souviens parfaitement ce jour où tu m'as fait part de ton cataclysme intérieur.
Il restera à jamais gravé au marbre de ma mémoire.
En faisant de moi ton confident privilégié, tu m'as accordé l'offrande d'un formidable témoignage de l'amour que tu me portes.
Pour cela, je me dois d'être à la hauteur de l'entière confiance que tu as placée en moi.
En remerciement, je me dois de te donner raison.
Je dois mériter de toi.
Je dois te mériter.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

25/11/2016

IL NE CRIERA PLUS

au magma présent de l'écriture,

 

IL NE CRIERA PLUS



C'est une comédie mortifère aux allures de religion:
Nommons la guerre. La stupide et horrible guerre
Qui n'offre toujours à voir que du déjà mille fois vu:
Ferrailles enchevêtrées, bris de verre, décombres.
Immeubles effondrés, villes violemment dévastées
Par l'abjecte déflagration des bombes meurtrières.

Un cri stupéfait hurle son incompréhension à l'infini,
Puis, peu à peu, s'amenuise dans un silence instable,
Contraint par le non-sens lancinant du martyr subi.

Gémit-il encore? Ne criera-t-il donc plus jamais? Non!
Il s'est éteint, martyr ordinaire de la folie des hommes.

Parviendra-t-on un jour à préserver l'humanité
De cette monstruosité sanguinaire et continue?
De cette guerre ou d'une autre? De toutes les autres?

Expression aveuglante de l'obstination brute à être,
D'un monde convulsé, éructant, barbare ancestral,
Asséché de tout sens véritable en sa violence ultime!


P. MILIQUE

11/10/2016

GUERRE D'INFLUENCE

au magma présent de l'écriture,

 

GUERRE D'INFLUENCE

Contrairement à une idée faussement répandu
Les mots qu'il utilise ne gravitent pas qu'autour
D'un sentiment banal ou d'une simple fantaisie.

Il est son propre rival au quotidien, résolument traqué,
Et il dispute avec férocité le territoire de l'irrationnel
Pour accentuer encore un peu cette guerre d'influence
Qui, d'un texte sous pression, laissera échapper la vapeur
D'un fascinant récit en équilibre instable sur le fil de la vie.

P. MILIQUE

24/08/2016

LA GUERRE DES MOTS

au magma présent de l'écriture,

 

LA GUERRE DES MOTS



Les mots m'ont déclaré une guerre
Que je ne contiens qu'à grande peine.

Il m'est naturellement impossible
De ne pas relever le défi imposé!

Mais, plutôt que de leur livrer combat
Frontalement, à ces mots récalcitrants,
Je fais l'amitié et la connivence avec eux.
Car, c'est viscéral voyez-vous, j'en ai besoin!

Déterminisme pour le meilleur et pour le pire.

P. MILIQUE

09/07/2016

LABYRINTHE PRIMAIRE 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

LABYRINTHE PRIMAIRE
2

 

L'esprit doit-il se frustrer pour assouvir son besoin récurrent, quasi viscéral, d'adapter le monde à ses besoins?
A celui de s'accoutumer à toutes les complications populacières qui le rassurent?


Ces questions, ainsi posées de manière aussi abrupte, pour le moins désarçonnent.

Mêmes si elles restent à portée d'intelligence courante, il n'en demeure pas moins qu'elles échappent à toute forme de compréhension spontanée.
Il faut dire qu'elles ne servent guère, du moins de prime abord, le juste cause d'un quelconque lieu commun.
Dès lors, il devient pour le moins complexe de s'extraire d'un tel labyrinthe.
Les faits sont accablants qui intercèdent pour un facile à vérifier: pour atteindre à la simplicité, il est plus efficace d'avoir d'abord  commencé par elle.
C'est bien ce qui rend difficile l'art complexe de faire simple.

Et en même temps, c'est ce qui tranquillise tout un chacun: car nous le savons, tout labyrinthe sécrète en lui les germes mêmes de sa propre issue.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

16/06/2016

FATALISTE

au magma présent de l'écriture,

 

FATALISTE


«Les sentinelles veillent aux portes des cités»

Et si je préférais me perdre?
Être cette envie qui se propage
Dans des ruisseaux pulsionnels
Ou des caniveaux chaotiques?

Je n'attends désormais plus rien de mes rêves.
 
P. MILIQUE

27/03/2016

JIMI 1

au magma présent de l'écriture,

 

JIMI

1

Mes héros ne sont pas armés de fusils,
Ils ne le sont que d'une guitare,
Et leur plus grande victoire
Est de destituer le monde
De son foutu manteau noir.

Je n'ai jamais fait de guerre,
Seulement d'exaltants virtuoses.
Mon ancêtre a connu Verdun,
Moi Jimi à Wight et à Woodstock.

Je ne puis crois en aucun dieu
Puisque je ne l'ai jamais vu.
Et si toutefois j'ai fait erreur,
Il en est le seul responsable:
Il n'avait qu'à se manifester!

Je ne puis aimer Napoléon,
Son chapeau est en carton.
Il a beau se dire empereur,
De moi il n'aura pas de fleurs.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

11/01/2016

MALADIE SANS NOM

au magma présent de l'écriture

 

MALADIE SANS NOM



Ce pourrait être la chronique d'une déchéance,
Une longue course à l'abîme et ses conséquences
Entre déréliction massive et autodestruction.

Il affiche un parcours douloureusement chaotique
Et, balayé par les tourments de son âpre histoire,
Guère désireux de s'immiscer dans le troublant
De cet ailleurs considéré en sa pitoyable errance.

On reste tout de même assujetti à l'absurdité
D'une destinée glauque, avérée inhumaine,
De toute façon marqué au sceau de l’insigne
Par cette humiliation dont il est la victime.

Le voilà atteint d'une maladie sans nom
Dont il sait déjà qu'il ne se relèvera pas.

Il décide alors de solder ce qu'il lui reste de vie,
D'autres n'hésitent pas à se projeter dans le vide
Tant l'indocile raison propose de se laisser aller...



P. MILIQUE

12/12/2015

S'AIMER C'EST SEMER

au magma présent de l'écriture,

 

S'AIMER C'EST SEMER

Comment aurais-je pu m'attendre à l'inattendu?
Comment aurais-je pu imaginer cet inimaginable?

Une ardente lueur s'est créée d'un océan de ténèbres,
Proposant ainsi la substance même d'un événement
Indéfinissable, affichant aussi l'éclatante confirmation
De ce postulat premier qui dit que s'aimer c'est semer.

La réponse proposée était-elle à ce point irraisonnable?
L'affirmation s'impose tant la raison n'y a pas sa place,
Et ce d'autant plus, qu'elle n'est que folie parmi d'autres.

Il est dit que le bonheur ne fréquente guère le monde
Cela induit le vif instinct de vivre là où on est heureux.

Ensemble nous vivrons comme ça, en ce lieu imprécis,
En ce lieu propice à déguster le présent, un lieu unique
Où nous habiterons avec intensité chaque part de nous,
Et chaque infime interstice de notre fol amour commun.


P. MILIQUE

30/09/2015

MORTS ENVAHISSANTS 4

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

MORTS ENVAHISSANTS

4

Elle s'affirme ample et souveraine cette difficulté
De traduire la douleur intime de mots douteux
Qui n'ont rien à dire et guère mieux à penser.
Il en est ainsi, les morts envahissent notre quotidien:
Le règlement stipule que la mort est une règle de vie.
Dès lors, au terme singulier de chacun des parcours
Jonché d'êtres en bûcher de cendres brûlantes
S'impose la matérialisation d'une éternelle évidence:
La mort n'est jamais qu'une mythomane récurrente
Qui n'a aucun scrupule à s'afficher tel l'Unique Vérité.

(FIN)

P. MILIQUE