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04/04/2013

HUBERT VOIGNIER : " LES HAUTES HERBES " 1/5

 

HUBERT VOIGNIER 

" LES HAUTES HERBES " 

  1/5

 

« Aussi je m’en vais par les routes… »

(les poèmes ne portent pas de titres, il s'agit des premiers mots indiqués ici entre guillemets)

 

Poème extrait du recueil Les hautes herbes, © Cheyne éditeur, 2004, réed. 2011

 

Né en 1964 à Lyon, Hubert VOIGNIER a publié quatre livres à Cheyne dans la collection Grands fonds (Suites terrestres, 1991, Paysages, encore et autres petits contes, 2003, Le Débat solitaire, 2006 et Le Morateur, 2008). Et deux autres titres chez Deyrolle : Paysages, en 1994, et Les Hauts Plateaux, en 1996. Collaboration aux revues Théodore Balmoral, Verso, L’Atelier contemporain (n°2, 2000 / n°7, 2003), les Heures.

 

Extraits choisis par Laurence COURTOIS

 

Prise de son, montage : Julien DOUMENC et Pierre HENRY

 

Réalisation : Michel SIDOROFF

 

Assistante à la réalisation : Laure-Hélène PLANCHET

 

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER : 26.03.2013

 

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER 

26.03.2013

 

UN SOURIRE A L'ÂME

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UN SOURIRE A L'ÂME

 

Les routes dessinent un horizon ouvert à d'autres possibles...

 

C'est un moment singulier, tout éclairé d'une ardeur juvénile

Qui s'adonne à la vie, le sourire à l'âme et la joie lucide.

 

Le rythme enfle encore en soi et jubile d'inattendu

Faisant jaillir la pensée pour l'accorder à l'essentiel,

Tandis qu'à petites touches subtiles, à peine audibles,

Une persévérance optimiste danse avec les circonstances

Et dilate le temps à venir d'aguicheurs plaisirs renouvelés.

 

Exaltée par l'énergie sauvage d'une sensible immanence,

Le voilà plus que jamais présent au monde, gagnant magnifique

Quand un cœur caressant amplifie sa juste fascination

Sous les rayons d'un soleil de bonheur étonnamment proche.

 

Suspendre le temps est un bon moyen d'accéder à son déroulement!

C'est ainsi qu'il valse sur les vestiges ardents de ce qui fut

Dans l'aube, éloquente et lascive de fluidité, d'un autre advenu.

Une ivresse extatique esthétise déjà ce qui demeure mystère inabouti.

 

P. MILIQUE

HIGELIN au fil de ses albums, “No man’s land” (1978) 2/6 : “J’aimais pas… je m’aimais pas”

 

Jacques HIGELIN au fil de ses albums 2/6

“ NO MAN'S LAND ” (1978) 

“ J’aimais pas… je m’aimais pas ”

Sorti trois ans après BBH 75 (en 1978, donc), No man's land poursuit et achève la mue rock du chanteur, qui commence à sortir des cases toutes faites, et à arracher les étiquettes qu'on lui colle. Ses chansons se teintent de blues, de romantisme, de lyrisme. L'histoire dit que, à l'époque, Higelin n'aimait pas ce disque… Trente-cinq ans plus tard, force est pourtant de constater qu'il contient plusieurs monuments : Pars, sorte d'adieu lumineux – repris en concert comme un hymne. Un aviateur dans l'ascenseur, qui balance entre l'autoportrait et le manifeste, et lui va comme un gant. Lettre à la p'tite amie de l'ennemi public no 1, magnifique d'intimité et de tension dramatique. L'Amour sans savoir ce que c'est, morceau de bravoure patchwork et ambitieux dont on ne sort pas indemne.

Valérie LEHOUX