03/04/2013
PRINTEMPS DES POETES 2013 : Jean-Pierre DUPREY "Qui dirait"
PRINTEMPS DES POETES 2013
Jean-Pierre DUPREY
"Qui dirait"
"Qui dirait"
La Fin et la Manière
Lu par Reda KATEB
Tiré du recueil La Fin et la Manière (1965), ce poème est publié dans l'anthologie proposée par les éditions Bruno Doucey pour cette 15ème édition du Printemps des Poètes.
23:58 Publié dans GOUTTES d'ÂME | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : au magma present de l'ecriture, patrick milique, jean-pierre duprey, reda kateb, printemps des poètes, mano solo, lettre d'amour, ouvrir la fenêtre, paradis artificiel, drogue, amphétamine, mimétisme, cécité, cerf-volant, frétiller, soleil de printemps, auvergne, scolaire, inviter, étranger, péri-scolaire, dépendre, conditionner, le masque et la plume, le corbeau et le renard
LE JOURNAL DE PERSONNE: " LE MOT DE LA FIN "
Femme magnifique à l'intensité hors-norme.
Superbe et talentueuse...
A l'écriture riche et précise.
Il est important de ne pas passer à côté
Ne manquez pas de vous rendre sur son site: c'est une mine!
http://www.lejournaldepersonne.com/ Ou sur sa chaine Youtube:
http://www.youtube.com/watch?v=VuiAdm6sSFE&feature=mfu_in_order&list=U
Vivre… la chose n’est pas si simple!
Surtout, parce que je ne me sens prisonnière d’aucune vérité…
Rien… ne m’a jamais dispensé de réfléchir… aux présupposés…
Parce que rien ne m’a jamais semblé « bien fondé ».
Tout était sujet à caution …
C’est peut-être pour cette raison que je n’ai jamais rien cautionné…
Ni le bon, ni le mauvais.
Mon refus de prendre parti m’a beaucoup appris, sur les hommes et les idées…
J’étais et j’ai toujours été pour tous les points de vue, surtout contre le mien. Contre moi-même.
J’étais ma seule et unique adversaire, pendant que je fuyais les partenaires de tous bords… j’aimais me retrouver seule, sans secours, ni recours… me disant qu’il est bon d’être seule car la solitude est difficile.
Qu’il était bon aussi d’y réfléchir, car la réflexion est difficile… lorsque la pensée se regarde ou se sauvegarde avec toute la peine du monde.
Je le sus très tôt : personne ne peut assister personne.
Il n’est qu’un chemin, pas deux : le mien ou le tien… qu’on fait semblant de prendre pour le nôtre.
J’ai toujours laissé tomber les échanges sur les rêves bleus : tout ce qui nous fait songer à un possible partage comme pour nous faire oublier la gravité de notre solitude… de notre finitude… de notre impossible béatitude.
Je le sus un peu plus tard : toute raison enferme une passion.
Je ne cherche donc pas les raisons mais les passions cachées ou ignorées dans tout système de pensée. Les mobiles m’intéressent. Pas les motifs.
Non pas parce que je crois à l’inconscient mais précisément parce que je n’y crois pas.
Ce sont nos consciences qui simulent et dissimulent à outrance… parce qu’elles ont peur de vivre et de mourir…. peur de soi et donc des autres.
Non… je n’ai pas choisi de rédiger le journal de Personne pour être ou devenir quelqu’un.
Mais pour nous inciter les uns et les autres à lire au lieu d’élire, à se comprendre au lieu de se méprendre à loisir.
À chaque fois que je vous écris, je me dis en tremblant, quitte à perdre son temps, essayons de le perdre ensemble.
Quitte à avoir tort, essayons de tendre l’oreille à toutes les raisons du monde.
Car la vie, au cas où je ne l’aurais jamais dit est un théâtre où il n’y a pas d’autre lumière que celle qu’on veut bien faire.
Jouons le jeu… c’est ça notre rôle.
Le mien.
15:46 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : au magma present de l'ecriture, le journal de personne, patrick milique, tailler la route, dégoûter, tracer sa vie, mano solo, dépeindre, quai de métro, à plaindre, voyou, trouer, le quai d'en face, grimacer, tous dans la même galère, bagout, escarpin, couloir, cheval noir, amants, interdire les animaux, trou du cul du monde, chassé-croisé, face à face, pâleur, ad libidum, refrain, compléter
PLEURER AU DEDANS 3

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...
PLEURER AU DEDANS
3
Comment parvenir à formaliser ce qui de fait échappe à mon langage?
Je survis avec tant de peine à un passé démesurément meurtri, contraint à faire semblant d'ignorer des blessures qui sans cesse s'ouvrent à chaque pas de vie. Et c'est hanté de souvenirs lestés de désespérances impossibles à maîtriser que j'implore le maintenant afin qu'il m'accorde l'inexistant oubli.
C'est ainsi que par protection je me suis peu à peu créé un monde en trompe-l’œil et une identité fictive.
Quelle mise en abîme perverse que celle obtenue par le spectacle corrompu de cette danse macabre qui n'est rien d'autre que celle chorégraphiée par la mort aux aguets.
Alors, silencieux je pleure au dedans tandis que l'irréductible vie continue, stochastique.
FIN
P. MILIQUE
09:05 Publié dans GOUTTES d'ÂME, NOUVELLES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : au magma present de l'ecriture, pleureur, devancer, parvenir, formaliser, fatiguer, échapper, langage, survivre, peiner, passé, démesuré, meurtrir, contraindre, faire semblant d'ignorer, blessure, sans cesse, ouvrir, chaque pas, vivacité, hanter, souvenir, lester, désespérance, impossible, maîtriser, implorer, maintenance, accorder, inexistance, oublier, protection, protéger, créer, vréature, monde en trompe-l"oeil, identité, fictive, mise en abime, perversité, obtenir, spectacle, corrompre, danse macabre, chorégraphier, mort aux aguets, silensieux, irréductible vie, continuer, stochastique
HIGELIN AU FIL DE SES AALBUMS 1/6 “Brigitte FONTAINE et Jacques HIGELIN… avant le déluge” (1976)
ALBUMS 1/6
“Brigitte FONTAINE et Jacques HIGELIN… avant le déluge”
(1976)
Paru en 1976, cet album regroupe des titres enregistrés (séparément, contrairement aux apparences) par Jacques Higelin et Brigitte Fontaine dans les années 60, pour le compte des éditions Jacques Canetti. Le grand découvreur de talents de l'après-guerre, patron du cabarets les Trois Baudets, avait repéré Higelin très tôt. Il commence par lui faire enregistrer des chansons écrites par Boris Vian, dont la fantaisie et l'esprit de résistance lui vont plutôt bien.
04:33 Publié dans MUSIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : au magma present de l'ecriture, jacques higelin, brigitte fontaine, patrick milique, bernard werber, robotique, boris vian, les trois baudets, laurence de villers, chronicité, phantasmer, environnement, accorder, sexy, vitrine, technologique, monter l'escalier, challenger, cognitif, compétence, perception, prendre à coeur, robotique cognitive, sexy humanoïde, gigantesque, roméo et juliette, volupté, assistance, comparer, recharger, course en solitaire


