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24/01/2013

LES CESARS : ANNIE GIRARDOT ET MICHEL GALABRU

 

LES CESARS :

ANNIE GIRARDOT

ET

MICHEL GALABRU

JA2 DERNIERE 

19/02/1977 - 01min19s

 

 

Remise des Césars 1977 : Annie GIRARDOT reçoit le César de la meilleure actrice des mains de Marie-France PISIER et Charles VANEL, Michel GALABRU reçoit le César du meilleur acteur des mains de Marlène JOBERT et Philippe NOIRET.

 

 

Production

 

Antenne 2

Générique

 

Vida, Hélène

INTERVIEW DE BOBY NEWIRTH AU SUJET DU MONTEREY POP FESTIVAL

 

 

INTERVIEW DE BOBY NEWIRTH

AU SUJET DU MONTEREY POP FESTIVAL

Nocturne

31/08/1995 - 04min09s

 

Interview de Boby NEWIRTH, musicien, peintre, cinéaste et ami de Janis JOPLIN, au sujet du Monterey Pop Festival qui eut lieu pour la première fois en juin 1967. Il parle de l'importance particulière de ce festival sur le plan social, en phase avec la philosophie de la jeunesse américaine de cette époque. Il évoque le fonctionnement de la scène musicale de San Francisco et le plein accord de Janis JOPLIN et de son public, "identiques" dans l'esprit.

 

Générique

Newirth, Boby
Vacher, Jeanne Martine

LE JOURNAL DE PERSONNE: " Paris… Paris… On t’accule ! "

Femme magnifique à l'intensité hors-norme.

 Superbe et talentueuse...

  A l'écriture riche et précise.

  Il est important de ne pas passer à côté

  Ne manquez pas de vous rendre sur son site: c'est une mine! 

  http://www.lejournaldepersonne.com/  Ou sur sa chaine Youtube:
http://www.youtube.com/watch?v=VuiAdm6sSFE&feature=mfu_in_order&list=U

 

Paris! Paris! On t’accule… Paris! Paris! On t’accule.
Non, ce n’est pas un cri de guerre…mais une bouteille jetée à la mer avec un petit mot triste et amer sur Paris…capitale de la douleur…qui nous renvoie à une douleur capitale : Paris n’est plus ce qu’elle était…la plus belle ville du monde…mais un vulgaire dépôt de marchandises, où tout y est dévoyé avant d’être broyé par les marchands de tapis, que le christ a jadis chassé du temple.
Plus rien n’a de valeur…tout a un prix. Mon pays est vendu…sa capitale entretenue par des capitaux étrangers sous prétexte que c’est ainsi que le monde peut tourner et se retourner. On dit que le compte est bon, mais personne encore n’y a trouvé son compte.
Globalisation, délocalisation… dépaysement pour tous… voyage… voyage…µle monde est devenu un village… c’est ça le message…. le bourrage de crâne du nouvel âge… Ni barrière… Ni barrages… Que vois-je ?
Non! Je n’ai pas envie de voir tout ce que je vois…
L’universel entre les mains des particuliers… Une patrie qu’on sous-loue… et une partie qu’on déjoue… parce que plus rien ne nous émerveille… ni le miel… ni les abeilles.

Le Qatar à la barre. L’argent est plus royaliste que tous les rois… pour ne pas perdre, il faut se rendre…. et se faire tondre pour gagner… gagner le bon client… voilà ce que nous cherchons tous, le bon client pour épouser votre fille, pour louer votre appartement, pour gérer votre musée ou pour diriger votre sport préféré.
Le Qatar est là pour nous faire rêver.
PSG…: Paris ! Paris! On t’encule ! disent tous ceux qui aiment l’OM…
Mais Paris gagne… Paris ne n’est jamais aussi bien portée… dans les vestiaires, sur le terrain comme sur le papier… Paris fait figure de favori… de futur vainqueur de la ligue des champions…
Grâce à qui? Bande d’abrutis ! Grâce aux Qatari.
Enfin un club de football digne de la capitale des capitaux…
Paris gagnant – gagné pour les parisiens qui n’en demandaient pas tant… qui ne croyaient pas qu’on pouvait gagner sans péril et triompher de la gloire rien qu’en se donnant au plus offrant…
J’y arrive pas… désolée… J’y arrive pas… et tous les dimanches… je soutiens tour à tour… Ajaccio… Nice… Marseille… Montpellier… tous les adversaires du PSG…
Le PSG, je vous signale que c’était mon équipe… et je ne rêve plus que d’une chose…. la voir trébucher au nom de tous les passionnés du ballon rond…
Je dis qu’on ne peut pas tout vendre… ni tout acheter…
Non, s’il vous plaît… pas l’émotion…
Je ne veux pas de ce sang contaminé… le sport, le bel effort, ne doit pas être négocié ni vicié…
Je préfère encore faire partie des condamnés à la relégation, plutôt que d’avoir une injection à la Zlatane qui me fait gagner le match et perdre la hache et la face.
On me rétorque que c’est ainsi qu’ira le monde…
Le Mundial, la mondialisation…. c’est pour tout le monde, l’issue fatale…
OK pour nos autoroutes et nos déroutes… mais pas ok pour notre clé de voûte….
Pas ok pour nos rêves… pour le peu qui nous reste.
Le Qatar ?
J’aurai signé des deux mains si c’était un digne parrain… ou un noble mécène… s’il s’était par exemple investi pour relever Gaza de ses cendres et offert à ses habitants une ville digne de ce nom, des hôpitaux, des écoles…là…Oui… j’aurai applaudi avec un certain sens de l’honneur, les nouveaux seigneurs.

Et si chacun mettait la main à la poche… Parisiens, parisiennes…
On pourrait peut être relever Gaza… y construire une équipe de foot et défier toutes les capitales marchandes :
PARIS -QATAR … A BAS LES BATARDS !
PARIS – QATAR… A BAS LES BATARDS !

JE M'ACCUSE 24

JE M'ACCUSE.jpg

 

Je m'accuse

De n'avoir toujours

Pensé mon existence

Qu'en termes de fuites et d'échecs.

L'implacable bilan alors dressé s'exalte,

Aussi lucide que désespérant.

JOANSEN HORN: " L'HORLOGE " (Charles BAUDELAIRE)

 

JOANSEN HORN

" L'HORLOGE "

(Charles BAUDELAIRE)

Vidéo Démo

Rythmes And Poésie.

 

L'HORLOGE

" Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : " Souviens-toi !
Les vibrantes douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible,

Le plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.

Trois mille six cents fois par heure, la seconde
Chuchote : Souviens-toi ! - Rapide, avec sa voix
D'insecte, maintenant dit : Je suis autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !

Remember ! Souviens-toi, prodigue ! Esto memor !
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or !

Souviens-toi que le temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c'est la loi.
Le jour décroît ; la nuit augmente, souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif ; la clepsydre se vide.

Tantôt sonnera l'heure où le divin hasard,
Où l'auguste vertu, ton épouse encor vierge,
Où le repentir même (oh ! la dernière auberge !),
Où tout te dira : meurs, vieux lâche ! il est trop tard ! "