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19/04/2017

ORPHELIN DE SA FILLE 9

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

 

ORPHELIN DE SA FILLE

9

 

Il lui expose donc, avec tout la précaution et le ménagement dont il s'exige capable, tout le cheminement souterrain parcouru pour parvenir à ce point paroxystique où il n'est plus possible de faire semblant.

 

Cependant, en dire si peu c'était en dire trop encore.

Comme elle venait de l'être, elle s'est sentie brutalement agressée de nouveau.

Et par son propre père de surcroît!

C'était trop pour elle, elle n'a pu le supporter, elle s'est révoltée.

 

De façon plus terrible encore qu'il ne l'avait prévu, il s'est retrouvé projeté avec violence dans le feu vif et ardent de reproches injustifiés, ou de récriminations depuis toujours tenues muettes, ou inventées dans l'élan bousculé de l'instant.

Le voilà accusé d’absence, de transparence.

Accusé de ne pas comprendre.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

 

19/03/2017

RÉFLEXIONS NOCTURNES

au magma présent de l'écriture,

 

RÉFLEXIONS NOCTURNES


Il est bien de se tenir prudent et en alerte
Sur les bords friables du paradis suggéré.

Faire preuve d'une plus grande lucidité s'impose
Que le manque de vision éclaire de cruelle réalité.

C'est bien là le minimum qu'il convient d'observer
Pour s'offrir le luxe de rester en vie encore un peu.

Il n'est aucune objection à me faire une telle promesse
Qui se chargerait d'une quelconque forme de déception.
Telle est l'âpreté solitaire de mes délibérations nocturnes.


P. MILIQUE

06/06/2012

Hervé CORNEROTTE: "A la promenade" (VERLAINE)

Hervé CORNEROTTE:

"A la promenade" 

(VERLAINE)

 

"A la promenade!

Le ciel si pâle et les arbres si grêles
Semblent sourire à nos costumes clairs
Qui vont flottant légers avec des airs
De nonchalance et des mouvements d’ailes.

Et le vent doux ride l’humble bassin,
Et la lueur du soleil qu’atténue
L’ombre des bas tilleuls de l’avenue
Nous parvient bleue et mourante à dessein.

Trompeurs exquis et coquettes charmantes,
Coeurs tendres mais affranchis du serment,
Nous devisons délicieusement,
Et les amants lutinent les amantes
De qui la main imperceptible sait
Parfois donner un souffle qu’on échange
Contre un baiser sur l’extrême phalange
Du petit doigt, et comme la chose est
Immensément excessive et farouche,
On est puni par un regard très sec,
Lequel contraste, au demeurant, avec
La moue assez clémente de la bouche."