Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/07/2017

UN BONHEUR JUSTIFIE

au magma présent de l'écriture,

 

 

UN BONHEUR JUSTIFIE

 

Il faut rester attentif au quotidien

A ne pas se tromper de malentendu!

 

Certes la nuit affective règne, lourde,

Provoquant dans un huis-clos intimiste

Une lente et cruelle dissonance intérieure.

 

Ainsi, d'errance en errance, nulle éclaircie

Ne vient jamais en disjoindre les ténèbres,

Hormis cette voix aux résonances tristes

Qui psalmodie l'hésitation et la peur vive

Amplifiées jusqu'à devenir cet interminable

Hurlement intérieur devenu tellement familier.

 

Le cœur s'hémorragise à se frotter sans acuité

Aux rochers de l'angoisse. La nausée est proche.

Répugnante. Et tout cela ajoute à la déchéance.

Pourquoi tant d'aptitudes à cultiver une douleur

Vitale auprès de laquelle on aime tant se meurtrir.

 

Il est pourtant agréable de participer au miracle

Qui se lève chaque jour pour offrir vie au matin,

Et de le regarder en face, prenant garde à ne pas faillir,

Les yeux vissés dans les yeux pour le mettre à l'épreuve,

Au défi de dénier la beauté avérée du crépuscule à venir.

Quelque chose qui serait porteur d'un bonheur justifié

Ou d'un accessible enchantement en définitive apprivoisé.

 

P. MILIQUE

19/03/2017

RÉFLEXIONS NOCTURNES

au magma présent de l'écriture,

 

RÉFLEXIONS NOCTURNES


Il est bien de se tenir prudent et en alerte
Sur les bords friables du paradis suggéré.

Faire preuve d'une plus grande lucidité s'impose
Que le manque de vision éclaire de cruelle réalité.

C'est bien là le minimum qu'il convient d'observer
Pour s'offrir le luxe de rester en vie encore un peu.

Il n'est aucune objection à me faire une telle promesse
Qui se chargerait d'une quelconque forme de déception.
Telle est l'âpreté solitaire de mes délibérations nocturnes.


P. MILIQUE

12/10/2016

HISTOIRE D'AMOUR

au magma présent de l'écriture,

 

HISTOIRE D'AMOUR



Alors, on a inventer l'histoire d'amour!

La belle et gracieuse jeune fille
Rencontre le beau jeune homme.
Puis, ce sont successivement
Le coup de foudre frénétique,
L'extraordinaire cristallisation,
L'union des beaux printemps,
L'âcre déception du quotidien.

N'est-ce pas là chose extraordinaire
Qu'il en soit rarement autrement?

P. MILIQUE

21/08/2016

JE SUIS CE QUE JE FAIS 2

au magma présent de l'écriture,

Tableau de Sergueï TOUTOUNOV

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

JE SUIS CE QUE JE FAIS

2

S'il fallait fournir une preuve, ce serait
Cette incompréhension quasi constante
Qui resurgit avec une régularité assidue,
Qui devient progressivement déception
D'avoir produit des efforts pour rien.

Cette incompréhension, il m'est arrivé de l'éprouver
En courant le dimanche matin du côté de la Ramée.
J'y croisais bien sûr d'autres joggers transpirants
Et espérais innocemment discerner dans leurs regards
La solidaire compassion de ceux qui dès potron-minet
Se sont courageusement extirpés de leur couche tiède
Pour s'exténuer, sans pourtant aucune obligation
Dans cet effort démesuré qu'ils jugent nécessaire.

Quelle ne fut pas ma déception alors de n'observer
Dans leurs visages, que des yeux intensément fixés
Sur mes pompes pour tenter d'en identifier le cachet?

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

17/07/2016

AU RÉEL INTRANSIGEANT

motifs_lignes_paralleles_min.jpg

 

 

AU RÉEL INTRANSIGEANT

 

Ce sont des êtres qui ont perdu le mode d’emploi de leur vie,

Des solitaires prisonniers du labyrinthe de leurs idées fixes,

Des hommes et des femmes en dérive

Qui vivent dans un monde d’affects décalés

Au cœur d’un univers d’inépuisables tensions souffrantes.

 

Le cercle vicieux d’une hantise rémanente

Tourne à l’obsession où le manque investit la déception.

 

Vies parallèles à la fois séparées et inséparables

Entre le chemin de détresse et celui de l’extase

S’imposent les tentatives pour donner corps infini

Au réel intransigeant du désir qui s’amplifie.

 

Chacun invente ou réinvente sa formule de l’amour

A l’instinct étonnant qui tend à fusionner les sens

Avec des pensées qui prédéterminent tous les gestes à venir.

 

P.MILIQUE

20/02/2016

FÉLIN POUR ELLE 17

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

FÉLIN POUR ELLE

17

 

C'est à dire... C'est difficile à... C'est qu'il s'agit tout de même d'un sujet un peu délicat à aborder... Tu comprends?


Pas vraiment non!

Écoute, jamais encore il n'y a eu de tabous dans nos échanges que je sache!

Pourquoi y en aurait-il maintenant?

Alors vas-y, exprimes-toi comme tu le souhaites. De plus, je m'autorise à te le rappeler le sphinx, jusqu'à preuve du contraire, c'est moi. Me taire, même si ça peux te surprendre, je sais faire. Tout comme je saurai te dissuader de persister à tenir des propos qui outrepasseraient la limite de ce que je suis disposé à entendre. Je t'écoute...


Merci pour l'avertissement! Et bien... C'est au sujet des tempêtes qui, fréquemment, tourment ta bienfaitrice. Le tumulte inévitable de son dernier amour, malheureusement déçu, provoque encore tant turbulences...


Ah c'est ça!

Alors tu peux libérer ta parole, la laisser couler selon ton gré. Cela fait bien longtemps qu'elle me dit tout! Depuis mon irruption dans sa vie, je suis, et tu n'a pas été sans t'en rendre compte par toi-même, un peu comme son confident privilégié. En tout cas, le plus immédiatement accessible en cas de besoin. Et il se trouve que, sur ce sujet précis, elle s'est beaucoup confiée à moi c'est vrai.

(A SUITE...)

 

P. MILIQUE

06/07/2015

BONHEUR USURPE 6

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

BONHEUR USURPE

6

Le soleil a brillé avec ardeur et l'a transcendé de joie. A cause de cela, il s'est identifié comme pitoyable et pathétique usurpateur d'un bonheur qui ne pouvait lui appartenir. Mais il avait opté pour un choix dangereux: le royaume du rêve plutôt que celui des hommes. Il n'aurait jamais dû lui permettre de se développer aussi loin de la réalité.
Il est meilleur, l’expérience de vie le démontre, d'observer le monde à travers les différentes fenêtres qui l'éclairent.

Dans la vie ce qui compte, c'est l'extase. Mais l'extase rend le plus souvent fou. Comme pris d'ivresse. Comme être toujours ce que l'on est parfois.

Le soleil n'est plus puisqu'il n'avait jamais vraiment été.
Qu'il est triste alors d'entendre gémir les larmes déçues.

(FIN)

P. MILIQUE

30/06/2015

MUSE EN JACHÈRE

au magma présent de l'écriture,

 

MUSE EN JACHÈRE



La muse, espèce d'absolu dont je rêve parfois,
S'est octroyée quelques jachères bien méritées
Tant elle est fréquemment mise à contribution.
Mais confrontée à ma déception face à la page blanche,
Elle n'a su contenir davantage que ce ne pouvait être.

Parce qu'elle est au plus près de ma force de vie,
De mon envie d'ailleurs pur où déguster la beauté
Des images qui margent la vie de pure dépendance,
Il eut été dommage d'interrompre l'âme au cœur
Initiatrice d'un chemin de poésie plus doux encore.

P. MILIQUE

15/04/2015

L'ARBRE A REPOS 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

L'ARBRE A REPOS

2

Pourquoi se concentrer vers ce qui n'est pas soi?
Quel besoin alors que l'on se possède soi-même?
Et chaque fois, convoqué à son propre procès,
Le verdict tombe sans appel: le beau est en soi,
Et ce beau, il convient de continuer à l'entretenir,
Même s'il faut l'entourer d'un luxe de précautions
Tendues pour parer aux craintes liées à la déception.

Il arrive que la solitude soit belle.
Elle le sera peut-être avec intensité.
C'est un émotion toute de magnificence
Que de s'absoudre de ce dénuement.
Crête granuleuse et révélation ultime,
Adaptation salutaire au chaos ambiant.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

10/02/2015

L'ANGOISSE DE DÉCEVOIR 1

au magma présent de l'écriture,

 

L'ANGOISSE DE DÉCEVOIR

1

Il est de jolis mots, de belles phrases qui s’articulent jusqu’à moi,
Et bien sûr que cela me touche au tréfonds parce que quand même…

Ce sont des pages que l’on pourrait nommer brûlots de douleurs
Dans lesquelles coulent nombre de références à l’amour, à l’amitié.
Des pages d’une lucidité flamboyante parsemées d’acide ironie.
Si cela devait persister à parler de moi, peut-être y prendrais-je goût!

Ce sont ces mots-là qui me recalent, de temps à autre, sur le chemin
Déserté de l’élémentaire estime de moi par la mémoire usé et oublieuse.
Ce n’est plus depuis longtemps un secret pour personne, tous le disent:
Pourquoi ne vous aimez-vous donc pas? Il faudrait commencer par-là!

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

10/12/2014

UN MAL PROVISOIRE 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

UN MAL PROVISOIRE

2

 

Grisée par les sortilèges de la matière,

Elle redevient mélodie harmonieuse

Quand sonne l'heure du retour à l'unité.

Alors, une fois goûté au remède espéré,

Elle ne désespère plus de parvenir un jour à dissiper les affres de l'absence,

Et, consentant à l'ultime voyage, elle s'affiche telle une promesse de bonheur.

 

Mais, tout comme l'extase est fugace, l'espoir est trompeur.

Et quand le retour tant espéré se révèle décevant,

La déception des retrouvailles forme une humeur noire

Dont nul ne parvient à réprimer les âcres relents de l'amertume.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

09/11/2014

ÉTRANGE FATALITÉ

au magma présent de l'écriture,

 

ÉTRANGE FATALITÉ

Il s'agit de l'écrire sobrement, de bien choisis ses mots,
En enchaînant des phrases répétitives et lancinantes
Qui incitent à venir voir d'un peu plus près cette détresse
Vécue au lent d'un quotidien d'êtres de chair et de sang.

Les rythmes épousent, scrupuleux, les illusions,
Les espérances déçues et, finalement, le désespoir.

Même l'amour provoque parfois une maladie définitive,
Une rage qui nous dévore dans ce psychisme soumis
Où manœuvrent en maîtresses la déchéance et la mort .

Peut-être ressort-on un peu plus humain
De cet étrange fatalité qu'est la vie hésitante
A l'aune du constat tombant comme un couperet.

Roulement de tambour sourd et lugubre,
Tocsin qui précède de peu la tombée de la lame...

P. MILIQUE