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20/10/2017

A PORTÉE DE DOIGTS

au magma présent de l'écriture,

 

A PORTÉE DE DOIGTS

 

Ainsi, le sûr est désormais certain.
Le magnifique noir conciliant a su

D'un sourire faire s'ébaucher le sien.

Complice, il a ensoleillé sa journée

En accordant quelques heures de plus

A l'exquis bonheur d'être ensembles.

 

Son amour et lui seront demain réunis.

Peut-être se languissait-il dans l'attente

De ce jour si éloigné reporté aux demains

Qu'il en finissait par paraître inaccessible.

 

Il sait dès lors son amour exister dans le vrai.

Il n'est plus une hypothèse du cœur ni de l'âme

Car ça y est il le distingue-là, à portée de doigts.

Il peut le toucher déjà, provoquant une langueur

Exaltée et toute d'exacerbation qui, peu à peu,

S'est transformée en attente sereine et confiante.

 

C'est cela: ils ont su emprunter l'unique chemin

Susceptible de les mener à eux jusqu'à l'éternité.

Il fallait bien qu'il connaisse un jour le bonheur

Généré par les ondes radieuses d'une escale de vie:

Cette escale, havre d'amour avéré, elle le lui offre!

Et il court vers elle. Il est heureux, il court vers eux!

 

P. MILIQUE

19/10/2017

VOYAGES MÉCONNUS

au magma présent de l'écriture,

 

VOYAGES MÉCONNUS

 

Dans la demeure

Du cheval mort

Il y a des voyages

Qu'on ne fera jamais.

 

Des pays pris au pièges

De leurs forêts

Pelage luisant,

Lustres éteints

Famines ultimes.

 

Carrioles brisées

Chemins évanouis.

 

Il arrive parfois

Quand le soir s'étoile

En voie lactée

La demeure majestueuse

Malgré les cendres et les ronces

Appareille

Lourd carrosse d'or

Vers un nouveau destin.

 

Lampe de cœur ardente

Espoir grandiloquent

Plus fort que le silence.

 

 

P. MILIQUE

18/10/2017

UN LENDEMAIN QUI CHANTE

au magma présent de l'écriture,

 

 

UN LENDEMAIN QUI CHANTE

 

J'ai déjà dit tellement de choses d'Elle!

A cela, il n'y aurait rien à enlever,

Mais il y aurait tellement à ajouter.

 

Cela pourrait être quelque chose comme:

Cette femme-là affiche

Une générosité incarnée,

Une enfance émerveillée,

Un trop plein de tout.

 

Cette jeune femme a une vie exacerbée,

Un bonheur fragile qu'il faut préserver,

Un enchantement au parfum d'essentiel,

Un flot de bouillonnements permanents,

Une réalité explosive aux affûts objectifs.

 

Elle est émotion immédiate et brute,

Concentration de sentiments exaltés,

Mystère échappé du regard de l'autre.

 

Lui est le rire qui pleure, la larme qui rit

Elle est lumière d'une incroyable douceur

Elle est ce bout de la nuit qui est l'éternité

Elle est, de fait, ma Présence Lumineuse

Elle est l'unique complice de ma fragilité

Elle est, précieuse, mon demain qui chante.

 

Cette Femme-là existe, je l'ai rencontrée :

Quintessence de femme que j'aime depuis.

 

 

P. MILIQUE

17/10/2017

TITANESQUE COMBAT

au magma présent de l'écriture,

 

 

TITANESQUE COMBAT

 

Il l'a reconnue sans peine dans sa farouche détermination

A bannir la fatalité, à évincer d'emblée chaque clef de facilité,

A refuser les petits arrangements médiocres avec l'essentiel.

 

Il est sûr qu'elle éprouve une confiance immodérée en la vie.

Elle dit qu'il faut sans cesse se remettre en cause pour mener

Avec une inlassable constance, un combat titanesque s'il le faut,

 

Sagesse profonde et prodigieux défis mêlés à détenir la réalité.

Elle a cette fermeté, cette ténacité, cette véhémence essentielle

Que je ne possède pas. Que je n'ai plus. Mais l'ai-je jamais eu?

 

 

P. MILIQUE

16/10/2017

LE CADRAN SOLAIRE

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LE CADRAN SOLAIRE

 

Sur un vieux cadran solaire, cette devise :

 Il est plus tard que vous ne croyez !

 

Et pourtant, il est déjà bien tard semble-t-il !

 Malgré la vie qui se consomme,

Qui se consume de toutes ses passions.

Sans aucune modération.

Mais..

 

Il y a l'enchaînement fatal,

L'effritement tragique,

La réalité rigoureuse et imposante

De proximité d'un vieillissement inquiétant.

 

Au moins n'aura-t-il jamais existé l'angoisse de ne pas savoir !

 

Il a toujours cru pour sa part

A la malveillance acharnée du destin.

A cause de cela, arrive fatalement le moment,

Où il devient vital de mettre un terme à cette mascarade.

De s'arracher violemment de l'histoire pour,

Si possible, investir l'imaginaire.

En épouser les possibles en se dotant de certitudes...

 

Des yeux indéchiffrables posent sur le monde

Un énigmatique regard dépourvu d'avenir.

Avec pour seul lien, gravé au creux de l' intime,

Un soleil noir qui consume l'enfer.

Un enfer à la beauté parfaitement dépouillée

Qui restitue l'ample périple indolore,

Et soulage la désespérance en réveillant les ombres.

 

Les apparences sont là, irréfutables.

Il est déjà bien tard, mais :

Il est plus tard que vous ne le croyez !

 

P. MILIQUE

15/10/2017

SEMBLABLES

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SEMBLABLES

 

Alanguie sur un arc-boutant capricieux,

Tes pensées ne peuvent plus s'arrêter,

Tes rêves courent au-delà des limites

Et ta tête s'applique à dériver sans fin.

Elle à envie de choir, opte pour le faire

Avant de rebondir sur le terrain durci.

 

Silhouette debout fièrement dressée,

Tu n'as plus l'impression d'être présente.


Tu t'éprouves au bord d'un gouffre,

L'air manque soudain à ta respiration

Et tu ne marches plus que sur du vide.


Viens jusqu'à moi, nous sommes semblables.

 

P. MILIQUE

14/10/2017

RENONCER AUX LIMITES

au magma présent de l'écriture,

 

RENONCER AUX LIMITES

 

Il savait que la déchirure provoquée

Par son éloignement le transporterait

Sans ménagement au cœur de l'absence.

Par choix, par goût pour le vagabondage,

Il avait pris le risque de cet autre combat.

 

Cela l'a amené à constater une fois de plus

N'être ni suffisamment, ni suffisamment aimé,

Pour mener à son avantage ce genre de bataille.

Il y a vraiment quelque chose d'insoutenable

A faire ainsi chemin à part, à mesurer peu à peu

L'arrachis provoqué par des blessures opiniâtres.

 

Lui aussi à, ancré au tréfonds, le blues de ce temps

Où les nuits interminables vivaient dans la douceur.

 

Tandis que le crépuscule s'infiltre insidieusement

Et s'ingénie à en désaccorder la fragile harmonie,

Il s'enlise peu à peu en quelques marais rebelles,

Et il hurle en silence l'âpre violence de son malaise,

L'intensité de son trouble, de sa contrariété aussi.

Il lutte cependant, il se révolte, et rejette durement

Ce qu'il identifie comme une perception trop négative.

 

Depuis qu'ils ne sont plus physiquement présents

Dans l'exact périmètre de leurs émotions à vif,

Le sombre quotidien est devenu couleur chagrin.

 

L'interrogation hésitante a laissé place à la certitude,

Après s'être petit à petit imposé à lui: il les aime, c'est tout!

Impossible pour lui de s'immiscer davantage

Dans l'imperturbable mystère de leur relation.

Dès lors, sa décision est prise: il renonce aux limites.

 

Survient parfois le rêve d'un bonheur jamais triste...

 

P. MILIQUE

13/10/2017

PAUVRES GENS

au magma présent de l'écriture,

 

 

PAUVRES GENS

 

Si j'écrivais un poème,

Un poème sans rimes,

Un poème pas ruineux,

Un poème pour pauvres gens?

 

J'enverrais des messages chavirés

Au fil de tes longs cheveux soyeux,

J'arracherais les reflets d'un sourire

Aux murailles grises de leurs bastides,

J'éclabousserais leurs visages blafards

Des feux exhalés de leurs néons sereins,

Je m'envolerais un soir de pluie triste

Au firmament de leurs ailes meurtries,

Et je ferais exsuder des rosées d'amour

A l'antre sensuelle de plaies ouvertes.

 

J’ostraciserais la haine et la tristesse

Qui fanent tant les couleurs de la vie,

Puis j'irais clouer les étoiles filantes

Sur la portail embrasé de leur folie.

Mais, m'en accorderont-ils le temps?

 

P. MILIQUE

12/10/2017

MENACE

au magma présent de l'écriture,

 

MENACE

 

Face aux choses terribles

Qui menacent la Terre,

Et donc chaque homme,

Face à la haine et à l'angoisse,

Peut-être faut-il simplement

Opposer l'harmonie et la paix

De son silence enfin reconquis.

 

P. MILIQUE

11/10/2017

LA PAGE CORNÉE

au magma présent de l'écriture,

 

 

LA PAGE CORNÉE

 

Ô toi page d'amour si limpide et fulgurante,

Page cornée si sensuelle d'avoir été trop lue,

Tu es la page d'amour que tout un chacun

Rêve de posséder un jour dans son livre final.

 

Tu es la folle merveille des lendemains réjouis,

Indicible et insolente étincelle à l'égale du ciel

Promesse jusqu'à ce jour trop rarement tenue.

 

Ô toi page d'amour si limpide et fulgurante,

Page unique qui éveille au pays du bonheur,

Page de cette immanence au soleil qui point,

Page cornée si émouvante d'avoir déjà été lue.

 

 

P. MILIQUE

10/10/2017

IMPASSE

au magma présent de l'écriture,

 

 

IMPASSE

 

Dans l'impasse de la solitude

Le jour se lève pour moi seul.

Et je m’éveille au bord du vide...

 

Se murmure alors à nouveau

Le fil obscène de mon existence

Au frontispice crépusculaire

Et obsédant de mes tristesses.

 

P. MILIQUE

09/10/2017

FLÈCHES PERDUES

au magma présent de l'écriture,

 

 

FLÈCHES PERDUES

 

Des pensées nostalgiques se forment

Et s'alourdissent de pesants regrets.

Par bonheur, demain n'est pas pour demain.

 

Qu'il est douloureux de recueillir en soi

La désagréable perception de l'invisible.

Cela empreinte le plus souvent l'expression

De demandes adressées à qui n'est pas là.

Saturée par de vifs reproches et fatiguées,

Elles n'atteignent guère leur cœur de cible.

Ce sont des flèches pointées vers ce qui,

D'évidence, se maintient hors de portée.

 

Cristaux de pensées projetés dans l'océan,

Comprimé et retenu au profond du regard

Tenu en alerte à l'autre bout de la mémoire.

 

Tu m'embrasseras et le ciel s'embrasera,

Le flot s'écartera devant tant de bonheur.

 

C'est du blanc mouvant dans le bleu du ciel,

Aussi léger que l'air dans le bruissant du soir.

C'est un cœur battant encore à l'idée de ce trésor

Qu'est un lendemain niché au cœur de présent.

 

P. MILIQUE