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13/10/2017

PAUVRES GENS

au magma présent de l'écriture,

 

 

PAUVRES GENS

 

Si j'écrivais un poème,

Un poème sans rimes,

Un poème pas ruineux,

Un poème pour pauvres gens?

 

J'enverrais des messages chavirés

Au fil de tes longs cheveux soyeux,

J'arracherais les reflets d'un sourire

Aux murailles grises de leurs bastides,

J'éclabousserais leurs visages blafards

Des feux exhalés de leurs néons sereins,

Je m'envolerais un soir de pluie triste

Au firmament de leurs ailes meurtries,

Et je ferais exsuder des rosées d'amour

A l'antre sensuelle de plaies ouvertes.

 

J’ostraciserais la haine et la tristesse

Qui fanent tant les couleurs de la vie,

Puis j'irais clouer les étoiles filantes

Sur la portail embrasé de leur folie.

Mais, m'en accorderont-ils le temps?

 

P. MILIQUE

21/04/2016

VENIMEUSE PROXIMITÉ 1

au magma présent de l'écriture,

 

VENIMEUSE PROXIMITÉ

1



Il se croit désigné.
Guide inspiré détenteur d'un savoir unique.

D'ailleurs, exalté par des bouffées d'audace, il ne prétend rien de moins que jeter vers d'autres passerelles incertaines des fragments d'expérience mystique.
Il invente un substitut, déifie un artifice et assure, du moins le pense-t-il, une appréciable position de surplomb intellectuel.

Ainsi revendique-t-il la glose de ce qu'est le bien.
Mais, dans son univers en trompe-l’œil, la présence signalée reste problématique.
Du haut de sa suffisance, il ne se rend pas compte de l'inanité de ses propos si ouvertement prévisibles et, de plus, déjà si souvent entendus.
Alors, pour aller jusqu'au bout du paradoxe, il use et abuse de références compassées, de nouvelles et ridicules préciosités.
Il veut ressembler à sa définition.
Donc, pour étoffer plus encore son propos, il altère subtiles digressions et fines exégèses.
Bien entendu, la tentative d'endoctrinement avorte parce qu'il n'a rien pour étayer ses hypothèses de base et qu'il ne dispose que d'argumentations trop peu crédibles.
Et que tout cela souffre à l'excès d'un déficit d'altitude et de sublime.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

15/04/2016

ULTIME RANDONNÉE 7

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

ULTIME RANDONNÉE
7

 

Non Edgardo, pas du tout!

Je suis affirmatif. Il s'agit peut-être d'approximatives modulations, je ne les perçois pas moins nettement comme des ondes mauvaises. Je suis tout de même bien placé pour me rendre compte des modifications qui se sont opérées dans son comportement habituel. Elle ne fait que souffler le chaud et le froid sur notre couple en alternant, sans motifs prévisibles, des mots caressants et des mots blessants. Comment veux-tu que ça ne donne pas à notre quotidien l'aspect fragmenté qui est le sien désormais? C'est tellement compliqué tout çà. Tellement triste aussi. Chaque jour qui passe n'est qu'accablement maussade.


Arrête Greg, arrête!

La vérité est que tu es probablement fatigué, épuisé par tes charges professionnelles. Cela entraîne probablement chez toi un été d'extrême confusion. Il est donc normal que chaque contrariété s'exacerbe en de multiples distorsions initiatrices d’inquiétudes sans fondements.

 

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

14/02/2015

DISPARAITRE DANS LE PRÉVISIBLE 1

au magma présent de l'écriture,

 

DISPARAITRE DANS LE PRÉVISIBLE

1

Il en est depuis toujours ainsi: jamais de temps mort. Aucun.
Chaque année, une année s’ajoute aux autres, comme pour tisser
L’immense et inéluctable toile d’araignée du temps commun.

Fragment par fragment, chacune ne se clôt que pour offrir encore
La potentialité d’une nouvelle naissance qui installera une passerelle
Entre l’enfance qui s’éloigne, sereine, et le futur ombré d’inquiétudes.

L’imagination est ainsi faite qu’elle autorise de multiples engouements.
Le temps s’ébroue d’éclats de vie exaltés où palpite l’âme prête à l’osmose,
Énergie solaire qui donne souffle à s’ouvrir au monde jusqu’à se révéler.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

27/06/2014

ÉCRITURE POST-NUCLÉAIRE

au magma présent de l'écriture,

 

ÉCRITURE POST-NUCLÉAIRE

 

Les duplicités capitalistes avaient généré,

Dans un espace prétendument confiné et surprotégé,

Une réalité absurde et cruelle.

 

Enveloppé d’un nuage de mort toxique,

L’homme figurant involontaire,

D’une séquence de cinéma apocalyptique

Progresse d’une démarche mécanique et heurtée,

Marmonnant une litanie sans fin de mots incompréhensibles,

Le regard fixe éteint par tant d’horreurs prévisibles.

 

J’écris désormais davantage pour vérifier mes cauchemars

Que pour transcrire l’inanité obligée d’improbables rêves.

 

P. MILIQUE

18/03/2014

COURT-CIRCUIT

au magma présent de l'écriture,

 

COURT-CIRCUIT

 

La défaite programmée du rêve tourmenté

Impose la nécessité d’un silence initial.

 

Le cerveau se trouve comme anesthésié

Par des situations en rupture de prévisible.

 

Surgit alors, la tentation aux relents morbides

D’apprivoiser enfin de si néfastes alternatives.

 

P. MILIQUE

07/03/2014

DISPARAITRE DANS LE PRÉVISIBLE 3

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

DISPARAITRE DANS LE PRÉVISIBLE

3

 

D'autres années s'ébrouent pour, même lestées par le poids du passé,

Accoster à la découverte de ces autres univers que l'on connaît déjà.

Tout doit être mis en œuvre pour outrepasser la ligne d'horizon proposée

Et fuir dans l'espace à la poursuite du voyage initialement entamé.

Un regard d'enfant se pose sur ce mystérieux monde qui palpite.

Il vise à atteindre la grâce légère et l'irisation des bulles de savon.

Une fois le but atteint, il s'épanouira sans la moindre hésitation

Tant il est d'évidence préférable de se consumer dans les fièvres

D'une incandescence incomprise plutôt que de disparaître lentement

Dans les sables mouvants d'un prévisible sans points de suspension.

 

Rien n'est simple et il faut pouvoir compter sur une personnalité affirmée!

Il n'est qu'à voir comment, au gré de circonstances souvent contraires

Et tumultueuses, il est impératif de mener sa barque avec tempérament.

En de tels moments, seule l'obstination permet de garder le cap entrevu.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

 

05/03/2014

DISPARAITRE DANS LE PRÉVISIBLE 1

au magma présent de l'écriture,

 

DISPARAITRE DANS LE PRÉVISIBLE

1

 

Il en est depuis toujours ainsi: jamais de temps mort. Aucun.

Chaque année, une année s’ajoute aux autres, comme pour tisser

L’immense et inéluctable toile d’araignée du temps commun.

 

Fragment par fragment, chacune ne se clôt que pour offrir encore

La potentialité d’une nouvelle naissance qui installera une passerelle

Entre l’enfance qui s’éloigne, sereine, et le futur ombré d’inquiétudes.

 

L’imagination est ainsi faite qu’elle autorise de multiples engouements.

Le temps s’ébroue d’éclats de vie exaltés où palpite l’âme prête à l’osmose,

Énergie solaire qui donne souffle à s’ouvrir au monde jusqu’à se révéler.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

 

 

 

30/12/2013

LA FAUSSE LENTEUR DU SABLIER

au magma présent de l'écriture,

 

LA FAUSSE LENTEUR DU SABLIER

 

Dans la béance quotidienne, l’amour revêtu de ses habits neufs

A brusquement éclaté comme le tonnerre dans un ciel sans sérénité

Entraînant le vacillement général d’un réel déjà prêt à s’effriter.

 

Désormais, le regard libéré se porte sur d’autres horizons à inventer.

Des échos résonnent baignant l’existence dans une lueur d’aube neuve,

Suggérant que la réalité peut être réversible et l’impensable possible.

 

Teinté d’inexorable cependant prévisible, naît une zone de vie ambiguë,

Mélange d’insatisfaction désabusée et d’une vive déception née de l’attente

Provoquant la nécessité d’entreprendre l’introspection du tréfonds violenté.

 

Déjà multi-couturé de cicatrices inexpliquées, rescapé de vives brûlures,

De fissures de l’âme et de fractures d’esprit, il doit s’agripper du cœur

Aux miettes d’un bonheur en pointillé dispersé dans le miroir des choses.

 

Alors que le tumulte s’agite à l’intérieur en proie à un violent désordre,

Le jour charrie son lot de souffrances fragmentées  dans un éclat de reflet

Tandis que la vie, immarcescible, persiste avec la fausse lenteur du sablier.

 

P. MILIQUE

04/11/2013

Velvet Underground - Concert | Fondation Cartier, 1990 (Lou Reed, John Cale, M. Tucker, S. Morrison)

 

VELVET UNDERGROUND

CONCERT

FONDATION CARTIER 1990

(Lou REED, John CALE, M. TUCKER, S. MORRISON)

 

En hommage à Lou Reed, la Fondation Cartier diffuse pour la première fois ce concert historique du Velvet Underground.

« Le concert n'a jamais été prévu pour être la reformation du Velvet Underground, mais lorsqu'on a invité Lou Reed, dans le cadre de l'exposition Andy Warhol en 1990, toutes les personnes qui sont venues à Jouy-en-Josas l'espéraient. Ce concert s'est tenu l'après-midi du 15 juin et un autre groupe était prévu, mais au dernier moment Lou Reed et John cale sont montés sur scène pour jouer Songs for Drella. Ensuite, lorsque Sterling Morrison et Maureen Tucker les ont rejoint pour commencer Heroin... C'était à tomber. J'ai toujours pensé que c'est l'atmosphère créée par la Fondation Cartier qui a permis cette reformation, parce que nous étions sincères, et surtout pas des professionnels du show-business. Ce qui s'est passé ce jour-là a été un très grand plaisir, un honneur. »
Marie-Claude Beaud, directrice de la Fondation Cartier pour l'art contemporain de 1984 à 1994.
Propos recueillis à la Fondation Cartier, Paris, le 29 octobre 2013

09/05/2013

UNE SI BELLE INCONNUE 10

BELLE INCONNUE.jpeg

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter)  le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...



UNE SI BELLE INCONNUE

9


Je me jetais à l'eau. Je pris la parole. Pour lui dire combien je la trouvais belle. Évidemment, c'était d'un ridicule désespérant de banalité tant elle avait du entendre cet éculé poncif à d'innombrables reprises. Il me fallait dare-dare me projeter plus loin que ces plates considérations sous peine de me voir éjecté ipso-facto de ce début de conversation. Pire, elle ne semblait aucunement prête à entamer un quelconque dialogue avec moi. Tout au plus à afficher une écoute feinte à la limite de la condescendance. Comme il était prévisible, l'affaire ne se présentait pas au mieux. Il me fallait faire vite pour trouver le bon ton, celui qui ne lui suggérerait pas à l'immédiat de se fermer à moi.

17/12/2012

ÉCRITURE POST-NUCLEAIRE

APOCALYPSE.jpeg


ÉCRITURE POST-NUCLEAIRE

 

 

Les duplicités capitalistes avaient générés,

Dans un espace prétendument confiné et surprotégé,

Une réalité aussi absurde que cruelle.

 

Enveloppé d’un nuage de mort toxique,

L’homme, figurant neutre et involontaire

D’une étrange séquence de cinéma apocalyptique

Progresse d’une démarche mécanique et heurtée,

Marmonnant une litanie sans fin de mots nébuleux,

Le regard fixe éteint par tant d’horreurs prévisibles.

 

J’écris désormais davantage pour vérifier mes cauchemars

Que pour transcrire l’inanité obligée d’improbables rêves.

 

P. MILIQUE