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19/08/2017

CONCISION FRAGMENTAIRE 57

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CONCISION FRAGMENTAIRE

57

 

Il reste la pluie

Nue sur les pavés,

Nue sur les mains,

Nue sur les larmes.

Il reste les femmes

 

Et puis il reste les femmes

Qu'on a aimées d'un regard

Et qui passent orgueilleuses

Avec un visage sans réponse.

 

 

P. MILIQUE

08/06/2016

A FLEUR D'ÂME

au magma présent de l'écriture,

 

A FLEUR D'ÂME


La nuit, cette débauchée porteuse de conseils,
N'est-elle pas une peur cardinale de l'homme?

Dire qu'elle épouvante serait un rien excessif,
Disons plutôt redoutée alors, angoissante aussi.

En revanche, elle est à coup sûr l'exact prix à payer
Pour accéder aux fragrances volatiles du répit espéré,
Et pour accepter, vaincue, les tourments à fleur d'âme
De cette vérité à laquelle il faut pourtant bien consentir.

P. MILIQUE

24/04/2014

COMPAGNON DE PEU 1

au magma présent de l'écriture

 

COMPAGNON DE PEU

1

 

En matière d'alliance, l'académisme préconise la félicitation,

Mais il semble évident que cela revendique toute autre chose.

Car enfin, l'amour est tout à la fois si loin et si proche de nous!

C'est un sentiment rare et volatile, impalpable le plus souvent,

Que les plus jeunes, dans le langage qui est leur, dirait virtuel.

 

Il n'en est rien bien sûr, et s'il est sans doute à la portée de tous,

Il n'en est cependant pas moins le véritable compagnon de peu,

Tant il est fragile, évanescent, en même temps qu'existence vive.

 

Pourquoi ne pas souhaiter le bonheur à tous, puisqu'il s'agit de lui?

Ce bonheur qui pourrait être comparé à une partition qui ne serait

Faite que de moments inouïs et protégée d'intempestives fausses notes.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

12/03/2014

GROTESQUE OBSTINATION

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GROTESQUE OBSTINATION

 

Même lorsque le désir d’écrire est puissant,

On le sait également volatile.

 

Il est la parenthèse éphémère qui brûle mes insomnies

Au fer rouge de pensées feutrées, secrètes.

Quoi de plus trompeur?

 

Jamais les signes ne seront des preuves.

Et souvent, dans la grisaille de matins furtifs,

La comédie s’essouffle et s’achève

Happée par le vide insoutenable d’une passion éteinte

Révélant une fois encore la morne créativité

Qui sera mienne, tout l’indique, pour toujours.

 

Et, puisque l’idéal me reste inaccessible,

J’entretiens, avec une grotesque obstination,

L’illusion désespérée d’un ordinaire malentendu.

 

P. MILIQUE