03/07/2013
LEO FERRE: "LES POETES"
LEO FERRE
"LES POETES"
"Ce sont de drôles de types qui regardent les fleurs
Et qui voient dans leurs plis des sourires de femme
Les poètes"
Ce sont de drôles de types qui vivent de leur plume
Ou qui ne vivent pas c'est selon la saison
Ce sont de drôles de types qui traversent la brume
Avec des pas d'oiseaux sous l'aile des chansons
Leur âme est en carafe sous les ponts de la Seine
Leurs sous dans les bouquins qu'ils n'ont jamais vendus
Leur femme est quelque part au bout d'une rengaine
Qui nous parle d'amour et de fruit défendu
Ils mettent des couleurs sur le gris des pavés
Quand ils marchent dessus ils se croient sur la mer
Ils mettent des rubans autour de l'alphabet
Et sortent dans la rue leurs mots pour prendre l'air
Ils ont des chiens parfois compagnons de misère
Et qui lèchent leurs mains de plume et d'amitié
Avec dans le museau la fidèle lumière
Qui les conduit vers les pays d'absurdité
Ce sont de drôles de types qui regardent les fleurs
Et qui voient dans leurs plis des sourires de femme
Ce sont de drôles de types qui chantent le malheur
Sur les pianos du cœur et les violons de l'âme
Leurs bras tout déplumés se souviennent des ailes
Que la littérature accrochera plus tard
À leur spectre gelé au-dessus des poubelles
Où remourront leurs vers comme un effet de l'Art
Ils marchent dans l'azur la tête dans les villes
Et savent s'arrêter pour bénir les chevaux
Ils marchent dans l'horreur la tête dans des îles
Où n'abordent jamais les âmes des bourreaux
Ils ont des paradis que l'on dit d'artifice
Et l'on met en prison leurs quatrains de dix sous
Comme si l'on mettait aux fers un édifice
Sous prétexte que les bourgeois sont dans l'égout
17:03 Publié dans GOUTTES d'ÂME, LEO FERRE, MUSIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : au magma present de l'ecriture, léo ferré, drôle de type, regarder, fleurir, voir, plier, sourire de femme, chanter le malheur, piano, coeur, violon, âme, brasser, déplumé, se souvenir, ailes, littérature, accrocher, tardif, spectre, geler, poubelle, mourir, vers, effectif, la tête de l'art, marcher, azur, têtu, ville, savoir s'arrêter, bénir, chevaux, horreur, île, aborder, bourreau, chien, compagnon de misère, lêcher la main, museau, absurdité
CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER : 02/07/2013
CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER
02/07/2013
13:57 Publié dans GOUTTES d'ÂME | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : au magma present de l'ecriture, évidence, nocturne, insomnie, insomniaque, flash, mort, blesser, partisan, opposant, légitimité, urne, portugal;ministre des finances, claquer la porte, refuser, démssion, quitter ses fonctions, ministériel, budget, écologiste, engagement, clarté, laurence parisot, mouvementé, inquiétude, massif du mont-blanc, dévisser, chuter, écraser, ouzbékistan, marion bartoli
SUR LES RAILS DE L'ESPÉRANCE

SUR LES RAILS DE L'ESPÉRANCE
Au fardeau essentiel d’une infinité de vie,
L'âcre déchirure est mentale, interne,
Tandis qu'il se retrouve enfermé à huis-clos
Dans l’incommunicabilité connue de la douleur.
Tout en veillant à ne surtout pas prendre sa place,
Chaque identité est toujours au bord de celle de l’autre
Qui fait de lui cet être imprégné de sensibles murmures.
Il joue avec la frontière pour la rendre poreuse,
Exulte de ce rire comme la plus banale des façons
De nouer une chaleureuse relation avec quelqu’un.
Et le voilà, en partie réfugié dans un monde imaginaire,
Tel le point de lumière prometteur sur les rails du peut-être.
P. MILIQUE
09:24 Publié dans GOUTTES d'ÂME | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : au magma present de l'ecriturerail, espérance, fardeau, essentiel, infinité, vie, âcre, déchirure, mental, interne, se retrouver, enfermer, huis-clos, incommunicabilité, connaître, douleur, veillet, prendre place, identité, identitaire, au bord, imprégner, sensible, sensibilité, murmure, jouer, fontière, rendre, poreux, exulter, rire, banalité, nouer, chaleureux, relation, relationnel, en partie, réfugié, monde imaginaire, luminosité, prometteur, promesse
EXPLICATION DU VOLCAN EL TEIDE (ÎLE DE TENERIFE)
(Captation Peronnelle)
EXPLICATION DU VOLCAN
EL TEIDE
(ÎLE DE TENERIFE)
ÎLES CANARIES
MARS 2013
07:43 Publié dans MUSIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : au magma present de l'ecriture, volcan, vulcanologue, explorateur, faune, flore, guide touristique, el teide, ténérife, puerto de la cruz, la gomera, la palma, santa cruz, la orotova, îles canaries, espagne, maroc, cap vert, mauritanis, afrique subsaharienne, oasis, chamelier, caravane, jeff beck, improvistion, free jazz
AL BERTO: "ENFER"
AL BERTO
"ENFER"
Lu par Laurent Natrella
Al Berto est l'un des grands poètes portugais du XXe siècle , l'un des plus populaires aussi. Né en 1948 à Coïmbre, sous le nom d’Alberto Pidwell Tavares, le poète a passé son enfance à Sines (Alentejo), ville qu’il a évoqué dans Mar de Ceva (1968). D’abord étudiant aux Beaux-Arts, Al Berto a quitté le Portugal pour la Belgique. Il n’est revenu à Lisbonne qu’en 1975, ville où il est mort 22 ans plus tard en 1997. Al Berto était poète, peintre, libraire, rédacteur littéraire, traducteur. Il collabora à diverses revues et publia plusieurs recueils de poésie, influencés par Rimbaud et Genet, mais aussi par par les mouvements libertaires et par la génération beatnik américaine.
« Tandis que, dans une première phase, sa poésie descend aux enfers d´une jeunesse errante et marquée par un univers urbain souterrain, où l´excès s´exprime, par exemple, dans le champ d´expériences marginales, comme celle des drogues ou à travers un fort érotisme homosexuel, à partir des années 1980, apparaît toute la mélancolie nomade et désillusionnée de quelqu´un qui nous donne un témoignage confessionnel, une sorte d´autobiographie émotive d´un homme qui semble progressivement entrer dans un spleen fait d´ennui et de solitude, mais aussi d´un narcissisme blessé qui l´entraîne à s´enfermer dans un cocon, où il s’abrite du monde extérieur en ayant recours à une écriture sereine et contemplative. » (L’Institut Camõens)
« Al Berto, né en 1948, est une figure emblématique de la poésie portugaise contemporaine. Son œuvre s'affirme explicitement comme héritière du romantisme et du symbolisme. Un classique, en somme. » (L’Escampette)
« J’habite Lisbonne, comme si j'habitais à la fin du monde, quelque part où seraient réunis des vestiges de toute l'Europe. À chaque coin de rue, je trouve des morceaux d'autres villes, d'autres corps d'autres voyages. Ici, il est encore possible d'imaginer une histoire et de 1a vivre; ou de rester 1à, immobile, à regarder le fleuve, à feindre que le temps et l'Europe n'existent pas - et probablement Lisbonne non plus. » (l’auteur)
Son œuvre a été traduite en français par celui qui fut son ami, Michel Chandeigne et publié par les éditions L’Escampette.
Parmi ses publications:
Le Livre des retours (L'Escampette, 2004)
Trois nouvelles de la mémoire des Indes (L’Escampette, 2001)
Jardin d’incendie ( L’Escampette, 2000)
Lumineux noyé (L’Escampette, 1998)
La secrète Vie des images (L’Escampette, 1996)
La Peur et les Signes (L’Escampette, 1993)
05:32 Publié dans GOUTTES d'ÂME | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : au magma present de l'ecriture, al berto, enfer, poète portugais, laurent natrel, populaire, xoïmbre, alberto pidwell tavares, enfance, sinès, alentejo, mar de ceva, étudiant aux beaux arts, portugalbelgique, lisbonne, peintre, libraire, rédacteur littéraire, traducteur, collaborer, publier, rimbaud, genet, mouvement libertaire, génération beatnikaméricain, descente aux enfers, univers urbain, souterrain, érotisme, homosexualité


