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29/08/2017

RÈGLEMENT DE COMPTE 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

 

RÈGLEMENT DE COMPTE

2

 

Tout comme il n'est pas doué pour le bonheur,

(Mais elle l'a prise en apprentissage à ses côtés

Et il a confiance en elle, elle le rend bon élève)

Il ne possède aucune aptitude à la souffrance.

 

Il se s'éprouve honteux oui, parce que d'évidence

Ses propres douleurs à elle, ou à d'autres encore,

Devraient lui suffire à relativiser ses bobos à lui.

Mais quiconque le connaît un tant soit peu le sait

Étrangement faible et peu enclin à la confrontation.

 

Il ne supporte plus de devoir toujours affronter

Toute cette férocité, tout ces accès de tourments

Au masque obscur qui, redoublant quelques fois

D'une ampleur rare, le fait souffrir de leurs maux

Bien par-delà ce que ses piètres mots ne savent dire

Le livrant, sidéré, à un monde logique et fragmenté.

 

Il habite alors les froides contrées de la souffrance,

En ce lieu où la douleur possède un souffle furieux.

Avec toujours, au cœur de ses plus vifs tourments,

La peur-panique de douleurs plus violentes encore.

 

Il se retrouve, au sortir d'aussi vives exacerbations,

Dans un état déplorable, écartelé, passé au laminoir

Au cœur d'un comportement tellement transformée

Qu'il ne parvient plus à se diriger dans son présent.

 

S'il pouvait rester indifférent à la rumeur montante!

Mais il ne parvient pas à contenir la morsure du dedans.

Alors, déjà en conflit larvé, il entre en colère contre son corps.

Il entreprend violemment un règlement de compte à son égard.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

28/08/2017

RÈGLEMENT DE COMPTE 1

au magma présent de l'écriture,

 

 

RÈGLEMENT DE COMPTE

1

 

RÈGLEMENT DE COMPTE

1

 

Il sait, il en est si désolé,

Qu'il ne fait que partager

Ses moments de douleurs.

Mais comme elle le lui fait remarquer,

Il serait vain de cacher cette réalité-là.

Elle le vérifie en effet, il ne le peut pas.

 

Il dit qu'il n'en peut plus de souffrir,

Et ce n'est pas qu'une simple image:

Il en a vraiment marre!

 

Et encore ces pics exacerbés,

Ces paroxysmes de douleurs,

Ne s'exhibent-ils qu'en pointillés

Sorte de hiatus espacé dans le temps.

 

Comment font ceux qui endurent cela,

Et encore endurent-ils bien plus encore

A chaque infime de chaque immédiat,

A chaque micro-fraction de chaque jour?

(A SUIVRE)

 

P. MILIQUE

27/08/2017

PETITE-SŒUR 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

PETITE-SŒUR

2

 

Parce que toi, seule en scène, comique connue, reconnue, à optimiser les gags visuels et les situations les plus folles, les plus loufoques, les plus invraisemblables, les plus imprévisibles, et c'est déjà presque gagné...


Toi et ta déconcertante faculté à improviser ce soleil d'hilarité qui transportera les spectateurs présents.
Ceux-là même qui ne manqueront pas, je suis sûr de cela, d'exprimer leur contentement avec ferveur par une salve d'applaudissements nourris. Et mérités naturellement.

Et toi, le rouge aux joues, lumineuse, heureuse, les larmes d'émotions aux yeux...

 

Belle, riche et intense prestation à toi Petite-Sœur.
Je t'embrasse comme tu le sais, d'Affection Fraternelle.
Je t'aime.

(FIN)

 

P. MILIQUE

26/08/2017

PETITE-SŒUR 1

au magma présent de l'écriture,

 

 

PETITE-SŒUR
1

 

J'imagine que tu as longuement travaillé. Comme une forcenée peut-être.
Et puis tu as raturé, biffé, effacé, annulé, détruit...
Et encore tu as recommencé bien sûr. Encore et encore.
La création est ainsi faite. Obstinée. Attentive au déclic.

Mais maintenant, ça y est! (ou presque)

Les neurones en villégiature se sont réveillés.
Et l'encéphale est revenu soudain à son état  d'ébullition naturelle.

La lumière de l'humour, d'abord hésitante, a éclaboussé la page de réparties, de traits d'absurdités, de réalité décalée, d'auto-dérision, bref tout ce qui passe à portée d'envies et de coïncidences.

A hauteur d'ironie aussi, de clownerie, de burlesque, de raillerie, tout cela qui fusionne en humoristique et en joyeuses dilatations.

Authentiques perles de non-sens parties à la rencontre du sens supposé.

 

Petite Sœur, je sais bien que l'on en termine jamais avec le doute.

Mais tu peux y croire.

Mieux encore, tu dois y croire et t'octroyer le cadeau justifié d'une inaltérable confiance en toi.

(A SUIVRE...)



P. MILIQUE

25/08/2017

FISSURES INSOMNIAQUES

au magma présent de l'écriture,

 

FISSURES INSOMNIAQUES

 

C'est comme l'envol d'un oiseau trop fragile:
Quelque chose de terrible vient de survenir!

 

Hauts-le-cœur à percevoir l'approche feutrée

D'une souffrance à venir, d'une laideur indécente

Augmentée sans limites par toute cette indifférence

Lue dans le regard des autres, odieuse moralement.

 

Ta voix blanche, nouée, incertaine et pleine de larmes

M'a ouvert le monde accablant de tes abîmes intimes.

Lumière atténuée des paupières closes derrière lesquelles

Vivent des rêves noirs quand le monde alentour s'embrase.

 

Une maladie à combattre. Ne pas capituler. Surtout pas.

Et hurler la révolte de ceux que la vie griffe en profondeur.

Plongée dans le miroitement de l'instant. Émotion délicate

D'un intrinsèque murmuré dans mes fissures insomniaques.

 

P. MILIQUE

24/08/2017

EFFLUVES INNOVANTES

au magma présent de l'écriture,

 

 

EFFLUVES INNOVANTES

 

Elle ne rime à rien l'inoffensive lecture

Que s'autorise l'amateur d'écriture blanche,

A la ligne rachitique, guimauve et sans fond.

 

Pourquoi ne pas plutôt choisir de se diriger

Vers des compositions bien plus intrigantes

Tendues de pensées noires et de mots précis?

 

Aller à l'essentiel d'une construction profonde,

D'une langue peut-être construite sur les interdits

Dont les effluvent innovent au cœur du sclérosé.

 

P. MILIQUE

23/08/2017

DÉFIER L’INSENSÉ

VILLE EN RUINES.jpg

 

 

DÉFIER L’INSENSÉ

 

C'est une belle cité inscrite au fil du temps comme erroné,

Usée par tant de pas rebroussés au fronton amnésique du jour.

 

C'est une ville des ultimes grésillements d'avant la brisure,

D'avant la noirceur des ruines d'où s'échappent de sourds gémissements

Lorsque s'étouffe la plainte historique bafouée dans les marges muettes.

 

Il arrive que l'on se confie aux flots tourmentés du tumulte qui passe,

Que l'on se laisse dériver, épave ballottée aux bas-fonds glauques de la misère,

Faisant en cela l'expérience d'un rien hardi et saccageur de structures.

 

Il se peut aussi que l'on s'obstine à emprunter la même direction,

En un droit-devant imperturbable bandé du plaisir d'aller plus loin.

 

Mais l'autopsie l'indique avec précision, un jour la cité s’est arrêtée

Au large écart de cette vie missionnée pour tenir la mort à distance,

Ne vivant plus désormais qu'au travers d'une agonie cédée à l'effroi

Tout en n'en finissant pas de s'inventer un immuable défi à l'insensé.

 

P. MILIQUE

22/08/2017

CŒUR A CŒUR

au magma présent de l'écriture,

 

 

CŒUR A CŒUR

 

Et la serrer fort dans ses bras

En un puissant cœur à cœur,

En un sensuel peau à peau

Caressant et amoureux,

Tandis que sur ses douces lèvres

Il dépose un de ces tendres baisers

Qui détermine que la perpétuation de l'été.

 

P. MILIQUE

21/08/2017

BROUILLONS RAGEURS

au magma présent de l'écriture,

 

 

BROUILLONS RAGEURS

 

Jusqu'au cœur de ses colères et de ses impatiences,

Il croit pouvoir faire oublier l'insipide des jours.

 

Aussi, aguiché par des temps de rêve et d'illusion,

Il s'applique à mener à bien des trafics imaginaires

Qu'il ne parvient pas à dissocier des images mûries.

 

Cependant, dans l'infini tréfonds de vies stimulantes,

Comme enivré par les arômes d'une furieuse tristesse

Qui ne lui a pas permis d'approcher la vérité interdite,

Inapte aussi de retrouver les vestiges presque effacés,

De cet homme qu'il est pourtant peu ou prou devenu.

 

Alors, d’innombrables liasses de pages noircies,

Abondance de brouillons rageusement chiffonnés

Jonchent piteusement le sol froid du petit matin.

 

P. MILIQUE

20/08/2017

A L’ORÉE DE L'AUBE

au magma présent de l'écriture,

 

A L’ORÉE DE L'AUBE

 

Inoubliable jardin d'intelligence

Né par amour de l'échange absolu.

Une bulle irisée de mille couleurs

Me prend la main et me la caresse.


Ce chevauchement d'univers ouaté de douceur

Est une iridescente manière de débuter l'année.

 

P. MILIQUE

18/08/2017

SOLITUDE

funambule.jpg

 

SOLITUDE

 

Il n’est qu’un funambule chancelant

Sur le fil étroit de ses incertitudes.

 

Et il fouille,

Inspecte encore les silences

A la recherche des mots qu’elle ne dit pas.

 

Il l’appelle de tout le cri de sa solitude,

Puis murmure sa présence apaisée et,

Dans le secret rompu de sa page blanche,

La nuit consentante le rapproche d’elle.

 

P. MILIQUE

17/08/2017

VOIX RÊVÉE

au magma présent de l'écriture,

 

 

VOIX RÊVÉE

 

Un pasteur noir, rebelle à l'injustice

Mais visionnaire, l'a clamé un jour:

«J'ai fait un rêve!»

 

Nul doute que ton rêve à toi est plus modeste:

Au chaud de ton cœur, il est d'une autre nature.

 

Ce rêve participe d'un beau à venir
Dans un engouement de lumières.

Sollicité par les ailes de l'âcre souffle,

Il te transporte en instants d'odyssée.

Destination? Destination Elle pour sûr.

 

Était-ce la chanson du zéphyr,

Était-ce la mélodie de ta voix?

Ta voix qui toujours me charme,

Qui me charme dans l'immense

Sans jamais chercher à me nuire.

 

Peut-être est-ce une voix qui communique mon attente

Et mon envie de donner ce que je croyais ne plus avoir?

Une voix qui, ce faisant, m'annonce l'arrivée prochaine

Et la force inconnue d'un amour encore en découverte.

Une voix satinée qui ensorcelle à provenir d'ailleurs,

A souffler l'à-venir jusque dans leurs sourires mêlés.

 

Le soleil à brillé au cœur de ma nuit et j'ai rêvé d'Elle...

L'exquis de sa fleur était déjà semée au vent du désert.

 

P. MILIQUE