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05/09/2017

BOÎTE DE NUIT 1

au magma présent de l'écriture,

 

 

BOÎTE DE NUIT

1

 

Vacarme de la boîte de nuit.

Corps collés les uns contre les autres mais qui, étrangement, continuent d'exister en toute indépendance.

Ni sourires heureux, ni bousculades intempestives.

Moi seul.
Je suis, et tout autour, chacun est.

La provocation n'a pas de forme, pas de couleur.

Son relief s'efface au fur et à mesure que les corps se rapprochent.

Atmosphère Tokyo, avec un coût d’accès bien moindre, c'est entendu.

 

La pénombre aide à l'absence.

Les mains ne se rencontrent pas.

Les corps inamovibles demeurent, en toute sérénité.

C'est un rien qui se déplace et embaume la foule.

Les visages disparaissent, les membres bientôt, aussi.

Il ne reste de leur passage que des verres et des bouteilles en bien triste état.

 

Il arrive qu'on se parle, qu'on se cherche du regard.

Les mots, eux, sont le reflet du regard.

Instables, ils ne renvoient à rien sinon à ce qu'ils interdisent de penser, d'interpréter.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

04/09/2017

A MA FILLE

au magma présent de l'écriture,

 

 

A MA FILLE

 

Une vie d'homme

Est souvent marquée

Par l'image unique,

Toujours très belle,

De la petite enfance.

 

En ce qui me concerne,

L'image gravée, éternelle,

Restera celle de l'émerveillement,

Du mystère et de la pureté,

Celle de l'enchantement,

De la magnificence,

De la grâce et des douceurs,

Du secret où miroitent

La pétulance des promesses,

Des rires fastueux, des misères,

De la crépusculaire tristesse,

Des accès de tendresse enfin.

 

Cette image trop belle

Aux fragrances d'irréel,

Je la perçois au quotidien.

 

Elle se concrétise par un beau visage

Paré de longs et fins cheveux blonds,

Paré de perles bleues qui disent l'amour,

Bref, une frimousse à la douceur exquise

Et au sourire délicat, quasi angélique.

 

Angélique est justement son gracieux prénom,

Et je le trouve enjôleur le prénom de ma fille.

Cet enfant cadeau de beauté a maintenant six ans,

Et ça fait déjà six ans et neuf mois que je l'aime.

 

P. MILIQUE

03/09/2017

VOLÉES D'ASSONANCES

au magma présent de l'écriture,

 

 

VOLÉES D'ASSONANCES

 

Voilà maintenant exposé une belle prouesse qui,

De ses multiples contraintes d'emblée initiées,

Fait carillonner les cloches en volée d'assonances.

 

D'une encre alerte et inventive, la pensée

Cabriole de trouvailles en découvertes,

Et soumet l'instant pour l'heure infaillible

A l'âpre question de l'unique et du définitif.

 

Ainsi court la dédicace d'une écriture troublante

Tout au long de velléités délicieusement divines.

 

P. MILIQUE

02/09/2017

UN JOUR LE GLAS...

au magma présent de l'écriture,

 

 

UN JOUR LE GLAS...

 

Les mots choisis rallient la problématique d'un temps

Qui coule et nous raccroche à l'incroyable périphérie

De cette heure dernière que tout un chacun redoute.

 

Cette problématique n'est pas vraiment inopportune

Puisque qu'on n'a jamais rien observé de plus radical

Que l'état de mort pour parapher la cessation de la vie.

 

C'est avec cet inéluctable-là qu'il nous faut nous heurter

En une lutte sans merci dénuée de toute espérance finale.

Alors, récalcitrant et besogneux, on entre en résistance...

 

Nul ne saura jamais empêcher le glas de retentir un jour!

Certes, nous n'arpentons pas encore le cœur de cet immédiat,

Force est de constater que tout fait écho à cette lourde menace

Envers laquelle il faudra fatalement nous confronter un jour.

 

Les mots choisis rallient la problématique d'un temps

Qui coule et nous raccroche à l'incroyable périphérie

De cette heure dernière que tout un chacun redoute.

Certains des mots choisis participent de cette genèse-là!

 

P. MILIQUE

01/09/2017

TES MOTS

au magma présent de l'écriture,

 

 

TES MOTS

 

Il y a tes mots, aujourd'hui mon seul moyen de me cerner.

Tes mots qui m'enjoignent de cesser de me complaire dans la non-vie, de subir un temps arrêté qui n'existe pas.
Et de le dédaigner.

 

Il y a tes mots qui me recommandent de cesser de fréquenter le long tunnel de mes noires pensées et de me vautrer avec une complaisance obscène au cœur de mes zones d'ombre.
Tes mots qui me reprochent de m'effriter avers le moindre obstacle, et ceux qui tancent ma faiblesse face à la puissance de la désespérance et des frustrations trop violemment destructrices.

 

Tes mots sont si forts, qu'ils me conjurent de ne plus accepter de vivre dans la brume mauvaise du regard des autres.

 

 

P. MILIQUE

31/08/2017

SECRET

au magma présent de l'écriture,

 

 

SECRET

 

L'allure bien élevée et la chevelure cendrée,

Le regard gris ardoise caché de verres ronds.

 

Son costume anthracite taillé de bonne facture

Qui s'enrichit chaque jour de sa simplicité.

 

Sur son visage barré d'un demi-sourire

Se dessine l'esquisse de ce qu'il ne dira pas,

Douceur amère du très profond, du très secret.

 

P. MILIQUE

30/08/2017

RÈGLEMENT DE COMPTE 3

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

 

RÈGLEMENT DE COMPTE

3

 

Pourquoi ne parvient-il pas à contenir la douleur?

Pourquoi chaque goutte d'eau de celle-ci doit-elle,

Au gré du fatal, doit-elle nourrir son lac de souffrances?

Il renonce à comprendre, il se sait trop petit pour cela.

 

Mais, chaque fin de tempête laisse place au soleil levant.

Joie, il se trouve que ce soleil levant quotidien, c'est elle!

Il est bienheureux de vivre ainsi l'intensité dorée du soleil

Tandis que le ciel le drape de sa large cape brodée d'azur.

 

Elle l'accueille dans sa douceur, dans la force de son souffle,

Dans la tendresse infinie, dans la folle réalité de son amour.

Elle lui réapprend le goût d'être. Il a une grande confiance

En elle, elle saura lui inculquer ce qui jamais ne s'oubliera.

 

Il vit dans le ravissement permanent. Il se sent tel une bulle,

Une goutte d'eau désorientée dans la multitude cristalline,

Prisonnier volontaire des mailles du même filet. A jamais.

(FIN)

 

P. MILIQUE

 

29/08/2017

RÈGLEMENT DE COMPTE 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

 

RÈGLEMENT DE COMPTE

2

 

Tout comme il n'est pas doué pour le bonheur,

(Mais elle l'a prise en apprentissage à ses côtés

Et il a confiance en elle, elle le rend bon élève)

Il ne possède aucune aptitude à la souffrance.

 

Il se s'éprouve honteux oui, parce que d'évidence

Ses propres douleurs à elle, ou à d'autres encore,

Devraient lui suffire à relativiser ses bobos à lui.

Mais quiconque le connaît un tant soit peu le sait

Étrangement faible et peu enclin à la confrontation.

 

Il ne supporte plus de devoir toujours affronter

Toute cette férocité, tout ces accès de tourments

Au masque obscur qui, redoublant quelques fois

D'une ampleur rare, le fait souffrir de leurs maux

Bien par-delà ce que ses piètres mots ne savent dire

Le livrant, sidéré, à un monde logique et fragmenté.

 

Il habite alors les froides contrées de la souffrance,

En ce lieu où la douleur possède un souffle furieux.

Avec toujours, au cœur de ses plus vifs tourments,

La peur-panique de douleurs plus violentes encore.

 

Il se retrouve, au sortir d'aussi vives exacerbations,

Dans un état déplorable, écartelé, passé au laminoir

Au cœur d'un comportement tellement transformée

Qu'il ne parvient plus à se diriger dans son présent.

 

S'il pouvait rester indifférent à la rumeur montante!

Mais il ne parvient pas à contenir la morsure du dedans.

Alors, déjà en conflit larvé, il entre en colère contre son corps.

Il entreprend violemment un règlement de compte à son égard.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

28/08/2017

RÈGLEMENT DE COMPTE 1

au magma présent de l'écriture,

 

 

RÈGLEMENT DE COMPTE

1

 

RÈGLEMENT DE COMPTE

1

 

Il sait, il en est si désolé,

Qu'il ne fait que partager

Ses moments de douleurs.

Mais comme elle le lui fait remarquer,

Il serait vain de cacher cette réalité-là.

Elle le vérifie en effet, il ne le peut pas.

 

Il dit qu'il n'en peut plus de souffrir,

Et ce n'est pas qu'une simple image:

Il en a vraiment marre!

 

Et encore ces pics exacerbés,

Ces paroxysmes de douleurs,

Ne s'exhibent-ils qu'en pointillés

Sorte de hiatus espacé dans le temps.

 

Comment font ceux qui endurent cela,

Et encore endurent-ils bien plus encore

A chaque infime de chaque immédiat,

A chaque micro-fraction de chaque jour?

(A SUIVRE)

 

P. MILIQUE

27/08/2017

PETITE-SŒUR 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

PETITE-SŒUR

2

 

Parce que toi, seule en scène, comique connue, reconnue, à optimiser les gags visuels et les situations les plus folles, les plus loufoques, les plus invraisemblables, les plus imprévisibles, et c'est déjà presque gagné...


Toi et ta déconcertante faculté à improviser ce soleil d'hilarité qui transportera les spectateurs présents.
Ceux-là même qui ne manqueront pas, je suis sûr de cela, d'exprimer leur contentement avec ferveur par une salve d'applaudissements nourris. Et mérités naturellement.

Et toi, le rouge aux joues, lumineuse, heureuse, les larmes d'émotions aux yeux...

 

Belle, riche et intense prestation à toi Petite-Sœur.
Je t'embrasse comme tu le sais, d'Affection Fraternelle.
Je t'aime.

(FIN)

 

P. MILIQUE

26/08/2017

PETITE-SŒUR 1

au magma présent de l'écriture,

 

 

PETITE-SŒUR
1

 

J'imagine que tu as longuement travaillé. Comme une forcenée peut-être.
Et puis tu as raturé, biffé, effacé, annulé, détruit...
Et encore tu as recommencé bien sûr. Encore et encore.
La création est ainsi faite. Obstinée. Attentive au déclic.

Mais maintenant, ça y est! (ou presque)

Les neurones en villégiature se sont réveillés.
Et l'encéphale est revenu soudain à son état  d'ébullition naturelle.

La lumière de l'humour, d'abord hésitante, a éclaboussé la page de réparties, de traits d'absurdités, de réalité décalée, d'auto-dérision, bref tout ce qui passe à portée d'envies et de coïncidences.

A hauteur d'ironie aussi, de clownerie, de burlesque, de raillerie, tout cela qui fusionne en humoristique et en joyeuses dilatations.

Authentiques perles de non-sens parties à la rencontre du sens supposé.

 

Petite Sœur, je sais bien que l'on en termine jamais avec le doute.

Mais tu peux y croire.

Mieux encore, tu dois y croire et t'octroyer le cadeau justifié d'une inaltérable confiance en toi.

(A SUIVRE...)



P. MILIQUE

25/08/2017

FISSURES INSOMNIAQUES

au magma présent de l'écriture,

 

FISSURES INSOMNIAQUES

 

C'est comme l'envol d'un oiseau trop fragile:
Quelque chose de terrible vient de survenir!

 

Hauts-le-cœur à percevoir l'approche feutrée

D'une souffrance à venir, d'une laideur indécente

Augmentée sans limites par toute cette indifférence

Lue dans le regard des autres, odieuse moralement.

 

Ta voix blanche, nouée, incertaine et pleine de larmes

M'a ouvert le monde accablant de tes abîmes intimes.

Lumière atténuée des paupières closes derrière lesquelles

Vivent des rêves noirs quand le monde alentour s'embrase.

 

Une maladie à combattre. Ne pas capituler. Surtout pas.

Et hurler la révolte de ceux que la vie griffe en profondeur.

Plongée dans le miroitement de l'instant. Émotion délicate

D'un intrinsèque murmuré dans mes fissures insomniaques.

 

P. MILIQUE