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10/08/2017

SECRET

au magma présent de l'écriture,

 

 

SECRET

 

L'allure bien élevée et la chevelure cendrée,

Le regard gris ardoise caché de verres ronds.

 

Son costume anthracite taillé de bonne facture

Qui s'enrichit chaque jour de sa simplicité.

 

Sur son visage barré d'un demi-sourire

Se dessine l'esquisse de ce qu'il ne dira pas,

Douceur amère du très profond, du très secret.

 

P. MILIQUE

09/08/2017

RÉJOUISSANTES AFFINITÉS

au magma présent de l'écriture,

 

 

RÉJOUISSANTES AFFINITÉS

 

C'est une belle richesse que celle de lecteur.

On se laisse aller parfois à l'exercice périlleux

Qui consiste à extraire certaines phrases

Hors du contexte de leur texte lumineux.

 

Il arrive que cela fasse de nous un lecteur averti,

Qui perçoit désormais ce que l'écrivain lui inspire.

A considérer la démarche personnelle et fébrile

Qui nous a entraîné à nous immerger éperdument

Dans cette prose-là, sertie de poésie, l'espoir est là.

 

Il faut dire que ce qui est écrit brille vraiment

D'une puissante beauté et, lorsque cette beauté-là

Plonge en vous et vous envahit le fond de l'âme,

Le ciel se pare d'un bleu imperturbable, intense,

Perspective d'où scintillent d'inespérées affinités.

 

P. MILIQUE

08/08/2017

PERCEPTION INADÉQUATE

au magma présent de l'écriture,

 

 

PERCEPTION INADÉQUATE

 

A vivre dans une société où la vanité tient son rôle,

Où chacun appréhende au vif de trouver sa place,

Il est de l'ordre du tentant d'accepter l'incohérence.

 

Même à ne pas s'abandonner aux affres de l'obscur,

L'irrigation est contingente de toutes ces petites choses

Dissonantes ou juste déplacées dans l'intime qui résonne.

 

Par la faute d'une perception inadéquate au monde,

Entre fidélité harmonieuse et détachement esthétique.

Cette sorte d'égoïsme détestable ouvre sur le paradoxe

D'aimer et dans le même temps peut-être ne pas aimer

Jusqu'à étreindre cette destinée violemment individuelle

Qui l'expose à une grande fadeur, au secondaire. Au rien!

 

Chaque homme devrait savoir rayonner d'un large sourire,

Un sourire qui ne serait autre que la signature du timide

Et la marque lumineusement romantique de son humilité.

 

P. MILIQUE

RÈGLEMENT DE COMPTE 1

au magma présent de l'écriture,

 

 

RÈGLEMENT DE COMPTE

1

 

Il sait, il en est si désolé,

Qu'il ne fait que partager

Ses moments de douleurs.

Mais comme elle le lui fait remarquer,

Il serait vain de cacher cette réalité-là.

Elle le vérifie en effet, il ne le peut pas.

 

Il dit qu'il n'en peut plus de souffrir,

Et ce n'est pas qu'une simple image:

Il en a vraiment marre!

 

Et encore ces pics exacerbés,

Ces paroxysmes de douleurs,

Ne s'exhibent-ils qu'en pointillés

Sorte de hiatus espacé dans le temps.

 

Comment font ceux qui endurent cela,

Et encore endurent-ils bien plus encore

A chaque infime de chaque immédiat,

A chaque micro-fraction de chaque jour?

 

Tout comme il n'est pas doué pour le bonheur,

(Mais elle l'a prise en apprentissage à ses côtés

Et il a confiance en elle, elle le rend bon élève)

Il ne possède aucune aptitude à la souffrance.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

07/08/2017

MÉMOIRE VAGABONDE

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MÉMOIRE VAGABONDE

 

Comme elle me manque ta présence lumineuse,

Comme elle me manque, tu ne sais pas combien!

 

Par bonheur existe cet espace privilégié qui,

Le temps d'un furtif battement de paupières,

Exprime un rêve portant en son sein la somme

De tous les possibles restés jusque là inconnus.

Dans ce rêve saturé de lumière et d'émotion,

Vagabonde la mémoire. Et le regard change.

Il prend la consistance fragile d'une rencontre

Primordiale, troublée par ta profonde influence.

Moment essentiel d'où émane l'intense sensation.

 

Penser à toi m'apporte du bonheur. De la sérénité donc.

Et se murmure dans mes veines la paix enfin retrouvée.

 

P. MILIQUE

06/08/2017

LA OU FRÉMIT L'INTENSE

au magma présent de l'écriture,

 

LA OU FRÉMIT L'INTENSE

 

L'écriture ne me coule pas du bras, loin de là!

 

Je me sens très éloigné du scripteur frénétique.

Il me reste quand même quelques mots à partager

Depuis cet espace bord-méditerranéen fréquenté,

Contraire d'un lieu de thérapie contre le désespoir.

Un endroit où se magnifie encore davantage

La révolte ordinaire opposée à la médiocrité.

 

L’aliénation est douce certes, mais permanente.

Pourtant, en logique, l'habitude devrait me rendre

Si ce n'est insensible, à tout le moins indifférent.

 

Par bonheur, je possède mes refuges en filigrane.

Berceaux d'étrange où tressaille parfois l'intense.

Où se régénère la rencontre. Où naît l'inaliénable.

 

Alors, le monde flamboie à nouveau, ouvre son horizon,

Et impose d'emblée son indicible sentiment d'harmonie.

 

P. MILIQUE

05/08/2017

IMPASSE PERSONNELLE

au magma présent de l'écriture,

 

IMPASSE PERSONNELLE

 

L'influence anesthésiante de l'habitude

Nous conduit droit à l'impasse personnelle.

Pour s'y dérober, pour casser le masque

De la conformité, il faudrait posséder

Une intelligence minutieuse, mais aussi

Vaste, décapante, et sans compromission.

Et se régaler de l'harmonie des nuances,

Des couleurs suaves et du goût de l'incongru.

 

Il est probable que nous soyons intoxiqués moralement.

C'est pourquoi nous exiger avec une grande fermeté

Le droit au désir, au plaisir, et à la folle imagination.

 

Dans l'âme chaotique d'une zone ardente et mobile,

Existent des paroles concises, sublimes et salvatrices.

Lueurs abrégées d'une conscience traversée

De surnaturelles manifestations multicolores.

Et comme il n'y a pas, nous le savons, de différences

Incompatibles ni de d'individualités incomparables...

 

Cette vérité est confuse et limitée:
Elle devrait être cosmique.

 

P. MILIQUE

04/08/2017

A L’AUBE TOURMENTEE

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A L’AUBE TOURMENTEE

 

Au miroitement prétentieux des mots,

Il cherche dans l’écriture le moyen de dire l’indicible.

 

Chaque mot est pesé à revenir sans cesse sur des phrases

Qui se déplient, se renouvèlent encore, à nouveau,

Parfois s’étirent et se réinventent.

 

Mais le danger est grand que l’écriture se substitue

Au monde sans jamais parvenir à l’imiter.

 

A l’aube tourmentée de ses écrits fragmentaires

Bouillonne un turbulent ressac de mots

Aux fragrances savoureuses qui offrent l’essence

D’un plaisir coulant d’une plume-émotion,

Jusqu’à marquer la page au réel de merveilles

Dans la prise de conscience au pouvoir subversif.

 

P. MILIQUE

03/08/2017

FIN DE SOIRÉE

au magma présent de l'écriture,

 

 

FIN DE SOIRÉE

 

Elle me comble d'intensité cette fin de soirée

Où nous avons longuement conversé ensemble,

De tout, de rien, de tous ces riens qui, s'ils n'étaient pas,

Nous empêcheraient, c'est sûr, d'atteindre à l'essentiel.

 

Cela fait déjà trop de temps que je subis physiquement.

Ce déséquilibre total qui virevolte sur l'incompréhensible.

En tout état de cause, tout cela relève de l'incontrôlable.

Est-ce une conséquence perverse du demi-siècle franchi,

Ou le méfait de cette infection qui n'en finit pas de finir?

 

Je ne veux pas t'accabler de choses que tu connais trop bien.

Je souhaite simplement partager un peu de cette vive fatigue

Que j'éprouve au sortir de mes intenses journées de travail.

Mais je me révèle bien incapable de quoi que ce soit, pas plus

Que je ne le suis d'aligner ne serait-ce que quelques mots sensés.

A cela s'est, depuis quelques jours, joint une détresse psychique:

Posture d'extrême frustration au scintillement défraîchi de la vie.

 

 

P. MILIQUE

02/08/2017

EFFLEUREMENT INSISTANT

au magma présent de l'écriture,

 

 

EFFLEUREMENT INSISTANT

 

Ange appliquons-nous, ensemble, a jouir

Pleinement ce temps qui nous est mesuré!

 

Le soleil de notre amour, orne les belles choses.
Partageons-les toutes en les pratiquant à deux.

 

Il y a l'évidence extatique bonheur d'être nous.

Il y a tout cet amour, toute cette folle générosité.

Il y a tout ce qui se développe à fleur de nous.

Il y a tous ces jours délestés où il fait agréable

Et au cœur desquels nos rires nous rapprochent.

Il y a ce chemin emprunté qui conduit au soleil

De l'amour rutilant. A celui de notre amour donc.

Il y a se poser, en vis à vis, sur le banc d'un square.

Il y a nos mains nouées pour flâner entre les arbres.

Il y a ces longues contemplations avides d'abondances

Et cet horizon en attente qui parfois au loin s'embrase,

Et les lueurs incendiaires du couchant qui s'épanchent

En crête d'une Ardèche en réponse au Vercors opposé.

Il y a ces matins de fraîcheur, doux au corps et à l'esprit.

Il y a ce triomphal chatoiement, cette splendide nature,

Si belle, si séduisante, et amplifiée par ta seule présence.

Il y a l'ingénuité douce et moelleuse du vent complice,

La caresse bleue du ciel et l'ardente morsure du soleil.

Il y a le temps qui vit l'étreinte insistante de nos doigts.

 

Amour, ce sont des souvenirs qui se régénèrent actuels.

Comment ne pas se les approprier et se les partager

Alors même que nos deux cœurs en fusion débattent

A tout rythme la cadence effrénée d'un amour infini.

 

P. MILIQUE

01/08/2017

DANS LES BRAS DE SES ÉNIGMES 2

au magma présent de l'écriture,

 

 

DANS LES BRAS DE SES ÉNIGMES

2

 

Si nous souffrons d'une telle pénurie de rêves et de poésie, c'est parce que ce monde en est cruellement dépourvu.

Il est donc impératif de ne plus accepter de subir et, tout au contraire, s'appliquer à échafauder une autre réalité.

 

Dans l'infinie richesse des émotions qu'il faudra bien réapprendre à partager dans le regard des autres.
Celui-ci s'ouvrira forcément, comme s'ouvre une fleur.

Il ne restera qu'à se jeter avec une gourmandise non feinte dans la folle multiplicité des intensités possibles.

 

Retrouvons donc nos étonnements d'enfants!

Passons du bleu aux paupières du rêve pour développer un cœur gros de bonheur.

Et endormons-nous enfin, et pour une fois, tel un bienheureux dans les bras de ses énigmes.

(FIN)

 

P. MILIQUE

31/07/2017

DANS LES BRAS DE SES ÉNIGMES 1

au magma présent de l'écriture,

 

 

DANS LES BRAS DE SES ÉNIGMES

1

 

Certes la vie s'affiche telle une illusion, telle une succession ininterrompue de moments fragiles et brefs qui s'évanouissent dans l'instant suivant.

Elle est essentiellement consternation et désenchantement.

Une infernale machine à broyer le temps imparti.

 

C'est ce qui fait que, avec une sorte d'inévitable certitude, l'indifférence s'installe insidieux, nous obligeant à tournoyer, encore et encore, dans une nuit compassionnelle que n'habite aucun réconfort.

Et nous allons à l'encontre d'un silence protecteur, puis interrogeons l'abîme du regard avec pour crainte le toujours pire.

Il faut refuser cela, la fuite ne serait qu'illusoire!

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE