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01/12/2015

MAGNIFICENCE FERTILE 1

au magma présent de l'écriture,

 

MAGNIFICENCE FERTILE

1

Tant d'amertumes, de regrets, de ressentiments
L'ont projeté avec violence dans le désenchantés
De son indéniable non appartenance au monde.

A cela, il doit inclure ses propres hermétismes
Qui, dans la fragilité têtue de chaque souvenir,
Rejettent loin la secrète mécanique de l'existence.

L'état émotionnel ne provoque pas de sentiment de peur
Face au dessaisissement souverain impulsé au partir,
Lorsque son sens génère un anéantissement justifié,
N'est qu'une façon d'aller au-devant de son incertitude
Appelée par l'obsessionnelle mort émanant de l'instant.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

12/04/2015

POÉSIE BLANCHE ET RÔDEUSE 2

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

POÉSIE BLANCHE ET RÔDEUSE

2


Une intense fusion d'effervescence préside aux destinées de certains.
Il leur arrive d'être pris en flagrant délit d'un viscéral grondant de rumeur fondamentale.
Fluctuations intimes aux tentations hasardeuses.

Il faudrait pouvoir réfuter la possibilité de demeurer immobile là où, dans la saisie passionnée du monde sensoriel, l'éblouissement formel de vivre au souffle instantané des demains prometteurs l'emporte.
Au cœur d'un maintenant de poésie blanche et rôdeuse, les instants de vie défilent et cultivent l'art d'un silence douloureusement inutile.

La vie, lorsqu'elle est offerte, doit être sans cesse célébrée.
Elle monte par vague de désirs, de joies et de chagrins parfois.
Elle peut donc, avec un orgueil assumé, revendiquer la multiplicité dans le considérable et l'inexpliqué.

(FIN)

P. MILIQUE

08/02/2013

POÉSIE RÔDEUSE

 

ECRITURE.jpeg

 

 

POÉSIE RÔDEUSE

 

C'est un texte halluciné et cruellement

A l'indicible dureté, à l'impénétrable douleur,

Qui dit les mélancolies et les noirceurs de l'impulsion

Dans le constat sans détour de l'uniformité honnie

En dénonçant les violentes pressions destructrices d'êtres.

 

C'est aussi une écriture aux pulsions sensitives

Rare d'unicité par le degré d'exigence optimale

Exprimée dans la puissante émotion qu'il étreint

Au cœur de cette poésie blanche et rôdeuse.

 

Des instants de vie défilent et cultivent l'art d'un silence

Qui, malgré leur délicatesse à retranscrire les moments sombres

Figent subitement un regard perdu dans un ailleurs grave.

 

P. MILIQUE

07/12/2012

ÉTRANGE MÉCANIQUE 2

ETRANGE MECANIQUE.jpeg

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter)  le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...


 

ÉTRANGE  MÉCANIQUE

2


Il faut dire que, cette fois encore, il n'avait pas fait montre d'une grande diplomatie face à un dysfonctionnement aussi ouvertement dirigé contre lui. Fixant la machine droit dans les yeux, il l'avait très vite amplement insulté, et puis frappé aussi, un petit peu, rien de grave: juste quelques discrets coups de pied bien intentionnés. Parce que bon, faut tout de même pas abuser. Impulsif il l'est parce qu'il l'a toujours été, alors tu penses.... Et costaud, il faut voir!

Les autres machines alentour continuaient pour leur part d'opérer avec une constance toute à leur honneur. Ce qui fait que l'envie d'aller, par mesure de représailles, faire poinçonner son ticket par l'une d'entre elle lui est évidemment passé par l'esprit. Mais vous savez ce que c'est, son orgueil – démesuré comme il se doit – lui a formellement interdit pareille compromission. Et puis quoi encore!....

Fort de son indéniable bon droit, il était bien décidé à passer par là où il avait initialement choisi de le faire, et ce n'est tout de même pas cette grossière machinerie, niaise et godiche, caractérielle de surcroît et très ostensiblement à la solde probable d'une faction RATPiste – quelque passée de mode n'est-il pas – qui allait contrarier le bien fondé de son projet et déterminer son futur immédiat!


(A Suivre...)


P.  MILIQUE

06/12/2012

ÉTRANGE MÉCANIQUE 1

ETRANGE MECANIQUE.jpeg

 

ÉTRANGE  MÉCANIQUE

1

 

De toutes les façons, il n'était pas pressé...

Aussi trouvait-il parfaitement superfétatoire la réaction, pour ainsi dire infantile, de cette disgracieuse machine au pied nickelé.

Pour qui se prenait-elle donc pour s'opposer avec tant de condescendance à l'oblitération banale et mécanique du ticket dont il était bien, nul ne pouvait le nier, le seul et authentique propriétaire? Certains pourraient d'ailleurs témoigner l'avoir vu l'échanger contre bien trop de monnaie sonnante si ce n'est trébuchante.

 

Alors quoi? Pourquoi lui refusait-elle, avec autant d'obstination, le fonctionnement basique et répétitif qui avait jusqu'alors été le sien? Une foule de personnes impatientes étaient déjà passée entre les bras accueillants de son portillon libérateur. Il devait bien en rester quelques-uns pour l'attester!

Mais alors pourquoi? Certes, il était bien un peu entêté et impulsif, il lui arrivait même parfois d'être violent juste ce qu'il faut mais enfin là, il avait la conscience tranquille! Jamais encore il n'avait eu la moindre altercation avec quelque machine que ce soit: pas plus avec elle qu'avec aucune autre de ses consœur. D'évidence, elle faisait erreur. Il y avait méprise sur la personne. Peut-être l'avait elle confondu avec quelqu'un d'autre?

(A Suivre...)

P.  MILIQUE