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01/11/2016

UN AMOUR DÉVASTÉ

au magma présent de l'écriture,

 

UN AMOUR DÉVASTÉ



Combien elle paraît indifférente à tout et à tous
Cette femme qui va d'un pas lent sous la pluie.

Bien sûr, elle croise des passants qu'elle ne voit pas
Et, tandis qu'elle se confond avec la foule sceptique,
Son cœur ému et aux abois pleure son amour dévasté.

Comment pourrait-elle consentir au milieu des autres
Alors qu'elle n'est plus désormais qu'au centre de lui?

Elle retrouve dans ses songes ce qui lui a été soustrait:
Le timbre intense de sa voix, l'intense de sa présence,
Et aussi la perfection chaleureuse du cercle de ses bras
Se refermant avec volupté sur son corps en attente
Signe son cœur fasciné d'ineffaçables enluminures.


P. MILIQUE

07/10/2016

DUPES DE RIEN 8

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

DUPES DE RIEN

8

 

Comme hypnotisé, il capte de l'à peine esquissé qu'il complète à ne plus pouvoir l'effacer.

Fantômes en latence surgit des brumes confortables de l'inconscient étirés jusqu'à la limite.

 

     Une certaine rigueur revenue suffit le plus souvent à en dénoncer les approximatifs subterfuges.

Cessons de voir au travers pour ne plus voir de travers!

Désireux de penser par soi-même ce que l'on voit, il n'y a qu'à tendre les yeux sur quelques détails révélateurs pour que, éreintant la contrainte, s'engendrent en sauvetage les idées de la raison.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

01/08/2016

A L'AFFUT DE LA VÉRITÉ

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 A L'AFFUT DE LA VÉRITÉ


Les poèmes sont de surprenantes esquisses
Dont l'approche est comme un frôlement amoureux.
 
Être de mots à l'imaginaire créateur,
Il s'octroie des heures d'exaltation
A composer des textes tels des chansons de signes.

La main court et court encore
Au cœur d'un certain idéal poétique
Grand explorateur de la pensée.

Alors, dans des accès d'ingénuité plutôt touchants,
Il s'offre des possibilités quasi inépuisables
Rien qu'à débusquer un essentiel à l'affût de la vérité.


P. MILIQUE

16/04/2016

ULTIME RANDONNÉE 7

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

ULTIME RANDONNÉE
8

 

Facile Edgardo!

Facile quand on n'est pas soi-même concerné! Quand on a le recul possible. Mais, écoute-moi!

C'est déroutant comme la vie de couple peut se révéler, en certaines occasions, faussement imprévisible. Et comment elle sait nous révéler, aussi souvent que nécessaire, la dimension véritable de sa précarité.

A travers le mur poreux du temps, on finit par prendre dans la gueule le fragilité d'un bonheur contrefait que l'on découvre éphémère. La faillibilité d'un amour aussi, lentement désagrégé par ses scories sournoises.

Arrive l'inévitable moment où le présent ne sait plus emprunter que des chemins de traverse effarants de monotonie.


Ça alors!

Moi qui croyait que cette sortie allait te faire du bien. T'oxygéner un peu la tête. Au lieu de ça je te trouve pour le moins...


Tu sais Edgardo, Loucine était tout pour moi. C'était une orchidée. Mon orchidée. Belle. Sublime. Mais je sais maintenant que sous l'orchidée soupirait l'ortie.

Dès lors, au fil de tentatives d'explications, le plus souvent orageuses, et de mises au point douloureuses, surgit une pluie de détails anodins dont certains sont extraordinairement futiles. Ils n'en ouvrent pas moins l'accès à une multitude de méprises et de malentendus réciproques.

Et se font jour des questionnements plus que troublants. Folles interrogations qui catapultent dans l'invraisemblable soupçon, la forte présomption, la perturbante certitude.

 

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

07/04/2016

SUBTIL ÉQUILIBRE

au magma présent de l'écriture,

 

SUBTIL ÉQUILIBRE

Simplement s'extraire de l'indifférence
Habituelle quand on utilise les mots,
Alors que chacun à conscience que le mot
Est une arme particulièrement efficace
Avec laquelle il s'éprouve judicieux
De garder un minimum de distance.

Nul ne peut cependant ignorer qu'il s'agit-là
D'une façon généreuse de parvenir à l'autre.

La jubilation est intense et délicieuse d'y arriver parfois,
Même s'il est rare d'accéder au but d'une seule tentative.
Réflexion profonde et fructueuse si l'on veut bien considérer
La difficulté réelle à débusquer chez l'autre la part du silence
Dissimulée dans l'imperceptible lumière qui pourtant fait signe.

Elle est inflexible cette lucidité qui permet d'aborder à l'émotion
Limpide, enfantine presque, lorsque s'ébauche le subtil équilibre
Nimbé à l'aube d'un soleil de grande espérance prêt à fluidifier
N'importe quelle atmosphère délictuelle, aussi épaisse soit-elle.

Il est muré dans une révolte aux exigences contraires.
Tout cela sans la moindre once de ridicule subalterne
Au cœur d'un essentiel restant indéfiniment à définir.

P. MILIQUE

21/03/2016

OMBRES INJUSTES

au magma présent de l'écriture,

 

OMBRES INJUSTES



Son ordre naturel est troublé
D'ésotériques ombres injustes.

Entouré d'un large cercle d'étonnements,
Il s'éprouve en partance pour une obligation
Dont l'empreinte objective s'évade aux autres.

En vérité il part peut-être pour cette sagesse
Qui offre la possibilité d'un voyage différent
Dont l'absolue magie serait d'infléchir le temps.

Comme tout est délicieusement simple à présent!...

P. MILIQUE

27/11/2015

HABITER UN BEAU JARDIN

au magma présent de l'écriture,

 

HABITER UN BEAU JARDIN

Parce qu'il l'a décidé, il ne pénétrera pas ce matin
Dans les multiples frénésies médicales concoctées.

Il choisit de plutôt rêver d'elle, de méditer d'elle,
De penser avec elle. Cœur à cœur et corps à corps.
Les voilà ainsi illuminés de ces précieux instants.

Il se délecte de toute cette douce volupté amoureuse,
Génératrice de sens abyssaux perfusés par ses mots.

L'état d'euphorie se charge de son expansion illimitée.
S'impose alors l'harmonie et la certitude de leur amour.
Quelle simple, belle, réconfortante et inaltérable vérité.

A la pulpe de la nuit, son corps transi se blottit au sien.
Il ne s'étonne ni de ses lèvres, ni de ses mains sur sa peau,
Il frémit même lorsqu'elle l'apaise d'un velours de langue
Et se laisse emporter par l'embrasé de son amour pour elle,
De leur amour commun. Et il cherche, et il trouve sous ses doigts
Les contours délicats de son visage et le galbe affiné de son corps.

Sait-elle qu'ils habitent un jardin calme où s'éveillent les fleurs,
Où chantent les oiseaux, où d'affables arbres frémissent de vie?

Il sait qu'il l'aime, et ça le bouleverse de s'en éprouver capable.

P. MILIQUE

17/06/2015

CE N'EST PAS ENCORE L'HEURE OU LE SOIR TOMBE 4

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

CE N'EST PAS ENCORE L'HEURE OU LE SOIR TOMBE

4

Dès lors, qui oserait prétendre en toute conscience intime
Que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue encore un peu?


Il n'est pas de vie sans vie dans la paume épaisse du temps.
Elle exige simplement de dilater sa part d'espace et d'infini,
C'est l'aimer que de la conjuguer au présent jusqu'à toujours.
Il en est certain, ce n'est pas encore l'heure où le soir tombe
Mais bel et bien celle qui se missionne à augmenter le vécu.

(FIN)

P. MILIQUE

08/06/2015

A L’ÉPICENTRE DE NOS RÊVES 6

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

A L’ÉPICENTRE DE NOS RÊVES

6

 

J'aperçois déjà se dessiner quelques rictus moqueurs sur le visage de certains, aux concepts bourgeois.

Que m'importe, puisqu'il ne sont pas, ne seront jamais, de mon monde, et d'ailleurs, j'ai en moi beaucoup de facilités à échapper à toutes les mauvaises raisons que tous ces tristes sires ne savent que mettre en avant.

Il m'est ainsi facile d'accueillir et de faire face à  ces contradicteurs-là.

 

J'affirme pour ma part que la joie est parfois d'une simplicité déconcertante.

Tout homme présent au monde peut adhérer et vivre au cœur de cette réalité-là qui lui permettra d'être le contemporain du si beau ressenti qu'exacerbe la joie.

Sentiment de bien-être absolu que celui d'observer la joie ensoleiller les yeux alentours.

(A SUIVRE)

P. MILIQUE

23/05/2015

BOUILLONNANTE EFFERVESCENCE 3

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

BOUILLONNANTE EFFERVESCENCE

3

La vie se vit désormais comme dans un monde suprême et soyeux
Qui parle d'un avenir si délicat et doux que l'on prend plaisir à tout
Observé de ces regards plus exaltés de magnifiques profondeurs.
Tout cela est si puissant, si solide, que l'on se prend à chanter encore
Cet avenir fait de communion unique qui entrelacent nos souffles.

Et se confirme l'Amour existant dans cette inéluctable continuité
Qui restera incrusté dans le marbre immuable de nos mémoires
Dans ce tréfonds de nous-mêmes entrelacé de sentiments embrasés.

(FIN)

P. MILIQUE

12/04/2015

POÉSIE BLANCHE ET RÔDEUSE 2

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

POÉSIE BLANCHE ET RÔDEUSE

2


Une intense fusion d'effervescence préside aux destinées de certains.
Il leur arrive d'être pris en flagrant délit d'un viscéral grondant de rumeur fondamentale.
Fluctuations intimes aux tentations hasardeuses.

Il faudrait pouvoir réfuter la possibilité de demeurer immobile là où, dans la saisie passionnée du monde sensoriel, l'éblouissement formel de vivre au souffle instantané des demains prometteurs l'emporte.
Au cœur d'un maintenant de poésie blanche et rôdeuse, les instants de vie défilent et cultivent l'art d'un silence douloureusement inutile.

La vie, lorsqu'elle est offerte, doit être sans cesse célébrée.
Elle monte par vague de désirs, de joies et de chagrins parfois.
Elle peut donc, avec un orgueil assumé, revendiquer la multiplicité dans le considérable et l'inexpliqué.

(FIN)

P. MILIQUE

15/03/2015

LA BEAUTÉ 4

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

LA  BEAUTÉ

4

 

Beauté honnie et désirée que l'on défigure ou qu'on encense.

Elle semble le plus souvent se dissimuler à elle-même.

Elle se pare de vertu et préfère arpenter la singularité du sensible qu'une quelconque généralité. Il serait dès lors incohérent de l'accuser d'indifférence.

A la vérité, tout en elle témoigne du contraire dans la magnificence et l'émerveillement.

Elle ne saurait non plus être souillée par la matière.

C'est ainsi, jamais la boue ne ternira la splendeur du marbre, car il se tient à distance, superbe de placidité.

Grâce à cela, même l'assombrissement n'est que lumière.

Et ce n'est pas là affaire d'esthétique mais de vie!

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE