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22/11/2012

QUESTIONNEMENT

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QUESTIONNEMENT

 

Posture d'emblée relaxante

Et concentration rassemblée

Face au feu ou devant l'eau!

 

Ignorance obscure et aveugle,

Impuissance tenace de la pensée.

 

Est-ce réellement aussi dérisoire?

Poser la question vient à l'annuler.

 

P. MILIQUE

 

12/11/2012

CAISSE DE RÉSONANCE

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CAISSE DE RÉSONANCE

 

 

A donner la parole aux scélérats d'un univers glauque,

Le risque est grand qui rôde avec pour conséquence

De se retrouver confronté à la réalité bornée,

Toute bouffie d'étourdissantes logorrhées.

 

Épaisse et interminable coulée verbale

Jaillie d'hommes ternes et sans grandeurs.

 

Il est impératif de se démarquer de cela,

De stigmatiser l'indigne avec force et férocité

Pour, animé d'une rage puissante et décuplée,

Tenter de faire entendre la singularité de sa voix

A l'aide de la monumentale caisse de résonance

Qu'est l'intense d'une vie toute exaltée de flamme.

 

P. MILIQUE

02/11/2012

HUMANITÉ QUELCONQUE

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HUMANITÉ QUELCONQUE

 

Le temps paraît figé dans des phases indécises

Qui distillent les épaisses fumées d'un doute

Inexorablement scellé dans l'irrémédiable du réel.

 

Chaque jour, il endure d'abruptes ruptures

Engendrées par les fracas de verre brisé

D'une mémoire pulvérisée, fragmentaire désormais.

 

Dans l'ordinaire passage du temps et des choses,

Il a l'air grave et son regard tourné vers l'au-dedans

Le précipite à son insu dans une fascination désenchantée

Qui dissout sa volonté dans un monde bafoué

Par la dispersion glacée d'un reliquat d'humanité.

 

P. MILIQUE

18/10/2012

SERIE KITCHISSIME DUOS: STONE et CHARDEN "L'avventura"

 

STONE et CHARDEN

"L'avventura"

Système deux 

04/04/1976 - 01min24s

 

Stone et Charden chantent "L'avventura"


 

Production

 

Annonceur, Paris : Antenne 2

Générique

 

Lion, Bernard

 

Lux, Guy

 

Stone et Charden-duo

27/09/2012

LE JOURNAL DE PERSONNE: "SANS GLOIRE"

"SANS GLOIRE"

 

Le journal lyrique de Personne :
Touche pas à ma Révolution !
Che Guevara,
Printemps arabe,
Révolution, Religion,
Liberté ou dignité

26/09/2012

DES ÊTRES INDISPENSABLES

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DES ÊTRES INDISPENSABLES

 

Il est des êtres indispensables

Avec qui l'on s'enchaîne au plaisir

Incomparable du respect réciproque.

Sans eux, il est certain de vivre dans l'inachevé,

Lorsque la fatigue de l'existence s'accumule

Comme une poussière de résignation sous les gravats de l'ennui.

 

Alors, ils apparaissent à nos côtés,

Crapules, dans l'immédiat sympathiques,

Pour nous proposer d'autres interprétations

D'une même réalité.

Et nous exultons soudain

Dans la violence du changement.

 

Parce qu'ils possèdent cette façon magique de dire le banal,

Nous tombons sous le charme d'un étrange enchantement.

Quelques illusions consolantes,

Quelques trouvailles essentielles

Nous offrent les instants précieux et insaisissables

De l'éphémère sérénité du quotidien.

Nous sommes dans le confort inconnu de l'apaisement.

Le monde devient parfaitement frivole,

Hautement pittoresque et facétieux presque.

Avec l'enivrement supplémentaire d'une rêverie au long cours

Qui rend perceptible la mélodie bruissante

Et troublante de l'air du temps.

 

La sensation est brut de moments lumineux,

Source infinie d'étonnements et de voluptés,

Subtile symbiose avec une vie qui fait maintenant patte de velours.

 

Il est des êtres indispensables

Révélateurs de sensations enfouies.

Ce sont des complicités de toute une vie...

 

P. MILIQUE

 

20/08/2012

CE N'EST PAS ENCORE L'HEURE OU LE SOIR TOMBE

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CE N'EST PAS ENCORE L'HEURE OU LE SOIR TOMBE

 

 

Ce n'est pas encore l'heure où le soir tombe,

C'est au contraire celle qui augmente le vécu.

 

Il arrive que l'envie s'éprouve prégnante

A se perdre ainsi dans des parenthèses éreintées.

Les jours s'entassent dans l'indifférence générale,

Tout semble vouloir demeurer mais tout passe toujours

Tandis que la violence démesurée de la réalité

Accable chaque jour un peu plus le pouls du monde.

 

Par bonheur, il y a dans l'âme des lucioles qui veillent

Et suggèrent d'user de toutes les ruses du vivant

Pour contrecarrer ces ans insidieux qui volent le futur.

Savoir que l'éternité est sans fin puisque le terme nous échappe

Est de fait une formidable exhortation à vivre l'exceptionnel !

 

Alors, avant que la morne habitude ne dissolve tout,

Et parce qu'il y a toujours de la place dans le cœur

Pour quelque chose d'immensément plus grand,

Il convient de s'intégrer à la braise du monde

Et de se projeter dans cette incroyable sarabande

Qui fait danser l'âme en attente les pas exaltés de la vie.

 

Cette exhortation aux saveurs enfantines a de quoi surprendre,

Mais l'enfance n'est pas une maladie dont on doit guérir vraiment !

Car c'est une certitude, ce n'est pas l'heure où le soir tombe

Mais bel et bien celle qui se missionne à augmenter le vécu.
Le merveilleux est toujours présent, tapi dans le banal,

Et me voilà devenu enfin assez fou pour atteindre la sagesse.

 

Entends, le vent caresse les arbres dans un chuchotis de feuilles,

Vois, et goûte la lumière qui s'épanouit en couleurs accumulées.

Peu à peu, une poussière d'or se blottit dans les bras du soleil,

Une nuée d'oiseaux taquins offre une chorale au sourire des choses

Tandis qu'une fanfare de cigales stridulantes exhorte à vivre,

Partout alentour, l'innocente dentelle des fleurs prend forme

Dans l'éclaté ivre et pétulant de leurs pétales arrogants

Exhalant un souffle lourd d'un parfum venu d'étoiles invisibles...

 

Qui dès lors oserait prétendre en toute conscience

Que la vie ne vaut pas la peine d'être vécu encore?

 

Il n'y a pas de vie sans vie dans la main épaisse du temps...

Elle exige juste de dilater sa part d'espace et d'infini

Et c'est l'aimer que de la conjuguer au présent jusqu'à toujours.

 

P. MILIQUE

14/08/2012

VILAINE BLESSURE

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VILAINE BLESSURE

 

Nuit de ténèbres à ressentir l'horreur d'être humain...

 

Aujourd'hui se réveille, épuisé et sinistre,

Qui exige de lui l'incontournable réalité

D'une capitulation totale face au destin.

 

C'est un bel univers désormais détruit dans le bonheur tari

D'une histoire pauvre comme une partie depuis longtemps perdue.

 

L'indifférence l'affaiblit d'une affreuse fatigue

Qui lui contraint l'âme de la plus absurde des tristesses

Au cœur brûlant d'un abandon longuement éprouvé

Au fil du très grand, très long et très amer.

 

Ils ne s'affichent plus maintenant

Que très éloigné de la vie de l'autre,

Et c'est d'une bien vilaine blessure

Dont chaque jour ils saignent-là!

 

Pourquoi dès lors chercher une raison nouvelle à la vie?

 

P. MILIQUE

30/07/2012

LE TEMPS QUI PASSE

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LE TEMPS QUI PASSE

 

Le temps qui passe, exclusif, est ton ami.


Il favorise l'acceptation des réalités,
Le noir des nuits, le noir des révoltes,
Et apprivoise les émotions.
Il exprime une fragilité inattendue,
Dans les mystérieuses turbulences de l'âme,
Dans l'opiniâtre complexité des caractères.
Il autorise, magnanime,
Certains rêves à jamais insatisfaits,
Transformés parfois en délires acidulés,
Ténébreux mais sublimes.

Le temps qui passe est ton ami.

Il provoque l'espérance
D'un présent indispensable,
Rebondissant de merveilles en étonnements.
Il modèle une précieuse aspiration
A poétiser la vie,
A cultiver l'intense plaisir
D'un regard qui se sublime.

Le temps qui passe

Oblige les expériences tâtonnantes,
La recherche de l'harmonie,
Le goût et la douceur des choses,
L'écriture des silences
Et le silence des écrits.
Il rend possible, enfin, les rencontres essentielles
Propices aux battements de cœur,
Au glissando lent et feutré
Vers le bonheur depuis toujours convoité.
Forcément convoité.

Il est ton ami...


P. MILIQUE

29/07/2012

LA CHAIR DU MONDE

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LA CHAIR DU MONDE

 

 

Ligne de fuite vivant en veille perpétuelle,

Telle est la tâche à laquelle il râpe sa vie

Avec une libre retenue à bordure d'ascèse.

 

Cependant, la réalité n'a pas vraiment de sens,

Et tenter de la comprendre guère davantage.

 

Alors, ses pas foulent l'antique terre morcelée

Sur ce chemin blanc qui monte dans la poussière

Et trace la campagne capiteuse de nuances.

 

La nature environnante forme un écrin

Imprégné d'inaltérable sensualité,

Magique et tendre lumière d'inspiration

De cet havre de paix et de ferveur poétique

Où la sensibilité perspicace collée à la chair du monde

Perçoit le grondement sourd du temps qui vient à soi.

 

P. MILIQUE

26/07/2012

PASSAGE A VIDE

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PASSAGE A VIDE

 

 

L’écriture est une puissante alchimie,

Capable parfois d’atténuer certaines douleurs.

Elle ne perd jamais d'éclats de magie,

Mais comme rien n'a jamais été accompli,

Tout dans l'à venir reste encore à faire.

 

Au cœur répressif d'un l’instant pétrifié,

Ne restent plus que des mots désespérants

Vidés de leur contenu qu'il prévoyait autre,

Qu'une simple promesse de délivrance douteuse.

 

Au final, il se retrouve éreinté à l'intime,

Incapable de formuler la moindre pensée.

 

Simple passage à vide ou réalité du déclin?

 

 

P. MILIQUE

25/07/2012

EMOTIONS PREMIERES

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EMOTIONS PREMIERES

 

 

Ne plus avoir à décliner les hantises de l'enfance

 

Avec l'entêtement de celui qui se sait simplement de passage.

 

 

Et s'enfoncer dans les entrailles encore fumantes

 

De la mémoire pulsionnelle et du songe,

 

Jusqu'à la cohabitation du rêve et de la réalité

 

Qui soudain fendent la nuit comme les éclairs d'un orage

 

Pour, avec cette faculté inouïe de nous renvoyer

 

Au cœur en fusion de nos propres secrets,

 

S'approcher le plus possible de l'innervation des émotions premières

 

Assoiffées de sensible et de cette beauté fiévreuse ,

 

Enchanteresse expurgée d'une plus vive mélancolie

 

Autorisant enfin le passé à s'habituer aux couleurs de l'inconnu.


 

P. MILIQUE