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30/12/2013

LA FAUSSE LENTEUR DU SABLIER

au magma présent de l'écriture,

 

LA FAUSSE LENTEUR DU SABLIER

 

Dans la béance quotidienne, l’amour revêtu de ses habits neufs

A brusquement éclaté comme le tonnerre dans un ciel sans sérénité

Entraînant le vacillement général d’un réel déjà prêt à s’effriter.

 

Désormais, le regard libéré se porte sur d’autres horizons à inventer.

Des échos résonnent baignant l’existence dans une lueur d’aube neuve,

Suggérant que la réalité peut être réversible et l’impensable possible.

 

Teinté d’inexorable cependant prévisible, naît une zone de vie ambiguë,

Mélange d’insatisfaction désabusée et d’une vive déception née de l’attente

Provoquant la nécessité d’entreprendre l’introspection du tréfonds violenté.

 

Déjà multi-couturé de cicatrices inexpliquées, rescapé de vives brûlures,

De fissures de l’âme et de fractures d’esprit, il doit s’agripper du cœur

Aux miettes d’un bonheur en pointillé dispersé dans le miroir des choses.

 

Alors que le tumulte s’agite à l’intérieur en proie à un violent désordre,

Le jour charrie son lot de souffrances fragmentées  dans un éclat de reflet

Tandis que la vie, immarcescible, persiste avec la fausse lenteur du sablier.

 

P. MILIQUE

18/12/2013

IL COMMENCE A SE FAIRE TARD

au magma présent de l'écriture,

 

IL COMMENCE A SE FAIRE TARD

 

On le voit bien que, une fois parvenu à sa presque apogée,

Le jour régresse et se met à tomber, bousculé par le temps.

 

Il convient désormais de passer les heures en contrebande

Alors que dans la douceur des choses vagit le pulsé du monde

Et que les bribes de conscience n’occultent pas les possibles.

 

La vie qui prend de l’âge suggère la complicité avec le présent

Dans lequel le feu de l’enfance s’applique à ne pas s’éteindre.

 

Il commence à se faire tard dans la vie et les connivences s’érodent…

Tandis que, surgi d’on ne sait quel passé, l’avenir perce avec acuité.

 

Un pénible sentiment de frustration éclot les fleurs du regret,

Des nouvelles portées par le vent attisent l’obscur du vivre

Et incitent le merveilleux à trouver refuge au cœur des rêves.

 

Mais nous avons le cœur assez têtu pour tenir tête aux maux,

Pour briser la fatalité qui nous pille le corps jusqu’à l’assujettir.

 

Dans la nuit qui peu à peu déchire le jour s’exalte l’instant nu

Lorsqu’aux lumières de l’aube scintillent des larmes de rosée

Et que le soleil donne consistance à un écrin de perles de jade

Excluant d’une rigueur tenace l’absurde phrase inachevée.

 

P. MILIQUE

12/10/2013

A FAIRE SAIGNER LE BLEU DU CIEL 1

au magma present de l'ecriture,

 

A FAIRE  SAIGNER  LE  BLEU  DU  CIEL

1

 

L'intention du suicide est la conséquence d'une histoire personnelle.

D'un état de grand délabrement psychique. Ou physique. Ou les deux.

Pour n'avoir jamais été doué pour le bonheur et,

Parce que les jours implacables se font noirs autour de moi,

Je m'enfonce dans l'évidence du tourment.

Dans le désordre spectaculaire.

Le chaos soudain devient la règle.

Je me retrouve projeté, protagoniste majeur, dans un étrange cauchemar

Troué d'images rouges et noires.

En vieillissant je le sais bien,

On aspire quelquefois à extraire l'essence de soi-même.

Et à s'approcher d'une flamme en une volonté libératrice

Pour être certain de disparaître dans l'embrasement final

De ce qu'on n'a jamais su être.

Acte ultime et définitif d'une non-existence.

(A SUIVRE...)


P. MILIQUE

12/07/2013

SA VIE

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SA  VIE

 

Sa vie :

C’est un ciel de noirs et menaçants malheurs

Habité de rêves fracassés et de confiance trahie,

Une succession continue de mouvements aussi désordonnés qu' incohérents,

Une douteuse abstraction que l’on ne peut qu’effleurer

Et encore n'est-ce que parfois, jusqu’au vertige, jusqu’au silence,

Un échantillon capiteux qui offre l’amère saveur d’un décalage constant,

Une outrance peu recommandable qui porte le grondement sauvage

De l’évidence inévitable du conflit inscrit à l'à-venir,

Qui niche en son sein l'âcre indifférence des rancœurs fatiguées.

 

Il refuse cela:

Alors il s’invente un itinéraire singulier aux traces invisibles,

Il se métamorphose esprit enragé, hanté, lunaire,

Débordant sans retenue la colère nécessaire et vitale,

Qui saura l'alléger des forces obscures de cette incohérence.

 

Il rejette violemment les normes contraignantes et sécurisantes

Tout en s’obligeant à débusquer en lui la part d’intolérance,

Faite d'appréciation parasitée et contradictoire du monde,

Pour se tenir, toujours, sur la pointe acérée du paradoxe,

Pour aussi ne pouvoir être suspecté de cette complaisance

Qui existe fréquemment dans la gravité et la mortification.

 

A cause de cela, il claudique bas en son refuge intérieur;

Juste à percevoir, dans l’éclat d’une évidence jusqu’alors obscur,

Cette vie qui s’organise lentement, pour, dans et contre le vide

Afin de n'être seulement troublée que par les coïncidences.

 

Il est des désespoirs qui restent à jamais secrets

Et, sauf à savoir forcer la banquise de la douleur,

Il y a cet accomplissement qui propose un chemin solitaire.

Il s’esquive alors là où s'enfièvre le murmure lumineux

Dans la brillance si belle de ce Soleil Absolu qui a su amarré

Son ancre tranquille et  rassurante à cristalliser le désordre.

 

P. MILIQUE

26/06/2013

NOIR ABYSSE

REGARD FATIGUE.jpg

 

NOIR ABYSSE

 
Son existence est si altérée par l'absence
Qu'elle a désormais le regard exténué et vide
De celle que le sommeil ne visite plus jamais.

Un manque terrible s'est désormais incrusté
Qui peu à peu à peu façonne le noir abysse.

P. MILIQUE

02/04/2013

PLEURER AU DEDANS 2

PLEURER.jpeg

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter)  le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...



PLEURER AU DEDANS

2



Mais qu'elle est donc étrange la poésie qui se dégage de cette composition attendrissante et désordonnée.
Elle est à la fois belle et de grande profondeur

Et me porte sans coup férir l'indéniable d'un coup sensible au plus profond du cœur

En provoquant l'intense et infinie présence d'un rare instant de découverte de soi.

Dans la présence sans limites d'un amour perçu comme douloureusement excessif, je me jette sans précaution dans l'huile brûlante du foyer brasillant. Celui d'une passion rageusement frustrante au cœur d'un désespoir étiré et joyeux au long d'un temps qui endigue tout.


(A SUIVRE...)


P.  MILIQUE

16/01/2013

GALABRU : " BON APPETIT MESSIEURS "

 

GALABRU

13 heures le journal

18/10/2001 - 02min37s

 

Il y avait Michel Galabru, il y a toujours Michel Galabru, mais il y a désormais Jean Galabru, auteur de Théatre . IL fait jouer son père en ce moment à Paris, au théâtre "Comédia", un vaudeville sur la politique : "Bon appétit messieurs !". Extraits de la pièce, interviews des GALABRU et extraits de la pièce.

 

Générique

Jouve, Sophie
Uzan, Gilbert ; Poissonnier, Rémi
Galabru, Michel ; Galabru, Jean
Bilalian, Daniel