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01/10/2017

THÉRAPIE SALUTAIRE

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THÉRAPIE SALUTAIRE

 

Il se sent harcelé par le quotidien,

Sans cesse excité, sans fin déprimé.

Probablement trop négatif aussi,

Avec le moral plus friable que la craie!

 

Il passe la majeure partie de son temps

A mal traiter nombre d'autres alentour.

A se maltraiter lui-même parfois!

A coucher le non-dit sur des feuilles éparses,

Non pas par quelque monomanie malsaine,

Mais plutôt par propice thérapie salutaire

Destinée à faire l'économie d'autres démarches

Susceptibles de se révéler plus douloureuses.

 

 

Il se sent harcelé par le quotidien,

Sans cesse excité, sans fin déprimé.

Probablement trop négatif aussi,

Avec le moral plus friable que la craie!

 

Écrire la nuit demeure, au fil de la plume,

Une alternative potentiellement essentiel.

 

 

P. MILIQUE

31/12/2016

BONHEUR MAJUSCULE

au magma présent de l'écriture,

 

BONHEUR MAJUSCULE



J'entends les vifs échos d'une inaltérable complicité,
Et des rires échappés qu'il convient de ne pas étouffer
Répandre en mille éclats d'allégresse ininterrompus,
Cette informulable partition qui brode leur histoire.

C'est tel un résumé de tout, de douceur et de tendresse,
Qui, dans la langoureuse moiteur des regards adressés,
Cristallise l'instant au creux d'un bonheur majuscule.

P. MILIQUE

10/01/2016

LA COULEUR DE MON CIEL

au magma présent de l'écriture,

 

LA COULEUR DE MON CIEL

Je n'ai même pas tenté de résister davantage
Tant il m'a vite semblé impératif d'être celui
A qui revient la joie de t'ouvrir au jour neuf.

Je voulais, avant de disparaître dans mon quotidien,
Que, ne serait-ce qu'une fois, tu m'entendes t'aimer.

Je ne peux oublier ta voix, encore lourde de sommeil,
Me chuchoter de ce ton naturel qui te détermine tant,
Un jovial «ah c'est toi» moucheté d'aucune surprise,
Comme si nous ne nous étions pas quittés de la nuit,
Comme si ma voix t'assurait de ma réalité à tes côtés.

Cet instant exclusif, privilégié, fut d'une douceur inouïe.
En son cocon je t'ai embrassée d'une grande tendresse
Car tu venais d'iriser mon ciel des couleurs de l'amour.

P. MILIQUE

04/05/2015

CHAQUE MAIN TENDUE 2

au magma présent de l'écriture,

 

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

CHAQUE MAIN TENDUE

2

En certaines occurrences, il apparaît clairement que seule la possession d'un égoïsme avéré offre la condition première d'un heureux don de soi. Et que c'est peut-être même une disposition ambigüe tant il est périlleux, parfois, de penser à autrui avant de penser à soi. Dès lors, si cet égoïsme n'est pas, on peut considérer qu'il ne peut exister d’intentions réellement généreuses. Si tel était le cas, il ne resterait plus à chacun qu'à rejoindre son île muette, au milieu d'un océan d'une solitude aussi mélancolique qu'un linceul de désespérance.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

28/01/2014

GRAINS D’OR

au magma présent de l'écriture,

 

GRAINS D’OR

 

C’est le jeu du matin qui se pare d’ordinaire.

 

Il faut, c’est irrépressible, que je m'octroie un bonheur.

Se prend alors la lumineuse habitude d’un jour

A nouveau rompu, dans lequel je me réfugie.

 

Il est sage et bon d’écrire pour se distraire

Et faire comme s’il faisait clair.

Ne pouvoir se priver de dire,

Remarquer un fait, noter une coïncidence et consentir à penser.

Petites bêtes inutiles sur le papier, traces éternelles d’expériences

Qui n’expérimentent déjà plus rien.

 

L’individu n’est qu’une somme d’individus condamnés à vivre l’invisible présence.

Sensation rassurante à se retrouver avec facilité de l’autre côté du miroir.

 

C’est un acte commis avec toute mon âme.

Sentiment bien connu dans la résonance prolongée du langage

Quand ce n’est plus l’écriture mais la chose vivante elle-même qui palpite et gémit,

Peut-être la seule chose qui ne soit jamais venu de moi,

Pleuré, en saignant des larmes de mots.

 

Faut-il vraiment léguer aux autres cet intime fatras,

Tout détruire ou tout garder,

Préserver, enfin gravés, les grains d’or du passé ?


P. MILIQUE

12/10/2013

A FAIRE SAIGNER LE BLEU DU CIEL 1

au magma present de l'ecriture,

 

A FAIRE  SAIGNER  LE  BLEU  DU  CIEL

1

 

L'intention du suicide est la conséquence d'une histoire personnelle.

D'un état de grand délabrement psychique. Ou physique. Ou les deux.

Pour n'avoir jamais été doué pour le bonheur et,

Parce que les jours implacables se font noirs autour de moi,

Je m'enfonce dans l'évidence du tourment.

Dans le désordre spectaculaire.

Le chaos soudain devient la règle.

Je me retrouve projeté, protagoniste majeur, dans un étrange cauchemar

Troué d'images rouges et noires.

En vieillissant je le sais bien,

On aspire quelquefois à extraire l'essence de soi-même.

Et à s'approcher d'une flamme en une volonté libératrice

Pour être certain de disparaître dans l'embrasement final

De ce qu'on n'a jamais su être.

Acte ultime et définitif d'une non-existence.

(A SUIVRE...)


P. MILIQUE

12/08/2013

A FAIRE SAIGNER LE BLEU DU CIEL

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A FAIRE SAIGNER LE BLEU DU CIEL

 

L'intention du suicide est la conséquence d'une histoire personnelle.

D'un état de grand délabrement psychique. Ou physique. Ou les deux.

 

Pour n'avoir jamais été doué pour le bonheur et,

Parce que les jours implacables se font noirs autour de moi,

Je m'enfonce dans l'évidence du tourment.

Dans le désordre spectaculaire.

Le chaos soudain devient la règle.

Je me retrouve projeté, protagoniste majeur, dans un étrange cauchemar

Troué d'images rouges et noires.

 

En vieillissant je le sait bien,

On aspire quelquefois à extraire l'essence de soi-même.

Et à s'approcher d'une flamme en une volonté libératrice.

Pour être certain de disparaître dans l'embrasement final

De ce qu'on n'a jamais su être.

Acte ultime et définitif d'une non-existence.

 

La question maladive et obsédante de certains est de savoir

S'il existe une vie après la mort.

Mais, sommes-nous simplement sûrs qu'il y en ait une avant ?

 

Moi-même, si je me sens à l'instant tragiquement dépourvu,

Sais que son univers n'est pas vide.

Je connais les sources les plus secrètement dissimulées

De ses vagabondages toujours recommencés.

Parce que je croit que j écrit !

 

C'est ma souffrance secrète, présente, inaudible, indéchiffrable.

Je suis un montreur de mots qui brouille les images.

Au quotidien, je fréquente ce lieu de forte lumière intérieure.

Un espace de création personnelle, terre sublime et misérable,

Où se racontent le désespoir et le désarroi d'un homme

Qui se heurte à l'ancestrale brûlure du mystère.

 

Tous mes écrits sont dans la noirceur absolue,

Sans chaleur aucune, sans aucun avenir.

Ils sont la douleur d'une écriture qui se dégrade dans la solitude.

Jusqu'à la brisure.

Je possède en moi l'art l'art morbide de faire saigner le bleu du ciel,

Un ciel saturé de cris et de fureurs

Que rien ne sauvera jamais de l'oubli ni de l'indifférence.

Une écriture tendue, abrupte, torrentielle,

Arrachée aux entrailles d'une lucidité impitoyable.

 

Comme j'aimerais, dans une effervescence de tous les instants,

Savoir dire le charme énigmatique de certains mots transparents, cristallins et fugaces !

Posséder, même un peu seulement, la magie impérieuse de quelques mots mystérieux.

Refuser de céder aux tentations pourtant bien séduisantes de la facilité,

Et rester définitivement exigeant, intransigeant sur le choix des mots.

Connaître enfin le scintillant tourbillon de pensées que je saurait mettre en forme.

Comme des traits vivants, traits de plume, traits d'esprit.

Composer un véritable opéra des soupirs et de la solitude,

Avec la mélancolie peut-être, d'un désaccord avec moi,

Et savoir dire toute la tristesse du monde. Tous les soleils aussi.

Tout cela sans hâte, sans dissonance.

Par simple plaisir de la lenteur. Et de la précipitation.

 

Mais je sais aussi que les drames les plus crépusculaires

S'accordent de fait aux fastes les plus incongrus.

Et que tout est tout à fait perdu

Lorsque les perspectives quelles qu'elles soient, n'existent plus.

 

Alors, il me faut bien finir par m'affranchir de mes fantômes.

Aussi je cherche, avec une ferveur désespérée, la flamme libératrice.

Celle qui, au cœur vif de la terrifiante spirale,

Acceptera de m'embraser sans me poser de questions.

Dorénavant, je ne la cherche plus.

Je sait depuis peu que je l'ai trouvée.

 

Dehors est le soleil d'hiver, rond et pâle.

Et je m'y vois déjà !

 

P. MILIQUE

 

05/08/2013

RETOUR A SOI

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RETOUR A SOI

 

J'ai toujours préféré marcher en solitaire,

Délesté du fardeau d'un artificiel rôle à jouer.

Il est si dur d'aller au rythme singulier de l'autre!

 

Images qui se reforment aux dérives du temps...

Écrire à vif sa vitale nécessité d'autonomie

Flirte parfois avec la hideur du saugrenu.

 

Comment parvenir, dans la plénitude étonnée

D'un retour à soi aux accents d'éphémère,

A s'extirper de l'inextricable qui assujettit?

 

Fourvoiement avéré dans une vie fantasmée

Qui ne porterait pas l'intention majuscule

Du mensonge aveuglé porteur d'apocalypses.

 

P. MILIQUE

21/06/2013

LA PARISIENNE LIBEREE : "LES EXPERTS DU SMIC HORAIRE"

 

LA PARISIENNE LIBEREE 

"LES EXPERTS DU SMIC HORAIRE"

Paroles et musique : la Parisienne Libérée

 

Citation F. Kramarz
« Je lève la main… laquelle, la gauche, la droite ? Celle du milieu ? Euh… Ok, donc bonjour. J’arrive pas à me définir comme X76 car c’est un truc que j’ai eu à 18 ans et dans le fond c’est comme si on était gelé à cet âge et que plus rien ne comptait après. Dans le fond les seules choses dont je sois vraiment fier c’est mes travaux de recherche. […] Contrairement à l’idée que j’entendais tout à l’heure par des gens bien intentionnés qui se moquaient des économistes, le métier d’économiste ressemble peu à cette vision que peuvent avoir… la vision café du commerce qui est un peu décrite ici… en général nous travaillons avec des données […] On a des réponses empiriques et donc qui sont, c’était pour nous un élément extrêmement important dans le fond, des réponses non idéologiques à des questions importantes pour l’économie française. Et c’est ce que j’enseigne à l’X : comment faire pour répondre à des questions non idéologiques mais que tout le monde se pose, qui sont parfois des questions de droite parfois des questions de gauche, et on veut avoir des réponses fondées sur des données. »

Ils travaillent à partir de faits
En s’appuyant sur des données
Sans aucun présupposé
Bref, en toute objectivité
Et bien sûr c’est gratuitement
Qu’ils conseillent le gouvernement

Citation V. Pécresse
« Pourquoi vous est-ce que vous ne l’avez pas fait une seule fois depuis 5 ans, lorsque vous étiez au pouvoir ?
– Parce que nous avions créé un comité d’économistes qui était chargé de nous dire si c’était une bonne idée ou pas de donner un coup de pouce au Smic. Et à chaque fois qu’on leur a posé la question, ils ont dit : il ne faut surtout pas donner de coup de pouce, parce que ce coup de pouce, ce sera un frein à l’emploi. »

 

Les experts du Smic horaire
Neutrons du patronat
Supprimeraient bien nos salaires
Pour protéger l’emploi

Si le Smic était moins haut
Les jeunes auraient du boulot
Si le Smic était plus bas
Il y aurait moins de gens au RSA
Et si le Smic n’existait pas
Il n’y aurait pas tous ces problèmes là

Citation L. Parisot
« Mais ça peut aussi même détruire des emplois, donc il faut faire une étude d’impact. Je demande à ce que le comité d’experts qui existe et qui est chargé d’évaluer en permanence les effets du Smic, que le comité d’experts soit saisi pour qu’on puisse bien comprendre ce que pourrait être un coup de pouce du Smic et son effet sur l’économie. »

Les experts du Smic horaire
Neutrons du patronat
Supprimeraient bien nos salaires
Pour protéger l’emploi

Citation J. E. Du Mesnil
« 1 % d’augmentation du Smic, c’est 25 000 emplois détruits d’un trait de plume, donc 2 % malheureusement, c’est 50 000 emplois »

X% d’augmentation
Égale X millions de chômeurs
C’est la divine équation
Du journal de 20 h
Chacun y va de sa variation
Mais ce qui compte, c’est l’intention

Citation M. Sapin
« Alors Michel Sapin, il y a un expert ce matin, expert sur le Smic, qui dit que 1 % de hausse du Smic, c’est entre 15 000 et 25 000 emplois détruits, qu’est-ce que vous pouvez lui répondre ?
– Je sais que c’est sa thèse, je le connais, je le rencontrerai d’ailleurs, je rencontrerai les experts membres du groupe des experts sur le sujet parce qu’ils ont des choses importantes et intéressantes à dire. Personne n’a jamais pu démontrer des choses aussi catégoriques que cela. C’est une thèse qui est assez portée par le patronat […] »

Les experts du Smic horaire
Neutrons du patronat
Supprimeraient bien nos salaires
Pour protéger l’emploi

Ils travaillent à partir des faits
En s’appuyant sur des données
Ils n’ont aucun préjugé
Bref, ils disent la Vérité Vraie
Avant de prolonger leur mission
Prenons tout de même une précaution…

S’il faut des années d’expertise
Pour dire que le Smic smicardise
Il y aurait un truc urgent à faire :
Expertisons les experts ! (bis)

13/03/2013

LA DANSE D'APRES : " DANSER SUR UN SOUVENIR "

 

LA DANSE D'APRES


DANSER SUR UN SOUVENIR
« J'étais assise là, au premier rang »

(6’45’’)

 

Une femme, seule en scène, danse le souvenir d'une danse. Chorégraphe, Rita Quaglia raconte et réinterprète en solo un spectacle qui l'avait marquée comme spectatrice. Hélène Coeur, auteure radio, refonde à son tour la danse et sa mémoire. "Hypothèse de réinterprétation", conçu et interprété par Rita Quaglia en collaboration avec Loïc Touzé. Enregistré au Centre national de la danse à Pantin.

 

Enregistrement : avril 12
Prise de son, mise en ondes & mix : Arnaud Forest
Réalisation : Hélène Coeur