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23/08/2017

DÉFIER L’INSENSÉ

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DÉFIER L’INSENSÉ

 

C'est une belle cité inscrite au fil du temps comme erroné,

Usée par tant de pas rebroussés au fronton amnésique du jour.

 

C'est une ville des ultimes grésillements d'avant la brisure,

D'avant la noirceur des ruines d'où s'échappent de sourds gémissements

Lorsque s'étouffe la plainte historique bafouée dans les marges muettes.

 

Il arrive que l'on se confie aux flots tourmentés du tumulte qui passe,

Que l'on se laisse dériver, épave ballottée aux bas-fonds glauques de la misère,

Faisant en cela l'expérience d'un rien hardi et saccageur de structures.

 

Il se peut aussi que l'on s'obstine à emprunter la même direction,

En un droit-devant imperturbable bandé du plaisir d'aller plus loin.

 

Mais l'autopsie l'indique avec précision, un jour la cité s’est arrêtée

Au large écart de cette vie missionnée pour tenir la mort à distance,

Ne vivant plus désormais qu'au travers d'une agonie cédée à l'effroi

Tout en n'en finissant pas de s'inventer un immuable défi à l'insensé.

 

P. MILIQUE

22/08/2017

CŒUR A CŒUR

au magma présent de l'écriture,

 

 

CŒUR A CŒUR

 

Et la serrer fort dans ses bras

En un puissant cœur à cœur,

En un sensuel peau à peau

Caressant et amoureux,

Tandis que sur ses douces lèvres

Il dépose un de ces tendres baisers

Qui détermine que la perpétuation de l'été.

 

P. MILIQUE

21/08/2017

BROUILLONS RAGEURS

au magma présent de l'écriture,

 

 

BROUILLONS RAGEURS

 

Jusqu'au cœur de ses colères et de ses impatiences,

Il croit pouvoir faire oublier l'insipide des jours.

 

Aussi, aguiché par des temps de rêve et d'illusion,

Il s'applique à mener à bien des trafics imaginaires

Qu'il ne parvient pas à dissocier des images mûries.

 

Cependant, dans l'infini tréfonds de vies stimulantes,

Comme enivré par les arômes d'une furieuse tristesse

Qui ne lui a pas permis d'approcher la vérité interdite,

Inapte aussi de retrouver les vestiges presque effacés,

De cet homme qu'il est pourtant peu ou prou devenu.

 

Alors, d’innombrables liasses de pages noircies,

Abondance de brouillons rageusement chiffonnés

Jonchent piteusement le sol froid du petit matin.

 

P. MILIQUE

20/08/2017

A L’ORÉE DE L'AUBE

au magma présent de l'écriture,

 

A L’ORÉE DE L'AUBE

 

Inoubliable jardin d'intelligence

Né par amour de l'échange absolu.

Une bulle irisée de mille couleurs

Me prend la main et me la caresse.


Ce chevauchement d'univers ouaté de douceur

Est une iridescente manière de débuter l'année.

 

P. MILIQUE

19/08/2017

CONCISION FRAGMENTAIRE 57

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CONCISION FRAGMENTAIRE

57

 

Il reste la pluie

Nue sur les pavés,

Nue sur les mains,

Nue sur les larmes.

Il reste les femmes

 

Et puis il reste les femmes

Qu'on a aimées d'un regard

Et qui passent orgueilleuses

Avec un visage sans réponse.

 

 

P. MILIQUE

18/08/2017

SOLITUDE

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SOLITUDE

 

Il n’est qu’un funambule chancelant

Sur le fil étroit de ses incertitudes.

 

Et il fouille,

Inspecte encore les silences

A la recherche des mots qu’elle ne dit pas.

 

Il l’appelle de tout le cri de sa solitude,

Puis murmure sa présence apaisée et,

Dans le secret rompu de sa page blanche,

La nuit consentante le rapproche d’elle.

 

P. MILIQUE

17/08/2017

VOIX RÊVÉE

au magma présent de l'écriture,

 

 

VOIX RÊVÉE

 

Un pasteur noir, rebelle à l'injustice

Mais visionnaire, l'a clamé un jour:

«J'ai fait un rêve!»

 

Nul doute que ton rêve à toi est plus modeste:

Au chaud de ton cœur, il est d'une autre nature.

 

Ce rêve participe d'un beau à venir
Dans un engouement de lumières.

Sollicité par les ailes de l'âcre souffle,

Il te transporte en instants d'odyssée.

Destination? Destination Elle pour sûr.

 

Était-ce la chanson du zéphyr,

Était-ce la mélodie de ta voix?

Ta voix qui toujours me charme,

Qui me charme dans l'immense

Sans jamais chercher à me nuire.

 

Peut-être est-ce une voix qui communique mon attente

Et mon envie de donner ce que je croyais ne plus avoir?

Une voix qui, ce faisant, m'annonce l'arrivée prochaine

Et la force inconnue d'un amour encore en découverte.

Une voix satinée qui ensorcelle à provenir d'ailleurs,

A souffler l'à-venir jusque dans leurs sourires mêlés.

 

Le soleil à brillé au cœur de ma nuit et j'ai rêvé d'Elle...

L'exquis de sa fleur était déjà semée au vent du désert.

 

P. MILIQUE

16/08/2017

UN FORMIDABLE OUTIL 4

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A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

UN FORMIDABLE OUTIL

4

 

Il suffit d'un rien, ou tout du moins, d'une infime discordance de mots pour que soudain tout bascule dans l' absurde. Un absurde si provocant qu'il parvient quelquefois à se transformer jusqu'à être enjôleur. Incroyable cohérence d'une logique incertaine.

 

Il n'est pas aisé, c'est vrai, d'atteindre ainsi à la simplicité. Mais la recette existe pourtant. Il suffit pour cela d'user des mots avec clarté, avec netteté, de porter un regard d'une grande perspicacité, de jouer de l'ombrer et de la lumière, d'utiliser une prose subtile et pénétrante parcourue de fraîcheur souveraine. De produire une écriture souple et infiniment sensible, avec des mots nouvellement nés du silence pudique. Puis enfin, au gré de hasards qui n'en sont pas vraiment, de donner de l'homogénéité au désordre en consentant à l'inattendu.

 

Le crayon est un formidable outil pour façonner l'instant. Et cet instant-là disposera toujours d'un mutisme d'éternité pour l'envelopper chaleureusement et le faire vivre jusqu’à la nuit des temps au cœur d'une histoire par bonheur inachevée.

(FIN)

 

P. MILIQUE

15/08/2017

UN FORMIDABLE OUTIL 3

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A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

UN FORMIDABLE OUTIL

3

 

Parce que l'écriture est humaine, elle est alternance de mélancolie et de gaieté.

Il lui arrive de prendre la forme désabusée d'une jubilation chagrine où tout est saturnien et frissonnant.

La voilà toute en nuances crépusculaires, plus acidulée que vraiment acide pourtant, pour préciser les jours rongés de solitude dans laquelle se consume l'urgence de vivre.

 

Dans ces moments-là, il ne reste que les mots pour se défendre n'est-il pas?

Des mots cernés d'ombres ou vrillés d'angoisse.

Des mots froissés.

Des mots chaleureux ou hostiles.

Des mots noirs boue, noirs nuits.

Des mots qui inexorablement collent à la peau.

 

Par bonheur, à force de les travailler avec grande minutie ces mots, ils nous aident à suivre notre étoile jusque dans les chemins de traverse pour ensuite revenir sur nos pas dans la morosité du temps. Cette fine stratégie parviendra peut-être à velouter de miel la virulence excessive du propos.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

 

 

14/08/2017

UN FORMIDABLE OUTIL 2

STYLO PLUME.jpg

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

TES MOTS SONT DES ÉTOILES

2

 

Puis, dans une symphonie de mots simples ou complexes, parfois envoûtants, dire l'immensité du toujours mais pour autant jamais pareils.

Tout n'est pas toujours aussi simple, il faut le dire.

 

Il arrive que l'écriture se révèle hâtive.

Certaines fois, elle l'est beaucoup trop, ce qui la rend particulièrement maladroite et embarrassée.

Elle peut aussi, à utiliser ainsi les mots sans discernement, à surcharger la page de calembours calamiteux et de métaphores acrobatiques, à célébrer sans discontinuer d'insupportables trouvailles narcissiques, délivrer des textes aussi navrants qu'insipides.

Et, au final, avoir les plus grandes difficultés à en dissimuler de manière suffisante, l’extraordinaire médiocrité du message porté.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE



13/08/2017

UN FORMIDABLE OUTIL 1

au magma présent de l'écriture,

 

 

UN FORMIDABLE OUTIL

1

 

Pour vivre au plus intense le quotidien, il n'est rien de plus impératif que de savoir prendre son temps!

 

Pour ce faire, le crayon est un formidable outil pour façonner l'instant, un objet au charme à la fois ensorcelant et désuet.

Il sait découper des strates dans l'épaisseur du temps, y disposant à chaque fois, et avec application, une lumière inhabituelle.

 

C'est une ample onde émotionnelle qui se propage lorsque sur la page vagabonde la plume. Aussi, quand les mots jaillissent avec aisance de la plume, il suffit de se laisser porter, transporter par les murmures souterrains d'une conscience indispensable à corriger l'ingratitude souvent oublieuse de la mémoire, pour accoster à ces moments-là extrêmes et paroxystique.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

12/08/2017

TES MOTS SONT DES ÉTOILES

au magma présent de l'écriture,

 

 

TES MOTS SONT DES ÉTOILES

 

Tu revendiques tes mots comme décousus:

Ils sont pourtant si préférables au silence.

Celui-ci pourrait condamner aux méandres sais-tu?

 

D'instants à la vertigineuse sensualité

En improbables exhalaisons amères,

Il sait pour sa part donner l'impression

De pouvoir s'infiltrer subrepticement

Dans l'exacte douleur perçue par l'autre.

 

Il s'affiche comme arrêt sur concentré d'émotions,

Tandis qu'il exprime, avec une hypnotique lenteur,

Un temps provisoirement suspendu. Comme dilaté.

 

Le silence nous ébranle parfois

Comme une situation extrême,

Comme un cauchemar ultime.

Il est telle une fleur renfermée

En son tréfonds accueillant

Qui, par sa non floraison

Laisse entrevoir le fragile

Des repères revendiqués.

 

Le silence est un philtre pernicieux.

Mais dans sa tonalité douce-amère

Se déversent des paisibles paysages.

En certaines occasions ponctuelles,

Cela éclaire l'esprit et serre le cœur.

 

Dans mon ciel de silence

Tes mots sont des étoiles.

 

P. MILIQUE