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10/10/2017

IMPASSE

au magma présent de l'écriture,

 

 

IMPASSE

 

Dans l'impasse de la solitude

Le jour se lève pour moi seul.

Et je m’éveille au bord du vide...

 

Se murmure alors à nouveau

Le fil obscène de mon existence

Au frontispice crépusculaire

Et obsédant de mes tristesses.

 

P. MILIQUE

09/10/2017

FLÈCHES PERDUES

au magma présent de l'écriture,

 

 

FLÈCHES PERDUES

 

Des pensées nostalgiques se forment

Et s'alourdissent de pesants regrets.

Par bonheur, demain n'est pas pour demain.

 

Qu'il est douloureux de recueillir en soi

La désagréable perception de l'invisible.

Cela empreinte le plus souvent l'expression

De demandes adressées à qui n'est pas là.

Saturée par de vifs reproches et fatiguées,

Elles n'atteignent guère leur cœur de cible.

Ce sont des flèches pointées vers ce qui,

D'évidence, se maintient hors de portée.

 

Cristaux de pensées projetés dans l'océan,

Comprimé et retenu au profond du regard

Tenu en alerte à l'autre bout de la mémoire.

 

Tu m'embrasseras et le ciel s'embrasera,

Le flot s'écartera devant tant de bonheur.

 

C'est du blanc mouvant dans le bleu du ciel,

Aussi léger que l'air dans le bruissant du soir.

C'est un cœur battant encore à l'idée de ce trésor

Qu'est un lendemain niché au cœur de présent.

 

P. MILIQUE

08/10/2017

ELLE

au magma présent de l'écriture,

 

ELLE

 

Comme aucune autre,

Dans l'unicité précieuse

De ce qu'elle est : Elle.

 

Elle dont je tiens la main à plein cœur

Dans la pensée diaphane d'un tremblé.

 

Elle qui attise de fougueux mots-pinceaux

Qui la consument au-delà de la personne.

 

Elle, modulation terminale de son esthétisme,

Agaçant plus encore son nerf d'amour à vif,
Elle.

 

P. MILIQUE

07/10/2017

DÉFLAGRATION SILENCIEUSE

au magma présent de l'écriture,

 

DÉFLAGRATION SILENCIEUSE

 

Quelques mots pour te dire l'amour intense

Et l'incroyable paroxysme de ce sentiment-là.

Il monte en moi comme une ample musique.

Déflagration silencieuse, assourdissante aussi.

Arc-en-ciel magnifié de sa célébration ultime.

 

Comment pourrais-tu savoir combien tu es en moi?

Comment pourrais-tu imaginer l'importance prise

Par l'accueil de tes mains, de tes yeux, de tes lèvres?

Je t'éprouve si fort en moi, tellement là de tout ton être.

 

Lorsque chaque aube naît, je te souris déjà mon amour.

Je veux m’échouer à la présence de tes doigts assidus,

Je veux respirer au rythme paisible que tu m'insuffles,

Je veux t'aimer dans l'immensité d'un temps sans limite.

 

P. MILIQUE

06/10/2017

COMBAT ACHARNE 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

 

COMBAT ACHARNE

2

 

Il conviendra pourtant rester très vigilant,

Car les blessures supportées sont profondes

Et sont de celles vite impossibles à cicatriser.

Je sais qu'elles ne le seront jamais vraiment.

 

Notre échange nocturne fut le bienvenu:

Il m'a réchauffé le cœur en profondeur.

Je me suis soudain éprouvé moins seul,

Aidé, assisté, soutenu dans mon effort

A supporter, au profond de ma tête,

L'accablant fardeau d'une détresse

Mise en avant par la misère alentour.

 

Cet échange-là, tout à fait opportun,

S'est révélé porteur de l'unique onguent,

Indispensable et potentiellement efficace,

En sédatif des cicatrices hémorragiques.

 

Ton attention accordée n'a rien d'une surprise.

Tu avais toute ma confiance. Je ne suis pas déçu.

(FIN)

 

P. MILIQUE

 

05/10/2017

COMBAT ACHARNE 1

au magma présent de l'écriture,

 

 

COMBAT ACHARNE

1

 

Notre échange nocturne fut le bienvenu:

Il m'a réchauffé le cœur en profondeur.

 

Je vivais de bien grandes souffrances.

Journées consumées par la vive lutte

Menée face à l'agglomérat d'angoisses,

Prisonnier de mes accablements lourds

Tout au long des routes arides de l'anxiété

Tellement je m'éprouvais malheureux

De la savoir aboutie proche de ses confins.

 

Je sais qu'elle va mieux désormais.

Elle a retrouvé une urgence à vivre.

Et j'observe en elle le plaisir retrouvé

D'une vie qui renaît en goutte à goutte

Comme un frissonnant battement d'ailes

Tel le blé qui sous le vent parfois balance.

Ceci est le résultat de son combat acharné

Contre l'imposture insensée de l'existence.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

04/10/2017

BRUISSEMENT DU FEUTRE

au magma présent de l'écriture,

 

BRUISSEMENT DU FEUTRE

 

Aux portes de l'évanouissement,

Aux heures de grande détresse,

Il reconstitue l'assemblage de fragments épars

Qui, parfois, dessinent l'abstraction d'un paysage

Et ramènent à la lumière ce qui était aux abysses.

 

Du temps compté qui lui est imparti s’extraient

Grâce aux ballons humides porteurs d'ignorance

Le bruissement feutré des pensées quotidiennes.

 

Et débouche sur le parvis ébloui du présent,

Ce quelque chose, rare et précieux à l'infini,

Contenu dans le poignant murmure du monde.

 

P. MILIQUE

03/10/2017

A NOUVEAU

au magma présent de l'écriture,

 

 

A NOUVEAU

 

Je veux un jour n'avoir plus froid.

 

De tout mon être je veux me révolter

Contre cet enlisement irréductible

Qui risque de m'immobiliser à jamais.

 

Je veux vivre dans l'instant précieux

Ce lendemain qui subsiste peut-être.

 

Je veux un jour n'avoir plus froid.

 

P. MILIQUE

02/10/2017

UN JOUR MAL NE

au magma présent de l'écriture,

 

 

UN JOUR MAL NE

 

Le jour est vilainement gris

Et le ciel n'est que crépuscule.

C'est un jour décidément mal né

Où le soleil brille de son absence.

 

Le matin, il se demande combien de ces jours

Vont encore passer avant qu'ils se retrouvent.

Parfois, il regarde par la fenêtre avec l'espoir

De l'apercevoir au loin, rayonnante et unique.

Il lui a dit combien ça n'en finit plus d'être sans elle,

Combien elle lui manque au plus infime de l'instant.

 

Elle est ce soleil de toujours qui maintenant vient à lui

Et présente ce sourire arqué d'amour qui déjà l'apaise.

Elle est en lui, réalité lumineuse qui le porte, convaincue.

 

P. MILIQUE

01/10/2017

THÉRAPIE SALUTAIRE

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THÉRAPIE SALUTAIRE

 

Il se sent harcelé par le quotidien,

Sans cesse excité, sans fin déprimé.

Probablement trop négatif aussi,

Avec le moral plus friable que la craie!

 

Il passe la majeure partie de son temps

A mal traiter nombre d'autres alentour.

A se maltraiter lui-même parfois!

A coucher le non-dit sur des feuilles éparses,

Non pas par quelque monomanie malsaine,

Mais plutôt par propice thérapie salutaire

Destinée à faire l'économie d'autres démarches

Susceptibles de se révéler plus douloureuses.

 

 

Il se sent harcelé par le quotidien,

Sans cesse excité, sans fin déprimé.

Probablement trop négatif aussi,

Avec le moral plus friable que la craie!

 

Écrire la nuit demeure, au fil de la plume,

Une alternative potentiellement essentiel.

 

 

P. MILIQUE

29/09/2017

FOG

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FOG

 

Jours tourmentés de brumes intérieures,

Expérience déstabilisante.

 

Seule la souffrance psychique

Permet d’explorer au tréfonds

Des exaltations humaines.

 

P. MILIQUE

28/09/2017

SÉMAPHORE NOCTURNE 5

 magma present de l'ecriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

SÉMAPHORE NOCTURNE

5

 

L'homme s'accorde, davantage par attitude réflexe que par un quelconque et délétère besoin, les dernières gouttes de son breuvage-alibi.
Le son de sa voix, feutré par la vitre qui nous sépare, parvient néanmoins jusqu'à moi.
Il parle, c'est ça.
A son chat sans aucun doute.

 

"Viens Félix, viens, sortons!
Allons autre part voir ailleurs!
Là où s'entend peut-être la petite musique de l'inaudible, là où les mystères s'éclairent jusqu'à justifier les hypothèses.
Soyons ensemble les défricheurs d'horizons éphémères et de toutes façon mal explorés.
Hein, qu'en penses-tu mon Félix?
Si nous persistions à poursuivre les mêmes chimères singulières, flamboyantes et mystérieuses!
Jusqu'à vieillir heureux hors de ce monde archaïque et rude, à la misère si cosmopolite. Jusqu'à éclater de vie.
Reste avec moi toi!
Ta compagnie m'est indispensable pour m'aider à m'affranchir, enfin, de mes éternelles et rêveuses pérégrinations.
Parce que quoi qu'il en soit, après l'exploration il restera toujours l'ultime introspection..."

L'homme à laissé la porte de l'espoir entrebâillée sur ce fantasme communicatif.

Que pourrait-il faire d'autre le poète, pour anesthésier suffisamment l'intense souffrance de la séparation?..

(FIN)

 

P. MILIQUE