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16/01/2017

MA LIBERTÉ

au magma présent de l'écriture,

 

MA LIBERTÉ



Ça suffit maintenant!
Cessez de me ressasser: Tu n'as pas le choix c'est ainsi, il faut le supporter, tu dois te résigner!
Certainement pas!
Je refuse de subir.
Laissez-moi me révolter contre votre discours défaitiste.
Je compte user de ma liberté, en abuser même!
Certes, tout comme vous, je suis déterminé par mon passé, ma culture et, de toute façon mes origines.
De fait, je suis moi et certainement pas un autre.
Mais cette détermination n'est-elle pas la condition indispensable à toute liberté?
N'en est-elle pas une notion basiquement constitutive?


Je ne peux, c'est impossible, annihiler tous les événements extérieurs qui sans cesse bousculent ma vie mais je peux, pour autant que je le veuille, orienter mon regard différemment sur tout ce qui m'arrive.
Cela m'aiderait, pour sûr, à mieux accepter l'exacte nature des choses et, probablement, la mienne propre.

Je veux ne plus être la victime expiatoire au fil de circonstances que je ne maîtrise pas.
Je veux accroître ma liberté au détriment d'une fatalité soudain moins sûre d'elle.
Mes idées et mes jugements ne peuvent dépendre que de moi, soyez-en certains.

Le rêve de Prométhée était de transformer le monde.
Le mien est plus ambitieux encore: me transformer moi-même par la conscience et l'amour que je prodigue à ma propre vie.
Et, ne vous en déplaise, j'ai décidé de tout mettre en œuvre pour que chaque expérience tentée me soit positive.
Dès lors, ne me plaignez surtout pas: je suis libre!
Et j'ai l'insigne joie de vivre intensément ma liberté.


P. MILIQUE

20/09/2016

CELUI QUI SAVAIT 4

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

CELUI QUI SAVAIT

4


Cependant, jules était persuadé qu'il n'y avait pas erreur.
Aujourd'hui, Jim l'écouterait jusqu'au bout, le comprendrait et l'approuverait, sans aucun doute.
A nouveau, il avait tout gâché par sa prétention démesurée.
Leur fraternelle intimité s'était rompue.
Ils étaient revenus, claquemurés dans mutisme respectif, figés par une honte réciproque.

C'était cette crainte, il en était sûr, qui l'avait arrêté aujourd'hui encore au moment de soutenir son avis.
En l’occurrence pourtant, il n'était nulle question cette fois de le raisonner.

Jules avait bien vu, de ses yeux vus, que cette partie du chemin était devenue particulièrement dangereuse depuis le dernier redoux.
De loin, la veille, il avait évalué, après l'avoir constaté, le décollement des schistes.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

08/07/2016

LABYRINTHE PRIMAIRE 1

au magma présent de l'écriture,

 

LABYRINTHE PRIMAIRE
1

 

En préambule, il est bon d'énoncer cette évidence connue de tous: pourquoi s'attacher à compliquer ce qui pourrait être n'être que simple?
Parce que c'est autrement plus facile bien sûr!
En l’occurrence, la formule, incisive et délicieuse, est plus axiomatique encore que ne le démontre souvent la simple réalité.

La fréquentation assidue du banal quotidien expose, à chaque fois que les circonstances l'y autorisent, combien la simplicité fragilise l'esprit quand au contraire l’embrouillamini le rassérène.

Cela dissout tout de même certaines prédictions intransigeantes.
Cela fait converger les éventuelles velléités du raisonnement dans de douteuses impasses.
Et, s'il est plus facile de faire le bonheur que d'être heureux, c'est aussi se compliquer bien stérilement l'existence.


De fait, à quoi servirait-il donc d'apprendre à faire simple alors que tout dans la vie disperse, se disperse le plus souvent au souffle d'une émanation de simplicité qui se méconnaît?
C'est ainsi qu'à peine les secondes se sont-elles inscrites au présent, que déjà le futur impatient les efface.
Tout est dans tout voyez-vous!
C'est d'une romanesque clarté sélénite, non?

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

06/12/2014

REGARD 1

au magma présent de l'écriture,

 

REGARD

1


Est-ce une vraie prérogative
Que le pouvoir d'écrire?
La question est vaste bien sûr
A laquelle je ne saurais répondre.
Ou, pour le dire plus exactement,
Il existe beaucoup trop de réponses
Aux thématiques fort contradictoires.

En premier lieu, il faudrait pouvoir faire
Une vraie distinction entre avoir besoin,
En éprouver le vif désir et savoir le faire.
Il est clair que chacun en âge et en mesure
De maîtriser l'usage du crayon et du papier,
Peut se trouver en phases avec ses possibles.

Le seul d'eux qui en l’occurrence concerne
La plèbe scribouillarde dont je fait partie
Est d'évidence, constatons-le, celui de savoir.

(A SUIVRE....)

 

P. MILIQUE

14/11/2014

EN MODE SURVIE 3

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

EN MODE SURVIE

3

 

Une petite lueur existe toujours quand la déprime se déploie

Et profite de l'occurrence pour faire de cette tristesse

Un pont insoupçonné autorisant à l'autre rive,

Et à certaines réalités de prime abord opposées,

De tout de même cohabiter sur les vagues d'opiniâtreté.

 

Faisant fi des préoccupations de chacun,

Il convient alors de s'autoriser à lâcher les armes.

Finie l'oppressante contrainte des nostalgies !

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

04/08/2014

NE PAS CÉDER 1

au magma présent de l'écriture,

 

NE PAS CÉDER

1

 

Chez certains, le courage semble s'imposer d'emblée, sans préméditation aucune.

C'est une sorte de bienfait aussi soudain qu'inexplicable. D'ailleurs, le délayer dans l'aléatoire d'une quelconque réflexion reviendrait à l'amoindrir, l'anémier pour de bon. On ne peut pas davantage le réduire au simple exacerbé d'un orgueil. Dans la plupart des cas, il se révèle plutôt le résultat d'un vif refus du désespoir. Surtout ne pas s'abolir. Ne pas céder à l'humaine tentation de courber l'échine. De fait, il s'agit de ne pas vivre à genoux et, dans cette occurrence, nul doute que la raison ne soit que secondaire.

Toutefois, s'il est certes vertueux de faire acte de courage, encore faut-il, chacun le sait, être suffisamment armé pour ne pas le perdre. L'expérience collective indique qu'en la matière, l'être une fois ce n'est pas l'être une fois pour toute !

(A SUIVRE)

 

P. MILIQUE

17/06/2013

NOUVELLES PERSPECTIVES

BEAUX YEUX.jpg

 

NOUVELLES PERSPECTIVES

 

A nourrir la trouble détestation de soi-même,

Il devient difficile d'occulter la sensation désagréable

Procurée par l'amoncellement  continu de menaces

Parfois stupéfiantes de laideurs revendiquées.

 

C'est toutefois l’occurrence d'un mélange détonant

Aux effets secondaires par nature insoupçonnés

Et capables de proposer une réconciliation

Avec l'ordre d'un monde tout en convulsions.

 

Voilà que s'offre la touchante beauté de nouvelles perspectives,

Et instaure, imprévisible autorité, de la lumière dans les yeux.

 

P.  MILIQUE

31/03/2013

LE CADRAN SOLAIRE

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Précepte d'une sagesse absolue.

 

 

 

LE CADRAN SOLAIRE

 

Sur un vieux cadran solaire, cette devise :

Il est plus tard que vous ne croyez !

 

Et pourtant, il est déjà bien tard semble-t-il !

Malgré la vie qui se consomme,

Qui se consume de toutes ses passions.

Sans aucune modération.

Mais..

 

Il y a l'enchaînement fatal,

L'effritement tragique,

La réalité rigoureuse et imposante

De proximité d'un vieillissement inquiétant.

 

Au moins n'aura-t-il jamais existé l'angoisse de ne pas savoir !

 

Il a toujours cru pour sa part

A la malveillance acharnée du destin.

A cause de cela, arrive fatalement le moment,

Où il devient vital de mettre un terme à cette mascarade.

De s'arracher violemment de l'histoire pour,

Si possible, investir l'imaginaire.

En épouser les possibles en se dotant de certitudes...

 

Des yeux indéchiffrables posent sur le monde

Un regard dépourvu d'avenir.

Avec pour seul lien, mais il est intime,

Un soleil noir qui brûle l'enfer.

Un enfer à la beauté parfaitement dépouillée

Qui rend le périple indolore,

Et soulage la désespérance en réveillant les ombres.

 

Les apparences sont irréfutables.

Il est déjà bien tard, mais :

Il est tellement plus tard que vous ne croyez !

 

 

P. MILIQUE