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07/08/2017

MÉMOIRE VAGABONDE

LUMINEUX.jpg

 

 

MÉMOIRE VAGABONDE

 

Comme elle me manque ta présence lumineuse,

Comme elle me manque, tu ne sais pas combien!

 

Par bonheur existe cet espace privilégié qui,

Le temps d'un furtif battement de paupières,

Exprime un rêve portant en son sein la somme

De tous les possibles restés jusque là inconnus.

Dans ce rêve saturé de lumière et d'émotion,

Vagabonde la mémoire. Et le regard change.

Il prend la consistance fragile d'une rencontre

Primordiale, troublée par ta profonde influence.

Moment essentiel d'où émane l'intense sensation.

 

Penser à toi m'apporte du bonheur. De la sérénité donc.

Et se murmure dans mes veines la paix enfin retrouvée.

 

P. MILIQUE

14/02/2017

ENCHAÎNEMENT LEXICAL ET TENDANCIEUX.... OFFRIR

Cet Enchaînement Lexical a été composé en révérencieuse référence à cet inégalable Poète qu'est Eric Ducelier. Un maitre!

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 (Comme il s'agit – cela ne vous aura pas échappé – d'un enchaînement lexical, il conviendra de remonter le fil des archives pour consulter les précédentes lettres de l'alphabet nous ayant conduits, non sans une ostentatoire désinvolture, jusque là...)

 

OFFRIR

 

Cela tient dans un geste primal, spontané, parangon rassurant de ce que peut – de ce que devrait – être l'accueillante spécificité de la nature humaine.

 

Qu'est-il de plus beau en effet, de plus intimement enrichissant, de plus exactement désintéressé – du moins le prétend-on – que l'acte d’offrir? Irruption flamboyante d'un geste fort et généreux, saturé d'émotions, susceptible de rompre de belle manière l'isolement potentiel menaçant de croître entre les êtres.

 

Pour être juste, il est  important de préciser qu'offrir n'est aussi parfois rien d'autre qu'un vilain subterfuge, un peu grossier peut-être, à la puissance spéculative.
Puissance maintenue suffisamment épurée pour être manipulatrice et parvenir à transformer (à son corps défendant certes) un lien jusque-là ténu et abstrait en une bien troublante passion.

 

P. MILIQUE

PASSION

20/09/2016

CELUI QUI SAVAIT 4

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

CELUI QUI SAVAIT

4


Cependant, jules était persuadé qu'il n'y avait pas erreur.
Aujourd'hui, Jim l'écouterait jusqu'au bout, le comprendrait et l'approuverait, sans aucun doute.
A nouveau, il avait tout gâché par sa prétention démesurée.
Leur fraternelle intimité s'était rompue.
Ils étaient revenus, claquemurés dans mutisme respectif, figés par une honte réciproque.

C'était cette crainte, il en était sûr, qui l'avait arrêté aujourd'hui encore au moment de soutenir son avis.
En l’occurrence pourtant, il n'était nulle question cette fois de le raisonner.

Jules avait bien vu, de ses yeux vus, que cette partie du chemin était devenue particulièrement dangereuse depuis le dernier redoux.
De loin, la veille, il avait évalué, après l'avoir constaté, le décollement des schistes.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

13/01/2016

PARABOLES

au magma présent de l'écriture,

 

PARABOLES



Le cœur du temps qui passe a cessé de scandé
Le rythme de tes pas dans mon cerveau malade
Faisant jaillir le délire au milieu de mes rêves
Comme si cette nuit-là, tu te lovais à mes côtés.

Un enfant qui sommeille et ne veut pas mourir
Un homme qui s'éveille au matin plein d'espoir
Et la folie surprise qui peu à peu écorche le cœur
Comme si soudain l'avide camarde me réclamait.

Une âme qui s'adresse à toi et te fait comprendre
Que désormais plus rien ne pourra plus s'évader
Mais tu admets que la pointe de cette arme rougie
Restera là toujours, fixée à l'aplomb de ton cœur.

Tu crois avoir raison, mais tu sais au fond de toi
Qu'un jour tu deviendras ce qu'ils sont devenus
Alors tu ne connais plus la peur et tu romps le fil.
Ariane et son amour ardent ne sont plus de tes rêves.



P. MILIQUE

22/04/2014

LA BOHÈME

au magma présent de l'écriture,

 

LA BOHÈME

 

En ce lieu, la nature avec beaucoup de fantaisie

Imagine dans sa grande naïveté

Offrir à ce rompu aux courses enfiévrées

Vers les sommets alpestres

Quelques rochers sans arêtes vives, comme rabotées,

Pour une montagne ambitieuses aux amours de bohème.

 

P. MILIQUE

19/03/2014

LE JOURNAL DE PERSONNE: "C'EST SELON.... OUM KALTHOUM"

 

LE JOURNAL DE PERSONNE

"C'EST SELON.... OUM KALTHOUM"

 

Il vivait à mes crochets
Dormait le jour, veillait la nuit.
Il m’a vidé, me vidait, me vida…
De mon souffle, de mes larmes, de mon sang !
Juste pour m’éprouver ou me réprouver
Il était violent, quasiment toujours ivre
Il buvait et me le faisait payer.
Il passait son temps à me menacer de rompre le lien qui nous reliait
Parce qu’il était lui, parce que je n’étais que moi
Léger et pourtant il m’écrasait
Toujours mal habillé, mal luné, mal rasé…
Il m’entrainait vers le plus bas niveau de l’être…
En se faisant passer pour le plus haut niveau de l’être
Plus je le voyais grand, plus j’étais petite
C’est lui le joueur, c’est moi son jouet
Avec lui, tout était permis : La faiblesse, la lâcheté, la tromperie
Tout ce qu’il s’autorise, il ne me l’a jamais autorisé :
Les fugues, les méprises, et les dérives.

Il m’était impossible de vivre avec lui…
Impossible de vivre sans lui.
Et il savait tout l’impact qu’il avait.
Comme si c’était moi qui l’empêchais de rayonner, de jubiler…
Il était jaloux mais avait horreur de ma jalousie.
Envieux, il se dressait contre toutes mes envies
Faisait trembler la terre sur laquelle je mettais le pied …
Et partait à l’assaut du ciel que je priais.
Ma vie dépendait de la sienne.
Mais la sienne, je n’ai jamais su de qui, de quoi elle dépendait
Nous avons vécu, toujours entre la vie et la mort.
Lui à justifier ses morsures et moi à panser mes blessures
Le réel nous asphyxiait, l’air nous saoulait :
Tout était exigu, l’espace, le temps, les gens…
Et un soir il m’emmena dans une galerie souterraine
M’attacha les mains, me cloua au mur…
Et s’éclipsa sans le moindre murmure.

Là où je suis, personne ne me retrouvera, jamais…
Et comme je ne le dirai à personne…
Personne ne saura le nom de l’auteur de cet abominable forfait.
Je vous le dis, mais ne le répétez jamais …
Parce que je n’ai pas envie qu’il se fasse prendre
Mon bourreau s’appelle…

28/01/2014

GRAINS D’OR

au magma présent de l'écriture,

 

GRAINS D’OR

 

C’est le jeu du matin qui se pare d’ordinaire.

 

Il faut, c’est irrépressible, que je m'octroie un bonheur.

Se prend alors la lumineuse habitude d’un jour

A nouveau rompu, dans lequel je me réfugie.

 

Il est sage et bon d’écrire pour se distraire

Et faire comme s’il faisait clair.

Ne pouvoir se priver de dire,

Remarquer un fait, noter une coïncidence et consentir à penser.

Petites bêtes inutiles sur le papier, traces éternelles d’expériences

Qui n’expérimentent déjà plus rien.

 

L’individu n’est qu’une somme d’individus condamnés à vivre l’invisible présence.

Sensation rassurante à se retrouver avec facilité de l’autre côté du miroir.

 

C’est un acte commis avec toute mon âme.

Sentiment bien connu dans la résonance prolongée du langage

Quand ce n’est plus l’écriture mais la chose vivante elle-même qui palpite et gémit,

Peut-être la seule chose qui ne soit jamais venu de moi,

Pleuré, en saignant des larmes de mots.

 

Faut-il vraiment léguer aux autres cet intime fatras,

Tout détruire ou tout garder,

Préserver, enfin gravés, les grains d’or du passé ?


P. MILIQUE

10/12/2012

LISE MARTIN: "Les plaintes d'un Icare" (Charles Baudelaire)

 

LISE MARTIN

"Les plaintes d'un Icare" 

(Charles Baudelaire)

 

Les plaintes d’un Icare


Les amants des prostituées
Sont heureux, dispos et repus;
Quant à moi, mes bras sont rompus
Pour avoir étreint des nuées.

C’est grâce aux astres non pareils,
Qui tout au fond du ciel flamboient;
Que mes yeux consumés ne voient
Que des souvenirs de soleils.

En vain j’ai voulu de l’espace
Trouver la fin et le milieu;
Sous je ne sais quel oeil de feu
Je sens mon aile qui se casse.

Et brûlé par l’amour du beau,
Je n’aurai pas l’honneur sublime;
De donner mon nom à l’abîme
Qui me servira de tombeau.


Musique: Lise Martin
Chant: Lise Martin
Guitare: Cyrille Aubert
Violoncelle: Camille Ablard

27/09/2012

GRAINS D’OR

GRAINS D'OR.jpg

 

GRAINS D’OR

 

C’est le jeu du matin qui se pare d’ordinaire.

 

Il faut, c’est irrépressible, que je me fasse un bonheur.

Se prend alors la lumineuse habitude d’un jour

A nouveau rompu, dans lequel je me réfugie.

 

Il est sage et bon d’écrire pour se distraire

Et faire comme s’il faisait clair.

Ne pouvoir se priver de dire,

Remarquer un fait, noter une coïncidence et consentir à penser.

Petites bêtes inutiles sur le papier, traces éternelles d’expériences

Qui n’expérimentent déjà plus rien.

 

L’individu n’est qu’une somme d’individus condamnés à vivre l’invisible présence.

Sensation rassurante à se retrouver avec facilité de l’autre côté du miroir.

 

C’est un acte commis avec toute mon âme.

Sentiment bien connu dans la résonance prolongée du langage

Quand ce n’est plus l’écriture mais la chose vivante elle-même qui palpite et gémit,

– Peut-être la seule chose qui ne soit jamais venu de moi --

Et pleure son âme, en saignant des larmes de mots.

 

Faut-il vraiment léguer aux autres cet intime fatras,

Tout détruire ou tout garder,

Préserver, enfin gravés, les grains d’or du passé?

 

P. MILIQUE

22/03/2012

LA MINUTE NECESSAIRE DE MONSIEUR CYCLOPEDE 14: "ROMPONS NOTRE SOLITUDE AVEC UN MARTEAU".

 

 

Rompons notre solitude avec un marteau 

La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède - 22/03/1983 - 01min30s 

 

P. DESPROGES montre qu'il suffit pour rompre sa solitude, de briser la vitre d'une borne d'appel de la police.

Production

Agence, Paris : France 3


Générique

Fournier, Jean Louis
Desproges, Pierre