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20/06/2013

LA PARISIENNE LIBEREE : "JE RESPECTE LE PEUPLE GREC"

 

LA PARISIENNE LIBEREE 

"JE RESPECTE LE PEUPLE GREC"

Montage et musique : la Parisienne Libérée


A. TSIPRAS
« On peut comprendre qu’avant les élections il y ait une attitude de chantage qui soit exercée vis-à-vis de la Grèce pour la décourager de voter pour une formation de gauche comme la nôtre. »

F. HOLLANDE
« Moi, je ne veux pas faire pression. [...] Je respecte le peuple grec. [...]
Je ne suis pas un président de la France qui vient dire aux Grecs ce qu’ils ont à faire. Je ne veux pas menacer, parce que je ne crois pas que ce soit la bonne attitude.
Mais autant il est possible – et j’y veillerai, comme président de la France – d’apporter des fonds à la Grèce pour sa croissance, pour l’amélioration de sa situation, autant l’abandon pur et simple du mémorandum serait regardé par beaucoup de participants de la zone Euro comme une rupture.
[...] Moi, je ne veux pas faire pression. [...] Je respecte le peuple grec. [...]
Je n’ai rien à dire qui puisse l’influencer, parce que ce ne serait pas ma conception du rapport avec la Grèce qui est un grand pays, qui est fier et qui n’attend pas d’être dirigé par d’autres que les Grecs.
Donc, ce que je leur demande, c’est d’avoir confiance dans ce que nous pouvons faire ensemble, d’avoir aussi le souci de la vérité, c’est-à-dire de faire le choix qui leur paraîtra le meilleur et s’ils veulent rester dans la zone Euro, eh bien, de savoir que l’Europe leur viendra en soutien parce que c’est nécessaire et qu’en même temps des efforts sont à faire, mais dans la justice.
[...] Moi, je ne veux pas faire pression. [...] Je respecte le peuple grec. [...]
J’ai conscience que les électeurs doivent avoir la pleine souveraineté.
Mais je dois les prévenir, parce que c’est mon devoir, parce que je suis un ami de la Grèce, que si l’impression est donnée que les Grecs veulent s’éloigner des engagements qui ont été pris et abandonner toute la perspective de redressement, alors il y aura des pays dans la zone Euro qui préféreront en terminer avec la présence de la Grèce dans la zone Euro. Donc je préfère le dire parce que c’est le langage de la vérité. Moi, je ne suis pas sur cette position, je suis pour que la Grèce reste dans la zone Euro.
[...] Moi, je ne veux pas faire pression. [...] Je respecte le peuple grec. [...]
Mais les Grecs doivent savoir que cela suppose qu’il y ait une relation de confiance. [...]

- Monsieur le Président, je vous remercie énormément.

- Merci à vous, merci. »

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER : 20/06/2013

 

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER 

20/06/2013

FRONDE ACÉRÉE

FRONDE.jpg

 

FRONDE ACÉRÉE
Il prend la plume pour évacuer ses fétus de colères,
Pour, sans jamais s'attarder à les prendre en compte,
S'affranchir des voix multiples qui tentent de le dissuader d'accuser
Les minables turpitudes d'un pouvoir notoirement corrompu.

Cette fronde acérée, dépourvue de complaisance, présente sans conteste
Un risque majeur à courir qu'il assume en ces temps énervés et incertains....

P. MILIQUE

19/06/2013

POEMES MIS EN CHANSON: "SOLDE" de LEON-GONTRAN DAMAS"

 

POEMES MIS EN CHANSON:

"SOLDE" 

LEON-GONTRAN DAMAS

Extrait du recueil Pigments publié en 1937

 

 

Tous les poèmes lus par Marie Richeux cette semaine ont été réunis par Sophie Nauleau dans une une anthologie des poètes français mis en chansons ("Je voudrais tant que tu te souviennes. Poèmes mis en chansons de Ruteboeuf à Boris Vian") publié par Poésie Gallimard en avril 2013).

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER : 19/06/2013

 

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER 

19/06/2013

LA PARISIENNE LIBEREE : "LA BOUEE QUI FAIT COULER"

 

LA PARISIENNE LIBEREE 

"LA BOUEE QUI FAIT COULER"

Paroles et musique : la Parisienne Libérée


[citation de M. Rajoy]

 

Allô allô,
Ici la zone Euro
On dirait que les banques espagnoles
Sont candidates pour le pactole
Combien ? Faut voir…
40 à 100 milliards
Accrochez-vous aux pare-battages
On est en présence d’un naufrage

 

C’est pas un plan de sauvetage
Juste un petit remorquage
Les riches prennent le canot
Les pauvres, eux, prennent l’eau
Pas une aide au pays
Juste une « ligne de crédit »
Un nouveau genre de bouée :
La bouée qui fait couler

 

 

L’Espagne, allô
Il faut faire baisser tes taux
L’étau de tes taux d’intérêt
Doit au plus tôt se desserrer
Pourquoi, comment ?
Au-dessus de six pour cents
D’un coup les rats quittent le navire
Et c’est tout l’Etat qui chavire

 

C’est pas un plan de sauvetage
Juste un petit remorquage
Les riches prennent le canot
Les pauvres, eux, prennent l’eau
Pas une aide au pays
Juste une « ligne de crédit »
Un nouveau genre de bouée :
La bouée qui fait couler

 

Eh, Madrilène
Entends-tu les sirènes ?
Si tu prends ces liquidités
Tu pourras plus les éponger
Seulement te voilà
Devant un drôle de choix
Si tu refuses nos petits cadeaux
Tu peux dire adieu à l’Euro

 

C’est pas un plan de sauvetage
Juste un petit remorquage
Les riches prennent le canot
Les pauvres, eux, prennent l’eau
Pas une aide au pays
Juste une « ligne de crédit »
Un nouveau genre de bouée :
La bouée qui fait couler

 

Allô la chaloupe
Ici l’Eurogroupe
Ta dette publique a explosé
Tes comptes prennent l’eau de tous côtés
Hé ho, toi là-bas
Manœuvre ta TVA
Baisse les salaires, les aides sociales
Et passe la barre à l’Amiral

 

Comme ça les gens seront encore plus dans la misère
Rembourseront encore moins leurs prêts bancaires
Les banques auront à nouveau besoin de liquidités
L’Europe leur fera de nouveaux prêts
Qui aggraveront l’endettement de l’État
Alors le gouvernement augmentera la TVA
Baissera et les aides sociales et les salaires
Comme ça les gens seront encore plus dans la misère
Rembourseront encore moins leurs prêts bancaires
Les banques auront à nouveau besoin de liquidités
L’Europe leur fera de nouveaux prêts
Qui aggraveront l’endettement de l’État
Alors le gouvernement augmentera la TVA
Baissera et les aides sociales et les salaires
Etc.

 

18/06/2013

POEMES MIS EN CHANSON: "ROSAIRE" de FRANCIS JAMMES

 

POEMES MIS EN CHANSON

"ROSAIRE"

de

FRANCIS JAMMES

extrait du recueil Clairières dans le ciel publié en 1906.

 

Georges Brassens a mis en musique et interpété un choix de strophes du poème Rosaire sous le titre « La Prière ».

 

Tous les poèmes lus par Marie Richeux cette semaine ont été réunis par Sophie Nauleau dans une une anthologie des poètes français mis en chansons ("Je voudrais tant que tu te souviennes. Poèmes mis en chansons de Ruteboeuf à Boris Vian") publié par Poésie Gallimard en avril 2013).

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER : 18/06/2013

 

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER

18/06/2013

LA PARISIENNE LIBEREE : "LES GRADINS DE LA DEMOCRATIE"

 

LA PARISIENNE LIBEREE 

"LES GRADINS DE LA DEMOCRATIE"

Paroles et musique : la Parisienne Libérée

 

JJ. Chirac – législatives de 2002
« Il faut avoir une action qui soit confortée par une vraie majorité. »

F. Fillon – législatives de 2007
« Mes chers compatriotes, l’élan est là. Mais il ne peut être concrétisé qu’avec une majorité présidentielle large, cohérente, et bien décidée d’aller de l’avant. »

F. Hollande – législatives 2012
« S’ils veulent ces réformes-là, s’il m’ont choisi, je pense qu’ils auront à cœur d’accorder une majorité large, solide, cohérente, au Président de la République.
– Merci monsieur le Président. Deux images de sport pour terminer avec d’abord un ciel toujours aussi bleu sur le tennis français aujourd’hui à Roland-Garros… »


Où l’on retrouve notre envoyée spéciale
Qui semble littéralement captivée par la finale…

Eh oui quelle pression
Inimaginable
Rien que des champions
Le suspense est intenable
On a beau se maîtriser
Faire des efforts sur soi
On ne peut pas s’empêcher
D’avoir le cœur qui bat

Dans les gradins
De la démocratie
Ça va, ça vient,
Mais tout le monde ici
Est transporté
Par une simple question :
Qui va gagner… les élections ?

On en rêve la nuit
On se réveille en nage
On a bien dormi
Pendant le redécoupage
On n’avait pas prévu
Des circonscriptions
Aussi biscornues
En compétition

Dans les gradins
De la démocratie
Ça va, ça vient,
Mais tout le monde ici
Est transporté
Par une simple question :
Qui va gagner… les élections ?

La balle brune reblondit
Quand les bleus se divisent
L’accord vert se ternit
Le rouge lui, s’électrise
Un problème essentiel
A la une des journaux :
La rose versera-t-elle
Du vin dans son eau ?

Dans les gradins
De la démocratie
On se demande
Parfois aussi :
Le Roi sera-t-il roi ?
Et pourra-t-il régner ?
Aura-t-il sa majorité ?
Absolue ?
Ou Relative ?
Absolue ?
Ou Relative ?

Avec un Président
Si fraîchement élu
Le gouvernement
Ne joue pas en terre battue
Bref, vous l’aurez compris
On dirait que tout arrive
C’est la ferveur ici
Pour les législatives…

[citation J.-M. Ayrault]
« il faut donc donner une majorité au changement »

[le public]
Ouais !!!

VERTIGE ENFLAMME

ABYSSES SPECTRALES.jpg

 

VERTIGE ENFLAMME

 

Abysses spectrales, agonie fiévreuse

Dans le sentiment qui se meurt,

Défait par la violence du refus.

 

En ces abysses n'existerait-il vraiment

Qu'immonde pestilence au cœur muet?

 

Voilà que flottent soudain sens et valeurs

De tout ce qui s'est déjà vu, lu et entendu

Dans agrippé rageur des souvenirs fous.

 

         Voyez l’amertume dans les mots que j'abandonne,

         Mon âme l'a saignée m'imposant la vive douleur,

         La honte, la tristesse et la pluie froide dans le cœur,

         Et le pesant d'un lourd tribut au pardon que je donne.

 

Culpabilité contrainte qui attise le vertige,

Flot exaspéré dans l'infiniment dense qui aspire

L'âme et la chair criblées d'échardes répétées,

Neurones affaiblis, muselés par la morsure vive.

 

Comment se débarrasser de si monstrueuses serres

Que la nuit obstinée entortille de filaments rouges

Et de mensonges éhontés infiltrés dans l'entaille?

 

En ces noirs abysses n'existe assurément

Qu'immonde pestilence au cœur muet,

Tandis que souffrance, désespoir et humiliation

Alimentent un indicible qu'il devient urgent d'écrire.

 

P.  MILIQUE

17/06/2013

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER : 17/06/2013

 

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER 

17/06/2013

CESAR VALLEJO : "HIVER PENDANT LA BATAILLE DE TERUEL"

 

CESAR VALLEJO 

"HIVER PENDANT LA BATAILLE DE TERUEL"

Lu par Thierry Hancisse


Extrait de Poèmes humains, éditions du Seuil, 2011

Traduit de l’espagnol par François Maspero

Extraits choisis par Philippe Garnier

 

Cesar Vallejo est né à 3000 mètres d’altitude dans les Andes péruviennes en 1892, onzième enfant d’une famille pauvre où se mêlent les sangs espagnol et indien. Il a connu les plantations sucrières et le travail des mines, il a vu de très près l’exploitation qui confine à l’esclavage. Très vite il met le langage sous tension et invente un humanisme violent, sans aucune trace de sentimentalité, parsemé d’images à la force hermétique. Ses premiers recueils le situent d’emblée dans l’avant-garde des années 20. Communiste, fuyant la police péruvienne, il vivra et mourra dans le dénuement à Paris en 1938. Les plus intenses de ses textes ont été écrits pendant la Guerre d’Espagne, dans le recueil Espagne, éloigne de moi ce calice.

 

Prise de son, montage : Julien Doumenc et Pierre Henry

Assistante à la réalisation : Laure-Hélène Planchet

Réalisation : Michel Sidoroff