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28/03/2013

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER : 15.03.2013

 

CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER 

15.03.2013

PRINTEMPS DES POETES 2013 : Anne-Marie BERNARD " Pour la voix du poème "

 

PRINTEMPS DES POETES 2013 

Anne-Marie BERNARD

" Pour la voix du poème "

 

Lu par Maëlys Ricordeau

 

Poème inédit écrit pour le Printemps des poètes 2013. "Les voix du poème" est le thème choisi pour cette 15ème édition.

 

Edito de Jean-Pierre SIMEON, directeur artistique: "Dès sa naissance, au début des temps humains, la poésie est une parole levée. Qu'il soit murmure, cri ou chant, le poème garde toujours quelque chose de son oralité native. Il est donc peu ou prou une affaire de voix, la voix intérieure du poète répondant aux voix du monde.
Le partage des poèmes dans la cité, qui est depuis quinze ans l'ambition du Printemps des Poètes, passe nécessairement par la voix haute.
Le Printemps des Poètes 2013 fera entendre plus que jamais cette polyphonie vivante."

 

Maëlys Ricordeau Richeux © RF

 
 

 

A l'occasion du Printemps des Poètes, les Poèmes du jour sont lus toute la semaine par la comédienne Maëlys Ricordeau, membre du collectif Das Plateau.

 

***

POUR LA VOIX DU POEME

 

Ecoute

le silence est fait de paroles

à l’intérieur de soi

comme une aube venue des profondeurs

entoure d’esprit

la lumière

 

Les mots de novembre annoncent l’espace

hauteur achevée des parfums vécus

l’odeur émaillée d’une vie qui avance

avec dans la bouche matinale

le goût d’une voix

 

Ecoute

le chuchotement du premier mot

se tait à la source

pour se désaltérer dans l’ombre

et combler le vide

 

Dans ce grenier inépuisable

enfin le cri

pétrifie l’essentiel

 

Anne-Marie BERNARD
inédit novembre 2012

EXPLIQUEZ-MOI !

au magma present de l'ecriture,explication,expliquer,casier,castrer,castration,ère,erratique,venir,extrémité,abolution,à l'heure,alpha,omégé,falloir,pouvoir,disloquer,dislocation,motiver,motivation,provoquer,rechercher,but recherché,salutaire,saluer,remue-ménage,esprit sain,entendre,traduire,au final de ma vie,vie minuscule,exactitude,exagérer,arrière-pensées,perturber,perturbateur,exprimer,harceler,interroger,

 

EXPLIQUEZ-MOI !

 

Les mots sont insignifiants dites-vous?

 

Dans ce cas expliquez-moi pourquoi

A l'ère venue de l'extrême absolu

A l'heure de l'alpha et de l'oméga

Il me faudrait pouvoir disloquer les mots

En provoquant ce faisant le recherché

Et salutaire remue-ménage de l'esprit.

 

J'entends déjà ce que vous me traduirez:

Pourquoi ai-je au final une vie si minuscule?

Ce sera là l'exacte arrière-pensée perturbatrice

Exprimée en une harcelante interrogation.

 

P. MILIQUE

27/03/2013

Printemps des poètes 2013 : Ernest PEPIN, "Song pour Edouard GLISSANT"

 

Poème de Ernest PEPIN

Lu par Maëlys RICORDEAU

 

Poème inédit écrit pour le Printemps des poètes 2013. "Les voix du poème" est le thème choisi pour cette 15ème édition.

 

Edito de Jean-Pierre Siméon, directeur artistique: "Dès sa naissance, au début des temps humains, la poésie est une parole levée. Qu'il soit murmure, cri ou chant, le poème garde toujours quelque chose de son oralité native. Il est donc peu ou prou une affaire de voix, la voix intérieure du poète répondant aux voix du monde.
Le partage des poèmes dans la cité, qui est depuis quinze ans l'ambition du Printemps des Poètes, passe nécessairement par la voix haute.
Le Printemps des Poètes 2013 fera entendre plus que jamais cette polyphonie vivante."

 

Maëlys Ricordeau Richeux © RF

 

A l'occasion du Printemps des Poètes, les Poèmes du jour sont lus toute la semaine par la comédienne Maëlys Ricordeau, membre du collectif Das Plateau.

 

 

***

 

Song pour Edouard GLISSANT

 

Nous qui avons l’haleine des grands malheurs

Nous qui sommes venus de si loin

Nous qui ouvrons les bras du monde

Nous sommes les étincelles du monde

En peau de lune

En peau de tambour

En fine poudre de pluie

Nous allons dans l’empreinte des songes

Nous qui avons traversé les gouffres mémorables

Nous qui sommes les pétales d’une fleur de mer

Nous dont le pas intime est une danse bleue

Nous sommes les étincelles du monde

En peau de lune

En peau de tambour

En tendresse de poussières

Nous allons dans la danse du Chaos

Nous qui portons la couronne des marées

Nous qui connaissons le secret des bains démarrés

Nous qui guettons l’écho des libertés

Nous sommes les étincelles du monde

Les bouts de terre

Les boutures

Les rhizomes

Nous sommes les gardiens des couleurs du monde

Et nous portons au doigt l’arc-en-ciel du Tout-Monde

 

Ernest PEPIN

Chronique de Philippe Meyer : 14.03.2013

 

Chronique de Philippe Meyer 

14.03.2013

CONVALESCENCE

CONVALESCENCE.jpeg

 

CONVALESCENCE

 

La réalité tient dans cette évidence

Que tout n'est qu'unidirectionnel

Puisque tout parle peu ou prou

De l'amour-soleil

De l'amour folie

De l'amour passion,

Ceux-là même qui nous laisserons,

Lorsque le réel aura dévasté le rêve,

Dévastés et convalescents toute la vie.

 

P. MILIQUE

26/03/2013

Printemps des poètes 2013 : Sonia Branglidor

 

Poème sans titre de Sonia Branglidor

Lu par Maëlys Ricordeau

 

Poème inédit écrit pour le Printemps des poètes 2013. "Les voix du poème" est le thème choisi pour cette 15ème édition.

 

Edito de Jean-Pierre Siméon, directeur artistique: "Dès sa naissance, au début des temps humains, la poésie est une parole levée. Qu'il soit murmure, cri ou chant, le poème garde toujours quelque chose de son oralité native. Il est donc peu ou prou une affaire de voix, la voix intérieure du poète répondant aux voix du monde.
Le partage des poèmes dans la cité, qui est depuis quinze ans l'ambition du Printemps des Poètes, passe nécessairement par la voix haute.
Le Printemps des Poètes 2013 fera entendre plus que jamais cette polyphonie vivante."

 

Maëlys Ricordeau Richeux © RF

 

A l'occasion du Printemps des Poètes, les Poèmes du jour sont lus toute la semaine par la comédienne Maëlys Ricordeau, membre du collectif Das Plateau.

 

***

Dans les voix du poème, le silence des pauvres

Voix des brumes

               Au pieds des feux

                                           Sur la mer

L'âme des marins morts

Aile de vague douce

Chant lointain des eaux vives

Lever de lune sous un ciel d'or

Vaisseau fantôme

Hommes de flammes

Rire des enfants d'Alep

                                    Aux chars abandonnés

Houles et vents

                        Réinventent les gris

                                                       Pour des nuages qui dansent

Table de roses et de lumières

Pétales embarqués

Rêve d'un soir flouté

Tremblant de deviner le chant du monde

Voix des chimères

Voix réfractaire voix solaire

Voix blanche voix caverneuse

Dire des maux simples

Des mots pour tous

Les damnés de la Terre

Difficiles à trouver

Les mots légers pour dire le lourd

Des mots d'écume pour les abysses

De petites fleurs de terril

Pour la vie sacrifiée des mineurs

Voix du secret

Voix des Roms

Cailloux jetés aux routes d'infamie

Loin de la belle errance

Cris de colère en torches violentes

Pour que surgissent

Les rencontres enflammées de la vie chatoyante.

 

Sonia Branglidor

LA CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER : 14.03.2013

 

LA CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER 

14.03.2013

25/03/2013

GABRIELA MISTRAL : " ABSENCE "

 

GABRIELA MISTRAL

" ABSENCE "

08.03.2013


Lu par Sylvia Bergé

 

Poème extrait du recueil D'amour et de désolation, traduit de l’espagnol par Claude Couffon (© ELA/La Différence 1988)

 

Gabriela Mistral est née en 1889 au nord du Chili dans un monde rural et catholique. Très jeune, elle enseigne, traverse le continent et publie ses premiers recueils dès les années 1910. Elle est l’un des premiers auteurs latino-américains à puiser dans l’héritage indien. Sa vision de la douleur humaine reste liée au christianisme, mais elle déploie un sens du cosmos qui n’a rien d’européen. Ses poèmes se font l’écho de ses amours brisées, de ses enfantements impossibles et vibrent de la force tellurique du continent sud-américain. Dans les années 20 et 30, poétesse reconnue et traduite, elle séjourne aux Etats-Unis et en Europe. En 1945, elle est le premier auteur latino-américain à recevoir le prix Nobel de littérature.

 

Poèmes choisis par Philippe Garnier

Prise de son, montage : Claude Niort, Pierre Henry

Réalisation : Anne-Pascale Desvignes

LA CHRONIQUE DE PHILIPPE MEYER : 12.02.2013

 

LA CHRONIQUE DE

PHILIPPE MEYER

  12.02.2013

RADIATIONS MÉMORIELLES

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RADIATIONS MÉMORIELLES

 

De sa besace s'échappe des radiations mémorielles,

Éclats épars venus de l'enfance qui l'autorisent,

A glisser d'un souvenir à un autre,

D'une sensation à une autre.

 

Simplicité fluide dans la mobilité des images,

Et soudaine violence chromatique des émotions.

 

Dans la caresse ambrée de la lumière,

Comme égrenant les perles d'un même collier,

Il épèle au silence de lettres de feu

Son amour de la vie.

 

P. MILIQUE

DIMONE à MONTAUBAN Festival ... Alors Chante! Magic Mirrors le 1 Juin 2011

 

DIMONE à MONTAUBAN

Festival ...  Alors Chante!

Magic Mirrors le 1 Juin 2011

 

Attention ARTISTE !

 

Et même Artiste d'exception.

 

Je n'en dis pas plus, mon manque d'objectivité trop marqué dès que je parle de lui risquant fort de transparaître plus que ce que le respect d'une neutralité -- au moins de façade -- exige!

 

Bref, et vous l'aurez compris, ce garçon-là est beaucoup plus qu'un pote

Et c'est tant mieux!