25/11/2013
L'AVEU DANS SA FÊLURE

Photo à retrouver sur le site:
http://visuel.enferetdamnation.org/v/pointsdefuite/PointDeFuite_I.jpg.html
L'AVEU DANS SA FÊLURE
Il est dans le malheur de l'écriture.
Cela vient chez lui, toujours, d'un absolu mal à dire.
Mais au bout de la dérive,
Il est une victime consentante
De la difficulté de la mise en mots.
Il faudrait qu'il sache se contenter d'un langage silencieux,
Seulement verbalisé au contact imperceptible de l'ordinaire.
Au lieu de cela,
Il s'anéantit dans de désespérantes circonvolutions cérébrales.
Sous le fallacieux prétexte qu'il a beaucoup de néant à combler,
Tout semble épouser la trajectoire
D'une fuite éperdue, désespérée.
Une fuite qui l'aide à ne pas perdre pied dans la masse croupissante et fétide de ce qui est.
Donc, inlassable, il livre un duel à la tranquille indifférence des mots.
Il s'arrête un instant -- ou davantage --
Auprès de chacun d'eux,
Les soupesant comme pour une expertise.
Entre eux et lui, c'est comme un intense corps à cœur.
Il est un artisan qui œuvre avec une obstination et une impertinence brûlantes de tenter l'impossible.
Rêves ouverts sur un insondable de feu et de lumière.
Et que reste-t-il au final de la seule réalité qu'il ait vraiment vécu ?
Seulement l'aveu qui cache ses belles larmes de sang gracieux,
D'une fêlure hagarde qui se fige et se sèche.
Amen !
Âme--Haine...
P. MILIQUE
17:42 Publié dans GOUTTES d'ÂME | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : malheur, écriture, dérive, consentante, langage, verbaliser, ordinaire, désespérance, cérébral, trajectoire, fuite, croupir, fétide, expertise, corps, coeur, obstination, impertinence, brûlant, impossible, rêve, insondable, feu, lumière, aveu, larmes, sang, grâce, amen, âme, haine, fallacieux, prétexte, néant, combler, épouser la trajectoire, fuite éperdue, désespérer, perdre pied, masse, inlassable, liverer un duel, tranquille, indifférence, s'arrêter, soupeser
RÉALITÉ SOUFFRANTE
RÉALITÉ SOUFFRANTE
Au mur, les portraits de ces femmes enfermées avec,
Aux abords de la composante apparente de leurs visages,
La sinistre cache imposée qui semble les avoir dépouillées de toute personnalité.
Frontière surréaliste avec une humanité
Que l’on croirait définitivement promise à l’aridité.
Nous nous retenons trop souvent de hurler nos doutes.
Ceux, si indiciblement troublants et dérangeants qu’ils devraient,
Véhémence en fusion,
Allumer des incendies d’inquiétude et exacerber l’exacte sensation
De la lourde menace qui pèse sur nous tous.
Au mur, les portraits de ces femmes enfermées.
En comprenons-nous vraiment toute la signification ?
Il y a là, nous le savons, de quoi nourrir de nombreuses et intarissables réflexions.
Et nous rendons fréquemment compte d’injustifiables comportements.
Mais peut-on se satisfaire en de telles extrémités de nos faibles objections
Obscures, et parfois même cachées ?
Non! Alors nous devons, pour le moins, garder cet œil intransigeant
Qui cristallise toute la réalité souffrante.
Chacun se lasse inévitablement à naviguer dans le foisonnement
Souvent confus et agaçant d’une mauvaise conscience
Placée d’abord sous le signe du non accomplissement.
Dans la quête rassembleuse et pourtant solitaire,
Chaque individu avance à tâtons
Le long des franges accidentées de ses abîmes intérieurs.
Dans l’horreur intime de s’éprouver, souffrance ultime,
Étranger parmi les hommes.
Nous savons cependant avoir hérité d’irréfragables devoirs.
Alors, pourquoi ne nous éveiller que lorsque l’absurde exacerbé
Dans lequel nous vivons devient trop révoltant ?
Où quand s’exposent trop de manques, trop de fêlures,
Pour respirer encore avec légitimité dans une telle société,
Et que dans ces fissures trop connues de tous se glisse l’inéluctable du silence,
De l’errance et du traumatisme qui installe la mort.
Au mur, les portraits de ces femmes enfermées avec,
Aux abords de la composante apparente de leurs visages,
La sinistre cache imposée qui semble vouloir les dépouiller de toute personnalité.
Et, fixés dans les vôtres, leurs yeux suffocants de désespérance
Qui implorent d’attentes à devenir libres.
Comme ces mots là...
P. MILIQUE
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12:50 Publié dans GOUTTES d'ÂME | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : femme, prisonnière, visage, sinistre, personnalité, humanité, frontière, surréaliste, aridité, hurlement, trouble, fusion, incendie, inquiétude, menace, injustifiable, extrême, objection, intransigeant, foisonnement, confusion, conscience, accomplissement, solitaire, accident, abîme, horreur, étranger, devoir, absurde, révolte, fêlure, légitime, société, traumatisme, mort, désespoir, liberté, lasser, inévitable, naviguer, foisonner, confus, agaçant, agacerie, mauvaise conscience, placer, aborder
LA SIMPLICITÉ 2

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...
LA SIMPLICITÉ
2
L'esprit doit-il se priver pour assouvir son besoin, quasi viscéral, d'adapter le monde … à ses besoins? A celui de s'accommoder de toutes les complications ordinaires qui le rassurent? Ces questions posées... pour le moins désarçonnent. Mêmes si elles restent à portée d'intelligence courante, elles échappent néanmoins à toute forme de compréhension spontanée. Car elles ne servent guère, qu moins de prime abord, le juste cause d'un quelconque lieu commun. Il devient dès lors bien compliqué de s'extraire d'un tel labyrinthe. Les faits sont accablants qui plaident pour ce facile à vérifier: pour en venir à la simplicité, il convient d'abord de commencer par elle. C'est ce qui rend difficile l'art complexe de faire simple. Et c'est en même temps ce qui tranquillise: car tout labyrinthe sécrète en lui les germes mêmes de sa propre issue.
C'est quand tout s'explique qu'on ne comprend plus rien. Il s'agit-là d'une réflexion d'apparence anodine et commune. Elle porte pourtant en elle quelque chose d'irrécusable. D'un point de vue strictement pratique, il n'est nul besoin d'entretenir des relations étranges ou conflictuelles avec la réalité pour en arriver à cette conclusion: la certitude des apparences accompagnent toujours le mensonge ultime de la vérité.
(A SUIVRE...)
P. MILIQUE
09:30 Publié dans GOUTTES d'ÂME | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : au magma présent de l'écriture, simplicité, esprit, se priver, assouvir son besoin, quasi, viscéral, adapter, émonder, complication, ordinaire, rassurer, question posée, désarçonner, rester, à portée, intelligence, courant, échappatoire, forme, compréhensif, spontané, servir, d eprime abord, juste, cause, quelconque, lieu commun, devenir, compliquer, s'extraire, labyrinthe, faits accablants, plaider, plaidoyer, facile à vérifier, venir, convenir, commencer, rendre, art, difficile, complexité, faire simple, tranquilliser, sécréter, germe, propiété, issue, comprendre
UN BAISER DE SPLEENS INQUIETS

UN BAISER DE SPLEENS INQUIETS
Elle a la voix douce et chantante,
Un sourire hardi en ses yeux troublants
Et un goût sans répit pour les tendres caresses.
La foudre un jour est tombée sur moi au contact de ses lèvres,
Baiser magma sur le chemin de mémoire,
Transformant mon repaire de calme triste
En lieu oublié de musique ensoleillée.
Et comme rien de moi ne se refuse à l’aimer irréparablement,
J’arpente les profondeurs trop vraie et trop fausses aussi de nuits
Éclatées aux arêtes secrètes de spleens inquiets.
Parce que lorsqu’elle n’est pas là
Je suis comme séparé de moi,
Dissocié par la vive carence
De ce baiser magma sur le chemin de ma mémoire.
Et malgré le battement passionnel
De l’onde brûlante du sang qui me porte,
Je ne me parle plus…
Je me renonce en elle !
P. MILIQUE
05:14 Publié dans GOUTTES d'ÂME | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : douceur, chant, sourire, trouble, goût, caresse, foudre, lèvres, baiser, magma, mémoire, musique, soleil, amour, secret, inquiétude, passionel, brûlure, sang, forniquer, fornication, voix douce, chantante, hardiesse, yeux troublants, goûter, sans répit, tendresse, tomber sur moi, contacter, cheminer, transformateur, rpaire, calme, triste, lieu oublié, ensoleillé, se refuser, aimer, irréparable, arpenter, profondeur
JE M'ACCUSE 2

Je m'accuse d'incapacité permanente
A évoquer l'irrésistible intensité de mes émotions
Autrement qu'à l'aune de mon regard mesquin et partisan.
00:42 Publié dans JE M'ACCUSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : incapacité, évocation, irrésistible, intensité, émotion, regard, mesquin, partisan, devin, deviner, coq au vin, ferme du poitou, tourner la page, paysage, berge, verge, vierge, virginal, rivage, inconnu, nu, alcool, parfum, parfumer, quitter la terre, solitaire, redevenir, sésame, saint, sainteté, faconde, redresseur de torts, faussaire, jeter, cahier, cahier des charges, traverser, nuance, signature, faire semblant, saluer, missel, sourir, se taire


