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31/12/2016

BONHEUR MAJUSCULE

au magma présent de l'écriture,

 

BONHEUR MAJUSCULE



J'entends les vifs échos d'une inaltérable complicité,
Et des rires échappés qu'il convient de ne pas étouffer
Répandre en mille éclats d'allégresse ininterrompus,
Cette informulable partition qui brode leur histoire.

C'est tel un résumé de tout, de douceur et de tendresse,
Qui, dans la langoureuse moiteur des regards adressés,
Cristallise l'instant au creux d'un bonheur majuscule.

P. MILIQUE

11/11/2016

LES APPARENCES 1

au magma présent de l'écriture,

SUR LES AILES DU RÊVE

1

 

Rien n'est plus visible que les apparences masquées du doigt!

Elles ne sont pourtant que l'illusion mensongère de tout ce qui saute aux yeux.

D'ordinaire, elles se cachent du soleil et offrent aux regards voraces d’étonnants oxymores aux noms de violence/douceur, énergie/retenue, gravité/futilité, etc.

En tout état de cause, elles ne sont que des visions, strictement personnelles et chimériques, destinées à façonner la matérialité de ce qui doute peut-être.

On les voit se dissimulent pour mieux se faire voir encore, et ne plus être elles-mêmes que paravents illusoires.

En s'exposant ainsi au grand jour, elles contribuent à ce que l'on en observe la saveur factice de l'imprévu.

En fait, plus les apparences s'affichent ostentatoirement trompeuses... moins elles le sont.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

30/10/2016

SAVOIR POÉTISER LA VIE 2

au magma présent de l'écriture,

 

SAVOIR POÉTISER LA VIE
2
 
La tentative se révèle pathétique parfois, grotesque souvent,
Un bavardage inutile qui outrepasse mes piètres capacités,
Quelque chose d'étonnamment acide, de métallique presque.
Arguments hermétiques et perpétuels, glissements successifs
Pour tenter d'échapper à l'incohérente fadeur des jours
Et assembler des morceaux d'existence à l'éclat douteux.
Il y a là quelque chose de presque obscène à user les mots
Pour dire l'effritement des espoirs et la douceur évanouie
Des vies s'effilochant dans le désordre et l'inachèvement.

Si je savais poétiser la vie, je saurais dire chaque beauté
De tous les soleils en fusion au cœur de ciels divertissants.
(FIN)

P. MILIQUE

25/10/2016

OISEAU DE MAUVAIS AUGURE 4

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

OISEAU DE MAUVAIS AUGURE

4

Si tu savais la douleur à ne pas savoir cautériser
Certaines déchirures aux commissures mortelles!
Avoir peur pour elle est tout ce que je sache faire.
Si tu savais comme il est dur de s'éprouver aussi peu!
Je suis dans cet état de rage impuissante qui domine
Lorsque le destin trop calamiteux broie l'existence
Sans égard, sans pitié, et qu'il se montre strict et cruel.

Elle, elle ne peut bien sûr concevoir son insoutenable souffrance
Comme une simple péripétie de la vie! Comment le pourrait-elle?
Pas plus qu'elle ne peut dissimuler davantage cette peur de vivre
Qui amplifie la douleur, l'exacerbe jusqu'à la rendre insupportable.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

31/08/2016

PARFUM 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

PARFUM

2

 

Pour parvenir à humer l'à venir,
Il convient de faire le deuil du passé,
Ce qui nécessite de bien se connaître
A défaut de pouvoir se maîtriser.


Nous sommes des petits d'Homme
Partis à la recherche de notre ombre
Qui n'a pourtant de cesse de s'enfuir,
C'est si facile pour elle de nous ignorer.


La défiance d'être trop similaire,
L'inquiétude sourde du lendemain,
L'incohérente marche de la société,
Tant de choses volent de votre ombre!

Et puis un jour, on se rend compte
Qu'on déambule plus seul que jamais
Parce qu'on n'a plus ni ombre ni reflet,
Parce qu'un jour on s'est détourné
Et que depuis on ne se reconnaît plus.

Dès lors, notre âme qui appréhende la solitude
S’exile dans la douceur fœtale de l'imagination.

C'est ainsi que l'ombre affirme sa fidélité,
Tout en ignorant la contrariété,
La monotonie et l'intolérance!

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

07/08/2016

A FLEUR DE SOMMEIL 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

A FLEUR DE SOMMEIL

2

Elle lui est proche comme jamais, claire imminence.
Sait-elle l'infini tendresse amoureuse qu'il lui porte?
Il le lui confie au prolongé d'un souffle: je t'aime.
Et il voudrait savoir donner de l'unicité à ce mot,
Faire qu'il n'existe pas, inventé juste pour elle seule!

Puis, en un murmure ténu pour qu'elle n'entende pas:
Ma douce, inscrit ta précieuse main au creux de la mienne
Afin que, parvenus ensemble jusqu'à une fleur de sommeil
Comme bercés par le poudroiement léger d'ailes de papillon,
Nous nous endormions jusqu'à cette limite d'où renaît le jour.

(FIN)

P. MILIQUE

31/07/2016

LE SOURIRE

SOURIRE.jpg

 

LE SOURIRE


D’abord c’est un éblouissement.

 

Et puis l'enchantement, immuable.

Il y a ce sourire qui éclaire ton visage
D’un éclat mystérieux et merveilleux de tendresse.
Présence pure et irréelle.
Image douce et réconfortante
Qui offre les armes nécessaires pour affronter l’avenir.
Qui fait don d’étincelles d’une beauté envoûtante de sensualité.

Un sourire étoilé, toujours à fleur de rêve.
D’une sincérité fraîche et absolue,
Désarmant de pureté et d’extrême générosité,
Qui protège de l’inattendu
Et donne de l’amour sage et fou comme deux synonymes.

Un sourire d’ambre et de velours d’une justesse frémissante,
Caressant comme une main.
Qui dégage autant de chaleur qu’un parfum..
Qui affiche ta féminité essentielle, ta beauté de femme.
C’est un sourire à l’élégance définitive,
Annonciateur d’aubes nouvelles.
Un sourire comme un oiseau de nuit qui converse en silence.

Ce sourire-là exprime un amour puissant et lumineux.
Ce sourire-là, incomparable et complice, est le tien.

Mais ce sourire parfois se retire.
Il devient alors d’une immense fragilité
Et se désintègre progressivement.

Le beau sourire maintenant se voile de crépuscules subits.
Il laisse désormais transparaître
L’insondable mélancolie qui l’habite.
Il n’est plus qu’une lumière indécise
Qui dit la face sombre et désespérante de l’existence.
Il n’est plus qu’un sourire qui cache mal la cruauté des blessures reçues,
Parce qu’on ne cache pas mieux une cicatrice qu’un secret.
C’est un sourire qui dit l’espoir effrité,
Le regret de l’astre disparu,
La nostalgie de l’étoile aimée.
Il s’accroche avec l’énergie du désespoir
Aux merveilles passées de rêves obsolètes
Et se consume au soleil noir de la mélancolie.
Il entre en survivance aux racines de la souffrance et de la folie.
C’est un sourire plein de nuit.
Un sourire qui n’en est plus un.
Qui devient une absence.
Quoi de plus terrible qu’un sourire enfin ?

Ce sourire-là, c’est le tien !
Et j’attends avec lui que le jour
Se lève sur de nouveaux soleils.


P. MILIQUE

21/05/2016

QUAND LE CIEL COULE EN MOI 2

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

QUAND LE CIEL COULE EN MOI

2

Il me tarde tant de me retrouver à nouveau au plus proche d’elle,
De reconnaître le bouquet de ses doigts et la douceur de ses mains,
Celles-là mêmes qui de leurs caresses rendent l’amour sans limites.
Toucher sa peau, boire à sa bouche et m’enivrer de nos chaleurs mêlées.

Je veux l’envelopper encore de mes bras, berceau ma tendre délicatesse,
Habiter avec elle la pulpe d’un silence juste troublé par nos éclats de rire,
Et partager encore sa douceur généreuse de sollicitude et de doux baisers.

Dans cet amour rare, il est extraordinairement lucide, c’est-à-dire ébloui!

(FIN)


P. MILIQUE

20/05/2016

QUAND LE CIEL COULE EN MOI 1

au magma présent de l'écriture,

 

QUAND LE CIEL COULE EN MOI

1

Il arrive qu’une fin de tempête fasse place au soleil levant.
Et mon soleil levant c’est Elle, âme riche aux reflets d’or.
Bienheureux, j’existe en son intense et le ciel coule en moi.

Elle m’accueille dans sa douceur, dans la force de son souffle,
Dans sa tendresse infinie, dans le réel de son amour pour moi.
Elle me réapprend le goût d’être à l’avenir plein de promesses.
J’ai confiance en elle, elle m’apprendra ce qui jamais ne s’oublie.

Je vis dans le ravissement tel la perle d’eau dans la masse cristalline,
Prisonnier volontaire d’un filet qui pour toujours nous assemble.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

02/05/2016

DE LA PIERRE DE LUNE 1

au magma présent de l'écriture,

 

DE LA PIERRE DE LUNE

1



C'est le long d'un jour faste au cœur d'un printemps hésitant que cet ange de lumière lui est apparue tel un hommage vibrant au moment présent, et l'au-dehors, tout à s'est coloré de vermeil.
Fraîche et brûlante rose, fleur inattendue aux yeux d'indicible douceur, elle est jolie et gracieuse comme un oiseau céleste et se déplace d'un pas dansant, avec la majesté sensible de beaux mouvements légers. Perle vibrante extraite d'un éphémère saturé de quintessence.
Ces images-là ne s'oublient pas si vite!
Il la perçoit douce courbe infinie, indéfiniment devinée. Sa bouche la trahit de temps à autre dans l'inépuisable magie d'un sourire furtivement évocateur et ses yeux parlent le langage réservé de l'intense en inventant la respiration suspendue d'un ciel où il fait pur. Un ciel dans lequel, de ses mains extraordinairement belles et fines, initie la perspective étincelante d'un ballet arachnéen saturé d'élégance et de délicatesse qui esquisse d'improbables arabesques sur la cime des rêves.
Aucune autre n'atteint à la sensibilité frémissante de cette madone brune.
Comment pourrait-il laisser s'échapper ce précieux frisson d'émerveillement?

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

11/04/2016

ULTIME RANDONNÉE 3

au magma présent de l'écriture,

A l'attention des multiples lecteurs qui arpentent, à juste titre il va de soi, ce lieu modeste certes mais, reconnaissez-le, pas loin d'être génial, cette histoire qui va débuter là sous vos yeux va être fractionnée -- confort de lecture oblige -- en autant d'épisodes qu'il sera nécessaire.
Il suffira donc aux autres, tout aussi nombreux, qui la prendront en cours de narration, de remonter (si cela leur dit mais comment en douter) le fil du temps récent pour en identifier le fil géniteur...

 

ULTIME RANDONNÉE
3

 

Bon d'accord, d'accord! Cesse de me harceler Greg. D'ailleurs je ne vois pas comment je pourrais faire pour refuser plus longtemps d'accéder à ta requête, vu le choix que tu me laisses. Alors écoute moi bien vieux, pour demain c'est oui. Tu es bien conscient que ce sera-là une grande première. Parce que je ne comptes pas réitérer vois-tu. Car enfin, perdre mon temps à une occupation aussi dérisoire... C'est tout de même un passe-temps très éloigné de mon mode de vie à moi, tu le sais bien.
Merci Edgardo. La dernière fois, c'est promis.

Il fait un temps superbe ce jour-là. Le soleil se pavane déjà au-delà de son mitan et, propriétaire exclusif du bleu azur qui est le sien, darde avec vigueur ses rayons flavescents. Seul un léger zéphyr apporte un peu de douceur à cet après-midi impétueux de fin de printemps. Le sentier tortueux qui fait cortège au sommet de la falaise laisse contempler une mer majestueuse et coruscante. Les deux amis marchent, conversant de manière volubile.

(A SUIVRE...)

 

P. MILIQUE

20/03/2016

NAUFRAGE

au magma présent de l'écriture,

 

NAUFRAGE


L'image de ce qui fut son plus bel amour n'est plus
Rendue invisible par l'inexorable tumulte de la vie,
Inapte à la moindre douceur dans l'accablant désert
Qui vient, infertile, d'assécher son cœur pour toujours.

Les caractères puissants peu à peu se carambolent
Et se blessent au mortel d'un silence qui s'installe...
Les voies empruntées n'étaient pas exacte pureté,
Elles n'étaient pas mensonges coupables non plus.

Il s'engloutit dans un présent qui vire au naufrage,
Avec l'âcre plausibilité qu'il en crève rapidement.

P. MILIQUE