Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/09/2012

REFUS DE FATALITÉ

REVOLTR.jpeg

 


 

 REFUS DE FATALITE

 

A découvrir les rudes données de la seule réalité

De ce monde inhabitable et cruel qui est le nôtre,

Nous passons au travers d'abominables périodes

Où se raconte l'errance solaire d'une infamie généralisée,

Transformatrice rusée de l'homme en bête sauvage.

 

Animé par une force d'espérance démesurée

Qui un jour peut-être finira par aboutir

A l'éradication totale de ces troubles relents,

Je réfute d'emblée la fatalité convenue

Et me sens comptable de la détresse ambiante.

 

Injustice et méchanceté nourrissent toujours ma révolte,

Et je mène sans faiblir ce combat auquel je crois

Car il arrive parfois qu'à sauver sa vie du peu

Revient à consentir à l'accessoire: sauver sa peau!

 

P. MILIQUE

29/09/2012

LUMIÈRE LIBRE

ETOILE.jpeg

 

LUMIÈRE  LIBRE

 

Une expression de souffrance,

Un mal-être de vivre exacerbé

Dans son obstination à se complaire

Au vif de ses blessures et de ses secrets.

 

Dans l’émotion tremblante d'espaces infinis,

Portés au souffle initial des voies du silence,

Il se nourrit de la lumière libre des autres,

Étoile fixe et brillante, gourmande de vie.

 

P. MILIQUE

SYRANO: "Ceux qui vivent" (Victor HUGO)

 

SYRANO

"Ceux qui vivent" 

(Victor HUGO)

 

"J’ai toujours été impressionné par l’engagement humain et politique de Victor Hugo. Je me sers souvent de ce poème tiré des « Châtiments » dans des ateliers d’écriture que j’anime pour montrer que l’énergie créatrice peut porter un message, qu’elle a une puissance infinie quand elle porte une contestation, que les mots sont une arme.
J’ai donc fait ce clin d’oeil à Hugo sur ce titre en rappant son poème et en le publiant sur mon troisième album, « À la fin de l’envoi… » (paru en 2010)"
Syrano

27/09/2012

GRAINS D’OR

GRAINS D'OR.jpg

 

GRAINS D’OR

 

C’est le jeu du matin qui se pare d’ordinaire.

 

Il faut, c’est irrépressible, que je me fasse un bonheur.

Se prend alors la lumineuse habitude d’un jour

A nouveau rompu, dans lequel je me réfugie.

 

Il est sage et bon d’écrire pour se distraire

Et faire comme s’il faisait clair.

Ne pouvoir se priver de dire,

Remarquer un fait, noter une coïncidence et consentir à penser.

Petites bêtes inutiles sur le papier, traces éternelles d’expériences

Qui n’expérimentent déjà plus rien.

 

L’individu n’est qu’une somme d’individus condamnés à vivre l’invisible présence.

Sensation rassurante à se retrouver avec facilité de l’autre côté du miroir.

 

C’est un acte commis avec toute mon âme.

Sentiment bien connu dans la résonance prolongée du langage

Quand ce n’est plus l’écriture mais la chose vivante elle-même qui palpite et gémit,

– Peut-être la seule chose qui ne soit jamais venu de moi --

Et pleure son âme, en saignant des larmes de mots.

 

Faut-il vraiment léguer aux autres cet intime fatras,

Tout détruire ou tout garder,

Préserver, enfin gravés, les grains d’or du passé?

 

P. MILIQUE

26/09/2012

DES ÊTRES INDISPENSABLES

ETRE EXCEPTIONNEL.jpeg

 

DES ÊTRES INDISPENSABLES

 

Il est des êtres indispensables

Avec qui l'on s'enchaîne au plaisir

Incomparable du respect réciproque.

Sans eux, il est certain de vivre dans l'inachevé,

Lorsque la fatigue de l'existence s'accumule

Comme une poussière de résignation sous les gravats de l'ennui.

 

Alors, ils apparaissent à nos côtés,

Crapules, dans l'immédiat sympathiques,

Pour nous proposer d'autres interprétations

D'une même réalité.

Et nous exultons soudain

Dans la violence du changement.

 

Parce qu'ils possèdent cette façon magique de dire le banal,

Nous tombons sous le charme d'un étrange enchantement.

Quelques illusions consolantes,

Quelques trouvailles essentielles

Nous offrent les instants précieux et insaisissables

De l'éphémère sérénité du quotidien.

Nous sommes dans le confort inconnu de l'apaisement.

Le monde devient parfaitement frivole,

Hautement pittoresque et facétieux presque.

Avec l'enivrement supplémentaire d'une rêverie au long cours

Qui rend perceptible la mélodie bruissante

Et troublante de l'air du temps.

 

La sensation est brut de moments lumineux,

Source infinie d'étonnements et de voluptés,

Subtile symbiose avec une vie qui fait maintenant patte de velours.

 

Il est des êtres indispensables

Révélateurs de sensations enfouies.

Ce sont des complicités de toute une vie...

 

P. MILIQUE

 

25/09/2012

OBJECTIF SÉRÉNITÉ

RIVAGE.jpeg

 

OBJECTIF SÉRÉNITÉ

 

Aimer se sentir vivre en souffle de liberté,

Matière vivante traversée d'autres vivants

Dans la création renouvelée d'un monde étoilé.. .

 

Puis, à la recherche d’autres rivages accueillants,

Conquérir un espace de totale expression

Dans cet embarquement choisi et immédiat

A destination d’un luxueux voyage plébiscité pour,

Enfin comblé par une vie aux fragrances goûteuses,

Confier sa sérénité retrouvée au soleil des confins

 

P. MILIQUE

24/09/2012

L'ECRICULTURE

SABLE MOUVANT.jpeg

 

L'ECRICULTURE

 

L’écriture est une terre qu’il est malaisé de cultiver.

On laboure ainsi des kilomètres de mots, avant d’y trouver la récompense d’une improbable beauté, usant et abusant d’un enthousiasme austère certes, mais en même temps, incroyablement intense, avant qu’il ne s’impose comme le devoir fondamental de restaurer la saveur des mots souples ou tarabiscotés, afin de croiser au plus près du rayonnement suprême.

 

L’écriture peut être suspension provisoire d’un mouvement monotone, justification idéologique, ou bien encore, impulsion de révolte contre ses propres penchants.

Froide lumière d’une raison enlisée dans les sables mouvants d’une nuit interminable.

 

Elle doit être zone de contact, potentiel foyer de subversion.

Et découper en instantanés emblématiques, les messages allégoriques, les mélodies de nulle part.

Ce faisant, on la verra ainsi procéder à l’épuration agressive des changements de perspectives dans les aléas du devenir.

 

De sorte qu’elle parviendra à faire taire les rumeurs insidieuses, désespérément inexplicables, en accédant par intermittence à la face sereine de la solitude, là où s’estompent les brumes épaisses de l’exacte conscience.

 

P. MILIQUE

Jerome DENNER: "Roman" (Arthur RIMBAUD)

 

Jerome DENNER

 

 

"Roman"

(Arthur RIMBAUD)

On est pas sérieux quand on a 17 ans, je ne sais pas si on l’est plus ensuite…
Sur un petit air bluesy accompagné d’une guitare, les premières émotions de la fin de l’adolescence entre la bière et la limonade.

23/09/2012

BRAISES BAUDELAIRIENNES

FOU.jpeg

 

BRAISES BAUDELAIRIENNES

 

 

A travailler le réel, à malaxer sa mémoire,

Les mots électrons libres se télescopent

Et les raisonnements douteux s'embrouillent

Au cœur de distorsions plus que ravageuses.

 

C'est une sensation douceâtre lestée d'amertume

Que de rejoindre les bas-fonds et les psychés malades

Consommateurs compulsifs de drogues et d'alcools

En un flot grisant jusqu'à l'obscène anesthésie.

 

Ce lieu de troubles palpitations au message d'absolu

Redevient au cœur du glauque un espace poésie

Couleur contagieuse qui maintient le feu présent

En braises magiques au souffle Baudelairien

Dans la consolidation accomplie de l'encore vivant.

 

P. MILIQUE

22/09/2012

ACCEPTER L’ÉPHÉMÈRE

UN FILS.jpg

 

ACCEPTER L’ÉPHÉMÈRE

 

 

Un soir d'adolescence désespérée qui se dissout dans un inévitable chaos.

 

L'impact émotionnel le propulse aux limites extrêmes de la détresse. Le moment de la rupture, la rupture même, lui est douloureusement insupportable et il aspire à se venger de la terre entière. Cataclysme. Destruction totale. La leur. Ou la sienne. C'est pareil. Une façon comme une autre d'exprimer sa révolte.

 

La mort ! Une idée inexorable. Une sorte de logique fatale induite par des tensions négatives beaucoup trop intenses. Dans un état de confusion totale et comme asphyxié par l'angoisse qui sourd de partout en lui. A bout de souffrances psychologiques, il retourne contre lui le potentiel d'une violence qu'il ne se connaissait pas. L'ultime et animale violence d'un désespoir humain.

 

 

Par bonheur, cela n'a pas été suffisant !

Alors il doit reprendre sa route.

Et on le retrouve abattu par l'infinie tristesse et traumatisé par l'exploration éreintante et incessante des territoires jusque-là obscurs et inconnus de sa nuit intérieure.

Tout son jeune univers a subitement basculé. Ses certitudes ont vacillé. Désormais, il doit affronter le vide moral, le manque de perspectives, l'omniprésence de l'inacceptable, l'horreur répulsive des faits avérés. Il se sent tellement abandonné, tellement vulnérable face à cete réalité impossible à modifier. La blessure est profonde. Terriblement profonde. Trop peut-être !

Parce que l'absence de l'absente lui est insoutenable et que cela le dessèche encore et encore.

Parviendra-t-il un jour à sublimer son chagrin ?

 

 

Le voilà, lui que j'ai aidé à grandir, devenu lui aussi un écorché de la vie.

Il sait désormais que certaines circonstances peuvent anéantir la beauté des êtres et faire saigner le bleu de n'importe quel ciel.

 

Mais, existe-t-il une autre alternative sur cette terre que d'accepter l'éphémère ?

 

 

P. MILIQUE

 

20/09/2012

SOLITAIRE

LA NUIT.jpeg

 

SOLITAIRE

 

Dans l'apaisant silence nocturne

S'élève un doux murmure:

 

Je suis un solitaire de toujours

Et jamais je n'aurai besoin de toi.

Je sais faire vivre d'étranges créatures,

Des êtres étonnants germés de l'imaginaire.

Essaie pour voir si tu le souhaites!

Ça n'est pas si difficile sais-tu?

Il te suffit de t'abandonner alangui

Dans les grands espaces interstellaires

Et toi aussi tu les percevras sans peur.

 

Dans l'apaisant silence nocturne

S'élève un nécessaire murmure.

 

P. MILIQUE

Alban CORBIN: "L'HORLOGE" (Charles BAUDELAIRE)

 

Alban CORBIN:

"L'HORLOGE" 

(Charles BAUDELAIRE)

 

"Tout ça pour dire qu’il faut profiter du moment présent, j’espère avoir transformé ce texte en véritable chanson. Baudelaire c’est comme le cochon, tout est bon."