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22/06/2012

Interview de Marlene DIETRICH à Paris en 1944

 

Interview de Marlene DIETRICH à Paris en 1944

Paris vous parle - 21/12/1950 - 03min40s


Dans Paris libéré, interview de Marlène DIETRICH, qui suit les troupes alliées comme chanteuse. Dans un grand hôtel parisien, elle répond à quelques questions d'une intervieweuse sur son engagement dans l'armée américaine; ses tournées. Elle évoque brièvement Jean GABIN, qui sert dans la marine, et Jean Pierre AUMONT. Elle décrit sa vie de "soldat", ses voyages en jeep, son équipement, les nuits froides, Avertissement : ce document enregistré en 1944, bien qu'amélioré, reste de qualité moyenne.


S.O.S AMOUREUX

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S.O.S AMOUREUX

 

 

 

 

Il a connu le goût mielleux du baiser de chair

 

Et livré sans retenu son trouble au plaisir permis

 

Par cette histoire d’amour magnifiant l’inespéré.

 

 

 

Il s’est nourri avec gourmandise de volupté et de tendresse

 

Dans un aboutissement passionnel sans contrainte ni limites.

 

 

 

Mais il doit dans l’urgence exprimer l’intense du vrai:

 

Un destin tragique et confus, inextricablement mêlé,

 

Les a, tout au long de leur vie, plongés vers le chaos,

 

Vers ce but cauchemardesque qu’aucun d’eux n’avait perçu.

 

 

 

De fait, ils souffrent désormais de cette épreuve lourde et moite

 

Qui retombe inerte et livide sur leurs cœurs affaiblis

 

Dans lesquels la fin si redoutée, et si honnie, a déjà commencé.

 

 

 

Cette histoire d’amour, c’est son essentielle histoire de vie:

 

C’est aussi celle du naufrage qu'il n'aura pas su éviter.

 

 

 

P. MILIQUE

 

21/06/2012

Interview de Charlie CHAPLIN : son succès en France

Interview de Charlie CHAPLIN : son succès en France

03min18s


Enregistrement du discours de Charlie CHAPLIN venu présenter "Les lumières de la ville" (Limelight), dont la première projection européenne eut lieu à Paris. Charlie CHAPLIN évoque tout d'abord son succès en France. Il rappelle être venu à Paris il y a vingt et un ans. Il remercie tous ceux qui sont venus le rencontrer à l'aéroport, puis s'excuse de ne pas être plus drôle, se sachant traduit. Il voit là un problème que risque de poser son film : ce film, qui n'est pas muet, n'est peut être pas universel, mais il espère qu'il plaira. Il s'excuse encore de ne pas être plus drôle, puis remercie l'assistance.

 

VIEILLIR

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VIEILLIR

 

 

 

 

 

Je vieillis…

 

 

 

Je suis soumis à ce temps

 

Qui pourtant jamais ne m’obsède.

 

D’ailleurs, les heures s’épuisent, bien lentes.

 

 

 

Au cœur d’une atmosphère lourde et tendue,

 

Je ne suis qu’une gigantesque erreur de raisonnement,

 

Un douloureux convalescent de la vie.

 

 

 

P. MILIQUE

 

20/06/2012

Interview d'Eric Von STROHEIM par Simone DUBREUILH

Interview d'Eric Von STROHEIM par Simone DUBREUILH

07min24s

Simone DUBREUILH interviewe le cinéaste Erich Von STROHEIM à l'occasion de la fondation de la cinémathèque de Lausanne. STROHEIM parle des conditions dans lesquelles il a tourné "Les Rapaces" en 1923. ses projets : "La Nuit de la Saint Jean". Avertissement : la qualité de cet enregistrement, bien que moyenne, reste audible.

Générique

Dubreuilh, Simone
Stroheim, Erich von
 

AUX HARMONIES D’UN REQUIEM

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AUX HARMONIES D’UN REQUIEM

 

 

 

Cela remonte du fond ancestral de l’existence,

 

De la grande nuit de l’enfance!

 

 

 

Cela relève de la haine de soi et de l’imposture,

 

Noire éclosion entre un père inconnu et une mère absente.

 

 

 

Avancer pied à pied, jour à jour,

 

Nager dans une identité floue

 

Et, dans cette relation qui ouvre des chemins au chaos,

 

Rassembler les figures et les ombres grandies de fantômes.

 

 

 

Comment ne pas être marqué a vie

 

Alors que tout ne se comprend qu’en fonction de son contraire

 

Dans l’hémorragie programmée d’un cœur aride

 

Comme une feuille sèche…et morte!

 

 

 

Cela quête la connaissance instinctive et, convulsé,

 

Le goût du temps emprunte ses harmonies à un requiem

 

Qui bat la mesure à l’envergure d’un initial

 

Aux tresses ultimes vouées à l’inaugural.

 

 

 

 

 

P. MILIQUE

 

19/06/2012

Buster KEATON parle de la technique du cinéma muet

Buster KEATON parle de la technique du cinéma muet

Plein feu sur les spectacles du monde - - 05min03s

Buster KEATON parle de la technique du cinéma muet qui est devenu un "art perdu". On ne peut revenir en arrière. Il raconte ses débuts au music-hall, puis rend hommage à Chaplin, maître du comique et du tragique. (interview en anglais avec traduction alternée).

 

Générique

Wilmet, René
Monestier, Marianne
Keaton, Buster
 

A FAIRE SAIGNER LE BLEU DU CIEL

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A FAIRE SAIGNER LE BLEU DU CIEL

 

 

 

 

 

 

 

L'intention du suicide est la conséquence d'une histoire personnelle.

 

D'un état de grand délabrement psychique. Ou physique. Ou les deux.

 

Pour n'avoir jamais été doué pour le bonheur et,

 

Parce que les jours implacables se font noirs autour de moi,

 

Je m'enfonce dans l'évidence du tourment.

 

Dans le désordre spectaculaire.

 

Le chaos soudain devient la règle.

 

Je me retrouve projeté, protagoniste majeur, dans un étrange cauchemar

 

Troué d'images rouges et noires.

 

En vieillissant je le sais bien,

 

On aspire quelquefois à extraire l'essence de soi-même.

 

Et à s'approcher d'une flamme en une volonté libératrice

 

Pour être certain de disparaître dans l'embrasement final

 

De ce qu'on n'a jamais su être.

 

Acte ultime et définitif d'une non-existence.

 

 

 

La question maladivement obsédante de certains est de savoir

 

S'il existe une vie après la mort.

 

Mais, sommes-nous simplement sûrs qu'il y en ait une avant ?

 

 

 

Moi-même qui me sens à l'instant tragiquement dépourvu,

 

Sais que son univers n'est pas vide.

 

Je connais les sources les plus secrètement dissimulées

 

De ses vagabondages toujours recommencés.

 

Parce que je crois que j écris !

 

C'est ma souffrance secrète, présente, inaudible, indéchiffrable.

 

Je suis un montreur de mots qui brouille les images.

 

Au quotidien, je fréquente ce lieu de forte lumière intérieure.

 

Un espace de création personnelle, terre sublime et misérable,

 

Où se racontent le désespoir et le désarroi d'un homme

 

Qui se heurte à l'ancestrale brûlure du mystère.

 

 

 

Tous mes écrits sont dans la noirceur absolue,

 

Sans chaleur aucune, sans aucun avenir.

 

Ils sont la douleur d'une écriture qui se dégrade dans la solitude.

 

Jusqu'à la brisure.

 

Je possède en moi l'art l'art morbide de faire saigner le bleu du ciel,

 

Un ciel saturé de cris et de fureurs

 

Que rien ne sauvera jamais de l'oubli ni de l’indifférence.

 

Une écriture tendue, abrupte, torrentielle,

 

Arrachée aux entrailles d'une lucidité impitoyable.

 

 

 

Comme j'aimerais, dans une effervescence de tous les instants,

 

Savoir dire le charme énigmatique de certains mots transparents, cristallins et fugaces !

 

Posséder, même un peu seulement, la magie impérieuse de quelques mots mystérieux.

 

Refuser de céder aux tentations pourtant bien séduisantes de la facilité,

 

Et rester définitivement exigeant, intransigeant sur le choix des mots.

 

Connaître enfin le scintillant tourbillon de pensées que je saurait mettre en forme.

 

Comme des traits vivants, traits de plume, traits d'esprit.

 

Composer un véritable opéra des soupirs et de la solitude,

 

Avec la mélancolie peut-être, d'un désaccord avec moi,

 

Et savoir dire toute la tristesse du monde. Tous les soleils aussi.

 

Tout cela sans hâte, sans dissonance.

 

Par simple plaisir de la lenteur. Et de la précipitation.

 

 

 

Mais je sais aussi que les drames les plus crépusculaires

 

S'accordent de fait aux fastes les plus incongrus.

 

Et que tout est tout à fait perdu

 

Lorsque les perspectives quelles qu'elles soient, n'existent plus.

 

 

 

Alors, il me faut bien finir par m'affranchir de mes fantômes.

 

Aussi je cherche, avec une ferveur désespérée, la flamme libératrice.

 

Celle qui, au cœur vif de la terrifiante spirale,

 

Acceptera de m'embraser sans me poser de questions.

 

Dorénavant, je ne la cherche plus.

 

Je sais depuis peu que je l'ai trouvée.

 

 

 

Dehors est le soleil d'hiver, rond et pâle.

 

Et je m'y vois déjà !

 

 

 

 

 

P. MILIQUE

 

 

 

 

18/06/2012

Billy WILDER parle de cinéma et de "Sunset Boulevard"

Billy Wilder parle de cinéma et de "Sunset Boulevard"

Plein feu sur les spectacles du monde - - 08min15s 


- Billy Wilder, cinéaste américain, parle du film "Sunset Boulevard" : son histoire, une idée développée en cinq ans; le choix des actrices (Gloria Swanson ou Pola Negri); son admiration pour Gloria Swanson. Il imite Charlie CHAPLIN. Il évoque son nouveau film, avec Maurice Chevalier, "Love in the afternoon"(1957).


Générique

Wilmet, René
Wilder, Billy
 

17/06/2012

Interview de Marlon BRANDO

Interview de Marlon BRANDO

Plein feu sur les spectacles du monde - - 05min34s


Propos en anglais non doublés de Marlon BRANDO sur son métier d'acteur, son film "La vengeance aux deux visages", encore en projet, sa vie actuelle. Les questions de l'intervieweur ont été découpées, ne laissant que les réponses de l'acteur, dans ce qui constitue vraisemblablement des rushes de montage. Marlon BRANDO évoque tout d'abord la méthode développée par STANISLAVSKI. Il travaille de l'intérieur d'après ses sensations. Il est selon lui plus facile d'être un acteur, car on recherche seulement les émotions en soi. Cela demande de la concentration. Il évoque un projet de film, un western dont il recherche encore le titre mais qui pourrait être "One-eyed Jacks". ("La vengeance aux deux visages", qui sortira en 1961). Il s'exprime ensuite sur le western, puis sur sa vie actuelle : ce qu'il regrette. La date d'enregistrement de ce document est comprise entre 1947 et 1953.

Générique

Wilmet, René
Brando, Marlon

16/06/2012

Louis LUMIERE : l'invention du cinéma

 

Louis LUMIERE : l'invention du cinéma

Une histoire du cinéma français - 30/07/1995 - 01min57s 


Louis LUMIERE raconte l'invention du cinématographe. Il explique avoir filmé et développé lui même les premiers films montrés au Grand Café : "Le repas de bébé", "La sortie de l'usine", "Baignade en mer", "L'arroseur arrosé", "L'entrée d'un train en gare de la Ciotat"... Il raconte les premières projections publiques de son invention : le 25 mars 1895 à la société d'encouragement de l'industrie nationale, puis à Lyon, et enfin au Grand Café le 28 décembre.

 

 

LECTEUR DU MONDE

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LECTEUR DU MONDE

 

 

A distance respectable d'une ville toute de volutes rébarbatives

A l'affligeant apocalyptique d'environs déjà sinistrés,

S'offre déployé un théâtre à l'esthétique autoritaire

Où s'aperçoivent au loin des arbres jetant des écus jaunes.

 

Et l'on reste étonné qu'une rivière gouleyante et fraîche coule si proche....

 

A l'impératif éprouvé de se débarrasser de ce qui est factice,

On sent tout de suite un regain de respect pour l'Homme.

Il ne serait pas humain de réfuter cette émotion...

 

Nous avons les yeux pour lire sur les lèvres du monde et le comprendre,

Pour voir ce qui rampe à terre ou majestueux plane là-haut.

 

Il faut vivre ces sensations-là de cette unique manière,

Afin qu'elles deviennent anarchiquement créatrices

Tel ce coffre à jouets où les trouvailles s'entassent en riant.

 

P. MILIQUE