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09/09/2012

SÉSAME LUMINEUX

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SÉSAME LUMINEUX

 

Précaution nécessaire pour ne pas les réveiller,

Il quitte ses mauvais rêves sur la pointe des yeux

Pour offrir des moments de grâce, de poésie et de beauté,

Aux prolongements inattendus de concentrés de vie.

 

Dans la douceur froide de la lumière,

Il rassemble le maigre feu de ses mots,

Veillant à ne pas rompre le précaire équilibre,

Magnétique, de ce petit paradis excentré

Qui abrite l'amour comme quintessence.

 

Sésame lumineux épinglé au revers du présent.

 

P. MILIQUE

 

08/09/2012

ÊTRE AU PLUS PRES DE SOI

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ÊTRE AU PLUS PRES DE SOI

 

Labourés par une souffrance aux humeurs inconstantes

Développée aux rais lumineux de menaces supposées,

Il éprouve avec force l'évidence d'une existence à l'imparfait.

Dès lors, il lui faut s'appliquer à ne jamais baisser la garde

Devant la déception qui n'est peut-être que d'ordre narcissique,

Et mettre entre parenthèses le temps éprouvant du présent qui s'installe.

 

Épures discrètes et nourries d'improbables chimères

Qui supposent l'illusoire anticipation d'instants aléatoires

Enfin débarrassés de ce calamiteux mélange de facilités et de subtilités,

Générateur inattentif d'une vie toute d'effervescence et d'imprévus douteux.

 

Porté par une cohérence interne ouvertement contradictoire,

Il s'agit d'entrer au plus vite en résonance avec un univers alternatif

En s'affranchissant pour de bon des craintes parasitaires

Imposées par l'incorrigible suspicion née de l'incompréhensible.

 

Lorsqu'il est enfin admis que rien ne dure, que tout se dissout,

Il devient plus simple d'impulser un nouveau souffle à une vie

Qui, une fois l'inquiétude apaisée, redéfinira son potentiel

En ouvrant à l'infinie diversité de rêveries séductrices.

 

La clairière qui s'éclaire désormais aux yeux ébahis est affirmative:

Rien ne peut légitimer la nostalgie de ce qui n'a jamais été,

Pas plus nul ne doit avoir à se soucier de ce qu'il ne peut être!

Il est tellement plus nécessaire à chacun de se tenir au plus près de soi

Sur le chemin d'éternité tracé droit jusqu'à ce qu'il est déjà.

 

P. MILIQUE

05/09/2012

AUX RÊVES LES PLUS FOUS

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AUX RÊVES LES PLUS FOUS

 

A chacun son jardin dans la pluralité des mondes...

 

Aux rêves les plus fous animés d'ombres aériennes,

Il fut initialement bouleversé par l'expérience fondamentale

D'une fascination au ravissement séducteur.

 

Dans la légèreté parfumée de ce matin de printemps,

Le fruit précieux d'un hasard purifié de toutes scories

Le mis en présence d'une femme de chair lumineuse de douceur

Et de troublante sensualité délicieusement jubilatoire

Réfractaire aux excès certes, mais pas aux plaisirs.

 

Dans cet imprévisible mai d'intense volupté,

Son cœur se mit à cogner tel un marteau inspiré

Sur l'enclume indestructible d'un amour simple et allègre.

 

Et de bonheur, quelques larmes coulèrent sur ses joues...

 

P. MILIQUE

 

 

04/09/2012

AU TREMBLEMENT DE L’INCERTAIN

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AU TREMBLEMENT DE L’INCERTAIN

 

Face aux tremblements de l’incertaine lumière

Le regard invente la vision d’un espace idéal,

Détournement de vérité qui donne à l’ensemble un goût amer.

 

Il flotte toujours un trouble instant

Au cœur de la netteté d’un monde

Devenu parfois lieu de voyage immobile.

 

Entraîné jusqu’à la source du désactivé,

Il conserve son intime part au mystère

Des choses assujetties au définitif du révolu,

Avec une sorte de nostalgie qui est singulière

A ce devenir murmuré en tons de confidences inattendues.

 

P.MILIQUE

Alexandre SEPRE: "LE CHAT" (Charles BAUDELAIRE)

 

Alexandre SEPRE:

"LE CHAT" 

(Charles BAUDELAIRE)

 

Le slameur HDW et son groupe interprète de manière originale « Le chat » du poète Charles Baudelaire.

03/09/2012

ABSTRAITE DÉRAISON

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ABSTRAITE DÉRAISON

 

 

Voilà l'incompressible temps à nouveau aboli,

Lourd de ces monstres qu'il croyait engloutis

Dans la précarité d'une raison suspendue

Pouvant à chaque instant tout compromettre.

 

Plongée absolue dans l'abstraite déraison

Qui modifie l'irrationnel d'un comportement

En lui fournissant des réponses supportables

Sur les bords respectifs de chaque aspect de vie.

 

Voie alternative et source d'engouements répétés

Qui, dans le magma doré d'une réclusion magnifique,

Le transforme en un courant d'air volatil

Porteur d'odes obsessionnelles et lumineuses

Lui enjoignant de ne jamais cesser de sourire à demain.

 

 

P. MILIQUE

02/09/2012

A L’ENCRE DE FEU

le manant des mots,à l'encre de feu,les beaux souvenirs ne meurent jamais,inscription,lueur,étincelant,écrin d'étoiles,suspension,carton rouge,espace temps,nulle part ailleurs,coule dans ses veines,le sang,lumière inconnue,un vide en lui,à l'écho de son coeur,partitions inconnues,attendus,instant de vérité,à l'ombre des mots,immersion,éternité,l'espoir renaît,iriser,aurore,sourire ingénu,exalter la douceur,écrits échangés,féconder la vie,secrètement tissé

 

A L’ENCRE DE FEU

 

 

Les beaux souvenirs ne meurent jamais

Lorsqu’ils sont inscrits à l’encre de feu.

 

Comme une lueur étincelant dans un écrin d’étoiles

Quelque part suspendu dans l’espace temps

D’un nulle part et d’un autre ailleurs,

Coule dans ses veines le sang d’une lumière inconnue.

De ce vide en lui, à l’écho de son cœur,

De ces partitions attendues d’instants de vérité,

Se creusent les sillons d’un éternel mystère

Que même le silence ne parvient pas à taire.

 

Les beaux souvenirs ne meurent jamais

Lorsqu’ils sont inscrits à l’encre de feu.

 

A l’ombre des mots immergés dans l’éternité,

Renaît l’espoir irisé d’une aurore au sourire ingénu

Qui exalte la douceur des écrits échangés.

A l’aube des silences aux fondus incrédules,

Alors que la lumière du jour féconde la vie,

Brûle dans ses artères le feu déjà déclaré

D’un cœur et d’une âme secrètement tissés.

 

Les beaux souvenirs ne meurent jamais

Lorsqu’ils sont inscrits à l’encre de feu.

 

Sur la crête de l’évidence de tout ce qui est elle,

Devenir ce muet qui jamais ne se déclare,

Et faire de sa fragilité une force qui s’émerveille,

Épanouie sur le lisse de leurs ailes qui s’étirent.

En une connivente tendresse, il lui prend la main

Avec l’ardent de son amour pour seul balancier

Et, sur le fil de son rêve au rythme endiablé,

Il dépose au sucre de ses lèvres un frugal baiser

Et d’une encre de feu caresse encore l’évidence:

Les beaux souvenirs ne meurent jamais.

 

P. MILIQUE

31/08/2012

LE MOT MENT

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LE MOT MENT

 

Qu'il dise à l'exact l'occasion momentanée

Dans la vive brutalité de la chose offerte

Comme autant de bribes d'abrupte réalité

Aux complots de hasard porteurs d'ombres...

 

Qu'il confirme l'humaine contradiction des êtres

Générateurs d'ancrages tragiques à l'exquise cruauté,

Ou qu'il évoque les suaves libertés d'un plaisir trivial...

 

Qu'il affiche réminiscences et assemblages troublants

Avec, sous les pas nocturnes du poète nimbé d'éther,

Des impulsions confuses aux allures de chant d'amour

Dans l'exactitude concrète de ce surgissement assourdi,

Le certain confirme qu'à chaque moment, le mot ment!

 

P. MILIQUE

Thomas PIERRON: "VERS A DANSER" (Louis ARAGON)

 

Thomas PIERRON

"VERS A DANSER" 

(Louis ARAGON)

 

Textes de Louis Aragon (Extrait de  » Le Fou d’Elsa ») – 1963
Musique de Thomas – Janvier 2012

30/08/2012

LE FILS

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LE FILS

 

Le fils est présent sur la crête acérée

Des tiraillements énervés entre rester et partir.

 

Conversations muettes,

Jeux d'ombres et de masques,

Jusqu'à ce que le regard et la parole se libèrent.

 

Le père alors tente de se rapprocher peu à peu

De ce fils chéri et personnage lumineux,

Provoquant ainsi la beauté de la réalité de l'instant

Qui affirme avec force la certitude avérée

D'une vie qui s'affirme enfin d'un éclair au présent.

 

Désormais en état d'ignorance brute d'un signe révélateur,

Il se confirme donc, dans l'aveuglante évidence initiée,

Qu'il ne saurait plus avoir de pulsions possible en son absence.

 

Dès lors, il n'espère plus que de pouvoir partir en silence

Jusqu'à ce monde de ténèbres inconnues et séductrices

D'où l'on ne ressent plus jamais rien d'inutilement terrestre

Hormis peut-être cet appréciable et ankylosant froid intérieur

Qui peu à peu, vaguement étonné, se change en douceur libératrice.

 

P. MILIQUE

29/08/2012

LA GÉOMÉTRIE DU TEMPS

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LA GÉOMÉTRIE DU TEMPS

 

C’est dans un monde à l'attrait riche et baroque

Souvent invisible pourtant au commun des mortels,

Qu’il voyage, transporté par les couleurs de l’enchantement,

Dans cette géométrie du temps qui fait miroir,

A l’ambiance festive, et fortement imprégnée,

D’envolées majestueuses, fantasques et lunatiques.

 

La vérité de ses territoires affichés éternels

Se dilue sans discontinuer à l’histoire de l’immensité

Qui surgit d'un étonnant découvert qu’il faut décrypter.

 

Dans ces strates d’épaisseur insoupçonnées,

Le point de vue se diffracte et enrichit l’œil,

Et il se retrouve pour ces instants de féérie

Au plus près de cet univers où le rêve est roi,

Océans de destins exacerbés d’extraordinaire

Projetés au cœur en fusion d’un présent antérieur.

 

P. MILIQUE

28/08/2012

LA BOHÈME

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LA BOHÈME

 

En ce lieu, la nature avec beaucoup de fantaisie

A imaginé, dans sa grande naïveté,

Offrir à ce rompu aux courses enfiévrées

Vers les plus abrupts sommets alpestres,

Quelques rochers sans arêtes vives, comme rabotées,

Pour amadouer une montagne ambitieuse

Aux délicieuses amours de bohème...

 

P. MILIQUE