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16/05/2012

LE SOLITAIRE VOLONTAIRE

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LE SOLITAIRE VOLONTAIRE



Sur ce flanc de montagne aux chaudes couleurs,
Les pas feutrés d'une silhouette majestueuse
Portent à la proximité craintive des marmottes.

Solitaire gris du monde, il se purifie de l'air
Et de cet essentiel chatoyant qu'est la beauté du site.

Plus bas, vibrant des multiples charmes d'un village joyeux,
Une surprise de taille attend le flâneur attentionné:
Un marché mosaïque aux saveurs rustiques
Qui enchante l'imaginaire d'un instant dévoilé
Aux belles rencontres offertes, aux échanges initiés.

Lui, reste stupéfait aux échancrures du relief,
Et se parle sans cesse pour ne pas avoir à se raconter
Au fil d'un monologue qui ne débouche que sur lui même,
A sa propre présence à laquelle il ne croit plus!

Elle reste cependant le plus bel antidote à son mal-être
Dilaté à l'au-delà lorsque la peur en exagère l'urgence.

P. MILIQUE

15/05/2012

DISHARMONIE TRANSITOIRE

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DISHARMONIE  TRANSITOIRE

Que la vie serait donc jolie
Et nous tiendrait sous son charme
Si elle ne nous renvoyait pas le rire grinçant
D'une myriade d'images faussement vraies!

La mémoire d'un sentiment est volatile
Et il suffit d'un imperceptible détournement du cœur
Pour ressentir les effets multiples de l'assèchement.

Il y a comme une impression de virevolte autour d'une étoile
Qui occulte chaque borne utile à son monde
Pour en chercher le point de rupture libérateur
Dans l'accélération d'une existence qui soudain défile,
A peine consciente de l'effet singulier qu'elle produit
Entre modulations séduisantes et sculptures transitoires.

Il ne doit y avoir de cesse de revenir toujours
Au cheminement erratique de ce qui a été,
Afin de redonner à l'enfance trop vite passée
Le brisé de son goût âcre, sensible et doux-amer.

P. MILIQUE

13/05/2012

Georges BIDAULT: Déclaration pendant les combats à l'Hôtel de Ville de Paris

 

Georges BIDAULT:

Déclaration pendant les combats à l'Hôtel de Ville de Paris

04min17s 


A Paris, au milieu des explosions, Georges BIDAULT exalte l'héroïsme des résistants ; la honte de l'occupation est effacée. Il lance un appel du Conseil national de la résistance à l'union et au courage. L'honneur du pays est sauf, les combats se poursuivent. Il rend hommage aux Alliés, et annonce l'arrivée prochaine du Gouvernement à Paris.

LASSITUDE DE DEFROQUES

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LASSITUDE DE DEFROQUES


 

Dans le clair-obscur d'un monde qui disparaît,

 

Il tente de recueillir quelques couleurs

 

Pour ne pas se retrouver entièrement seul.

 

 

Des traits de lumière communiquent dans la nuit

 

Et le guide dans cette obscurité qui peu à peu s'installe

 

A travers la petite fenêtre qui lui reste sur l'extérieur,

 

Comme au travers des nuages lorsqu'il pouvait encore les voir,

 

Gronde toujours cette présence inquiétante

 

Que lui présentent d'étranges miroirs

 

Dans lesquels il plonge sans retenue restrictive.

 

 

Univers obscur, inutile et cependant redécouvert,

 

Débordant de scènes authentiques et cocasses

 

Où déambulent des lassitudes de défroqués

 

Et les chagrins d'une ribambelle de vaincus.

 

P. MILIQUE

12/05/2012

LE JOURNAL DE PERSONNE: "INSIDE WOMAN"

Femme magnifique à l'intensité hors-norme.

Superbe et talentueuse...

A l'écriture riche et précise.

Il est important de ne pas passer à côté!

Ne manquez pas de vous rendre sur son site: c'est une mine!

http://www.lejournaldepersonne.com/

Ou sur sa chaine Youtube:

http://www.youtube.com/watch?v=VuiAdm6sSFE&feature=mfu_in_order&list=U 


Mon nom est …Personne
Prenez soin d’écouter ce que je vais vous dire
Parce que je trie mes mots sur le volet
Et que je ne me répète jamais !
Je vous ai dis comment je m’appelle ça règle la question de QUI
Le Où quant à lui pourrait facilement être décrit comme le mur d’une cellule d’où le titre du billet : “Inside woman”
Mais il y a une nette différence entre se retrouver emprisonnée dans une cellule étriquée et se retrouver enfermée dans son propre désir de régler tous les comptes.
Le QUOI est facile : Dernièrement j’ai conçu et amorcé une mécanique pour exécuter le braquage d’Internet. Le casse plus que parfait de la planète !
mais QUAND ?: aujourd’hui ou peut-être demain.
Quant au POURQUOI en plus de l’évidente motivation de rendre justice, la raison est très simple : Parce que je l’ai décidé
Ce qui nous laisse avec le COMMENT à résoudre :
Pour être fidèle à moi-même, je vous dirais : No comment !

 

INDICIBLE NERVOSITE

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INDICIBLE NERVOSITE

 

Le problème n'aurait pu être qu'à peine perceptible,

Mais sa tête devient à nouveau lourde

Et il s'éprouve en proie à un état étrange,

Une profonde gêne, une nervosité indicible, accablante.

 

Il est sec d'une d'une contraignante et inextinguible soif

De ce rare lieu du cœur où se pavane l'esprit

Et, condamné à jeter beaucoup de temps au rien,

Il crie par la fenêtre à des voisins invisibles.

 

P. MILIQUE

11/05/2012

Discours d'Albert LEBRUN à MONTELIMAR

Discours d'Albert LEBRUN à MONTELIMAR

 

 

A l'issue de son premier septennat, le président de la république Albert LEBRUN prononce un discours à Montélimar, après l'inauguration du monument à la mémoire d'Emile Loubet, ancien président. Après l'évocation gourmande de souvenirs agréables liés à la région Sud Ouest, notamment Lyon, l'Isère, la Savoie, Annecy, puis un louange de Montélimar et de son nougat, "fruit délicat des abeilles de vos ruches", il invoque la mémoire d'Emile Loubet. Il appelle en ces heures difficiles à soutenir la politique extérieure et intérieure du gouvernement. Il conclut en portant des toasts en l'honneur de la famille Loubet, de Montélimar, de la Drôme, de la France et de la république. Enregistré en public, ce discours est ponctué d'applaudissements et de bruits de foule.

POUSSIERE EN SURSIS

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POUSSIERE EN SURSIS

 

 

Le vie sur terre est un combat majeur

 

Aux frontières mouvantes.

 

Mais à toujours écorcher davantage

 

La pierre à grands coups de fougue et de vitalité,

 

Jaillit plus encore l’évidence de l’effrayante réalité:

 

Nous ne sommes jusqu’à preuve du contraire

 

Que poussière en sursis.

 

Alors, on se heurte, haineux,

 

A l’énigme de l’absurde.

 

 

P. MILIQUE

10/05/2012

L'IMPOSSIBLE DU RÊVE

 

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L'IMPOSSIBLE DU RÊVE

 

 

La tragédie douce-amère du pêché et la difficulté d'être

L'aidant à clamer sa non-appartenance à l'espèce humaine

Il s'éprouve enfin soulagé de cette solitude imposée

Au cœur de la douleur, du vieillissement et de la maladie.

 

La confusion et le chaos règnent désormais en maîtres,

Au refuge d'une mémoire qui subit la dureté du temps,

Parce que trop confrontées à la désillusion et à la mort.

 

Malgré l'ultime illusion séduisante de rebonds de vie,

Fouetté à vif par de froides rafales de vent gris,

Il se recroqueville dans l’effacé d'une silhouette connue,

Trace d'ombre crayeuse crissant à l'infini du ciel.

 

Le cadeau possible d'un rêve se fait toujours trop attendre...

 

P. MILIQUE

09/05/2012

Déclaration de Léon BLUM: La victoire du Front populaire

 

Déclaration de Léon BLUM: La victoire du Front populaire

 

Discours de Léon BLUM prononcé à Narbonne le 14 juillet 1936. Il s'y exprime sur la victoire du Front populaire en mai 1936. Cette victoire est celle des travailleurs et des républicains ; il rappelle comment les travailleurs ont fondé trois fois la république au fil de l'histoire de France, et leur attachement égal à la patrie. Il explique que le Front populaire défendra la République, pour préserver la tradition révolutionnaire. (peu audible) Avertissement : Ce document enregistré de 1936 enregistré en public est de qualité médiocre, mais reste audible.

08/05/2012

TRISTESSE

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TRISTESSE

 

 

Un nuage est passé et tout a obscurci.

 

Désormais il pleut, il fait froid, le vent souffle, le ciel est gris.

 

Et l’on s’éprouve vulnérable de mélancolie et de vague à l’âme.

 

 

Nous vivons au centre même d’un temps morose

 

Qui annihile jusqu’à l’envie de bouger.

 

Il est devenu impossible de mêler l’éclat de nos rires

 

Aux chaudes larmes de nos délires.

 

Le spleen s’est abattu au vif des états d’âme

 

Obligeant à rester là, terré au creux de son lit,

 

A façonner l’amertume en perles de dégoût,

 

A errer dans un champs de ruines amères

 

Disposées en mode survie

 

Dans laquelle la rage éprouvée envahit tout.

 

 

Parfois la tristesse est une enfant

 

Qui, en descendant sur l’esprit, se pose comme la nuit.

 

Ou alors, redondante voyageuse solitaire,

 

Elle s’affirme telle l’ultime fleur

 

D’un vieil arbre décharné et agonisant.

 

 

Un long chemin de pluie sous un immense ciel gris

 

Sur lequel la tristesse flâne, nonchalante.

 

On a beau aimer entendre la nuit tomber,

 

Le froid et l’humidité ralentissent tout de même nos envies.

 

 

Et l’on tangue, désarticulé, au roulis du chagrin

 

Qui est en nous telle une barque qui flotte

 

Toute en ondulations chevauchant les remous.

 

Ce faisant, le moral lui aussi est à la pluie et à la brume

 

Et la tristesse semble prendre un malin plaisir

 

A toujours se déposer sur les points déjà sensibles

 

Et, lorsque l’on est accablé, on ne voit plus bien sûr

 

Que la face lasse et sombre de chaque chose.

 

Après la pluie vient le beau temps assure-t-on!

 

Cela tombe bien, demain est un autre jour.

 

Joie prévisible de l’alternance.

 

D’ailleurs, tout n’était sûrement que de la fatigue…

 

Une petite lueur existe toujours lorsque la déprime se déploie

 

Et profite de l’occurrence pour faire de cette tristesse

 

Un pont insoupçonné autorisant à l’autre rive

 

Et à certaines réalités de prime abord opposées,

 

De tout de même cohabiter sur les vagues d’opiniâtreté.

 

 

Faisant fi des préoccupations de chacun,

 

Il convient alors de s’autoriser à lâcher les armes.

 

Finie l’oppressante contrainte des nostalgies!

 

Le temps est venu de prendre le taureau par les cornes

 

Et de s’appliquer, chaque jour, à relever la tête

 

En appréciant les instants de joie nouvelle

 

Qui maintenant émergent et renvoient au sourire intérieur.

 

 

Mais après la pluie … le soleil, l’espoir, la vie enfin !

 

 

Intégrant les souvenirs d’un passé en voie de disparition,

 

La nuit s’éclipse peu à peu au profit du soleil.

 

Les larmes s’écoulent, douces et brûlantes,

 

Emportant au plus loin le chagrin, jusqu’à ce qu’il se dissipe.

 

Comme les oiseaux migrateurs enfin de retour,

 

Le jour se lève et les premières lueurs de l’astre apparaissent

 

Dans le lit d’ombre où sommeillait la lumière.

 

 

Un nouvel état plus serein émerge, rayonnant,

 

Apportant soulagement et douceur dans un écrin d’harmonie.

 

La tristesse… c’est la vie pense-t-on !

 

Cependant, il est utile de savoir qu’elle n’aime pas trop être dérangée.

 

A cause de cela, encourageons sans retenue chacune des volontés

 

Incitant à l’envi l’inconscient de songes illuminés.

 

 

Chauds les cœurs camarades!

 

Est venu le temps de s’ouvrir en grand au bonheur de vivre

 

Et de prendre le temps d’écouter chaque pulsation

 

Excédant l’absolu soleil des lendemains

 

Et de ramasser, indigné par leur chute,

 

Les feuilles mortes pour en étudier l’unique beauté.

 

 

P.  MILIQUE

07/05/2012

PLUME REDOUTABLE

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PLUME REDOUTABLE


Réfutant quelques accès de tempête intérieure

Accrochés aux crocs sanguinaires

De quelconques constats d’échecs,

 Cet esprit caustique et railleur

Se nourri de facéties savoureuses

Truffées de sous-entendus aux sourires mordants.

 

Il est ce concepteur d’écrits nouveaux et fructueux

Qui ne reculent devant aucune provocation langagière.

 

Incontestable styliste à la plume redoutable,

Cet humoriste efficace au talent incontestable,

Se fait touche à tout, narquois offrant

La libre propagation d’un sacré désordre.

 

Même dans la pagaille trompeuse des chroniques acérées,

Que personne ne s’y trompe,

De cet homme délicat à l’encre sang,

Des propos émerveillés font l’éloge suprême

Par favorables antiphrases réchauffées de lumière

A des textes fringants dévorés de plaisir

Au fil sans fausse note d’un rêve qui n’est pas.

 

P. MILIQUE