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16/07/2012

John WAYNE à PARIS: Rendez vous à cinq heures

John WAYNE à PARIS

Rendez vous à cinq heures 

24/01/1956 - 11min39s


 

Interview de John WAYNE par Simone DUBREUIL lors de son passage à Paris. John WAYNE, traduit par Simone DUBREUIL, répond en anglais aux questions posées : il est déjà venu à Paris pour de brefs passages ; il apprécie la cordialité des Parisiens ; l'importance de John FORD dans sa carrière et leur rencontre ; le film "Le conquérant" de John FORD, sur Gengis KHAN ; le lieu et les conditions de tournage ; il va continuer à présenter son film dans plusieurs capitales européennes.


 

Générique

Dubreuilh, Simone
Wayne, John

COMPRESSION D'HORREURS

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César, « Compression »
« Compression » (1973), par César. (Musée national d'Art moderne, Centre Georges-Pompidou, Paris.)

 

 

COMPRESSION D'HORREURS

 

Il y a ce qui lui procure cette insolite sensation:

Quelque chose de l'ordre du trouble hésitant,

Alors qu'il n'est que cet état étrange qui ne se fixe jamais

Dans l'acceptation plausible et fière de ce qu'il est.

 

Comment rendre compte au plus précis de la déflagration

Qui se produit parfois à l'intime bouleversé des êtres?

 

L'apprentissage permanent qu'exige la vie régulée

Bouscule la borne-frontière de sa pensée en mouvement

Qui lui impose de n'exister qu'à la marge de son temps.

 

Dans un monde emporté par une transe inhumaine,

Errements d'ombres furtives au cauchemar d'une nuit,

S'érige en sculpture-tourments une compression d'horreurs

Dans le silence assourdissant qui succède au vacarme.

 

P. MILIQUE

15/07/2012

Marylène KERT: "L' HORLOGE" (Charles BAUDELAIRE)

Marylène KERT:

"L' HORLOGE"

(Charles BAUDELAIRE)

musique et mix VOLUMATIK


J'ADORE!

TON SOURIRE

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TON SOURIRE

 

 

D’abord, c’est un éblouissement

Et l’enchantement est immuable.

 

Il y a ce sourire qui éclaire ton visage

D’un mystérieux éclat saturé de tendresse.

 

Présence irréelle et pure.

Image douce et réconfortante

Qui offre des armes pour affronter l’avenir.

Elle fait don de sa beauté

Envoûtante de sensualité.

 

Un sourire étoilé, toujours à fleur de peau,

D’une sincérité fraîche et absolue,

Désarmant de naïveté et d’extrême générosité

Qui protège contre l’inattendu qui point

Et fabrique de l’amour sage et fou comme des synonymes.

 

Un sourire d’ambre et de velours

D’une justesse frémissante,

Caressante comme une main.

Il dégage autant qu’un parfum

Et affiche ta féminité essentielle :

Ta beauté de femme.

 

C’est un sourire à l’élégance intuitive,

Annonciateur d’aubes nouvelles.

 

Ce sourire-là exprime un amour puissant et lumineux.

Ce sourire-là, incomparable et complice, c’est le tien.

 

Parfois, cependant, il se retire.

Il devient d’une immense fragilité

Et peu à peu se désintègre dans l’instant.

 

Le beau sourire maintenant se voile de crépuscules subits.

Il laisse désormais transparaître

L’insondable mélancolie qui l’habite.

Il n’est plus qu’une lumière indécise

Qui dit la face sombre de la désespérance à vivre.

 

Il n’est plus qu’un sourire qui cache mal la cruauté des blessures reçues,

Parce qu’on ne dissimule pas mieux un secret qu’une cicatrice.

 

C’est un sourire qui dit l’espoir effrité,

Le regret de l’astre disparu

Et la nostalgie de l’astre aimé

Transformé en étoile.

Il s’accroche aux merveilles passées de rêves obsolètes

Et se consume au soleil noir de la mélancolie.

 

Le voilà qui entre en survivance aux racines même

De la souffrance et de la folie.

Désormais, il ne peut plus l’ignorer :

C’est un sourire plein de nuit,

Un sourire qui n’en n’est plus un.

 

Une fois devenu une absence,

Quoi de plus terrible à la fin qu’un tel sourire ?

 

La douleur est que ce sourire-là, c’est le tien !

Et il lui faut attendre auprès de lui

Que le jour se lève sur la beauté crapuleuse de nouvelles illusions.

 

 

P. MILIQUE

14/07/2012

OMBRES INJUSTES

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OMBRES INJUSTES

 

L'ordre naturel se trouble au noirs d'ombres injustes,

Et, dans l'entouré d'un cercle d'étonnements acérés

Il s'éprouve désormais en marche vers une obligation

Dont l'importance expérimentale échappe aux autres.

 

En vérité, il part pour la sagesse, ou pour autre chose,

Car c'est pour lui le possible d'un destin différent,

Et l'absolue magie serait de pouvoir en définir le temps.

 

Comme tout est délicieux et simple à présent!

 

P. MILIQUE

12/07/2012

UN BONHEUR FASCINANT

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A MA JOSS QUI SAIT....

 

 

UN BONHEUR FASCINANT

 

La vie est remplie de choses redoutables...

 

Je sollicite donc tous les pouvoirs des mots

Poussé par l'obsédant souci de me connaître....

Me reconnaître,

En m'imposant la règle d'une authenticité absolue

Pour m'affranchir des mes démêlés intimes avec le réel.

 

Mais quel bonheur fascinant, quand un

Jour moyen éclot.

 

Avec toujours cette conscience en désordre

Qui cherche à en découdre d'abord avec elle-même.

Atermoiement dérisoires de la pensée

Me dépossédant avec obstination des fils obscurs de la vie.

Sentiment d'étrangeté. Malsaine nostalgie.

 

Mais quel bonheur fascinant, quand un

Jour moyen éclot.

 

Dans mon cœur ruissellent des angoisses plus que secrètes.

Mais je les sais travaillées, ciselées

Jusqu'à atteindre la précision ultime d'une hallucination.

Le cauchemar surgit à la marge de chaque instant,

Le temps vacille, devient diaphane, puis s'efface.

 

Mais quel bonheur fascinant, quand un

Jour moyen éclot.

 

Hanté par le souvenir d'êtres aimés désormais improbables,

Je tente de découvrir l'unique point de surie

Tapi en ces tanières où je souffre sans recours,

M'abîmant dans ce désespoir accueillant

Le seul qui s'offre à moi sans l'aide de personne.

 

Mais quel bonheur fascinant, quand un

Jour moyen éclot.

 

Dans cet espace envoûtant, l'impasse est totale

Qui me pousse aux horreurs pour braver l'épouvante.

Je dois expulser de moi les faux sentiments,

Les souvenirs initiés au vitriol

D'une impudique désinvolture teintée de mépris.

Paroles bizarre et furieuse d'un fou vomi de son enfer.

 

Mais quel bonheur fascinant, quand un

Jour moyen éclot.

 

Il y a pourtant la radieuse quête

De joie, d'amour et de sagesse.

Il y a la confusion des mots chuchotés de velours,

Craquants de malice et de tendresse assumée.

Il y a l'étonnant regard qui accentue le mystère

Des lueurs embrumées par la mélancolie des vies étouffées.

 

 

L'amour parfois s'autorise des éclipses.

On l'éprouve alors vide, froid... glacial.
Mais lorsque l'on sait à quelle majesté l'offrir

Il se fait chaleur, flamboyance... incandescence.

 

Alors,

Mais quel bonheur fascinant, quand un

Jour moyen éclot.

 

P. MILIQUE

 

11/07/2012

PERCEPTIONS POSTHUMES

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PERCEPTIONS POSTHUMES

 

Dans la force du manque de dimension emblématique,

Il n'est plus rien d'autre que cette terne facilité

Ne procurant que désintérêt notable et lapidaire.

 

Dégénérescence et disparition naissantes

D'une esthétique somnambule et fondatrice

Perçue comme un magnifique avatar.

 

Décadence poétique et archétypale

De certaines perceptions posthumes

Aux sulfureuses volutes noires de fin.

 

P. MILIQUE

 

10/07/2012

Adrien POTOCNJAK-VAILLANT: "Mon rêve familier" (Paul VERLAINE)

Adrien POTOCNJAK-VAILLANT:

"Mon rêve familier" 

(Paul VERLAINE)

 

Version sensible et intimiste, guitare/voix, adaptée à un format chanson, du poème de Verlaine, « Mon rêve familier ».

SENSIBILITE PARTAGEE

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SENSIBILITE PARTAGEE

 

C'est une rivière parfois impossible à traverser

Dont on découvre avec surprise l'improbable gué

Au détour d'une aléatoire manifestation d'intérêt.

 

La force d'une amitié pudique et généreuse

Tisse des liens serrés provenant de toute part,

Conjonction gracieuse d'un altruisme décent

Et de ses dispositions à déceler la détresse d'autrui

Dans les moindres sous-entendus murmurés.

 

Cette extraordinaire pépite de sensibilité partagée

Offre à l'envi ces moments rares de précieuse poésie

Dont l'infini dissimule avec élégance la suave mélancolie

D'un amour fou qui ne peut s'afficher davantage. 

 

P. MILIQUE

09/07/2012

MIROITEMENT DE SURFACE

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MIROITEMENT DE SURFACE

 

Le fondamental est que chaque individu

Pense être l'unique détenteur de la vérité.

Voilà ce qui est bon, voilà ce qui est mauvais!...

 

Dans la quintessence d'un temps sinistre,

Il subit une violent exclusion à se coltiner au réel

D'un quotidien injuste et nauséabond

Laissant transparaître la souffrance vive

D'humains assujettis en révolte contre le hideux.

 

Toute créativité doit affronter cette terreur-là

Avec pour seul destinataire identifié l'écho de sa propre voix.

 

Observateur silencieux d'un monde à l'obstiné de l'étroit,

Qui d'un gris ombré barre la route des merveilles,

Il découvre l'inaccessibilité prévisible à côtoyer

Le presque rien de la vie de tous les jours.

 

Alors, acceptant enfin le tragique illusoire

D'un miroitement de surface sous lequel gît un gouffre,

Il se réfugie confiant derrière ce qui lui reste d'enfance,

Au plus profond d'un silence protecteur,

Seul comportement qui communique encore...

 

P. MILIQUE

07/07/2012

L'HOMME ECARTELE

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L'HOMME ECARTELE

 

Présente au vif de ses pensées, de ses hésitations,

De ses renoncements peut-être,

S'exprime la solitude douloureuse

D'un combat acharné contre la maladie

Qui renvoie brutalement l'homme,

A nouveau écartelé,

A son refus viscéral de la mort.

A son désespoir aussi...

 

Il déplace le regard pour tracé les contours

Des ombres portées par une image absente,

Et s'éprouve à l'extrême inconfort

D'être confronté à la violence du réel.

 

Alors s'impose cette évidence enfin révélée:

Il convient de fuir la compréhension laxiste

De la bêtise ordinaire et de la lâcheté!

Ne plus aménager le quelconque des uns et des autres,

De ceux qui ne sont que cruauté

Ou indifférence, ou les deux à la fois.

 

Faire contrepoint systématique

Au cynisme méprisant des uns

Et à l'irresponsabilité honteuse des autres!

 

Enfin, dans la frénésie aux multiples facettes

D'un rêve initialement truqué,

En appeler au fou-rire intérieur

De l'adulte face au grotesque affiché,

Ainsi qu'au rire clair et simple

D'un enfant porteur d'insolence salvatrice...

 

 

P. MILIQUE

06/07/2012

L'AMOUR C'EST COMME....

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L'AMOUR C'EST COMME....


L'Amour, c'est comme les champignons.
Tout monde en a entendu parler,
Se doute qu'il y en a partout,
Mais lorsqu'ils en cherchent,
Jamais ils n'en trouvent.
Ou alors si peu.
Ou de si mauvaise qualité.
Parfois même carrément vénéneux
Et donc potentiellement mortels.
Ah, mourir d'aimer...

La meilleure façon de trouver des champignons
Reste encore de ne pas en chercher.
Alors l'Amour, tu parles !...

Jusqu'où pousser cette stupide métaphore forestière ?...


P. MILIQUE