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03/08/2012

SEDUISANTE FUGACITE

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SEDUISANTE FUGACITE

 

Loin du bonheur superficiel obtenus à crédit,

Se définissent les paramètres étonnants du réel.

 

Le ressenti du monde tel qu'il sait se fait jour

Impose les modulations nimbées et mystérieuse

D'une voix attachante réputée peu commune,

Qui, une fois effleurées les contradictions futiles de l'existence,

Propose l'invraisemblable simplicité et le dépouillement.

 

De cette belle rencontre qui va tout bouleverser

Naît un aller-retour rythmé entre soi et l'autre

Porteur généreux d'essentielles valeurs humaines.

 

Au cœur de cette délicate horlogerie qu'est la vie,

La séduisante fugacité de l'instant rejoint l'authentique

D'une audace fière proposée en redoutable défi.

 

P. MILIQUE

01/08/2012

AUX MARGES ÉMERVEILLÉES

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AUX MARGES ÉMERVEILLÉES

 

 

En regardant d'ailleurs, on voit le monde en plus grand...

 

Dans l'immatérialité lumineuse d'un incessant renouvellement

Sur les bases établies d'une lointaine résistance au formel,

Rien ne sert de se priver encore de sa propre jouissance d''écrire.

 

Au fil de quelques belles accélérations de la pensée,

Il s'agit désormais de pointer la mise à nu imminente

D'une écriture résolument parée de poésie

Dans l'évanescente subtilité convoquée,

Un peu trop maniérée sermonne l'évidence,

Mais néanmoins esquissées aux fines marges émerveillées

Et obscures d'une saisie ferme et intensive du presque rien.

 

P. MILIQUE

31/07/2012

A FREQUENTER L'ABÎME

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A FREQUENTER L'ABÎME

 

 

 

L'incommunicabilité profonde entre les êtres distincts,

 

Les dysfonctionnements de certaines vies amoureuses,

 

Se complaisent précisément dans le fragmenté de l'abîme.

 

 

 

Il s'agit alors de porter un regard différent sur la réalité

 

Et de partir à la recherche de la lueur qui donne sens à la vie.

 

Dans la longue contemplation qui fond la mer dans le ciel,

 

Est convoqué le rêve, le mystère et le silence.

 

 

 

Il essaie de capter ce qui réunit l'invisible au visible

 

Et ce qui recèle l'invitation au bonheur de construire,

 

Tout en saluant le soleil complice de cette vie plus belle

 

Débordante d'émotions précieuses encore inassouvies

 

Dont il jouit dans l'intime de l'instant, ici et maintenant.

 

 

 

P. MILIQUE

 

Jacques HIGELIN et Claude NOUGARO "L'Acteur"

 

 

Jacques HIGELIN et Claude NOUGARO

"L'Acteur"

de Jean Cocteau

Numéro un - 12/09/1981 - 03min40s


Jacques HIGELIN, habillé d'une cape et Claude NOUGARO récitent "L'acteur" de Jean COCTEAU. Décor de colonnes grecques, Sami ATEBA les accompagne aux percussions.


Production

Annonceur, Boulogne : Télévision Française 1


Générique

Fournier Bidoz, Pierre
Cocteau, Jean
Carpentier, Maritie ; Carpentier, Gilbert
Nougaro, Claude ; Higelin, Jacques ; Ateba, Sami

30/07/2012

LE TEMPS QUI PASSE

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LE TEMPS QUI PASSE

 

Le temps qui passe, exclusif, est ton ami.


Il favorise l'acceptation des réalités,
Le noir des nuits, le noir des révoltes,
Et apprivoise les émotions.
Il exprime une fragilité inattendue,
Dans les mystérieuses turbulences de l'âme,
Dans l'opiniâtre complexité des caractères.
Il autorise, magnanime,
Certains rêves à jamais insatisfaits,
Transformés parfois en délires acidulés,
Ténébreux mais sublimes.

Le temps qui passe est ton ami.

Il provoque l'espérance
D'un présent indispensable,
Rebondissant de merveilles en étonnements.
Il modèle une précieuse aspiration
A poétiser la vie,
A cultiver l'intense plaisir
D'un regard qui se sublime.

Le temps qui passe

Oblige les expériences tâtonnantes,
La recherche de l'harmonie,
Le goût et la douceur des choses,
L'écriture des silences
Et le silence des écrits.
Il rend possible, enfin, les rencontres essentielles
Propices aux battements de cœur,
Au glissando lent et feutré
Vers le bonheur depuis toujours convoité.
Forcément convoité.

Il est ton ami...


P. MILIQUE

29/07/2012

LA CHAIR DU MONDE

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LA CHAIR DU MONDE

 

 

Ligne de fuite vivant en veille perpétuelle,

Telle est la tâche à laquelle il râpe sa vie

Avec une libre retenue à bordure d'ascèse.

 

Cependant, la réalité n'a pas vraiment de sens,

Et tenter de la comprendre guère davantage.

 

Alors, ses pas foulent l'antique terre morcelée

Sur ce chemin blanc qui monte dans la poussière

Et trace la campagne capiteuse de nuances.

 

La nature environnante forme un écrin

Imprégné d'inaltérable sensualité,

Magique et tendre lumière d'inspiration

De cet havre de paix et de ferveur poétique

Où la sensibilité perspicace collée à la chair du monde

Perçoit le grondement sourd du temps qui vient à soi.

 

P. MILIQUE

27/07/2012

TUMULTE CEREBRAL

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TUMULTE CEREBRAL

 

Il fait résolument triste dans ce paradis,

Tout y est de la même impitoyable lumière.

 

Au tumulte cérébral du mécanisme intellectuel,

Il est dans le refus de l'entière masse confuse

Proposée par l'expérience présumée des autres.

 

Dans sa peine laborieuse à définir toute chose,

Il veut rester capable de donner au sens de la vie

La somme de sensations que constitue sa sensibilité.

 

Alors, dans un impromptu fatras de papier noirci,

Il se récite sans prudence au regard des autres...

 

P. MILIQUE

26/07/2012

PASSAGE A VIDE

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PASSAGE A VIDE

 

 

L’écriture est une puissante alchimie,

Capable parfois d’atténuer certaines douleurs.

Elle ne perd jamais d'éclats de magie,

Mais comme rien n'a jamais été accompli,

Tout dans l'à venir reste encore à faire.

 

Au cœur répressif d'un l’instant pétrifié,

Ne restent plus que des mots désespérants

Vidés de leur contenu qu'il prévoyait autre,

Qu'une simple promesse de délivrance douteuse.

 

Au final, il se retrouve éreinté à l'intime,

Incapable de formuler la moindre pensée.

 

Simple passage à vide ou réalité du déclin?

 

 

P. MILIQUE

Clément LEFORESTIER "Le Dormeur du Val" (Arthur RIMBAUD)

 

Clément LEFORESTIER

"Le Dormeur du Val"

Arthur RIMBAUD

Un poème magnifique que j’accompagne au piano…

25/07/2012

EMOTIONS PREMIERES

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EMOTIONS PREMIERES

 

 

Ne plus avoir à décliner les hantises de l'enfance

 

Avec l'entêtement de celui qui se sait simplement de passage.

 

 

Et s'enfoncer dans les entrailles encore fumantes

 

De la mémoire pulsionnelle et du songe,

 

Jusqu'à la cohabitation du rêve et de la réalité

 

Qui soudain fendent la nuit comme les éclairs d'un orage

 

Pour, avec cette faculté inouïe de nous renvoyer

 

Au cœur en fusion de nos propres secrets,

 

S'approcher le plus possible de l'innervation des émotions premières

 

Assoiffées de sensible et de cette beauté fiévreuse ,

 

Enchanteresse expurgée d'une plus vive mélancolie

 

Autorisant enfin le passé à s'habituer aux couleurs de l'inconnu.


 

P. MILIQUE

24/07/2012

COMME UNE LAMPE D'ORGUEIL

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COMME UNE LAMPE D'ORGUEIL

 

Après avoir pris en compte l'immaculé de la page

Qui semble adopter de façon délibérée

Une tonalité plus sombre au fil du temps,

Il espère proposer une forme alternative

Sûrement perçue comme déroutante,

A ce mode d'expression devenu minoritaire,

Absolu fragile et constamment menacé.

 

Dans ce monde chaotique auquel il ne comprend plus rien,

Il ose dès lors emprunter l'étrange chemin naissant

Qu'il lui faudra poursuivre, attentif, par la suite.

 

Au magma de ce lieu d'expérimentation, une part de sens échappe,

Faisant éclater la conspiration du mensonge de la vie

A l'infime de cette intimité dont il ne faut pas parler,

Celle qui, dans sa cohérence interne, ôte toute intuition à l'absurde.

 

Le simple aspect de ces émerveillements rares expose alors

L'humilité comme une lampe d'orgueil dans sa propre nuit.

 

P. MILIQUE

22/07/2012

L'INACCEPTABLE REFUTE

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L'INACCEPTABLE REFUTE


 

Il sait qu'elle se perd dans un voyage intérieur

Aux prolongement intimes à l'infini.

Il sait qu'elle se brise et s'affaiblit peu à peu

Dans le noir fracassé d'interminables insomnies.

Parce qu'il y a un trop plein de tout...

Trop plein de souffrances,

Trop plein d'espérances déçues.

 

Alors chaque nuit la retrouve meurtrie,

Ensanglantée du dedans.

Sa sensibilité exacerbée à l'extrême

Lui est source de douleurs terribles, inacceptables.

 

Bien sûr qu'elle émeut par sa fragilité.

Mais elle bouleverse aussi par la force qui est la sienne

Dans sa recherche forcenée d'une oasis de douceur désirée

Au milieu de troubles tourments qui mâchurent le quotidien.

 

Et pourtant, avec la poigne irrésistible de l'espoir,

Elle réfute cette vie faite de trop de désenchantements,

En refuse d'instinct l'épuisement des instants

Pour mieux les voir persister dans leur éternité.

 

Le temps est venu pour elle de se laisser aller

A ce bouillonnement permanent qui impose

Que tout ce qui n'est pas merveilleux ennui,

Que tout ce qui ne fait pas rêver désespère.

 

En faisant de sa vie un long poème fou qui,

A peine murmuré, l'ouvrira au possible

De bonheurs éphémères, peut-être, mais urgents.

 

P. MILIQUE