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25/07/2012

EMOTIONS PREMIERES

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EMOTIONS PREMIERES

 

 

Ne plus avoir à décliner les hantises de l'enfance

 

Avec l'entêtement de celui qui se sait simplement de passage.

 

 

Et s'enfoncer dans les entrailles encore fumantes

 

De la mémoire pulsionnelle et du songe,

 

Jusqu'à la cohabitation du rêve et de la réalité

 

Qui soudain fendent la nuit comme les éclairs d'un orage

 

Pour, avec cette faculté inouïe de nous renvoyer

 

Au cœur en fusion de nos propres secrets,

 

S'approcher le plus possible de l'innervation des émotions premières

 

Assoiffées de sensible et de cette beauté fiévreuse ,

 

Enchanteresse expurgée d'une plus vive mélancolie

 

Autorisant enfin le passé à s'habituer aux couleurs de l'inconnu.


 

P. MILIQUE

24/07/2012

COMME UNE LAMPE D'ORGUEIL

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COMME UNE LAMPE D'ORGUEIL

 

Après avoir pris en compte l'immaculé de la page

Qui semble adopter de façon délibérée

Une tonalité plus sombre au fil du temps,

Il espère proposer une forme alternative

Sûrement perçue comme déroutante,

A ce mode d'expression devenu minoritaire,

Absolu fragile et constamment menacé.

 

Dans ce monde chaotique auquel il ne comprend plus rien,

Il ose dès lors emprunter l'étrange chemin naissant

Qu'il lui faudra poursuivre, attentif, par la suite.

 

Au magma de ce lieu d'expérimentation, une part de sens échappe,

Faisant éclater la conspiration du mensonge de la vie

A l'infime de cette intimité dont il ne faut pas parler,

Celle qui, dans sa cohérence interne, ôte toute intuition à l'absurde.

 

Le simple aspect de ces émerveillements rares expose alors

L'humilité comme une lampe d'orgueil dans sa propre nuit.

 

P. MILIQUE

22/07/2012

L'INACCEPTABLE REFUTE

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L'INACCEPTABLE REFUTE


 

Il sait qu'elle se perd dans un voyage intérieur

Aux prolongement intimes à l'infini.

Il sait qu'elle se brise et s'affaiblit peu à peu

Dans le noir fracassé d'interminables insomnies.

Parce qu'il y a un trop plein de tout...

Trop plein de souffrances,

Trop plein d'espérances déçues.

 

Alors chaque nuit la retrouve meurtrie,

Ensanglantée du dedans.

Sa sensibilité exacerbée à l'extrême

Lui est source de douleurs terribles, inacceptables.

 

Bien sûr qu'elle émeut par sa fragilité.

Mais elle bouleverse aussi par la force qui est la sienne

Dans sa recherche forcenée d'une oasis de douceur désirée

Au milieu de troubles tourments qui mâchurent le quotidien.

 

Et pourtant, avec la poigne irrésistible de l'espoir,

Elle réfute cette vie faite de trop de désenchantements,

En refuse d'instinct l'épuisement des instants

Pour mieux les voir persister dans leur éternité.

 

Le temps est venu pour elle de se laisser aller

A ce bouillonnement permanent qui impose

Que tout ce qui n'est pas merveilleux ennui,

Que tout ce qui ne fait pas rêver désespère.

 

En faisant de sa vie un long poème fou qui,

A peine murmuré, l'ouvrira au possible

De bonheurs éphémères, peut-être, mais urgents.

 

P. MILIQUE

21/07/2012

LE FARD DES HABITUDES

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LE FARD DES HABITUDES

 

 

On a tous des problème dans notre vie, incrédule,

A se confronter sans cesse aux questions sans réponse.

 

Les strates molles du quotidien, révèlent au vif

De son propre paradoxe masqué du fard des habitudes.

 

Au battement constant et nauséeux

Entre la rigueur du temps et sa suspension,

S'ouvrent d'improbables exigences formelles

Qui suggèrent l'immédiat de l'instinct de survie.

 

Aussi, par-delà les désillusions, avoir ce sourire de gêne

A rassembler les éclats et les quartz de miroir

Dans lesquels se diffractent une étrange mouvance.

 

Et, au plus proche de l'ici et du maintenant,

Oublier l'attente et respirer le silence figé

Jusqu'à intégrer la réalité grise et plate

D'une seconde d'éternité nimbée d'impossible.

 

P. MILIQUE

Vincent NORMAND: "Le dormeur du val" (Arthur RIMBAUD)

Vincent NORMAND:

"Le dormeur du val" 

(Arthur RIMBAUD)

 

"Ce poème est composé de quatre strophes.

Dans la première strophe, l’auteur décrit une atmosphère paisible dans un petit val: c’est pour cela que j’ai voulu mettre en évidence cette ambiance douce à travers une musicalité feutrée du charango et d’une guitare acoustique.

Dans la seconde strophe, nous découvrons le corps d’un jeune soldat, inerte au sol et gisant dans ce paysage qui semblait si calme au début: afin d’illustrer les tumultes lointains de la guerre, la musique apparaît plus intense avec l’introduction d’une basse et d’un jeu plus rythmique de la guitare et du charango.

Dans la troisième et la quatrième strophe, les antithèses évoquées par l’auteur viennent souligner le paradoxe entre la douceur du décor et la détresse du personnage: la substitution du charango par une mandoline permet ainsi de donner un ton bouleversant à l’histoire. Quant à la voix, elle s’intensifie davantage dans le but d’exprimer la colère de l’auteur.

Le dernier vers relate explicitement la mort du soldat et nous noie dans une profonde tristesse.L’absence de musique permet non seulement de marquer cet arrêt mais également de mettre en avant le contraste entre l’annonce funeste et le décor d’un éden qui semblait si invulnérable au mal."

20/07/2012

EFFROIS ECLIPSES

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EFFROIS ECLIPSES

 

Des recoins les plus obscurs et les plus angoissants,

Dans cet art involontaire de l'éphémère

Vécu comme une longue respiration,

La pensée évolue de manière inattendue.

 

Après avoir emprunté le chemin de l'acceptation de l'Autre,

Apparaît, avec un large sourire fier et engageant,

Un jardin enchanté qui distille avec habileté

L'heureux partage des rêves dans un paradis de possibles.

 

Dès lors, une lumière se dépose dans la prairie, fragile et douce,

Exaltant dans l'instant les couleurs atypiques qui allume les yeux

 

Puis le soleil se couche, rouge sur le fil d'horizon qui,

Obstiné, enfiévrera les réveils, et illuminera les matins

D'effrois éclipsés mettant un terme ultime au mot finir.

 

P. MILIQUE

19/07/2012

CULTIVER L'ECRITURE

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CULTIVER L'ECRITURE


L'écriture est une terre qu'il est malaisé de cultiver.
On laboure ainsi, laborieusement,
Des kilomètres de mots et de phrases,
Avant d'y trouver le plaisir d'une improbable beauté.

Usant et abusant d'un enthousiasme austère, certes,
Mais en même temps, incroyablement intense,
Il importe de s'imposer comme devoir fondamental
De restaurer la saveur de mots souples et tarabiscotés
Afin de croiser au plus près d'un rayonnement suprême.

L'écriture peut être suspension provisoire d'un mouvement,
Alternance monotone, justification idéologique ou encore,
Mouvement de révolte contre ses propres turpitudes.

Froide lumière d'une raison enlisée
Dans les sables mouvants d'une nuit indéfinie,
Elle doit être zone de contact affirmée
A entretenir d'indispensables foyers de subversion,
Et découper à vif et en instantanés emblématiques
Les messages allégoriques porteurs de visions idylliques
Soulignées par d'improbables mélodies de nulle part.

Afin de la voir ainsi procéder à l'épuration agressive
Des changements de perspectives ou des aléas du devenir,
Afin de lui faire taire les rumeurs insidieuses,
Dans l'instant désespérément inexplicables,
En accédant par intermittence à la face sereine de la solitude,
Là où s'estompent les brumes de la fausse conscience.


P. MILIQUE

17/07/2012

ELLIPSES INCONGRUES

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ELLIPSES INCONGRUES

 

L'exercice qui consiste à se souvenir

A haute voix, expose au périlleux.

On sombre vite dans le mielleux pathétique,

Dans l'insupportable narcissisme de la quête de soi.

 

Énumération obsessionnelle qui sédimente l'émotion,

Authentique désordre obsédant d'évidences

A l'étouffante saillie de flammes infernales,

D'ellipses incongrues en descriptions superfétatoires.

 

Dans la distorsion attestée de l'inévitable

Pénètre le réel vécu et ce qui en découle;

Dès lors, mieux vaut passer les souvenirs

Au travers du fin tamis de l'écriture.

 

La métaphore acérée ne s’embarrasse pas de détours

Et va s'attacher à redessiner de l'intérieur

Ce que l'on entend comme une révélation

Et qui se tait soudain aux mots de l'éperdu

Parce qu'il s'égrène parfois en gouttes mortelles.

 

Dans un inventaire désespéré, au final morbide,

Quelque chose de l'être se sauve en forces rythmées

Dans l'intonation sincère et sublimée d'une voix

Qui compose dans l'espoir un paysage de phrases vivantes.

 

P. MILIQUE

 

16/07/2012

John WAYNE à PARIS: Rendez vous à cinq heures

John WAYNE à PARIS

Rendez vous à cinq heures 

24/01/1956 - 11min39s


 

Interview de John WAYNE par Simone DUBREUIL lors de son passage à Paris. John WAYNE, traduit par Simone DUBREUIL, répond en anglais aux questions posées : il est déjà venu à Paris pour de brefs passages ; il apprécie la cordialité des Parisiens ; l'importance de John FORD dans sa carrière et leur rencontre ; le film "Le conquérant" de John FORD, sur Gengis KHAN ; le lieu et les conditions de tournage ; il va continuer à présenter son film dans plusieurs capitales européennes.


 

Générique

Dubreuilh, Simone
Wayne, John

COMPRESSION D'HORREURS

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César, « Compression »
« Compression » (1973), par César. (Musée national d'Art moderne, Centre Georges-Pompidou, Paris.)

 

 

COMPRESSION D'HORREURS

 

Il y a ce qui lui procure cette insolite sensation:

Quelque chose de l'ordre du trouble hésitant,

Alors qu'il n'est que cet état étrange qui ne se fixe jamais

Dans l'acceptation plausible et fière de ce qu'il est.

 

Comment rendre compte au plus précis de la déflagration

Qui se produit parfois à l'intime bouleversé des êtres?

 

L'apprentissage permanent qu'exige la vie régulée

Bouscule la borne-frontière de sa pensée en mouvement

Qui lui impose de n'exister qu'à la marge de son temps.

 

Dans un monde emporté par une transe inhumaine,

Errements d'ombres furtives au cauchemar d'une nuit,

S'érige en sculpture-tourments une compression d'horreurs

Dans le silence assourdissant qui succède au vacarme.

 

P. MILIQUE

15/07/2012

Marylène KERT: "L' HORLOGE" (Charles BAUDELAIRE)

Marylène KERT:

"L' HORLOGE"

(Charles BAUDELAIRE)

musique et mix VOLUMATIK


J'ADORE!

TON SOURIRE

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TON SOURIRE

 

 

D’abord, c’est un éblouissement

Et l’enchantement est immuable.

 

Il y a ce sourire qui éclaire ton visage

D’un mystérieux éclat saturé de tendresse.

 

Présence irréelle et pure.

Image douce et réconfortante

Qui offre des armes pour affronter l’avenir.

Elle fait don de sa beauté

Envoûtante de sensualité.

 

Un sourire étoilé, toujours à fleur de peau,

D’une sincérité fraîche et absolue,

Désarmant de naïveté et d’extrême générosité

Qui protège contre l’inattendu qui point

Et fabrique de l’amour sage et fou comme des synonymes.

 

Un sourire d’ambre et de velours

D’une justesse frémissante,

Caressante comme une main.

Il dégage autant qu’un parfum

Et affiche ta féminité essentielle :

Ta beauté de femme.

 

C’est un sourire à l’élégance intuitive,

Annonciateur d’aubes nouvelles.

 

Ce sourire-là exprime un amour puissant et lumineux.

Ce sourire-là, incomparable et complice, c’est le tien.

 

Parfois, cependant, il se retire.

Il devient d’une immense fragilité

Et peu à peu se désintègre dans l’instant.

 

Le beau sourire maintenant se voile de crépuscules subits.

Il laisse désormais transparaître

L’insondable mélancolie qui l’habite.

Il n’est plus qu’une lumière indécise

Qui dit la face sombre de la désespérance à vivre.

 

Il n’est plus qu’un sourire qui cache mal la cruauté des blessures reçues,

Parce qu’on ne dissimule pas mieux un secret qu’une cicatrice.

 

C’est un sourire qui dit l’espoir effrité,

Le regret de l’astre disparu

Et la nostalgie de l’astre aimé

Transformé en étoile.

Il s’accroche aux merveilles passées de rêves obsolètes

Et se consume au soleil noir de la mélancolie.

 

Le voilà qui entre en survivance aux racines même

De la souffrance et de la folie.

Désormais, il ne peut plus l’ignorer :

C’est un sourire plein de nuit,

Un sourire qui n’en n’est plus un.

 

Une fois devenu une absence,

Quoi de plus terrible à la fin qu’un tel sourire ?

 

La douleur est que ce sourire-là, c’est le tien !

Et il lui faut attendre auprès de lui

Que le jour se lève sur la beauté crapuleuse de nouvelles illusions.

 

 

P. MILIQUE