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26/08/2012

Christian RICHARD: "L'amoureuse" (Paul ELUARD)

 

Christian RICHARD

"L'amoureuse"

(Paul ELUARD)

 

Musicalement.
Chris.

 

25/08/2012

FLUCTUATIONS INTIMES

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FLUCTUATIONS INTIMES

 

Chacun porte en soi le souvenir de sa vie antérieure

Et, dans le lyrisme romantique qui pare l'espace du manque,

La rencontre fortuite ne peut paraître que déconcertante.

 

Or, une intense fusion émotionnelle

Préside à chaque destinée singulière

En confirmant la véracité des apparences.

 

Moment bouleversant d'amples fluctuations intimes

Qui grondent de rumeurs fondamentales

Au caractère aussi nécessaire que salutaire.

 

Il faut comprendre l’appétence absolue

Faisant appel aux désirs les plus fervents

Denses d'une farouche et insistante passion,

Tout en gardant, au vif de l'esprit, la lucidité

Qui impose de ne construire un lien solide

Qu'avec une unique personne à la fois.

 

Et ce n'est pas là la moindre de ses beautés!

 

P. MILIQUE

24/08/2012

LA CERTITUDE MAGNIFIQUE

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LA CERTITUDE MAGNIFIQUE

 

Démasquée par de puissantes architectures émotionnelles,

La cuisine du diable aux dangers obscurs et mortels

S'attache à contourner le sombre futur en devenir.

 

Évolution fulgurante de déshumanisation progressive

Qui plonge avec violence dans l'inéluctable latent,

Proposant un rude retour aux exactes réalités

D'un monde en souffrance qui peu à peu disparaît.

 

Il devient alors urgent de parler autrement de l'existence

Dans la certitude magnifique, prisonnière et silencieuse,

D'une vie belle et vertigineuse à exalter de passions.

 

P. MILIQUE

23/08/2012

SCULPTEUR DE MOTS

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SCULPTEUR DE MOTS

 

Il aime à se prétendre tel un viking en acier trempé,

Alors que chacun le sait débordant de bleus à l’âme…

 

Pour s’expurger de cette flagrance, il tente une écriture

Qui se trouve dans l’instant même proposée

Par l’ inquiétude reflétée au fil de sa plume effilée.

 

Confronté à des situations rapidement plus que délicates,

Il s’applique à effectuer sur le texte un travail obsessionnel,

A le peaufiner encore, soupesant jusqu’à la moindre virgule,

Tâchant de connaître enfin la portée de ces armes invisibles

Que sont la tonalité intrinsèque des mots

Et l'induction connotée de certains silences.

 

Avec un peu plus de folie et davantage d’audace,

Il résume son rapport presque permanent au monde

En empruntant le chemin de halage d’une rare intensité

Qui accueille les pas de cette silhouette qu’il aimerait devenir:

L’ombre portée d’un sculpteur passionné de la langue et des mots.

 

P. MILIQUE

21/08/2012

UN DÉSIR DE RÉVOLTE

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UN DÉSIR DE RÉVOLTE

 

 

Esseulé dans un milieu sombre et inhospitalier,

Toile de fond menaçante et triste à l'immensité aride

Qui marque d'un noir convaincu les eaux et les êtres...

 

Comment supporter la solitude de ces espaces glacés

Et noyer la douleur dans l'infini démesuré du microcosme?

Comment faire pour que les eaux rugissantes de la colère

Ne se laissent volontairement submerger par le désir de révolte?

 

Économie de mots, de gestes, de paroles et de sentiments

Dans une odyssée dynamique et intime inscrite

Au tréfonds expérimental qui ne peut qu'endurcir.

 

Au-dehors d'ici, c'est la nuit sombre et inquiétante,

Monde désolé de brumes et de pluies perçantes

Qui ne parvient plus à ignorer son secret brûlant.

 

P. MILIQUE

Zoé GAUDEY: "LIBERTE" (Paul ELUARD)

Zoé Gaudey

"LIBERTE"

(Paul ELUARD)

Guitare acoustique et chant – Mise en musique du poème de Paul Eluard : « Liberté »

20/08/2012

CE N'EST PAS ENCORE L'HEURE OU LE SOIR TOMBE

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CE N'EST PAS ENCORE L'HEURE OU LE SOIR TOMBE

 

 

Ce n'est pas encore l'heure où le soir tombe,

C'est au contraire celle qui augmente le vécu.

 

Il arrive que l'envie s'éprouve prégnante

A se perdre ainsi dans des parenthèses éreintées.

Les jours s'entassent dans l'indifférence générale,

Tout semble vouloir demeurer mais tout passe toujours

Tandis que la violence démesurée de la réalité

Accable chaque jour un peu plus le pouls du monde.

 

Par bonheur, il y a dans l'âme des lucioles qui veillent

Et suggèrent d'user de toutes les ruses du vivant

Pour contrecarrer ces ans insidieux qui volent le futur.

Savoir que l'éternité est sans fin puisque le terme nous échappe

Est de fait une formidable exhortation à vivre l'exceptionnel !

 

Alors, avant que la morne habitude ne dissolve tout,

Et parce qu'il y a toujours de la place dans le cœur

Pour quelque chose d'immensément plus grand,

Il convient de s'intégrer à la braise du monde

Et de se projeter dans cette incroyable sarabande

Qui fait danser l'âme en attente les pas exaltés de la vie.

 

Cette exhortation aux saveurs enfantines a de quoi surprendre,

Mais l'enfance n'est pas une maladie dont on doit guérir vraiment !

Car c'est une certitude, ce n'est pas l'heure où le soir tombe

Mais bel et bien celle qui se missionne à augmenter le vécu.
Le merveilleux est toujours présent, tapi dans le banal,

Et me voilà devenu enfin assez fou pour atteindre la sagesse.

 

Entends, le vent caresse les arbres dans un chuchotis de feuilles,

Vois, et goûte la lumière qui s'épanouit en couleurs accumulées.

Peu à peu, une poussière d'or se blottit dans les bras du soleil,

Une nuée d'oiseaux taquins offre une chorale au sourire des choses

Tandis qu'une fanfare de cigales stridulantes exhorte à vivre,

Partout alentour, l'innocente dentelle des fleurs prend forme

Dans l'éclaté ivre et pétulant de leurs pétales arrogants

Exhalant un souffle lourd d'un parfum venu d'étoiles invisibles...

 

Qui dès lors oserait prétendre en toute conscience

Que la vie ne vaut pas la peine d'être vécu encore?

 

Il n'y a pas de vie sans vie dans la main épaisse du temps...

Elle exige juste de dilater sa part d'espace et d'infini

Et c'est l'aimer que de la conjuguer au présent jusqu'à toujours.

 

P. MILIQUE

19/08/2012

MAGNIFICENCE FERTILE

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MAGNIFICENCE FERTILE

 

Tant d'amertume, de regrets et de ressentiments

L'ont projeté violemment dans le certain désenchanté

De son non-appartenance avérée au monde...

A cela, il doit inclure ses propres hermétismes

Qui, dans la fragilité têtue de souvenirs incertains,

Rejettent la secrète mécanique de l'existence.

 

Le choc émotionnel en état d'exacerbation

Ne provoque même pas de sentiment de peur

Face à l'absolu abandon qu'est l'impulsion du partir

Lorsque son sens aigu de l'anéanti justifié

N'est plus qu'une pleutre façon de se quitter

Pour aller, inquiet, au-devant son ombre,

Appelé par la manie de la mort inquiète

Qui émane, hagarde, de l'instant suspendu.

 

Amené à épeler les heures qui endiguent sa vision de l'universel,

Il cherche confusément à faire s'épouser l'écho et l'épars présents

Dans le chamboulement durable inhérent à l'ordre des choses.

 

Sur fond de vie enflammée, son centre de mémoire vive

Lui remémore cette incandescence essentielle

Qu'est la trace encore chaude d'un chant d'immanences

Qui, dans la beauté tremblante de l'après-coup,

Agite la richesse de la multitude de tous ces petits riens

Indispensables de communion avec l'exacte respiration

De la magnificence fertile et violente de ineffable Vie.

 

P. MILIQUE

18/08/2012

RITOURNELLE FAMILIERE

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RITOURNELLE FAMILIERE

 

 

 

La séduction se véhicule d'abord par ces mots

 

Qui débarrassent de craintes émotionnelles

 

Les observateurs lucides, balayant leurs humeurs noires

 

Qui s'étonnent du simple de ce qui est

 

Et recherchent à l'envi ce qui devrait être

 

Tout en dissipant les inévitables malentendus

 

Ou bien en contournant toutes les idées reçues.

 

 

 

La séduction passe également par ces autres mots

 

Qui élaborent un monde meilleur promis au riche avenir,

 

Un monde d'harmonie où les contraires seraient réconciliés.

 

 

 

Pur délice jubilatoire et naïve d'une ritournelle familière

 

Nourrie de pensées généreuses et d'actes revendiqués

 

Qui, atteignant à une splendeur épurée, parfaite et juste,

 

Permet d'apprécier la soudaine douceur enjôleuse de la vie.

 

 

 

P. MILIQUE

 

16/08/2012

LENTEURS PASTEL

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LENTEURS PASTEL

 

 

 

Les mots ne portent plus rien que la haine des autres,

 

Entremêlant les crises stridentes de la vie intérieure

 

En un glissement alangui vers l'introversion, puis l'aphasie.

 

 

 

Cela traduit de lui l'inflexible témoin partiel contraint

 

D'une douleur entretenue au brasier sans cesse alimenté

 

Par le lourd secret d'un présent réputé inconciliable.

 

 

 

Face à ce glauque absolu qu'est l'abomination,

 

Il se retrouve piégé dans oppressif de l'esprit.

 

 

 

Au regard de l'extrême, aucune échappatoire possible,

 

L'inquiétude dessinée en creux d'une ultime situation

 

Conjugue l'expérience métaphysique et la splendeur du terrible

 

Et choisissant le flou radieux d'une lumière en devenir,

 

Riche enfin d'épures fertiles aux fines lenteurs pastel.

 

 

 

P. MILIQUE

 

15/08/2012

L'ABANDONNE DU MONDE

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L'ABANDONNE DU MONDE

 

Une pensée aiguillonnée, fiévreuse déjà et inquiète,

Impuissante à juguler la misère affective croissante

D'un vagabond de toujours, égaré dans l'espace et le temps,

Approche, avec ses mots incertains, le frêle tremblé de l'être.

 

C'est une sorte de ralenti vers le destin d'un abandonné du monde

Qui subit un vif contre-chant au rapport amoureux défait,

Avec l'expression exacerbée d'une fleur du mal incontrôlable

Dans le paroxysme d'un poids amer, subit jusqu'à la rupture

D'un sang rendu épais par une blessure qu'il ne peut assimiler.

 

 

P. MILIQUE

Sylvain ALLO LE ZOÏ: "La complainte de Rutebeuf" (Victor HUGO)

Sylvain ALLO LE ZOÏ:

"La complainte de Rutebeuf" 

(Victor HUGO)

 

Que sont mes amis devenus?

Si Victor Hugo voyait d’un mauvais œil qu’on mette ses poèmes en musique,

Rutebeuf, lui, on ne sait pas trop mais là, pour le coup, il est servi, ce n’est pas du Ferré